l’encyclopédie incontournable de l’e-commerce

e-commerce par Henri Isaac et Pierre Volle - 2008

[votez pour cet article sur wikio ici : http://www.wikio.fr/article/62418958 ]

C’est une véritable somme de l’e-commerce qu’ont produite deux grands professeurs de la célèbre université Paris Dauphine, où j’ai aussi le plaisir et l’honneur d’enseigner, spécialistes du Marketing et de l’Internet, à savoir Henri Isaac et Pierre Volle.

À Londres, le « AtoZ », c’est l’annuaire exhaustif des rues de la capitale. Deux professeurs réputés de l’université Paris-Dauphine (*), la meilleure de nos universités dans le domaine du management et également de l’e-business, ont entrepris de transposer ce principe dans le domaine du commerce électronique. Ce pari est très réussi, avec un ouvrage qui couvre largement tous les aspects du lancement d’un site marchand (**) de plus de stratégie et le positionnement, jusqu’à la mise en oeuvre.

Là où cet ouvrage est particulièrement réussi, c’est dans son approche pratico-pratique, et dans son organisation très largement tournée vers les conseils directement réutilisables. Chiffres, tableaux, données synthétiques et statistiques utiles s’y succèdent, pour le plus grand bonheur des lecteurs avides de conseils pour se lancer dans le bain si complexe de l’entreprenariat sur Internet. Il s’agit donc bien d’un livre utile, pas d’une somme universitaire, même si ses auteurs Henri Isaac et Pierre Volle (voir les biographies à la fin de cet article) sont des professeurs réputés, aussi à l’aise dans la théorie que la pratique. C’est tout à leur honneur, et cela rend cet ouvrage très accessible au plus grand nombre, les lecteurs de visionary marketing apprécieront.

N’y cherchez donc pas des analyse approfondies, ce n’est pas là le sujet du livre, mais plutôt des points de référence immédiatement utilisables dans la vie de tous les jours de l’entrepreneur e-business. Pearson (éditeur du livre, www.pearson.fr) précise qu’il s’agit d’un ouvrage destiné aux «étudiants […], aux cadres en formation et aux managers en activité », je rajouterai que ce livre est aussi utile aux professionnels de l’Internet, toujours à l’affût d’un chiffre de référence pour argumenter sur un point ou démontrer la valeur d’un choix stratégique, voire remettre du réalisme sur une demande décalée par rapport à la réalité.

Ainsi, grâce à « e-commerce » j’ai pu remettre le critère « navigation » — souvent avancé par les béotiens comme étant primordial — à sa juste place. Les pages 138 à 140 contiennent ainsi des statistiques clairement utiles sur les taux de conversion (importance relative du commerce et électronique) et sur les critères de choix d’un site marchand pour différentes cibles.

3 parties pour couvrir l’ensemble du sujet

le livre est conçu en 3 blocs distincts et représentatifs de la démarche de l’e-commerce

1. Stratégie e-commerce : tendances, stratégie et intégration dans la stratégie globale ;

2. Mise en oeuvre et passage à l’acte : choix de la plate-forme, construction du catalogue et de l’interface homme-machine ;

3. Gestion de site au quotidien : flux de visites et conversions, mise en place logistique, fidélisation et gestion de la relation client (e-CRM).

zoom sur les choix de plate-forme de l’e-commerce électronique

Les auteurs décrivent ici un panorama (chapitre 4 de la 2ème partie pp 130 à 133) des solutions possibles pour démarrer sa boutique en ligne :

1. Le développement interne (exemple Oneclick ® d’Amazon, souvent le fait des acteurs « historiques » de l’Internet ;

2. Les solutions logicielles packagées qui se scindent en :

2. a) suites logicielles spécialisées parmi lesquelles la solution « access commerce » ;

2. b) les solutions e-commerce intégrées aux suites ERP (ou PGI en Français) et fournissant ainsi un lien vers le BackOffice de l’entreprise (SAP businessone, Oracle e-business suite etc.)

3. Les solutions hébergées en ASP (boutikone, novisoft-shop.com, myeshop.fr) qui offrent des solutions clés en main à des acteurs qui veulent démarrer rapidement.

Les auteurs insistent sur l’adaptation et l’adéquation de chacune des solutions aux cibles privilégiées. Les bénéfices et les risques sont évalués et permettent ainsi au lecteur d’orienter leur choix. S’ensuivent descriptifs et conseils sur l’authentification, la sécurisation et la prévention des fraudes. Impossible hélas de rentrer plus dans le détail dans cet article, tant les descriptifs sont riches et exhaustifs.

Le référent indispensable de l’e-commerce

En conclusion, cet ouvrage est l’incontournable encyclopédie de l’e-commerce, aussi bien pour nos étudiants en MBA e-business que pour les professionnels du métier qui veulent rester au faîte des composantes énormément variées de cette discipline, du supply chain management au CRM, en passant par la technique et la vente de marketing, il est en effet très difficile d’être et de rester expert en tous ces domaines si variés.

Un must pour les révisions de l’été et pour tous ceux qui ne veulent pas bronzer idiot à Paris Plage cet été.

DÉTAILS DE L’OUVRAGE :

Pierre Volle :

professeur à Dauphine, directeur du mastère « distribution et relation client », membre du CNRS, auteur de nombreux ouvrages de marketing. Le directeur de la communication de Paris-Dauphine depuis 2007. Accéder au site personnel de Pierre Volle sur les pages perso d’Orange.

Henri Isaac :

maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et membre du CNRS. Enseigne le management dans le cadre du mastère « distribution et relation client ». Accéder au blog d’Henri Isaac

(*) je tiens à préciser que je suis également intervenant dans le MBA/MIB de Paris-Dauphine

(**) Ils ont en effet volontairement décidé de prendre l’e-business dans son acception la plus marchande, en éludant la banque sur Internet, le e-learning, et l’e-administration

l’encyclopédie incontournable de l’e-commerce was last modified: août 26th, 2008 by Yann Gourvennec

le medef donne une accréditation presse aux blogueurs

le medef s'ouvre aux blogueurs
le medef s’ouvre aux blogueurs

C’est l’annonce du mois, le Medef organise ses 3 journées d’université d’été à l’école Polytechnique et donne une accréditation presse aux blogueurs qui voudront bien relayer l’événement sur leurs supports. Une information suffisamment importante pour les fanatiques de la blogosphère pour que j’accepte de relayer ce communiqué de presse. Cette opération est la deuxième du genre et s’ouvre à des acteurs de l’Internet qui ne sont pas des journalistes professionnels. Pour cette deuxième édition numérique de ces universités d’été de l’organisation patronale, les choses ont été prévues en Grand (c’est d’ailleurs le titre de la manifestation et aussi de la plateforme de blogs mutualisés mise en place voir ici : www.voir-en-grand.fr). Mon agenda ne me permettra pas hélas de m’y rendre, mais voici une initiative intéressante dont nous observerons avec intérêt les résultats au moins en ligne et à distance.  Le temps du bon vieux CNPF à grand papa est bel et bien révolu. A vos souris …

Laurence Parisot invite les blogueurs à Voir en grand du 27 au 29 août
Pour la deuxième année consécutive, Laurence Parisot, présidente du MEDEF invite les blogueurs à la rejoindre à l’occasion de l’université d’été du mouvement patronal. L’opération se déroule du 27 au 29 août à l’école Polytechnique. 180 intervenants prestigieux, dont sa Majesté le roi Abdallah II de Jordanie, ont d’ores et déjà accepté de participer à ce rendez-vous qui accueillera plus de 4000 participants.

Une 10e édition de l’Unviversité d’été qui, à l’image de son titre Voir en grand, promet d’être celle de tous les records !

Nous mettons cette année des moyens exceptionnels à la disposition des blogueurs qui souhaitent participer à cette opération de Live Blogging :

* Accréditation de type « Presse » avec badge spécifique,
* Une aide à l’identification et à la prise de contacts avec intervenants et participants,
* « Espace blogueurs » avec du WiFi à très haut débit, des ordinateurs en libre service, des consoles de montage vidéo sur PC… pour rédiger leurs billets dans une ambiance conviviale,
* Un plateau « Web TV », avec régie et 3 caméras, pour réaliser des interviews et participer à des débats,
* Un pool d’images vidéos mutualisées sur notre serveur de streaming flash (players embed à disposition),
* Une opération de Cross Blogging sur le blog de l’événement www.voir-en-grand.fr où chacun disposera d’un compte auteur et d’une fiche profil,
* Un compte Twitter pour le micro-blogging,
* Et plein de surprises encore…

le medef donne une accréditation presse aux blogueurs was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Internet: zones dangereuses à éviter

zones interdites dInternet
zones interdites d'Internet

à un moment où on nous promet de nouvelles extensions des noms de domaines vers www.monsite.monextension, cet article de Brice Renaud basé sur une étude de McAfee dresse le portrait des TLD (top level domains, c’est à dire .com .info .fr etc) qui sont les plus dangereux. Ainsi, il nous apprend que les domaines les plus dangereux sont ceux de Hong Kong (.hk), de la Chine (.cn) et plus curieusement les domaines en .info. Pour ceux qui auraient choisi ce TLD pour leur site, voici un sérieux coup de frein marketing (citons au passage notre site de classement favori http://www.marketingrama.info/ parmi les .info parfaitement sûrs qui pourraient pâtir de ce genre de contre publicité.

pour lire l’étude de Brice Renaud sur le blog de la sécurité des réseaux d’Orange Business Services cliquer ici

Internet: zones dangereuses à éviter was last modified: août 15th, 2008 by Yann Gourvennec

Pierre de Taillac: « le web 2.0 augure d’une société médiatique beaucoup plus démocratique »

Anthologie du flingage sur Facebook
Anthologie du flingage sur Facebook

Et voici en complément de l’article précédent, en direct de l’auteur – Pierre de Taillac – lui-même, l’intégralité de l’introduction du livre en format pdf.

introduction :
« L’Elite du pouvoir […], par l’intermédiaire des organes d’information qu’elle possède, influence les pensées, les sentiments, les actions de la quasi-totalité. Pour
parodier la phrase de Winston Churchill, jamais tant d’hommes n’auront été manipulés par aussi peu. » Cette assertion, c’est Aldous Huxley qui l’a formulée, en
1958, dans Retour au meilleur des mondes. L’écrivain britannique semblait convaincu que la disparition des « petits quotidiens locaux », et de leurs « milliers d’éditoriaux » exprimant « des milliers d’opinions indépendantes », au profit de gigantesques conglomérats constituait le premier jalon vers une société totalitaire ressemblant au Meilleur des mondes. Force est de constater qu’il s’est trompé. L’apparition d’Internet a bouleversé l’économie médiatique et accouché d’une super agora planétaire. Les citoyens ne sont plus cantonnés dans un rôle passif, comme au temps de la télévision, mais chacun devient, grâce à son ordinateur, émetteur et récepteur…

Alors qu’au XXe siècle, la concentration des médias avait bien engendré une société verticale ou seules quelques milliers d’individus – en majorité des journalistes – pouvaient s’exprimer et toucher le grand public, le web 2.0 augure d’une société médiatique beaucoup plus démocratique, dans laquelle chacun pourra faire entendre sa voix. Internet s’impose ainsi comme un formidable contre-pouvoir. Que la justice interdise le livre du docteur Gübler, le médecin de François Mitterrand, et il se retrouve immédiatement sur le web ; que Le Journal du dimanche censure l’information sur l’abstention de Cécilia Sarkozy au second tour de la présidentielle et elle sort sur le site Rue89 ; et que les chaînes françaises refusent de diffuser une vidéo montrant le chef de l’Etat, titubant à une conférence de presse, et elle est postée sur Youtube et visionnée des millions de fois…

Pierre de Taillac: « le web 2.0 augure d’une société médiatique beaucoup plus démocratique » was last modified: juillet 19th, 2008 by Yann Gourvennec

Facebook: anthologie d’un phénomène collaboratif

Anthologie du flingage sur Facebook
Anthologie du flingage sur Facebook

C’est un minuscule recueil au format mini poche, un de ces livres qu’on n’hésite pas à mettre dans sa sacoche avant de partir au bureau ou même — c’est plus de circonstances — en vacances. Facebook est un phénomène. Véritable fusée de l’univers Internet, ce site créé en 2004 par des étudiants est devenu le 13e site le plus populaire d’Internet. On se souviendra du rapport de notre ami Amaury de Buchet de Farbernovel qui évoquait (fin 2007) le chiffre de 30 % de la population totale canadienne connectées à Facebook.

Comme tous les phénomènes, les choses les plus délirantes s’y passent. Outre les  » pokes  » (littéralement, taper du doigt sur quelqu’un, virtuellement bien sûr ou les « funwalls » (sorte de tableaux blancs), Facebook est surtout célèbre pour ses applications (voir l’article de Frédéric Canevet) et ses groupes. Ce sont ces derniers que Pierre de Taillac, diplômé de la Sorbonne et du King’s collège de Londres, déjà auteur d’un ouvrage en 2007 sur l’histoire des stupéfiants (doit-on y voir un rapport ?) a décidé de nous décrire de façon ludique en consacrant à chacun de ces groupes une — parfois deux —  page(s) en les regroupant par catégorie et en sélectionnant les plus loufoques.

Le résultat est très réussi. Je me suis pris à lire le livre dans tous les sens (et surtout pas cursivement) et à mettre à rire tout haut, ce qui a conforté ma femme dans l’opinion que je suis devenu fou. Au hasard de mes lectures, citons ici ou là : dans la catégorie « la vérité est ailleurs »,  « Dieu existe et il s’appelle Nutella » :

[…] Nut est venu,
Nut est né,
Nut a souffert,
Nut est mort,
Nut est ressuscité,
Nut est vivant,
Nut reviendra,
Nut est là ! (1841 membres)

ou encore, dans la section « me, myself and I », « je suis connu mais personne ne le sait ! » (139 membres seulement) ou l’excellent « non à la tektonic, oui ou gin-tonic  » (alcooliques associés, 6589 membres). Voilà pour les farfelus, mais le livre laisse aussi la part belle aux « flingages », c’est d’ailleurs son titre, et dont certains très méchants. Les meilleurs sont sans doute politiques. Comme celui-ci : « Françoise de Panafieu a un caniche albinos mort sur la tête » (577 membres) et aussi les groupes qui visent les grévistes, un grand sport national dont nous détenons tous les records du monde : « SNCF, à nous de vous faire préférer l’avion » (64 membres), où le très très méchant « un jour j’embaucherai le fil conducteur SNCF lui ferai payer » (72 membres).

Le nombre de membres d’ailleurs, ne semble pas suivre un cheminement logique. Certains groupes farfelus et quasi surréalistes réalisent des cartons (« j’ai un problème de motivation » 26502 membres ! ) Alors que d’autres, aux sujet plus consensuels et militants semblent au contraire patiner (« un service public au service du public », 3 membres seulement). C’est l’enseignement que l’on peut peut-être tirer de ce livre, au-delà de son caractère amusant, c’est que pour se faire connaître sur Facebook, il ne suffit pas de trouver un bon sujet, il faut être capable de rassembler les foules, et que c’est plus le résultat d’un don personnel que celui d’un calcul (cf. Le livre de Malcom Galdwell, the tipping point). Mais puisque le sujet de ce livre est le « flingage », je finirai par une dernière blague, en précisant que l’éditeur du recueil de Taillac est « Bourin Editeur ». Ceci ne s’invente pas.

Un bon moment à passer avec ce livre et qui ne coûte que € 9.90. Et en plus, il vous évitera de perdre votre temps libre sur Facebook : Ceci n’est certainement pas le moindre de ses avantages.

Facebook: anthologie d’un phénomène collaboratif was last modified: juillet 15th, 2008 by Yann Gourvennec