événement à ne pas rater sur le crowdsourcing

Je vous donne des conseils que je ne pourrai pas suivre moi-même, car c’est la mort dans l’âme que je décide de ne pas me rendre le 1er Octobre à la Cantine pour participer à ce débat sur le Crowdsourcing. Raison suppplémentaire de ce fait pour vous inciter à y aller et pour ce faire, voici les détails de cette manifestation indispensable :

Participez au nouveau « Débat à la cantine » « Crowdsourcing: la puissance des foules au service des entreprises »
Date: Mercredi 1er Octobre 08, 17h30-20h30
Lieu: La cantine, 151 rue Montmartre, 12 passage Montmartre, Galerie des Panoramas, 75002 Paris.
Intervenants :
– Eric Hayat, Ingénieur aéronautique, Président du Groupe STERIA, groupe de propositions et d’actions Innovation, Recherche et nouvelles technologies MEDEF
– Julien Dubedout, Graphiste indépendant (www.inkboy.fr) , a contribué comme graphiste à la mise en oeuvre de la plateforme de Crowdsourcing Wilogo.
– Serge Soudoplatoff, fondateur du Club Galiée (innovation), et d’Almatropie (conseil pour les entreprises sur les aspects stratégiques d’Internet). Enseignant à l’ESCP, et à l’Hetic
– Jean-Baptiste Soufron, Avocat à la Cour, chroniqueur sur France Culture et ancien directeur juridique de la Fondation Wikimedia

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événement à ne pas rater sur le crowdsourcing was last modified: septembre 29th, 2008 by Yann Gourvennec

Le Guide Internet du Marketing 2007-2008

le guide du Marketing sur Internet
le guide du Marketing sur Internet

L’adetem (l’association nationale du marketing) vient de publier son édition 2008-2009 du guide Internet de l’information marketing, réalisé par Corinne Ruchaud. Ce guide très complet d’environ 180 pages dresse la liste de toutes les sources Internet liées de près ou de loin au marketing. Et Dieu sait qu’il y en a ! En Anglais, en Français, ou parfois bilingues comme notre site (on en profitera pour remarquer qu’il y a peu de sources bilingues).

Il peut paraître paradoxal de mettre une liste de liens sur papier, et pourtant l’ouvrage fonctionne très bien car il permet de prendre du recul par rapport aux moteurs de recherche. Nombre fois, nous sommes ballottés d’un lien un autre à tel point que l’on finit par ne plus savoir où on est, ou encore on a tendance à voir les mêmes sites encore et encore et à oublier que de nouvelles sources d’information existent.

Le mérite de catalogue, est de faire une liste assez exhaustive comme à la page 26 par exemple ou on y retrouve une liste impressionnante des associations de marketing pays par pays, aussi des associations internationales et de toutes les associations de marketing françaises. Signalons également que l’Adetem fournit une liste de blogs marketing sur son site à cette adresse: http://www.adetem.org/index.php?th=367

accès à la page du guide ici http://www.adetem.org/index.php?th=158/

On pourra se réjouir quant à nous de retrouver visionary marketing en bonne place sur ce catalogue ce qui est d’une certaine manière une bonne récompense pour tout le travail accompli depuis les 13 dernières années.

Les renseignements pour obtenir une copie de ce document peuvent être obtenus auprès de l’auteur:

Le Guide Internet du Marketing 2007-2008 was last modified: septembre 29th, 2008 by Yann Gourvennec

Cdiscount sur 3D Secure « on va démarrer tout petit »

le salon e-commerce 2008
le salon e-commerce 2008

C’est la suite de nos épisodes précédents, que les lecteurs avertis n’auront pas ratés, sur le sujet du paiement en ligne (voir §1 §2 §3) liés bien entendu à la mise à niveau de mon cours sur les paiements en ligne à ESG dans le cadre de son mba e-business (voir la version de fin 2007 ici).

Cette année, ecommerce 2008 avait vu les choses en grand avec un déménagement à la porte de Versailles, près des automobiles, et en colocation avec bien d’autres événements (voir la photo). Je me suis donc précipité pour assister au séminaire dédié au paiement en ligne, et étrangement, il y avait moins de monde dans la salle, à moins qu’au contraire elle ait été plus grande et de ce fait laissé une fausse impression.

Frédéric Chauvat de Cdiscount

2 « poids lourds » du secteur étaient présents, à savoir le leader SIPS d’Atos Wordline et son challenger Payline, représenté par mon ami et collègue François Dufour d’Orange Business Services. [télécharger la présentation d’Orange Business Services sur les paiements en ligne en cliquant ici]

le stand Orange sur le salon ecommerce
le stand Orange à ecommerce 2008

Car Orange a opéré un rapprochement très stratégique sur ce secteur en regroupant toutes ses solutions de paiement dans cette entité (Orange Payment Solutions) en créant un partenariat exclusif avec Experian, initiateur de la solution Payline. Ceci faisant que les 2 intervenants pèsent à eux 2 près de 70%-80% du marché, nul besoin de dire qu’il ne fallait pas rater cet événement.

Atos n’était pas venu seul cependant. JP Duvet avait emmené un représentant de Cdiscount dans ses bagages, qui nous a fait une présentation remarquable. Car il ne faut pas oublier que si c’est le marchant qui est la principale partie prenante danc ce cycle de paiement en ligne, c’est lui aussi qui doit supporter les conséquences de la fraude… Enfin presque car c’est justement ce qui va changer et pas plus tard que le 1er Octobre.

François Dufour - Orange Business Services
François Dufour - Orange Business Services

A moins que nous ne soyons pas véritablement prêts. Car M. Chauvat de CDiscount a soumis la salle – a priori des personnes déjà intéressées par la question et donc pas vraiment des novices assimilables au grand-public –  à un interrogatoire afin de savoir qui dans la salle avait été mis au courant de la nouvelle procédure 3D Secure par sa banque (2 doigts se sont levés) ; et de rajouter que la grande majorité des conseillers financiers ignoraient tout de cette disposition pourtant obligatoire. Un blanc …

Quant au côté marchand, la situation ne paraît guère plus encourageante. À quelques mois des fêtes de fin d’année, on sent que les marchands se préparent – comme ce fut le cas au Royaume Uni – à subir de fortes pertes et abandons au moment de la passation de l’achat. Les chiffres cités par Frédéric Chauvat sont conséquents (40% de pertes au Royaume Uni au moment du lancement). Nous avons d’ailleurs senti une tension palpable entre l’estrade et la salle où au moins une représentante des organismes financiers était présente.

Au-delà de cette guerre à pas feutrés entre marchands et banquiers, ce qui me frappe c’est qu’une fois encore l’Europe a montré son triste visage de nain économique en passant à côté de l’harmonisation européenne en matière de paiements en ligne. Il faut encore que ce soient les organismes américains de cartes de crédit (visa en l’occurrence) qui nous imposent la saine discipline de l’harmonisation et de la sécurisation.

En outre, l’instauration de ce nouveau système est-elle qualifiée de ‘catastrophe’ par le marchand, et sans vouloir prendre parti dans ce conflit, il faut avouer que la planification de ce projet ne semble pas optimale et que beaucoup de marchands en ligne risquent de souffrir de façon importante de ces manquements à une période où le chiffre d’affaires généré représente une grosse partie des ventes de l’année. Voilà qui ne va pas inciter des consommateurs déjà coincés du porte-monnaie en ces temps de crise à huiler la machine économique.

Enfin, notons que ce système 3D Secure en soi ne règle pas le problème de la sécurisation du paiement – du moins dans le cadre de cette première version – car le plug-in 3D secure se base sur une sécurisation faible (utiisateur/mot de passe) et que la version avec sécurisation forte (c’est-à-dire hardware, comme le « pinsentry » de Barclays) est seulement prévue à une date ultérieure. Ainsi, selon M. Chauvat, nous ne couperons pas aux problèmes de sécurité induits par les mécanismes de capture de la saisie (key-logging) inclus dans les nombreux spywares qui infestent – hélas – la planète numérique.

Comme l’indique M. Chauvat, 3D secure est bien la solution de l’avenir mais cela n’empêchera pas certains marchands dont eux même de « démarrer tout petit ».

Je vous livre ci-dessous et comme à mon habitude la retanscription des interventions des participants.

Transcription (nb:reconnaissance de l’écriture): séminaire paiements en ligne du 23 Septembre à Paris

Atos – remote payments – Jean Pascal Duvet:

  • Responsable de l’UA paiements en ligne d’Atos worldline
  • Exemple de Cdiscount, un des plus gros sites français.
  • Présentation ATOS
  • 5.8M € de CA
  • Spécialistes de la criticité informatique
  • 5000 personnes aux jeux olympiques
  • Activité au Royaume uni
  • ATOS Worldline = spécialistes des transactions de masse => 12 millions d’euros de flux 100 personnes dédiées
  • Point fort => la Sécurité
  • Traitement des paiements sur 2 sites de production distants de 400 kilomètres. (avec DRP)
  • 40% de part de marché en France (Plateforme SIPS)

Différents business modèles

  • Immédiats on différés
  • Darty = abonnement variable en fonction de la consommation
  • Le + complexe = la prise de caution (crédits)
  • Multi Canal: De plus en plus sur le mobile ou le SVI
  • Tv Adsl : système porté sur freebox or live box
  • Paiement SMS dans les taxis en Belgique

Fraude et parades

  • 0,12% => non négligeable
    • 1) avant la transaction, exemple listes noires (ex: Exclure les US)
    • 2) pendant la transaction: authentification. Vérification de la carte, 3D secure
    • 3) après la transaction: en fonction du Comportement
  • 3D Secure => 1 écran supplémentaire opéré peu la banque de l’acheteur (identification faible mais va évoluer vers une identification forte). Dès Octobre.

Gestion après le paiement

  • Extranet => fractionner le paie meil , différer la facture, annuler une transaction. Émettre un avoir etc.
  • Reporting = journal et Extranet
  • Rapprochement bancaire => impayés, réconciliation des comptes

Frédéric Chauvat – Cdiscount

  • Historique:
    • créé en 1998 => discount. En 2000 out fait rentrer Casino 180% de capital en 2008)
    • 547M € de CA en zo7
    • 6 M de visiteurs uniques par mois
    • Très bon démarrage sur les bijoux
    • 8 millions de DVD vendus
  • Paiements
    • CB et Paypal
    • chèque en très forte baisse
    • 3 fois avec frais => en vogue
    • Carte privative depuis 2 ans
    • Yapluka financement (indispensable)
    • Mobile = projet seulement
  • Outils
    • Journal de transactions
    • Jourmal des impayés (arrivé en 2007). Très important car permet de chasser les impayés
  • 3D Secure
    • C’est un moyen de transférer la responsabilité sur la banque
    • Ne permettra pas de régler tous les problèmes
    • Le principal problème c’est la fraude et ,c’est le commerçant qui trinque. Avec 3D secure c’est la banque qui est responsable.
    • Mais le 3D secure sera difficile à déployer. Le pb est que le taux de transformation va baisser nettement.
    • Il ne règle pas non plus le pb du malware (à cause de l’identificatipn faible)
    • Au 1er Octobre: le marchand aura le choix de garder l’ancien système (SSL). Mais le pb c’est le taux de transformation. Il faudra mettre le transfert de responsabilité dans le journal des transactions. Il ne faudra pas oublier. Et aussi au niveau de l’interface SIPS
    • La décisipn de Cdiscount c’est de garder les 2systèmes mais ils veulent basculer le + vite possible
    • 1er Octobre la catastrophe ?
      • Les banques n’ont pas prévenu les clients
      • 1 seul client prévenu dans la salle
      • Les clients ne connaissent pa
      • Les taux de transformation vont souffrir
      • 99% des conseillers bancaires n’ont pas entendu parler de 3D Secure.
    • Quel impact pour le commerçant ?
      • Appel de l’annuaire des banques 3D secure
      • Si le porteur a une banque inscrite : redirection de l’utilisateur
      • Toutes les autres transactions SSL
      • Ex UK: au démarrage 40% des acheteurs enrôlés. Il y a eu un frt impact sur les achats et il a fallu 3 semaines pour récupérer les taux de transformation. Si on ne fait pas attention, ça finira comme la carte virtuelle. En principe non, c’est le système de demain ‘mais nous on va démarrer tout petit’.
  • PCIDSS
    • La certificatin sera obligatoire
    • Pour ceux qui démarrent, moins de 20000 transactiopns par an donc pas de problème, pour les autres oui

Q&R

    • 3D secure: imposé par visa et mastercard. L’idée est que l’ensemble du monde est concerné et soit sécurisé
    • Pourquoi pas de certification par téléphone ? On a essayé mais ça n’était pas significatif. Mais ça sera peut être l’avenir. Le mode de validation est à la main de la banque de tte façon.

Payline – Orange Business Services. François Dufour

  • Entité paiement d’Orange Business Services
  • Partenariat avec Experian. Association avec un acteur important du marché avec un partenariat exclusif sur 5 ans. Orange est chargé de cmmercialiser l’offre. Experian développe la solution
  • 7 offres
    • 5 pour les commerçants et 2 pour les etbts de crédit
    • IPpayement: remplacement des TPE X25 qui vont basculer en natif sur IP derrière des livebox par exemple mais non exclusivement
    • Dynamic currency avec conversipn dyamique en ligne sur Internet
    • Payline: pendant de SIPS chez Orange Business Services et Experian. Part de marché de 30% (fournisseur d’Amazon, Alapage)
    • Bill payment
    • Ecarte bleue
  • Panorama européen
    • Obligation d’avoir une norme. Pan européenne. SEPA, harmonisation des paiements européens
    • Beaucoup de spécificités européennes
    • Convergence des technologies
  • Payline
    • Vente à distance
    • Avantage du packaging aussi bien pour les petits jusqu’au sur-mesure
    • Billettel: filiale de la Fnac. Mylène Farmer, les tickets partent en 30 minutes et Orange sait faire.
    • Moyens de paiement supportés
      • CB, Visa, mastercard, privatives, Paypal, ecarte bleue et les moyens de paiements domestiques (UK, esp, All etc.)
    • Service multicanal, qui permet de s’adapter a canal, internet et centres d’appel
    • Lutte contre la fraude
      • Contrôle en temps réel de la solvabilité du client
      • Émission de filtres.
      • Scoring client et information du commerçant sur le risque client
      • Cryptage SSL
      • Salles blanches : évite au commerçant de le faire car sinon il faut se mettre aux normes PCIDSS. C’est très important
      • 3D secure: Payline est prêt
    • Gestion du compte commerçant
      • Comptes utilisateurs
      • Personnalisation des pages de paiement
      • Reporting des transactions
    • Références:
      • Veolia, tf1, amazon, alapage, teleshopping, total
      • En marque blanche pour infogreffe
  • Carte bleue virtuelle (ecarte bleue)
    • Usage unique
    • Numero ne correspondant pas à une carte plastique
    • Plafonnement possible de la carte
    • Clients: banques et cartes de distributeurs
    • Ex: carte pass de Carrefour. Permet de payer sur Internet même si Carrefour n’a pas de contrat avec les commerçants. Service spass. ‘Cdiscount a dit que c’était peu utilisé mais nous croyons au développement fort de ce service pour les cartes privatives comme spass et ce service est en forte progression’

Q&R

  • Paiements mobiles : pilotes mais ces projets ne sont pas mûrs. Les retours que nous avons sur les tests sont très positifs. On peut sauvegarder certaines transactions sur les mobiles et dématériaiser les petits tickets. On peut aussi dématérialiser les cartes de fidélité et les titres de transport. On prévoit des déploiements en 2009. Orange est présente sur son stand à ecommerce

François Stoop – tradecard.com – Supply Chain et paiements (trade finance) – finance appliquée au commerce pour maximiser le Fonds de Roulement (FDR)

  • Née aux US du remplacement en Saas de la lettre de crédit avec synchr des flux physiques, logistiques et financiers
  • 45 pays, 4000 membres, 10 Mds de dollars par an
  • Clients essentiellement textile, footwear (nike, columbia, intersport)
  • Faire correspondre les mouvements de fonds et le mouvement des marchandises
  • Transaction et chaos: difficile de maîtriser les tierces parties dans une transaction B2B
  • Faire communiquer l’ensemble du réseau sur une plateforme collaborative
  • Parler de plateforme de paiement est trop réducteur. Le SCM est très important
  • Enjeu: réduire les fournisseurs à un nombre réduit de fournisseurs stratégiques. Cela va induire un besoin de se financer par lettre de crédts. Au travers d’une plateforme collaborative on pourra gérer l’ensemble de la chaîne et aussi maintenir la relatipn gagnant/gagnant (chaîne collaborative)

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Cdiscount sur 3D Secure « on va démarrer tout petit » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

la révolution de la notation humaine chez Google par Raphaël Richard

Raphaël Richard de Neodia - Neodia.fr
Raphaël Richard de Neodia - http://neodia.fr

à signaler, un article intéressant du JDNet, avec Raphaël Richard de Neodia. Raphaël, expert du référencement et de l’affiliation dès la première heure (nous avons travaillé ensemble du temps de 24pm, à une époque où l’affiliation démarrait à peine et était peu connue, à la fin des années 90), a le recul suffisant pour nous livrer un historique détaillé et néanmoins synthétique des différentes phases de mode du référencement. Nous en sommes à la période du « Universal search » qui se met en place depuis 2007. On verra dans cet article une chasse du chat et de la souris entre spammers d’index et moteurs de recherche qui n’en finit pas de se renouveler.

A lire absolument et à méditer …

Google a été le premier moteur à permettre d’afficher des résultats pertinents sur des requêtes complexes sans recourir aux opérateurs boléens (And, Or, Not…) en vogue à la fin des années 1990. C’est surtout pour ces raisons qu’il est devenu le chouchou du grand public.

[…]

Une vraie révolution a eu lieu [en 2004] chez Google : l’introduction d’un système de notation « humaine » de chaque site apparaissant sur un mot clé défini, comme « hotel a paris ». Google a décidé de payer des centaines de « critiques » (dénommés « quality managers« ) pour tester en permanence la qualité des pages de résultats sur les mots clés les plus demandés.

[…]

> lire la suite de l’article du JDNet sur la notation humaine par Raphaël Richard

la révolution de la notation humaine chez Google par Raphaël Richard was last modified: septembre 13th, 2008 by Yann Gourvennec

Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox

browser war (one more time)

La guerre des navigateurs aura bien lieu (encore une, devrait-on ajouter, tant l’événement s’est déjà reproduit par le passé).

Quand j’ai entendu parler pour la première fois de l’ouverture au public du nouveau navigateur de Google intitulé Chrome j’ai pensé tout de suite qu’il s’agissait du navigateur de trop sur ce ‘marché’ déjà bien encombré. Puis je l’ai essayé immédiatement (c’est avec lui que j’écris en ce moment même) et j’ai été véritablement renversé par sa simplicité et par – dessus tout – le chargement ultrarapide de ce nouveau navigateur gobeurs. Y en outre, on insiste sur les fonctionnalités intéressantes telles que la possibilité de faire glisser une fenêtre à l’extérieur du navigateur, la page qui affiche automatiquement et visuellement les sites les plus visités et les favoris récents à chaque fois que vous ouvrez un nouvel onglet, son mode plein écran permanent et bien d’autres fonctionnalités intéressantes; tout ceci fait nous avons donc un navigateur qui apporte véritablement du nouveau su la scène de l’Internet. Il était temps.

 

CQFD
firefox optimizer: CQFD

Par-dessus tout, il s’agit d’un navigateur ultrarapide et sans fioritures, et donc, tout compte fait, d’un réel client léger.

 

Tout ceci à tel point que quand je me suis demandé si c’était Microsoft qui avait à craindre l’arrivée de ce nouveau produit de Google ou si c’était plutôt Firefox. Le navigateur qui fut il y a peu le préféré des techniciens et des enthousiastes du Web – parmi lesquels je n’hésite pas à me compter – a subi tellement d’ ‘améliorations’ et de rajouts de nouvelles fonctionnalités, add-ons, skins etc. qu’il est devenu à peine utilisable aujourd’hui. Maintenant, mon navigateur Firefox 300 se charge bien plus lentement que mon Internet Explorer et bien des fois il fige mon PC au point que je dois l’arrêter sauvagement pour pouvoir naviguer.

En outre, un nombre impressionnant de sites restent invisibles sur Firefox, un bug qui ne fut jamais corrigé et qui commence à peser un peu lourd (même l’add-on IEtab qui permet de visualiser IE dans firefox et qui est pourtant bien pratique, ne permet pas entièrement de résoudre le problème, et en outre il contribue à la lourdeur Firefox).

Quant à la question posée par Zdnet (voir ce lien) je ne pense pas que Google chrome menace Internet Explorer de Microsoft (qui d’ailleurs représente encore plus de 80 % de l’usage) mais je le rangerais certainement comme le futur challenger du gras Firefox, ex client léger ayant dévié de la route qu’il s’était tracée. Tout compte fait, Chrome est sans doute promis à un bel avenir non seulement à cause de son kit de développement ou d’éventuelles fonctionnalités complexes à venir mais surtout parce qu’il permet enfin de réaliser la promesse trop longtemps attendue du vrai client léger et dont il faut bien dire que nous ne l’avions jamais rencontré malgré tous les discours précédents.

Et l’on peut se souvenir pour les plus anciens d’entre nous de l’année 1997 et la façon dont Google à croqué Yahoo! en un rien de temps juste parce que son moteur de recherche et son interface était supérieure, (pas seulement) mais surtout parce qu’il avait réussi à alléger son interface utilisateur de tous les falbalas inutiles qui encombraient l’usage et la navigation. Google chrome et le navigateur de vous que si constitue le repas sont à ce le je pense qu’il a une chance de réussir.

À mon avis, la question suivante est celle-ci : est-ce que Google Chrome peut constituer la base du futur navigateur Android pour mobiles ? Il ne reste donc qu’à attendre un peu pour avoir une réponse à cette question. L’attente se promet d’être fiévreuse !

stats des navigateurs sur le site d'Orange Business Services
stats des navigateurs sur tous les sites http://orange-business.com (petit échantillon de visites mais suffisamment grand pour être représentatif). Ce schéma en réponse à l'objection d'Arwald. On y voit la timide percée de Chrome.
Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox was last modified: septembre 9th, 2008 by Yann Gourvennec