Louis Naugès: l’informatique omniprésente « ce n’est pas un rêve, c’est une réalité »

Comme je l’avais annoncé il y a quelques mois sur ce blog (entreprise 2.0, la révolution par la collaboration), j’ai eu le plaisir d’inviter Louis Naugès à présenter un panorama de l’évolution de l’infrastructure et des usages de l’informatique chez Orange Business Service, dans le cadre d’un petit déjeuner du Web que j’organise de temps en temps. Je fais en effet venir les personnalités importantes du monde de l’Internet à l’intérieur de l’entreprise afin de favoriser les échanges des meilleures pratiques et d’y diffuser l’information librement à l’intérieur en invitant ces figures de proue. Nul doute que avec Louis Naugès ce but a été atteint.

A-t-on besoin de le présenter encore ? Il est non seulement l’inventeur du terme ‘bureautique’, mais un agitateur d’idées depuis 30 ans dans le domaine de l’informatique. La présentation fut éblouissante, et je reçois encore des remerciements de personnes qui ont été enchantées non seulement par le caractère humoristique de cette présentation mais aussi par son impact et sa portée. 

Afin de donner une idée de ce qui a été présenté, je mets à disposition ci-dessous, les planches de présentation de M. Naugès, ainsi qu’une vidéo que nous avons pu tourner à la fin de la présentation afin de résumer, en images et en quelques mots, ce qui avait été présenté. La prochaine présentation sera axée autour de l’intervention de certains de mes homologues présents ou passés dans d’autres entreprises afin qu’ils puissent expliquer les challenges qu’ils ont dû surmonter dans leur entreprise dans le lancement des initiatives Web et médias sociaux.

Louis Naugès: l’informatique omniprésente « ce n’est pas un rêve, c’est une réalité » was last modified: décembre 2nd, 2008 by Yann Gourvennec

G9+ sur le WEB 2.0 : « Le Web2.0 est-il mort ? »

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la réunion du G9+ aux jardins de l'innovation d'Orange en visio-conférence avec l'Orange lab de San Francisco

Je me suis rendu à la réunion du G9+ qui avait lieu aux jardins de l’innovation d’Orange à Issy-les-Moulineaux, à l’invitation de Luc Bretones, qui représente l’Essec dans cette association. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le G9+ regroupe les grandes écoles les plus importantes de notre pays. Le titre de la conférence en était : Conférence Web 2.0. Ceci a fait dire à Olivier Ezrati, consultant freelance dans le conseil en stratégie d’innovation et ancien de Microsoft France, que quand on mettait juste le titre Web 2.0 sur une conférence, « cela avait un air de faire-part de décès ». De là à dire que le Web deux. Zéro est mort… ? 
La question s’est posée d’ailleurs tout au long de la soirée, de savoir si la crise que nous vivons aujourd’hui va mettre un coup d’arrêt à l’innovation ou pas. La conclusion à la sortie de la réunion n’est d’ailleurs pas aisée. Les avis étant partagés entre le les différents participants, et notamment le panel de patrons de start-up françaises basées dans la Silicon Valley, et qui étaient tous venus expliquées leurs points de vue sur la crise sur ce qui allait se passer. D’aucuns étaients résolument optimistes et pensaient que après une période assez dure et d’incertitude, grâce à la flexibilité du travail qui est un classique aux États-Unis, les sociétés pourraient rapidement reprendre du poil de la bête. D’autres comme Béatrice Tarki de mobissimo, étaient plus pessimistes car « la crise va nous toucher avec le recul de la pub et surtout dans le tourisme. Et qu’il y aura également des problèmes de financement ».

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G9+ sur le WEB 2.0 : « Le Web2.0 est-il mort ? » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

vers l’entreprise 2.0 ? Comment manager autrement pour plus d’efficacité dans l’innovation collective ?

Logo de l'ANVIE

Logo de l’ANVIE

Tel (voir le titre de cet article) était le titre du séminaire du jeudi 13 novembre 2008 organisé par l’ANVIE sur les sujets de l’entreprise 2.0. Ce séminaire était co-organisé par Richard Collin, professeur de l’école de management de Grenoble, et directeur de l’institut de l’entreprise 2.0 ainsi que partenaire de notre ami Yves Duron de Next Mordernity. Parmi les intervenants citons notamment notre ami Henri Isaac de l’université Paris-Dauphine responsable scientifique de l’observatoire du e-management dont nous avons eu l’occasion de commenter le livre sur le e-commerce il y a quelques mois. J’intervenais dans le cadre de cette réunion devant un panel assez large de représentants des principaux grands comptes français parmi lesquels nous pouvons citer le CEA, la Banque de France, Total, L’Oréal, SNCF, La Poste, AXA et un bon nombre de banque dont le Crédit Agricole, la Société Générale et la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, entre autres.

J’intervenais à double titre, d’une part au titre de directeur de l’Internet et des médias numériques d’Orange Business Services et également avec ma casquette 2.0, issue de mon expérience au travers de http://visionarymarketing.com.  La présentation que je mets en ligne ici ne représente en fait qu’une part minime des sujets dont nous avons débattu, puisque l’essentiel de la présentation s’est faite en ligne, avec notamment le retour d’expérience sur le démarrage des blogs chez Orange Business Services, et plus récemment le décollage de la WebTV sur les entreprises que nous avons lancée la semaine dernière. J’aurai d’ailleurs l’occasion de revenir bientôt sur ce sujet puisqu’un article pour le Journal du Net est en préparation.

La présentation est également mise en accès libre sur Slideshare.net

vers l’entreprise 2.0 ? Comment manager autrement pour plus d’efficacité dans l’innovation collective ? was last modified: novembre 19th, 2008 by Yann Gourvennec

arnaque au dépôt de marque : comment éviter de se faire plumer

inpi
inpi : institut de la propriété industrielle

J’ai reçu ce courrier (courrier Trademark Publisher) ce week-end par rapport à une marque déposée à l’inpi (institut national de la propriété industrielle, organisme français et officiel qui gère les marques et les dépôts de brevets) il y a environ un an. Ce n’est pas la première du genre d’ailleurs et ce n’est sans doute pas la dernière. D’ailleurs, je ne suis pas seul à en recevoir si j’en crois le blog suivant et les nombreux commentaires sur le sujet.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de personnes peu scrupuleuses, qui utilisent des informations officielles (dépôt de marque) pour recycler ces informations et vous les renvoyer et vous demander un paiement supplémentaire.

D’ailleurs, il est à signaler que l’INPI lorsque vous déposez une marque vous prévient immédiatement que vous allez être sollicités par d’autres sociétés en réclamant de l’argent supplémentaire et qu’il ne faut en aucun cas céder à la pression.

À titre de « service public », je fournis ici une copie de la lettre qui m’a été transmise par cette société bidon qui s’appelle Trademark Publisher, et dont l’élément ont le plus de bizarre et qu’il s’agit d’une société autrichienne (Gmbh : qui équivaut au SARL français).

J’ai vu ici et là des internautes qui proposaient de porter plainte, hélas je ne suis pas certain que cela serve à quelque chose car cette information sur les dépôts de marques et de brevets est malheureusement ou heureusement officielle et publique, rien n’empêche donc personne de recopier cette information de vous la renvoyer.

Il faut donc rester vigilant et ne céder aucunement aux pressions, de la même façon que quand vous recevez un e-mail de phishing de la part de votre banque, le premier réflexe à observer est de ne rien faire et de le mettre immédiatement à la poubelle.

À bon entendeur…

arnaque au dépôt de marque : comment éviter de se faire plumer was last modified: novembre 18th, 2008 by Yann Gourvennec

Orangina frappe en-dessous de la ceinture et marque des points

Orangina - naturally juicy - naturellement pulpeuse 

Orangina – naturally juicy – naturellement pulpeuse (cf. 

http://commercial-archive.com/)

Il y a tout juste un an, quand Odile Biger a publié son précédent billet (voir ‘la nouvelle publicité Orangina se concentre sur le produit‘) sur ce blog au sujet de la nouvelle publicité d’Orangina, je ne voyais pas personnellement – dans un monde où la sollicitation du dessous de la ceinture est omniprésent, où les publicités du porno chic ont transformé le consommateur en cobaye volontaire et assumé du porno dit chic- où était le problème. Voilà une publicité avec des animaux plus ou moins bien modélisés, un sous-entendu grivois qui faisait passer de la pulpe au pulpeux ; quelle affaire ! Une publicité de plus me disais-je. Et je me trompais à l’évidence comme se sont trompés nombre de nos lecteurs qui ont réagi sur nos pages en se récriant. La création n’était pas terrible selon certains, la pub était d’un mauvais goût absolu selon les autres, et il est vrai que la suggestivité est assez directe, jusqu’à l’apothéose, à savoir le jaillissement (!) de la boisson gazeuse hors de sa bouteille.

Un an après donc, un article de Challenge (n°141, 23 Octobre 2008 signé Alice Mérieux) fait le bilan de la publicité en question et l’auteur y annonce son verdict : La nouvelle publicité Orangina est la source du renouveau de la marque. +12% en valeur, +4% en volume alors que depuis des années (7 pour être précis) les ventes du précieux liquide symbole de la fierté nationale étaient en chute libre. Mieux encore, grâce à cette nouvelle réclame (le nom semble dépassé, mais en sommes nous si loin ?) la nationale boisson réussissait à porter le fer dans la perfide Albion, lieu de collusion avec le non moins perfide breuvage d’Atlanta (ce qui les sert bien d’ailleurs, vu les ravages de l’obésité outre Manche). Les réclamations au Advertising Standards Authority (le BVP local) furent nombreuses – tous les britanniques ne sont pas libérés de leurs préjugés moralistes et puritains semble-t-il – et les ventes s’y développèrent de façon spectaculaire avec une augmentation de 77%.

Certes, les esprits chagrins pourront faire remarquer que si l’augmentation de 4% en volume a généré 12% d’amélioration en valeur, il s’est sans doute passé autre chose qu’une publicité (quoique l’effet du change à l’export puisse aussi jouer). Egalement, on pourrait remarquer qu’il pourrait tout bêtement s’agir d’une augmentation liée à un retournement de tendance lié aux habitudes de consommation, l’Orangina n’étant – bizarrement – pas toujours considéré comme un ‘soft drink’, alors que ses concurrents souffrent – ou devraient souffrir de la campagne anti-obésité. Mais c’est Zéro le héros de la campagne anti-obésité, et lui qui fait d’ailleurs le plus souffrir Orangina. Orangina a en effet manqué ses innovations (l’Orangina rouge au Guarana qui avait un goût assez supersonique n’a pas survécu à la crise) alors que Coca en tente beaucoup et en réussit quelques unes de façon spectaculaire. Ceci étant les modes changent, et parfois dans les 2 sens. Témoin le come back spectaculaire et temporaire il y a quelques années de la boisson antédiluvienne Cacolac (relancé par la marionnette de Jean Pierre Papin des Nuls il y a plus de 10 ans). Orangina serait-il revenu à la mode ? Nous n’en avons pas la preuve.

Cette fois-ci donc il faut se rendre à l’évidence, la publicité a eu certainement un effet positif en réveillant les consciences et en choquant (comme le dit le directeur marketing de la marque « on aime ou on n’aime pas » (Challenges, ibid.). Ceci nous dit aussi que les vieilles recettes de la publicité limite font toujours recette, mais aussi que le public est finalement – même si c’est marginal dans les nombres – assez vite choqué par des choses bien inoffensives. Et n’oublions pas de reconnaître qu’Odile a été visionnaire dans son billet.

 

 

Orangina frappe en-dessous de la ceinture et marque des points was last modified: novembre 12th, 2008 by Yann Gourvennec