Formation : les 3 étapes RH de la transformation digitale

Afin de parler de la transformation digitale, nous avons interviewé Xavier DUROCHAT, Responsable du Learning Development, Change Management et de la Transformation Digitale au sein de BNP International Retail BankingCelui-ci nous explique les trois étapes les plus importantes de la transformation digitale au sein d’une grande entreprise. M Durochat sera présent lors de la conférence du CCM Benchmark groupe dédiée à RH & Transformation digitale dont Visionary Marketing est également partenaire. Lors de cette conférence, j’y débattrai de la place de la RH dans la transformation digitale car si celle-ci est évidente, encore faut-il être capable de faire évoluer les compétences.

formation transformation digitale et RH
Visionary Marketing est partenaire de cette conférence exceptionnelle du CCM Benchmark Group

C’est bien d’ailleurs le sens de cette interview du représentant de BNPP. Comment donc faire évoluer ces compétences, animer et motiver les équipes ou encore développer l’innovation? M. Durochat nous donne une piste de travail avec la formation qui doit changer dans le fond autant que dans la forme, et utiliser ses propres méthodes. Combien de formations sur le digital avons-nous vues en effet qui n’intègrent pas leur sujet dans leur mode d’apprentissage ! Cela doit évoluer et même en interne des grandes entreprises, on observe les prémisses de ces changements : organisation plate, intrapreneuriat en rupture avec l’ordre établi, prise d’initiatives en dehors des circuits habituels, esprit « start-up » à l’intérieur des grands groupes … Les incitations à l’innovation sont souvent des injonctions paradoxales, et les DRH et directions de la formation comme celles de M. Durochat doivent s’emparer coûte que coûte de ce que j’ai appelé des « injonctions paradoxales ». Peut-il en être autrement ? Quelles pistes pour les y aider ? La réponse le 4 juin avec cette conférence du CCM Benchmark group à laquelle nous vous convions. 

formation - CCM Benchmark Group - RH et transformation digitale

Comment met-on en place un processus de transformation dans une grande entreprise comme la BNP? Quelles sont les différentes étapes pour y arriver ?

Il existe 3 étapes dans ce processus de transformation digitale. Premièrement, l’étape des outils, liée à ce qu’on nomme Réseau Social d’Entreprise (RSE). Le point le plus important de cette première étape est la mise en place de ce réseau social d’entreprise et l’accompagnement de l’ensemble des acteurs de la banque afin qu’ils utilisent le RSE au quotidien. Dans le cadre de cet accompagnement, la transformation des habitudes de travail pour plus d’efficacité est primordiale. Et pour cela, une démarche d’accompagnement du changement est un passage obligé.

Une deuxième étape davantage axée sur le « distanciel » (enseignement à distance)

On vient de le voir, la transformation digitale et l’accompagnement au changement comprennent la transformation et l’aide envers les collaborateurs afin de les former et de changer leurs habitudes de travail. Mais ce qui est très important également, c’est la transformation de la formation elle-même, et c’est notre deuxième étape. Autrefois, on observait une proportion de 90% à  95% de présentiel (formation en face à face avec un formateur) dans l’organisation des formations internes. Notre axe de développement principal désormais est le distanciel, c’est-à-dire le e-learning, le MOOC (Massive Open Online Course), le SPOC (Small Private Online Course) etc. Nous allons également travailler sur la formation expérientielle (c’est-à-dire basée sur la collecte des expériences), en mode présentiel et distanciel car le mentorat est aussi possible à distance. Nous allons enfin travailler sur la dimension événementielle à travers la mise en valeur des experts, ce qui permettra de moderniser nos moyens et de faire évoluer la perspective que l’on a du « Learning Development ».

D’autant plus qu’on voit sur la carte derrière vous que vous êtes présents dans de nombreux pays

Nous sommes implantés dans de nombreux pays, et dans plusieurs villes. Par exemple, nous sommes présents dans plusieurs villes d’Ukraine et aller d’une ville à une autre dans un pays comme celui-là signifie un voyage long et même parfois impossible. D’où l’importance de l’enseignement à distance car il permettra à tous nos agents de bénéficier d’une formation, malgré l’éloignement.

Enfin, la troisième étape consistera à dépasser ce distanciel pour le dépasser

En effet, les différents outils disponibles pour l’amélioration du savoir-faire de nos collaborateurs seront fédérés au travers du RSE. Réseau social interne et apprentissage fusionneront bientôt, car le futur est au réseau social apprenant : il aura pour but de fédérer les experts des métiers de la banque autour de communautés auto-constituées.  L’enjeu de la formation du futur sera donc d’alimenter et de superviser les communautés présentes sur ce RSE afin de maximiser les partages de savoir entre employés. Ce rôle est celui de la RH (Ressources Humaines) et du département « Learning Development« .

formation - CCM Benchmark Group - RH et transformation digitale

8H30 : ACCUEIL DES PARTICIPANTS

9H00 – LA TRANSFORMATION DIGITALE ET LES INJONCTIONS PARADOXALES

La place de la RH dans la transformation digitale est évidente : il faut faire évoluer les compétences, animer et motiver les équipes ou encore développer l’innovation. Cependant l’innovation digitale établit une rupture avec les modes de travail habituels : organisation plate, intrapreneuriat en rupture avec l’ordre établi, prise d’initiatives en dehors des circuits habituels, esprit « start-up » à l’intérieur des grands groupes … Les incitations à l’innovation sont souvent des injonctions paradoxales, peut-il en être autrement ? Quelles pistes pour que cela évolue ?
Par Yann Gourvennec, CEO & founder, Visionary Marketing

9H30 – LA TRANSFORMATION DIGITALE EST EN MARCHE

Quel est le rôle du DRH dans la transformation digitale de son entreprise ? A quels enjeux doit-il faire face ? Quels sont les moyens dont il dispose ? Comment transmettre une vision commune pour qu’elle soit partagée en interne ? Comment intégrer les nouveaux métiers du digital ?
Avec :
– Arnaud Gien-Pawlicki, Responsable recrutement et marque employeur, APEC
– Muriel Rocher, Head of Human Ressources, ING France
– Anne-Claire Rodary, Innovation & Transformation Director, Pernod-Ricard
Table ronde animée par Yann Gourvennec, CEO & founder, Visionary Marketing
10H30 – PAUSE ET NETWORKING

formation - CCM Benchmark Group - RH et transformation digitale

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Formation : les 3 étapes RH de la transformation digitale was last modified: janvier 16th, 2016 by Yann Gourvennec

Ce blog a 10 ans : rétrospective et vision du futur

Ce blog a 10 ans, une rétrospective en forme de remerciement pour mes lecteurs

10 ans de blogging avant d’écriture sur le Web, c’est à la fois peu et beaucoup. C’est aussi et surtout beaucoup de travail, de recherche, l’écriture, de réflexion sur en travail les références et les expériences menées sur le terrain. 2015 sera donc l’année rêvé, entre autres choses, pour prendre un peu de recul et se remémorer quelques-uns des billets écrits ici.

Blogs
Légende : 10 ans en année Internet cela équivaut, en années de chien, à 70 ans ! Joyeux anniversaire…
C’est que le monde du business est très ambigu …

D’une part, tout y va très vite, les choses changent constamment, repoussant sans cesse les limites de la connaissance. C’est encore bien plus vrai dans le monde de l’Internet. Témoins en sont mes cours sur ces sujets de la collaboration des médias sociaux tout au long des 8 dernières années à ESG. Il est rare qu’on puisse utiliser ces planches d’il y a 8 ans ; elles n’ont plus qu’une valeur de rappel de l’historique. Je doute que les professeurs d’histoire, de mathématique ou de physique doivent changer leurs discours radicalement tous les ans. Pour nous, c’est un impératif. Et la connaissance des élèves évolue aussi au fil des ans.

D’autre part, comme l’a écrit le poète (Alphonse Karr), « plus ça change, plus c’est la même chose ». Il y a des invariants, des clés de lecture comme j’aime à les appeler, qui permettent de comprendre le monde qui nous entoure et d’éviter les fausses interprétations. Telle a été notre ligne de conduite et telle elle restera.

Attendez-vous donc à retrouver dans nos colonnes un article en forme de rétrospective ici ou là, avec un petit logo (encore en cours de fabrication), pour marquer le coup de cette décennie qui, soyons-en sûr, ouvrira de nouvelles perspectives pour le futur. Nous n’oublierons pas au passage de vous remercier, fidèles lectrices et lecteurs, mais aussi tous les visiteurs de passage qui auront pu trouver ici et là un intérêt à nous lire. Quel plaisir, non dissimulé, de découvrir au détour d’une conversation, que tel ou tel interlocuteur connaît l’existence de ce blog et qu’il a même pu lui rendre service.

Vous devriez lire Visionary Marketing

Mais la meilleure anecdote date justement d’il y a 10 ans. Alors en cours à EMLyon, je discutais avec un des professeurs, devenu depuis un ami et avec qui je suis toujours en contact. Celui-ci, américain d’origine, me conseillait un article critique écrit sur un site “anglais” : “vous devriez lire la critique de Nicholas Carr sur IT doen’t matter faite par Visionary Marketing” me recommanda-t-il. Quelle fierté de pouvoir lui dire que l’auteur n’en était autre que votre serviteur ! C’est cela Internet, la possibilité de parler au monde entier et de s’apercevoir finalement que vous êtes lu par votre voisin.

Le blog d’ouverture

Ci-après, le premier article d’ouverture de ce blog, un essai bien timide quand on y pense. Il faut dire que j’ai ouvert ce blog à l’époque sans  bien y croire moi-même. C’est mon ex-collègue Luc Bretones qui m’a conseillé le premier d’abandonner le site pour passer au Blog. Changer ses habitudes n’est pas facile, même quand on est un innovateur. J’avais trouvé mon petit train-train quotidien avec ce site sur lequel j’écrivais de temps en temps depuis le milieu des années 90 et qui me satisfaisait pleinement. Le Blog imposait une exigence, mais aussi une nouvelle visibilité, un contenu beaucoup plus riche et plus fréquent, des perspectives incroyables puisqu’elles ont même permis, 10 ans plus tard, de réaliser mon rêve de jeune homme : créer ma propre société. Certes, je n’ai pas été cherché le nom très loin…

Bienvenue sur le Blog français de Visionarymarketing.com

J’ai créé ce Weblog (Blog) afin de permettre de prolonger par des discussions et des débats les articles qui sont publiés sur le site Visionary Marketing (http://visionarymarketing.com).Entrez directement vos commentaires en utilisant les liens ci-dessous. Bons débats! Ce Weblog est votre espace de discussion sur le Marketing.

Source : Bienvenue sur le Blog français de Visionarymarketing.com

Ce blog a 10 ans : rétrospective et vision du futur was last modified: mai 18th, 2015 by Yann Gourvennec

Marketeurs : il est temps de vous former au Big Data !

C’est un cri du coeur que je pousse depuis quelque temps : les marketeurs n’ont pas développé une culture de la donnée suffisante. J’ai pu le vérifier encore il y a peu. Lors d’une conférence organisée par CCM Benchmark group sur la DMP (Data Management Platform) notre ami et confrère Christophe Bénavent est monté au créneau afin de pousser les marketeurs dans la salle à acquérir la culture de la donnée. La salle, forte de 100 personnes ce qui est un très beau score sur ce genre de sujets pointus, avait l’air de hocher la tête et j’en ai profité pour lui poser la question directement : “qui a selon lui/elle, dans la salle, une bonne culture de la donnée ?” ai-je demandé. 5 doigts se sont levés, fin de la démonstration. Il y a donc beaucoup de travail à réaliser et j’ai le plaisir, pour aller dans ce sens, à vous convier à un Webinaire gratuit que j’organise avec mon client Orange Cloud for Business et CloudWatt (les deux sociétés ont désormais fusionné) le 19 mai à 14:00 sur la plateforme Webikeo.Tests Big Data

Big Data Index d’IDC : des signes encourageants pour les départements Marketing

Le Big Data Index d’IDC a été publié récemment et celui-ci montre cependant une amélioration – a priori – de l’utilisation des données dans les entreprises. On en était resté à 90% (voire même 99% aux tout débuts des Big Data) et on en serait arrivé à 70% d’utilisation. Il y a de l’espoir. Est-ce dû à une amélioration réelle ? Certainement que cela est difficile à dire. Ce qui est indéniable cependant, c’est que les choses s’améliorent et que la curiosité des marketeurs a été éveillée. Voilà une bonne nouvelle.

J’ai l’idée de lancer un test Big Data mais comment faire ?

Vouloir lancer son test Big Data est une bonne idée, a priori, pour commencer (il y a des détracteurs des tests et des pilotes, il faut le savoir), mais avoir l’idée ne suffit pas. Comment lance-t-on son test ? Avec qui ? Comment ? Dans quel ordre ? Cela prend combien de temps ? Comment définir son besoin ? Autant de questions qui trouveront une réponse lors de ce webinaire que Visionary Marketing organise pour le compte d’Orange Cloud for Business et de Cloudwatt.

WEBINAIRE BIG DATA  AVEC ORANGE CLOUD FOR BUSINESS ET CLOUDWATT (19/05/15 à 14:00)Tests Big Data

Le hashtag de la session sera #obswebinr [https://tagboard.com/obswebinr/223549]

Comment réussir son test Big Data ?

Les Big Data font parler d’elles tous les jours depuis au-moins 2 ans et les tests clients se multiplient ici et là. La promesse d’un marketing plus prédictif (analytique) et prescriptif (décisionnel) est en effet fort tentante pour les marketeurs qui voient enfin leur rêve d’un marketing plus personnalisé à leur portée. Les nouvelles technologies du cloud permettent en effet de mettre à disposition les outils qui permettent de rendre l’offre plus adaptable , et plus pertinente, à la manière de ce qu’on fait les grands du Web comme Amazon dès le début des années 2000, mais à des coûts nettement plus abordables. Cette bonne nouvelle est cependant à tempérer car nombre de marketeurs, dont beaucoup n’ont malheureusement pas encore acquis la culture de la donnée, se posent la question de savoir comment démarrer un test Big Data. Dans ce Webinaire, les experts d’Orange Cloud for Business remettent les Big Data dans leur contexte et expliquent aux marketeurs comment s’y prendre pour démarrer leur test Big Data et le réussir !

Présentateurs :

– Alexis Dupuydauby, responsable marketing Big Data chez Orange Cloud for Business ; – Jean-Paul Leroux, responsable de la Data Intelligence chez Orange Business Services ; – Alvin HEIB – Responsable produit Big Data chez Cloudwatt.

Webinaire est animé par Yann Gourvennec de Visionary Marketing

  • 1. Introduction a. les Big Data, info ou intox ? Ce qui change vraiment pour l’IT et le Marketing b. les bénéfices du Big Data c. cas d’application (dans certains secteurs, distrbution, …)
  • 2. Pourquoi faire un test Big Data ? a. améliorer la vue du client b. personnaliser des ventes à la volée c. capter des masses d’information et en sortir des corrélations d. analytique/prédictif/prescriptif
  • 3. Les grandes étapes pour mettre en place un test Big Data
  • a. les grandes étapes d’un projet
  • b. la mise en place d’un POC (Preuve de Concept)
  • c. déroulement d’un cas d’usage

Ce Webinaire s’adresse à tous les responsables marketing, Web, digital, e-marketing et décisionnel, qui désirent mieux comprendre les enjeux des Big Data et en tirer partie avantageusement pour leur entreprise et pour eux-mêmes.

 

Idc emc-big-data-index sur l’espace Slideshare de Visionary Marketing

 

Marketeurs : il est temps de vous former au Big Data ! was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Le télétravail plébiscité sur les médias sociaux et au-delà

Le télétravail en voie de « dédiabolisation » du moins sur les media sociaux

Petit à petit le télétravail fait son nid. En dehors des débats idéologiques sur la « flexibilité du travail » celui-ci fait son chemin et commence à imprimer des idées positives dans les esprits : meilleure efficacité, meilleur équilibre de vie (pro/perso), réduction des temps de transports, impact écologique (on parole bien ici de perceptions et non de faits ni de réalité)… Les arguments sont nombreux et reflétés dans cette étude réalisée par inférences et notre partenaire Zevillage.

Certes, le terme de télétravail ne recouvre qu’une des nombreuses réalités des nouvelles formes de travail : travail pendulaire (entre plusieurs sites fixes), nomades internes aux grands sites industriels, travail en sites partagés, espaces de coworking etc. … Les différentes formes de travail sont nombreuses et bien plus riches que le simple télétravail qui couvre stricto sensu  le travail depuis chez soi (ou en alternance depuis la maison). Mais le terme est évocateur et facile à retenir. Il sera difficile de s’en passer.

le télétravail dans tous ses états
Le télétravail est plus riche que ce que vous croyez

Certes dans ce baromètre Zevillage, l’analyse est très orientée Medias sociaux et influenceurs, donc un peu les “dindes qui votent pour Noël” du télétravail. Il faut donc rester prudent : l’inclination de la sphère geek étant naturellement positive vis à vis du télétravail et du travail en co-working que la plupart des intéressés pratiquent déjà assidument. Mais on remarquera aussi la prépondérance parmi les “influenceurs” de la presse en ligne – dont la presse gratuite, qui a un écho largement plus grand que les sources spécialisées et sont donc à même de convertir le plus grand nombre.

Une bonne initiative donc que ce baromètre qui va nous permettre de vérifier la progression du télétravail au travers de ces présences en ligne, et qui pourrait peut-être être avantageusement complété, un jour, par une analyse plus large auprès du public (managers / employés …). Ceci aurait le double avantage de mesurer également l’effet de l’influence en ligne (presse et hors presse) sur l’opinion.

Le télétravail sur le baromètre de Zevillage et inférences

La transition numérique de l’économie, des territoires et des entreprises transforme, peu à peu le travail en laissant émerger des formes nouvelles comme le télétravail et lses formes modalités associées de « smart working » transforment peu à peu nos pratiques. Zevillage et Inférences publient le premier Baromètre du télétravail. Son objet : comprendre les enjeux et les représentations du télétravail sur le web social et éditorial.

#Faits et chiffres :

  • les principaux résultats 10 K conversations, 2 mois d’écoute, 2 millions de mots
  • Une e-opinion massivement favorable : 70,9% d’avis positifs versus 29,1% d’avis négatifs
  • Top 5 des valeurs les plus souvent associées au télétravail : mobilité, productivté, qualité, performance, bien-être
  • 8 thèmes sont identifiés dans les conversations :
  • management, entreprise et RH (48,8%),
  • transport et mobilité (13,8%),
  • vie privée et personnelle (11,2%),
  • technologies et infrastructures (9,3%),
  • gestion du temps et de l’espace (6,9%),
  • territoire et aménagement (5,1%),
  • environnement et écologie (4,9%),
  • genre et famille (4,6%).
  • Le télétravail est donc d’abord un enjeu d’emploi et de management, ensuite un enjeu sociétal avec la transformation des territoires, des usages, des impacts environnementaux et des rôles sociaux, liée à la transition numérique. Paris et la RP restent les zones géographiques les plus activement citées.
  • Certaines régions sortent du lot (Bretagne, Midi-Pyrénées…), d’autres restent à la traîne (Bourgogne, Auvergne…).

 

Le télétravail plébiscité sur les médias sociaux et au-delà was last modified: mai 7th, 2015 by Yann Gourvennec

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ?

Un influenceur se lasse des médias sociaux …

Il n’est pas seul. Est-ce grave et que faut-il en conclure ?

Chris Brogan est un des plus grands influenceurs et blogueurs américains et l’auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing et notamment celui intitulé “Trust Agents” qui établissait l’importance de la confiance dans le commerce et l’économie et Dieu sait qu’il avait raison. Sa confiance dans les médias sociaux – dans un cadre professionnel – s’est justement largement effritée récemment, au point d’avoir écrit il y a un temps que “les médias sociaux n’étaient pas morts, mais qu’ils étaient devenus ennuyeux ». Il va un cran plus loin avec cet article écrit le 1er mai. Doit-on s’alarmer et quitter la partie parce qu’un “influenceur” a perdu ses illusions ?

Véritable star de l’internet dans les milieux marketing et com il était accueilli par les houras du public il y a 5 ans à Exeter (voir la vidéo ci-dessous) où j’étais également un des présentateurs. Ah la belle époque des médias sociaux, quel enthousiasme, quelle envie de changer le monde. Et maintenant … la publicité. Et en plus même pas de la publicité innovante, juste de l’hyper ciblage peu intéressant et même pas forcément efficace. Doit-on s’en alarmer ? Ce n’est pas mon avis.

Cet avis – et je l’ai déjà exprimé sur ce blog et ailleurs maintes et maintes fois – c’est que d’une part la publicité est un mal nécessaire – elle peut même être enthousiasmante – mais que les médias sociaux ne se prêtent pas à une démarche de mass medias. Après, on peut se lamenter sur le changement du paysage (pour être honnête et sans vouloir me vanter, c’est quelque chose que nous avions anticipé avec Hervé Kabla il y a déjà 3 ans) mais il vaut mieux se ressaisir et revenir aux fondamentaux du content marketing et du marketing du bouche à oreille, sans rester obsédé par des plateformes qui après tout ne sont que des outils.

Des influenceurs qui s’ennuient ou qui nous ennuient ?

Medias sociaux influenceurs Chris brogan

Cette antienne est entendue fréquemment dans le milieu des stars des médias sociaux et elle ne date pas d’aujourd’hui. « J’utilise Facebook pour l’entreprise, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux”. Mais est-ce grave ? Il faut faire de la publicité  pour “passer l’algorithme onéreux et complexe” de Facebook, mais n’existe-t-il pas d’autres méthodes ? Certains utilisateurs de Twitter sont en pilote automatique mais ne puis-je pas faire autrement ?

Les outils ne sont que des outils

Pour bien utiliser un outil, il faut bien le connaître. Plus on le connaît, plus on est capable d’en minimiser l’importance et de le relativiser. Dans une conférence où je présentais à Atlanta à la fin de 2009 je disais déjà que Facebook et Twitter ne seraient peut-être plus là un jour. On me regardait un peu comme un Martien. Je ne voulais pas dire que ces outils n’avaient pas d’importance, mais qu’ils n’étaient que des outils, et que s’ils venaient à disparaître (ou à être dénaturés, c’est le cas aujourd’hui) ce ne serait pas une si grave affaire. On se mettrait à utiliser d’autres techniques, d’autres outils, on inventerait d’autres stratégies. Et tant mieux !

Je ne pense pas que les médias sociaux soient morts ou plutôt on s’en moque complètement. Ce qui compte ce sont les stratégies digitales que nous pouvons mener avec nos clients, et les dispositifs de contenus qui peuvent être montés autour de leurs sujets, des passions qu’ils peuvent partager avec leurs écosystèmes et de l’engouement que l’on peut générer autour de ces initiatives avec ses clients, ses employés, ses partenaires … la liste est infinie.

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D’une part, comme l’a démontré l’étude Pew d’Avril, la “fatigue Facebook” comme on la nomme habituellement est très largement exagérée (voir les chiffres à gauche). Même chez les adolescents et ce malgré les articles rageurs postés par certains d’entre eux et à intervalles réguliers (cette année c’était Andrew Watts au Texas).

Ensuite, il faut noter que les médias sociaux ne sont qu’un rouage dans l’ensemble de la communication digitale. Et ce n’est pas nouveau. J’ai toujours refusé de les considérer comme un sujet à part (cela était écrit noir sur blanc dans “les médias sociaux expliqués à mon boss” et ce qui se passe aujourd’hui démontre que j’avais raison.

En conclusion, je dirais comme l’affiche célèbre de la 2ème guerre mondiale en Angleterre : “keep calm and carry on!” Les outils ne sont que des outils. Quand l’un d’entre eux est usé … Il faut le remplacer, pas la peine de d’énerver sur le fait qu’il soit émoussé.

C’est aussi pour cela que je sens de plus en plus revenir l’engouement pour les communautés en propre. Reste qu’il faut bien comprendre comment cela fonctionne.

Comment j’utilise les médias sociaux aujourd’hui

01/05/15 Par Chris Brogan (influenceur marketing américain)

Cet article ne va pas changer votre vie. N’importe, je voulais partager avec vous ma vision des transformations nombreuses dans le paysage du Web et des médias sociaux. Une partie de ces constats m’attriste. Le reste ne fait que montrer l’affaiblissement et la diminution de l’efficacité des diverses plateformes en tant qu’outils pour le business. Il est possible que vous soyez en désaccord. Ça ne me dérange pas.

Les réseaux sociaux comme outils de business

Il faut déjà que j’avoue que mon opinion sur le sujet a changé radicalement (à 180°) dans les derniers mois. Mes avis sont basés sur le business que je fais et non sur le fait que j’aime ou n’aime pas telle ou telle plateforme (sauf si je le précise).

Twitter est en train de mourir

J’ai près de 309 000 abonnés. Je vois de moins en moins d’engagement sur cette plateforme. Je vois aussi de plus en plus de gens qui bourrent Buffer de contenu et qui s’arrêtent là. Je ne suis pas opposé aux flux automatisés si les utilisateurs rebondissent sur eux pour créer de l’engagement. Mais cela ne se passe pas ainsi. Twitter est en train de devenir rapidement l’équivalent du fil d’actu en bas de l’écran d’ESPN [NDLR : chaîne de Sports TV aux USA]. Presque. Presque intéressant à regarder du coin de l’œil. C’est tout.

Facebook : il faut payer

Cela ne me met pas en colère comme certains. Si vous voulez amener du trafic hors de Facebook il faut payer. Si vous voulez passer à travers de leur algorithme onéreux et sophistiqué et “forcer” les gens à lire vos posts, il faut aussi payer. OK, ça me va. Je vois un peu d’activité sur Facebook. Mais en toute franchise, je l’utilise “principalement” pour moi-même.

Source : How I Use the Social Networks These Days – chrisbrogan.com

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec