Manager GO ou le renouveau de l’annuaire marketing

jardin géomètrique http://antimuseum.online.fr
jardin géomètrique http://antimuseum.online.fr
L’annuaire Internet ce n’est pas nouveau. On se souviendra que c’est même comme cela que Yahoo! a commencé à la fin des années 90. Entre-temps, Yahoo! a fermé son annuaire  (et même vendu son âme à Microsoft au travers de son coeur de métier, le moteur de recherche), et nous voici livrés à nous-mêmes pour trouver de l’information structurée sans ramer pendant des heures dans les moteurs de recherche.

Il y avait donc une place à prendre ! Et c’est exactement ce qu’a fait Laurent Granger en créant manager go. Cela fait plusieurs années maintenant je corresponds régulièrement avec Laurent et devant le succès de son site, je lui ai demandé de décrire son expérience, en commençant par l’idée jusqu’à la présentation des résultats.

N’hésitez pas à lui poser directement aux questions au travers des commentaires.

L’histoire de Manager GO! par Laurent Granger, fondateur

La genèse de Manager GO!

Dans le passé, j’ai beaucoup travaillé dans des fonctions nécessitant une veille sur les pratiques managériales, en tant que responsable d’études marketing et stratégiques, puis chef de projet organisation. Dans ce cadre, associé à une véritable passion du management de l’entreprise, je perdais beaucoup de temps en recherches sur le web pour dénicher les informations convoitées : articles, cours, études de cas, analyse, études…  Petit à petit, je me suis ainsi constitué  mon propre bookmark pour mes thèmes favoris.

J’ai rapidement été confronté à plusieurs problèmes : liens rapidement obsolètes, difficulté à classer tel ou tel lien dans une catégorie spécifique… et au final un bookmark souvent sans réponse à de nouvelles questions… Il fallait donc réutiliser les moteurs de recherche classiques, qualifier de nouveau les réponses… bref, passer de nouveau beaucoup de temps.

C’est ainsi que germa l’idée de Manager GO! : synthétiser, répertorier et actualiser toutes ces publications issues du web, pour ensuite les diffuser à l’aide d’un outil ergonomique et ultra fonctionnel et prévenir les utilisateurs des nouveaux liens les plus intéressants.

Manager GO!, l’outil

La mise en application de l’idée à pris de nombreux mois. Catégoriser les liens est une opération assez aisée. En revanche, organiser les catégories se révèle être un véritable casse-tête.

Exemple : prenons la catégorie Business plan, a priori facile à classer : on réalise un business plan essentiellement lors de la création d’entreprise. Que retrouve-t-on dans un business plan : une étude de marché, un business model, une stratégie, etc. Le problème est que ces catégories sont déjà reliées ailleurs … L’étude de marché, par exemple,  est une sous-catégorie du domaine marketing. Notre outil doit donc pouvoir créer un lien transversal entre Business plan et étude de marché. De plus, un business plan est un document à ajouter dans son dossier de création d’entreprise. On doit donc le retrouver également dans cette dernière catégorie.

Bref, on se rend vite compte que classifier et créer des connexions transversales devient une véritable usine à gaz. Toutefois, il s’agit du point le plus important de l’outil. En effet, l’utilisateur recherchant des informations sur le business plan sera satisfait de pouvoir accéder rapidement à la catégorie « étude de marché ». Tout comme celui recherchant des informations sur le  Marketing  pourra accéder également à ce qui se dit sur les études de marché. On se rend compte que le contexte de navigation est important pour la classification des catégories.

Ajoutez à cela, le fait que les catégories vivent. A l’origine, la catégorie « étude de marché »  ne possédait aucune sous-catégorie. Puis, lorsque le nombre de liens est devenu conséquent, les catégories « études documentaire », « études quantitatives » et « étude qualitatives » ont été créées. Ce qui allait générer de nouvelles connexions transversales…

En conclusion, il fallait donc pouvoir créer non pas une simple catégorisation mais un véritable modèle avec des liens hiérarchiques et transversaux. Un des enjeux majeurs était d’avoir à sa disposition un outil permettant d’appréhender aisément ce modèle et de pouvoir très facilement le modifier : ajouter de nouvelles connexions, en  déplacer, en supprimer… C’est pour ces raisons que le modèle utilisé par Manager GO! est basé sur des ontologies et des topic maps . Ces technologies permettent en effet de décrire des données non seulement d’une manière hiérarchique domaine->sous-domaine etc, mais surtout de créer des liens transversaux chargés de sens.

De fil en aiguille, le modèle s’étoffe et après 2 ans, l’outil référence plus de 5000 documents classés dans 950 catégories.  Des services ont également été ajoutés :

– une lettre de veille gratuite dont l’objectif est d’informer en mode push les abonnés des entrées les plus intéressantes. La diffusion se fait par e-mail ou par flux RSS.

– une section dédiée aux professionnels. Ils ont la possibilité de présenter leurs offres de prestation, de formations et logicielles et ce, de manière gratuite ou peu onéreuse.

Laurent Granger de manager-go.com

Manager GO ou le renouveau de l’annuaire marketing was last modified: janvier 26th, 2010 by Yann Gourvennec

10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 1ère partie

illustration par http://antimuseum.online.frCet article est la traduction d’un article original écrit en anglais pour CBS interactive à l’adresse http://bnet.co.uk , site dont je suis un contributeur régulier.

Cet article est publié en plusieurs parties … ce billet traite du premier conseil

2010 sera l’année 6 de l’ère des médias sociaux (précédemment appelés Web2.0). Inutile de dire que 6 ans représentent une période très longue dans le monde de l’Internet. Pour ceux qui se souviennent des temps antiques, elle correspond à peu près avec la date à laquelle l’Internet a commencé à devenir populaire (si on prend l’hypothèse que nous avons entendu parler d’Internet vers 1994 et que 2000 représente le zénith du bruit généré autour de ce nouveau mode de communication). Ces deux moments partagent beaucoup de points en commun, mais en même temps restent très différent car cette fois-ci il n’y a pas de bulle financière pour troubler l’innovation, ou plus exactement, s’il existe bel et bien une bulle financière, l’Internet cette fois-ci n’a rien à voir là-dedans. 2010 sera donc l’année des médias sociaux, moment auquel les attentes seront les plus hautes, l’usage le plus intense, et l’année où ceux qui ont appris à utiliser ces outils récolteront ce qu’ils ont semé (et ceux qui ne l’ont pas fait vont commencer à le regretter).

D’autres signes montrent immanquablement que c’est ce qui va se passer : je ne peux pas rencontrer un seul marketing manager aujourd’hui sans l’entendre parler des médias sociaux, même et surtout s’il n’y connaît absolument rien. Voilà un signal qui ne manque pas d’attirer la vigilance de l’expert. Beaucoup aussi vont – j’en vois déjà – adorer les idoles qu’ils ont brûlées, essayer de prendre le train en marche … et se planter lamentablement car ils auront oublié de faire leurs gammes. S’il s’agit bien d’une opportunité, le défi sera, pour les vrais experts** des médias sociaux, de faire respecter leur code de conduite de façon encore plus stricte et de ne pas céder aux effets de mode, malgré la tentation.

(**c’est à dire ceux qui savent qu’ils ne savent rien, oui je sais c’est un peu paradoxal, mais c’est volontaire)

Voici mes 10 conseils pour vous préparer à cette vague du média social :

(note : publication en plusieurs épisodes).

conseil N° 1: tenez ferme à votre code de conduite

Alors que les médias sociaux arrivent au premier plan, nous courons un risque énorme que les marketing managers de l’ancien temps saisissent cette chance inespérée pour recycler leurs vieilles recettes, c’est-à-dire celles qui ont cessé de marché il y a déjà bien longtemps, surtout sur Internet. Au mieux, les méthodes traditionnelles amèneront à l’échec lorsqu’elles seront transposées dans les médias sociaux ; au pire, il s’agira de tentatives d’ « infiltration des médias sociaux ». Comme je l’ai déjà fait remarquer aux voix, ceci est une zone interdite. Plus que jamais, il est temps de rappeler à nos lecteurs les rôles et les règles fondamentales de la transparence, dont Andy Sernovitz et le SMBC sont les instigateurs et promoteurs. L’association française dont je suis le cofondateur avec Hervé Kabla de Blogangels.net Media-Aces a réalisé une traduction française et ces règles de transparence sont disponibles sur le blog de l’association ici : http://france.media-aces.org et http://socialmedia.org/disclosure. En outre, aux États-Unis, le FTC (organisme gouvernemental en charge du commerce outre Atlantique) a pris des mesures pour faire en sorte que ce genre de mauvaises pratiques soient rendues illégales (dans certains pays européens comme la France notamment, les techniques d’ « infiltrations » ont été déjà déclarées illégales il y a bien longtemps, même avant l’Internet, et il est strictement interdit de commenter ou faire commenter anonymement sur ses propres produits).

10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 1ère partie was last modified: janvier 26th, 2010 by Yann Gourvennec

SAP met du social dans le système d’information

C’est à l’invitation de MM. Jean Leroux , DSI d’Aelia et Président du Club des utilisateurs français de SAP et Norbert Spitéri que je me suis rendu 7 rue Cimarosa à Paris pour un séminaire dédié à la socialisation des systèmes d’information. Son Président décrit l’association des utilisateurs français de SAPen ces termes :

«  L’USF en quelques chiffres : plus de 2000 personnes à la convention du CNIT en 2009. C’est une association très active auprès des utilisateurs américains et allemands. Cela donne des résultats dans les dialogues avec l’éditeur. 3 projets : 1. Une convetion en Octobre à Nantes 2. Des projets de livres blancs 5BI, formation, …) 3. Innovation (le club a 20 ans !) avec les réseaux sociaux en adoptant le produit SNA. Environ 1500 jours hommes d’échanges entre experts rue du Ranelagh où sont les bureaux de l’association. Le thème de cette année est l’adaptation au changement face à un monde qui change de plus en plus vite. La difficulté est d’avoir une stratégie à long terme dans cet environnement. Et notamment, comment appréhender ces réseaux sociaux dans l’entreprise et les y intégrer. La rentabilité de ces outils reste parfois floue. Plusieurs interventions : Bernard Laur viendra planter le décor des réseaux sociaux (techno/humain), Hervé Couturier (SAP : comment SAP appréhende le futur des réseaux sociaux), table ronde où des praticiens (dont moi-même) partageront leurs expériences ».

pourquoi cette présentation est symbolique de la révolution des médias sociaux de 2010 ?

En soi cette invitation était symbolique, en dehors des débats voire même des contenus (voir ci-après la retranscription en séance des présentations de Bernard Laur et de Hervé Couturier. En effet, si les éditeurs majeurs du paysage des TIC comme SAP s’intéressent aux médias sociaux, c’est bien un signe supplémentaire – non encore répertorié dans ma prédiction de 2010 sur Bnet mais c’était un oubli car on connaissait déjà le travail de DS dans cette direction –  que le décollage des médias sociaux est effectivement prévu pour cette année, avec son passage au plan des sujets incontournables.  Il n’est donc pas (plus ?) incompatible de parler ERP, ou Business Intelligence en l’occurence (BI) et médias sociaux. Le phénomène de la douche froide si bien décrit par Richard Collin dans son étude réalisée pour Microsoft il y a 3 ans sur la collaboration au travail n’est donc pas une fatalité. Les digital natives chers à Bernard Laur s’en réjouiront mais les autres aussi, les millions d’adultes qui utilisent les blogs et les médias sociaux de façon intensive et qui sont frustrés de ne pouvoir le faire au travail.

Il est à noter qu’avec Hervé Kabla, nous avons créé Media Aces pour favoriser l’évangélisation autour de cette révolution des médias sociaux.

instaurer la coopétition pour le bénéfice des éditeurs … et surtout des utilisateurs

Les alliances se multiplient donc. Nous avons cité BlueKiwi et Dassault Systèmes ci-dessus, nous aurions pu aussi mentionner le même BlueKiwi et Microsoft Sharepoint (rappelons-le, ce dernier a environ 70% de part de marché en entreprise selon 01 informatique – 01 informatique n° 1993 du 7 mai 2009), voici SAP et des acteurs des wikis comme Xwiki (eux-mêmes déjà impliqués avec d’autres éditeurs comme Nearbee qui connaît un beau succès en France avec de belles signatures client dans la Banque et le Marketing) – [transparence : je suis proche de la plupart de ces acteurs, de près ou de loin]. Tous ces systèmes se complètent, s’assemblent, parfois se concurrencent, mais le marché est vaste et il y a – encore – de la place pour beaucoup de monde car tous ces acteurs sont encore en phase d’évangélisation.

Si vous cherchiez des exemples intéressants et vivants de coopétition, vous êtes servis ! Et si d’aucuns ont levé certains doutes sur certaines alliances, il faut faire remarquer que l’alliance de la carpe et du lapin (le logiciel ouvert et le logiciel fermé) en ce domaine est inévitable. Le choix n’existe ni pour l’un (le logiciel ouvert qui a besoin de la base installée, de la marque et du poids commercial des gros pour réussir) ni pour l’autre (l’acteur établi à qui il manque l’expérience de la collaboration ouverte et qui a besoin d’un acteur agile et aguerri pour élever son offre et devenir attractif).

de la négentropie et du ‘flicage’

En fin de compte, le bénéfice est double. Certes, il faudra résister – notamment dans l’usage interne – aux tentations de ramener de la hiérarchie partout pour faire taire l’entropie 2.0 (en reprenant les termes de ce débat de Techtoc.tv). Il y a là un double risque : celui d’amener une lourdeur insupportable dans le logiciel dit social qui n’aurait ainsi plus de « social » que le nom. Et d’autre part le risque de rater les déploiements en faussant la collaboration perçue par la base plus comme un « flicage » que comme une vraie tentative de favoriser la coopération (ici, dans le meilleur des cas, les employés feront semblant de coopérer, au pire ils se détourneront du projet).

contre une vision erronée de la révolution dans l’entreprise par une pseudo anarchie 2.0 rêvée par des digital natives

Attention ! je ne veux pas dire que la « hiérarchie » n’existe plus, ni que j’en appelle à une « révolution » au travail (j’ai déjà battu ceci en brèche il y a longtemps dans mon article des réseaux et des hommes) mais que le projet de collaboration est bien conçu à la fois comme un projet proche et partant de la base (Ken Kaplan d’Intel dirait « grassroots ») soutenu, encouragé et favorisé par la hiérarchie qui se légitimera ainsi dans son désir de valoriser les employés dans un esprit gagnant-gagnant (ce n’est pas du blabla. Il faut y croire vraiment pour réussir). Je ne crois pas à la démocratie anarchique en entreprise, et les  digital natives devront l’apprendre rapidement et se mettre au diapason ou alors ils l’apprendront à leurs dépens ; c’est d’ailleurs ce que je tente d’expliquer à mon fils (je vois qu’il a déjà fait d’énormes progrès). Ceci n’est pas nouveau. Qui n’a pas eu un choc en arrivant en entreprise et en quittant l’école ?

Aelia met en oeuvre un vrai projet de collaboration avec Xwiki, dans le respect de l’utilisateur

D’ailleurs, Monsieur Leroux nous a donné un excellent exemple de mise en oeuvre réussie et intelligente de la collaboration avec soutien de la hiérarchie. Le déclencheur en était même le management – sur sa proposition – mais il a eu l’intelligence de sous-traiter le projet à une maîtrise d’ouvrage crédible auprès des utilisateurs et de s’effacer en tant que prestataire de service interne. Voilà un bon exemple – qui mérite d’être suivi – de collaboration réussie. Sans la base, rien à espérer, mais sans le soutien appuyé du management, rien n’est possible dans la durée. C’est la carpe et le lapin, la cohabitation n’est pas toujours facile, mais quand ça marche, tout le monde est content.

Lire la suite

SAP met du social dans le système d’information was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

interview sur ma vision des médias sociaux

photo par Olivier Ezratty
Je suis un peu l’Obelix des médias sociaux ; en moins gros tout de même. Je suis tombé dedans il y a 5 ans maintenant, mais il est vrai que je m’échauffais depuis 1996 avec Visionarymarketing.com.  Grâce à Olivier Zara, le plus français des Québécois de Montréal et auteur de l’ouvrage bien connu sur la réputation en ligne « résussir sa carrière grâce au personal branding« , j’explique ma vision du sujet, pourquoi les médias sociaux sont importants, comment bien les utiliser, est-ce que le mot de « médias sociaux » est approprié etc.

Bonjour Yann, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je travaille pour Orange Business Services. C’est l’entité d’Orange dédiée au business-to-business, c’est-à-dire les ventes de services et de produits de réseaux et télécommunication aux entreprises dans le monde entier. Nous sommes présents dans 166 pays directement, mais nos activités s’exercent dans 220 pays et territoires.

Au sein de cette entité, je m’occupe de gérer les sites Web. Il y en a environ une soixantaine auxquels il faut ajouter les médias sociaux : blogs, Twitter, Facebook et surtout LinkedIn / Viadeo (car nous sommes en B2B).

2. Peux-tu nous donner ta définition des médias sociaux ? Quelle différence avec les réseaux sociaux ?

Les médias sociaux sont un nom un peu barbare qui a été inventé (on ne sait plus bien par qui d’ailleurs) vers la fin de l’année 2008 afin de remplacer le vocable un peu éculé de Web 2.0. Il s’agit en quelques mots du Web collaboratif dans son ensemble. Mais, ce n’est pas seulement une question d’outils, de logiciels ou de services, c’est aussi et surtout un état d’esprit, une véritable philosophie du Web et de l’intelligence collective.

Ce terme est critiquable car il donne l’impression que le Web est un médium/média or ce n’est pas tout à fait vrai. C’est plutôt un support car les médias peuvent être inventés ou réinventés sur ce support. Quant au qualificatif de social, il est aussi de nature à induire en erreur du fait de sa polysémie. Mais, il faut bien appeler ce phénomène d’une manière ou d’une autre afin que les gens retiennent le concept et se l’approprient. Alors, pourquoi pas médias sociaux ? En fait, on pourrait appeler aussi cela Web 3.0, 4.0, 6.0,… Le plus important, ce n’est pas la terminologie mais ce que nous faisons avec ce Web collaboratif, ces échanges en ligne.

Pour ceux qui auraient raté le premier épisode, voici une interview explicative réalisée par Jérémy Dumont

interview sur ma vision des médias sociaux was last modified: janvier 18th, 2010 by Yann Gourvennec

Keynote à Likeminds Exeter : les cas concrets des entreprises qui ont fait leurs gammes sur le terrain

J’interviendrai à la conférence LikeMinds à Exeter, dans le Devon, organisée par Scott Gould (@Scottgould sur Twitter), grâce à la recommandation de notre compatriote expatrié Olivier Blanchard, rencontré lors de la conférence Blogwell organisée par SMBC à Atlanta en Novembre 2009.

Cette conférence sera dédiée aux meilleures études de cas sur les médias sociaux. Comme l’indique Olivier, le nom n’est pas forcément très important, d’ailleurs je n’en suis pas très fan non plus. ReadwriteWeb est plus radical et propose même une autre vocable (mesure des opinions de masses), qui me plait encore moins car il me paraît antinomique avec l’esprit même des « médias sociaux ».

« Ce qui importe », je cite Olivier : « c’est que, que vous utilisiez Facebook, Twitter, les blogs, l’e-mail, Ning, Flickr, Youtube, les réunions de quartiers, l’événement, le téléphone, les réunions en face à face, voire même que vous écriviez dans le ciel avec des fumigènes depuis un avion ou tout ça en même temps afin de créer des interactions autour d’un programme, d’une campaggne ou d’une cause ou d’une marque dans l’année passée et que vous avez eu un tant soit peu de succès, alors c’est ce que les participants de LIKEMINDS 2010 veulent entendre ».

nb : le mot « campagne » fera peut-être hérisser le poil aux ayatollahs du Pinko Marketing, mais bon ! il y a peut-être une tendance commune à certains experts du Web à être trop radical. Mes excuses pour cette prétérition …

A bientôt pour mes compte-rendus sur l’événement.

Keynote à Likeminds Exeter : les cas concrets des entreprises qui ont fait leurs gammes sur le terrain was last modified: janvier 16th, 2010 by Yann Gourvennec