mma et highco data dévoileront leurs stratégies médias sociaux le 16/03/2010

Denis Failly de Blogangels et Visionarymarketing.com annoncent dans cette vidéo 2 présentations d’intervenants de la conférence Media Aces du 16 Mars 2010 à la Grande Arche de Paris La Défense. Ces 2 présentations montreront 2 exemples concrets et particulièrement parlants de l’utilisation des médias sociaux en entreprise. pour s’inscrire à Media Aces le 16 Mars : inscription à la conférence Media Aces du 16/03/2010 à Paris ici (25€ seulement !)

mma et highco data dévoileront leurs stratégies médias sociaux le 16/03/2010 was last modified: mars 10th, 2010 by Yann Gourvennec

Blogs d’Entreprise: Media Aces accueillera CEGOS

Le 16 mars 2010 aura lieu la 2ème AG de Media Aces avec beaucoup de présentations inédites et passionnantes par les entreprises qui mettent en oeuvre les médias sociaux pour leurs clients et pour elles-mêmes. Dans cette vidéo j’évoque la présentation de M. Philippe Gérard, représentant de la société CEGOS qui a utilisé les blogs d’entreprise pour se positionner de façon originale sur son marché.

Blogs d’Entreprise: Media Aces accueillera CEGOS was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ?

Avouons-le franchement, ma note de biologie au bac ne me permet pas de parler en toute connaissance de cause de la génétique ni de la façon dont elle a révolutionné les sciences – et j’en conviens – les sciences sociales et le management particulier. Je vais néanmoins passer outre ce problème pour présenter le livre d’Isabelle Denervaud et Olivier Chatin intitulé l’ADN de l’entreprise innovante qui est paru récemment aux éditions Pearson, sous le patronage de Bearing Point
dont les deux auteurs sont respectivement Directeur associé et Président.

En effet, sans pouvoir juger de la pertinence de la métaphore sur un plan scientifique (double hélice insiste Philippe Lemoine dans son introduction, simple hélice dans la version finale du livre, etc. je ne suis pas sûr que ce soit la question la plus importante). Ce sont des questions cruciales que se sont posées les auteurs, et dont les discussions théoriques sur la métaphore scientifique pourraient hélas éluder l’importance :

  • A : faut-il avoir un code génétique particulier pour innover ? C’est-à-dire, certaines entreprises, plus que d’autres, sont-elles bloquées dans leur capacité d’aller en avant ?
  • B : à supposer que cela soit vrai, l’entreprise en question peut-elle s’adapter à son environnement extérieur et nouer les bonnes alliances ? (c’est à dire, pour employer le parallèle suggéré par les auteurs, modifier son ADN via ses des interactions et adopter de nouveaux comportements. Voir le schéma 1 de la page 17 ci-contre) ;
  • C : à supposer toujours que A & B se vérifient, les entreprises les plus agiles seront-elles les seules à survivre ? Et donc assisterait-on à une Darwinisation du monde économique où seuls les plus aptes pourraient survivre (« survival of the fittest »).

Et qu’est-ce qui nous amène à nous poser ces questions ? Les auteurs réspondent : l’entreprise hyper-connectée (figure §4 à gauche). Le consommateur – devenu consommacteur selon une formule désormais bien connue – est venu bouleverser les bases de la recherche-développement à grand papa, forçant les entreprises à s’adapter en permanence, et à se transformer en profondeur pour embrasser les nouveaux outils de communication (voir à ce sujet, le programme de la future conférence Media-Aces du 16 mars).

Il est vrai que ces temps-ci les des exemples de secteurs bouleversés par la désintermédiation et les évolutions rapides des comportements abondent. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années : Industrie photographique, industrie du disque, éditions et presses, transport et tourisme (cherchez une agence de voyages traditionnelle et  comptez celles qui ferment et les rachats d’enseigne) etc.  même si je suis d’accord avec Thierry Maillet pour reconnaître les limites de la désintermédiation et la résurgence de l’intermédiation.

Denervaud et Chatin marquent un point. Et même un deuxième, car il est vrai qu’il y a des entreprises où tout est possible, certaines un peu moins et d’autres encore où l’initiative est la créativité sont muselées, et où rien n’est possible en termes d’innovation. La résistance au changement n’est pas le fait que d’un seul facteur, souvent l’âge décrit comme un facteur aggravant, mais bien de plusieurs facteurs concomitants. Qu’est-ce qui définit donc une société innovante, dont les gènes sont naturellement bien orientés et préparent les changements de demain ? Voici les ingrédients qui selon les auteurs, pourraient vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie :

  • Premièrement : les acteurs et les profils. Car il y a plusieurs profils possibles (voir le tableau fort bien fait de la page 37 et que je traduirai certainement pour mon prochain cours de Dauphine – version 2007 ici) : explorateurs, modificateurs, anticipateurs et expérimentateurs ;
  • Deuxièmement : idéation et créativité. Pour éviter de tourner en rond et réinventer la roue et aussi pour faire bouillonner l’entreprise tout en encadrant sa créativité dans un processus ;
  • Troisièmement : l’émotion (marketing, design, sciences humaines) qui peut rendre l’innovation désirable et permet de mettre les sens du client l’action. Cela comporte quatre actions : différenciation, coordination, transformation et évaluation ;
  • Quatrièmement : collaboration et exécution car il ne suffit pas d’inventer, il faut savoir livrer l’innovation.

C’est bien vu et démontre assez clairement la complexité dans l’innovation. On comprend mieux pourquoi toutes les entreprises ne sont pas dotées de cet ADN là ! Et ce n’est pas tout, car ensuite l’entreprise doit-elle encore se plonger dans son environnement, nouer des relations complexes et fructueuses et survivre à un environnement en mouvement. Ouf ! On comprend pourquoi il y en a beaucoup qui préfèrent la finance.

Voilà donc une contribution intéressante à la littérature, déjà riche, de l’innovation, sujet qui semble avoir survécu à la crise au-delà de nos espérances, et bien mieux que précédemment (crises des années 80,92-95 et 2001). Et dans un sens, cela se comprend aussi ; l’innovation c’est l’enthousiasme, c’est la créativité, c’est la vie en quelque sorte, il n’y a donc pas grand-chose d’étonnant à ce que l’analogie darwinienne ait été choisie par nos deux auteurs consultants.

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l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

relation client : industrialisation peut-elle rimer avec qualité ?

J’ai répondu à la sollication d‘Emmanuel Mignot suite à mon indisponibilité pour le débat sur l’industrialisation et le CRM. Voici donc mes réponses pour Emmanuel, sous forme de vidéo, ce qui est quand même moins fatigant que d’écrire 😉

« A l’occasion du 2° « Comptoir des Bloggers » de la Relation Clients, CherClient.tv a eu le plaisir et l’honneur de recevoir François Laurent, Hervé Pépin et Laurent Garnier pour un débat sur l’industrialisation de la Relation Client. »

Adresse du débat originel : cherclient.com/component/content/303.html?task=view

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relation client : industrialisation peut-elle rimer avec qualité ? was last modified: mars 8th, 2010 by Yann Gourvennec

Paul Argenti : les médias sociaux révolutionnent la communication d’entreprise

La vidéo suivante est une interview de Paul Argenti sur son livre dédié à l’application du « Web 2.0 » (même si l’appellation est un peu datée) dans les communications d’entreprises. Voici ce qu’il faut en retenir, et les observateurs que vous êtes n’auront pas manqué de remarquer la similitude avec beaucoup des choses que j’ai écrites ces 5 dernières années sur ce blog :

  • Le manque d’information des patrons : il est facile d’ignorer ce qu’on ne connaît pas même si cela transforme la façon dont nous communiquons;
  • Les outils n’ont pas vraiment d’importance, c’est une matière de stratégie;
  • la vraie révolution n’est donc pas dans les outils mais dans la manière radicale dont le numérique révolutionne les relations avec les investisseurs, les influenceurs, les clients, la presse – ce qui en reste – etc. Et aucun responsable d’entreprise ne nie que cela est vrai (malgré le point précédent);
  • La Vidéo et le Vlogging sont la révolution en cours;
  • Web 2.0 permet de rendre la communication active et non passive comme dans le passé;
  • L’information négative que les patrons ont tant peur de voir ressortir dans les médias sociaux est en fait déjà disponible en dehors des médias sociaux. Les médias sociaux n’y sont pour rien et ne sont pas responsables de la mauvaise qualité des produits ou du service rendu – ou non rendu – aux clients.
Paul Argenti : les médias sociaux révolutionnent la communication d’entreprise was last modified: février 25th, 2010 by Yann Gourvennec