Les enjeux du digital à l’international avec @businessfrance

J’ai eu la chance d’intervenir dans le cadre d’un panel sur les enjeux du digital à l’international lors d’une remarquable conférence organisée par Mohamed Khodja de Business France. Mohamed avait réuni un joli panel de connaissances de longue date, non seulement Michael Tartar et Hervé Kabla bien connus de nos lecteurs, mais aussi Boris Auché, un confrère de longue date avec qui je travaillais chez Unisys. Kieran Le Peron de Zebaz (transparence : pour qui j’ai eu la chance de travailler récemment) a eu la gentillesse de nous concocter un résumé de la table ronde. Vous trouverez celui-ci sur le blog de Zebaz et un bref extrait ci-dessous.

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Le panel de la session « enjeux du digital à l’international » De gauche à droite : Mohamed Khodja, Boris Auché, et à ma gauche, Michael Tartar et Hervé Kabla. Le panel était animé par Sophie Calliès

Conquérir le monde grâce au digital ? Oui mais… – Zebaz Infos

Le digital permet de faire tomber les barrières entre le B2C et le B2B, notamment dans le E-Commerce. A ce titre Yann Gourvennec, de Visionary Marketing, a expliqué qu’Amazon Web Services a réussi à entrer sur le marché du Cloud Computing, alors qu’il était surtout connu pour vendre des livres et de la musique en ligne. Pourtant, le chiffre d’affaires d’Amazon sur le B2B est estimé à près de 7 Milliards de dollars d’ici la fin 2015. Cela préfigure l’effacement des lignes de séparation entre le monde du B2C et du B2B. Pour Gourvennec, bientôt les comportements des acheteurs B2B se calqueront sur ceux du B2C. Et le digital, qui est le canal client par excellence en B2B, va accélérer ce phénomène de rapprochement. Les marketeurs B2B doivent donc considérer que le digital fait désormais partie de leur environnement.

De ce fait, il leur faut à la fois se familiariser avec les technologies, mais surtout les pratiquer au jour le jour.Selon Yann Gourvennec, « le marketing B2B doit se convertir à la culture de la donnée ». Comment ? Par une approche « Test & Learn » audacieuse. Il ne faut pas attendre que tout soit parfait pour se lancer. La transformation digitale va également forcer à la collaboration le couple Marketing/Sales. Les deux doivent s’aligner pour tirer pleinement parti des opportunités du digital. Les Sales vont être profondément impactés. Les clients B2B seront de plus en plus enclins à acheter en mode self-service, à se fier aux recommandations de leurs pairs sur les réseaux sociaux, sans forcément souhaiter passer par l’intermédiaire d’un commercial. Le marché s’oriente ainsi vers deux extrêmes, avec un modèle de vente « consultative » pour les grands comptes, et de la vente en mode « prise d’ordres » pour le bas de marché (PME). Un rapport de Forrester, Death of a B2B Salesman , fait le point sur cette question.

Source : Conquérir le monde grâce au digital ? Oui mais… – Zebaz Infos

Les enjeux du digital à l’international avec @businessfrance was last modified: octobre 27th, 2015 by Yann Gourvennec

Transformation digitale des banques : les anciens et les modernes

Les banques ne veulent pas être considérées comme des dinosaures

Pour les jugements à l’emporte pièce du style « les clients se font plumer par les banques », les participants au débat auquel j’ai assisté le 9 octobre à la maison des Arts et Métiers à l’initiative de la société de conseil Athling, n’ont pas eu beaucoup de considération, et j’ai une certaine sympathie pour cela. Le discours « banquier/voleur » est plus symptomatique de l’ignorance totale des français par rapport aux choses de l’argent que le reflet d’une vérité du terrain (86% des français s’avoueraient ignorants de ces sujets). Je suis dans ce contexte assez d’accord avec Didier Moaté de la banque postale qui a soulevé ce point. Pour le reste de l’évolution de la banque par contre, la table ronde a montré un clivage net entre les anciens et les modernes, avec une certaine propension à nier l’évidence et refuser de se préparer à l’évolution du secteur qui est, je suis d’accord avec Benoît Legrand d’ING, autant humaine que technologique sinon plus. Ce débat a été organisé par Athling à l’occasion de la sortie de son ouvrage « la banque reflet d’un monde en train de naître« , un ouvrage collectif rédigé par des auteurs non banquiers et auquel nous avons eu l’honneur de participer.

transformation digitale des banques
De gauche à droite : Nicolas Doze BFM, Benoît Legrand, Président d’ING, Guillllaume Rousseau DG du CA Brie Picardie, Didier Moaté Directeur de la banque de détail de la banque postale

Les participants à ce débat étaientNicolas Doze BFM, Benoît Legrand, Président d’ING, Guillllaume Rousseau DG du CA Brie Picardie, Didier Moaté Directeur de la banque de détail de la banque postale. Voici notre compte rendu :

« Au cœur du débat il y a les usages » (Didier Moaté, la banque postale)

Là où il y semble y avoir consensus c’est sur le fait que les fintech pourraient prendre rapidement 60% de la valeur des institutions bancaires (selon une étude de Mc Kinsey citée sur ce plateau). ING, au travers de son président Benoît Legrand, est d’accord sur le fait que cette révolution est « bien en cours et qui faut la prendre au sérieux ». Il tempère tout de même en ajoutant qu’il « ne s’agit pas d’une transformation digitale mais humaine et centrée sur les usages« .

Mise en pièce de quelques mythes de la transformation digitale

Sur la banque de demain qui serait entièrement basée sur les smartphones : Guillaume Rousseau de CA Brie Picardie pense qu’il y a un grand mouvement qui va nous renvoyer vite sur une distinction par la qualité et par l’atout relationnel et la compétence du conseil. Selon lui « les transactions se finissent toujours dans l’agence ».


https://twitter.com/mdialFR/status/652439284226629632

La banque par le conseil : ING rigole

Mais cela a fait bien rire le DG d’ ING car selon l’analyste Bain qu’il a cité, « 86% des visites en agences sont faites pour réaliser des opérations de base et non pour aller chercher du conseil ». Il n’est donc pas convaincu que le conseil « soit un véritable différenciant » ou alors avec de l’intelligence artificielle pour décrypter « les centaines de produits incompréhensibles conçus par les responsables produits ».

Benoît Legrand, DG d’ING et auteur de « changeons la banque » pense qu’il y a conscience dans les banques d’un monde en mouvement mais il n’est « pas sûr que les banquiers ont compris comment répondre aux enjeux de cette crise ». Notre modèle est très différent de ce qui se passe ailleurs en Europe et notamment aux Pays Bas nous a-t-il dit, et cela prendra du temps, mais cela bougera. Il a trouvé notamment assez « ridicule » qu’on propose de remette le client au centre des préoccupations de la banque. Il en effet naturel, c’est notre avis également, qu’il soit en tout temps au centre de nos préoccupations, car « c’est bien lui qui paie notre salaire ». [MAJ du 16/10/2015 : cette phrase a été légèrement modifiée pour en préciser le sens]

Cette saillie n’a pas manqué de provoquer des réactions. Et notamment celle de Didier Moaté qui s’est un peu offusqué de la vision des banquiers comme des dinosaures par la salle (ou du moins telle était sa perception). Il a cependant convenu que « les choses vont plus bouger dans les 10 ans qu’elles n’ont bougé dans les 10 ans qui précèdent ».

Les agences bancaires pourraient elles disparaître ? Avis divergents

Guillaume Rousseau, interrogé sur le futur des agences bancaires et notamment sur leur possible disparition, a un peu essayé de noyer le poisson en disant qu’il fallait absolument se recentrer sur des offres orientées client et moins sur la banque (ce qui nous renvoie à la remarque précédente).

Interpellés sur le fait que les « banques pourraient être des taxis qui s’ignorent », les deux banquiers traditionnels sont restés un peu en retrait. Le représentant du CA, sans vraiment répondre aux questions et celui de la Banque postale d’insister sur l’historique de la banque publique et sa solidité. Tout le monde a cependant reconnu l’importance du digital mais sans vraiment admettre, sauf le patron d’ING, que le métier allait vraiment changer profondément. Et d’affirmer mordicus que « ce modèle là est là pour durer et exister« .

ING n’est pas d’accord

Benoît Legrand, qui a avoué être client dans beaucoup de banques ce qui lui permet de comparer, a fustigé quant à lui les mythes « le physique c’est bien » et « le digital c’est moderne ». tout cela est en passe d’être dynamité selon lui et le paiement passera sûrement par de nouveaux acteurs comme Amazon, Apple et Google. Il y a aussi des sociétés comme Welend à Hong Kong qui « ne vous demande qu’une chose : l’accès à votre smartphone, et en quelques minutes ils vous accordent un crédit ». Lire la suite

Transformation digitale des banques : les anciens et les modernes was last modified: octobre 16th, 2015 by Yann Gourvennec
Livre blanc médias sociaux : 4 défis pour 2015

Livre blanc médias sociaux : 4 défis pour 2015

Livre blanc des médias sociaux en entreprise 2015

Ça y est ! Il est enfin disponibleLe baromètre Hootsuite des médias sociaux a été conçu en partenariat avec l’Adetem et Visionary Marketing. L’objectif était de faire un état des lieux sur l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises françaises. On connaît la vitesse d’évolution de l’Internet (dont on peut dire que les années d’existence sont, comme pour les canidés, égales à 7 années), mais malgré cela on ne peut s’empêcher de ressentir une impression de vertige en regardant derrière soi, 10 années en arrière : Facebook et Twitter n’existaient pas, on utilisait MySpace… Les choses ont aujourd’hui bien changé et les entreprises doivent saisir cette opportunité de se rapprocher du client et de mieux le comprendre, faire de la veille, ou encore interagir avec des influenceurs, en utilisant les médias sociaux. D’où la question de savoir si les médias sociaux sont effectivement présents dans les entreprises, dans quel objectifs, et pour répondre à quels enjeux ? Nous sommes heureux de vous donner les réponses à ces interrogations au travers du livre blanc sur l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises françaises, téléchargeable sur le site medias-sociaux.net. Enfin, dans cette petite vidéo introductive réalisée avec Hootsuite il y a quelques jours, vous trouverez aussi l’annonce du futur lancement du baromètre 2016 des médias sociaux en entreprise, dans lequel nous innoverons, comme à notre habitude.

téléchargez-le livre blanc des médias sociaux

Ce livre blanc d’une vingtaine de pages  détaille et commente les résultats obtenus d’un sondage réalisé auprès de marketeurs français. Il est agrémenté d’un travail en profondeur réalisé avec des responsables des médias sociaux en entreprise, interviewés au cours d’un focus group. Nous avions vu précédemment ces résultats dans une infographie publiée en juillet. Cette étude est à télécharger gratuitement sur le site medias-sociaux.net : Lire la suite

Livre blanc médias sociaux : 4 défis pour 2015 was last modified: octobre 9th, 2015 by Yann Gourvennec

5 recommandations pour doper votre CRM au Big Data

Big Data et CRM, un couple bien assorti

Nous l’avons déjà démontré de nombreuses fois sur ce blog, en revenant sur les fondamentaux de la personnalisation et son historique. Car cette fameuse personnalisation, ce graal du marketeux est désormais à portée de main. Connaître le plus intimement possible ses clients, non seulement d’un point de vue statistique, mais aussi et surtout de façon individuelle est une promesse faite au marketeurs depuis bien longtemps, mais aussi aux clients et aux consommateurs. Loin de la publicité par l’interruption que nous connaissons hélas trop bien (la nouvelle norme est  d’insérer du média renommé pompeusement “native advertising” au sein d’un contenu et de vous casser les pieds en vous interdisant même de toucher le bouton de volume ! voir un exemple ici)? Car le consommateur a lui aussi le droit à plus de personnalisation et nous avons déjà vu des exemples comme ici chez Danone, de tentatives de perfectionnement du parcours client en utilisant les  Big DataCette promesse faite aux marketeurs n’a cependant, à ce jour,  pas été complètement tenue malgré les nombreuses innovations technologiques. Au début des années 90, Don Peppers et Martha Rogers ont ouvert la voie au concept du marketing personnalisé dans leur ouvrage One to One Future. Ce concept, qu’ils ont décliné tout au long de la décennie dans plusieurs autres ouvrages, insiste sur le fait que toute l’entreprise doit être impliquée dans cette démarche de personnalisation. Le rapprochement des mondes B2B et B2C met à disposition des marketeurs de ces secteurs, des techniques de plus en plus sophistiquées. Celles-ci pourront améliorer grandement la relation client, à condition de maîtriser quelques fondamentaux, dont notamment celui de la culture de la donnée.

Je vous invite donc à découvrir mon dernier billet sur ce sujet, sur le blog de mon client ZEBAZ, publié aujourd’hui même.

5 recommandations pratiques pour doper votre CRM au Big Data

 

CRM Big Data1- Vos bases de données vous entretiendrez

Il est important de définir préalablement des règles de gestion et de faire de celles-ci un véritable code de conduite partagé par tous au sein de l’entreprise. Par exemple définir des règles pour identifier les clients inactifs et les scénarios à appliquer (relances, suppression des contacts, etc.). Procéder régulièrement à la révision et la mise à jour des données, enrichir la base avec des données ciblées travaillées et alimentées en interne. Ce travail peut être en partie automatisé (via le progressive profiling notamment), et nécessite également de mobiliser tous les acteurs de l’entreprise autour d’une logique de business intelligence. Enfin, il faut périodiquement nettoyer la base et retirer les fiches périmées.

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5 recommandations pour doper votre CRM au Big Data was last modified: octobre 6th, 2015 by Yann Gourvennec
Le Webinathon Cloud Computing et Big Data : la 2e édition !

Le Webinathon Cloud Computing et Big Data : la 2e édition !

Cela fait deux mois qu’a eu le lieu le premier Webinathon organisé par Visionary Marketing, Cloudwatt et Orange Cloud for Business (transparence : nous précisons que Orange Cloud for Business est un client de Visionary Marketing). Devant le succès de ce concept original, nous avons décidé de renouveler l’expérience, et créer la deuxième édition du Webinathon, qui aura lieu le 30 septembre prochain. Mais au fait, me diriez-vous, qu’est-ce qu’un Webinathon ? Il s’agit d’une journée où se déroulent plusieurs Webinaires portant sur le Cloud Computing et les Big Data, avec pour sujet les métiers, les solutions techniques, les cas d’usages, les tendances… Les Webinaires sont bien entendus ouverts à tout le monde : vous pouvez suivre gratuitement ces Webinaires en vous inscrivant sur Webikeo.

Pour préparer la venue de ce second Webinathon, qui nous l’espérons, saura vous intéresser par ses sujets innovants traités par les experts de Cloudwatt et Orange Cloud for Business, nous avons créé le site internet webinathon.com. Sur ce site, vous retrouverez les Webinaires à venir pour le second Webinathon. Nous vous invitions bien sûr à visiter les articles consacrés aux prochains Webinaires et à les partager aux personnes qui seraient intéressées !

Retrouvez-nous le 30 septembre prochain à partir de 10h pour un Webinathon de 5 Webinaires.
Retrouvez-nous le 30 septembre prochain à partir de 10h pour un Webinathon de 5 Webinaires.

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Le Webinathon Cloud Computing et Big Data : la 2e édition ! was last modified: octobre 5th, 2015 by Yann Gourvennec