9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (4/10)

confessions d’un entrepreneur (4/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographies tous droits réservés – Harry Duns]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

conseil n°3 : choisir le chemin le plus direct

 … ou “chemin de moindre résistance” pour une traduction littérale

La résistance au changement est un des passages obligés de la conduite du changement. Plutôt que d’affronter ses détracteurs, il est préférable de faire comme s’ils n’existaient pas et de les éviter en concentrant vos efforts sur les acteurs de changement positifs que vous aurez identifiés. Ainsi vous serez plusieurs à évangéliser. En fin de compte, vos détracteurs, conscients de votre succès, finiront bien par vous rejoindre.

Lorsque des conflits surgissent, c’est là qu’il faudra se souvenir de cette règle, même si elle paraît peu naturelle. J’ai ainsi constaté à maintes reprises que refuser le combat était la meilleure tactique possible et la plus efficace pour se débarrasser d’un détracteur agressif. Lorsque le conflit devient franchement désagréable et se déplace même sur un plan personnel, je prends systématiquement la tangente et n’hésite pas à quitter la salle, voire carrément à laisser le champ libre jusqu’à temps que la personne agressive qui me veut personnellement du tort finisse par se lasser et partir ailleurs pour faire autre chose. Et c’est ce qui se passe. Il y a une vertu à l’attente, au « lâcher prise ». Il s’agit même d’une mesure qui permet de garder son intégrité morale en cas de stress !

Les personnes les plus agressives finissent toujours par se faire tellement d’ennemis qu’en fin de compte elles sont les propres victimes de leur agressivité et qu’elles vont ensuite ennuyer d’autres personnes, en d’autres lieux, voire en d’autres entreprises. Plus les victimes de leur agressivité sont tenaces et résistantes, plus les pervers se trouvent comblés ! Il ne faut donc pas leur donner de grain à moudre. Il vaut mieux se concentrer sur ses propres résultats, rester professionnel et courtois, prendre du recul, éviter de confronter les zélotes et aller de l’avant !

Je dois aussi souligner qu’il faut toujours rester courtois et amical, même avec ses pires ennemis (énonceront que plus en colère) soyez affables, les attaquaient jamais rester positifs. Souvenez-vous Mathieu (5:39) :  » Et moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. » Loin d’être naïve, cette posture est preuve de réelle force de caractère …

anecdote: alors que je travaillai pour une grande banque britannique dans le milieu des années 90, dans le cadre de leur stratégie sur Internet, et que j’interviewai diverses personnes dans le cadre de mon enquête, je découvris un groupe de cadres qui avaient démarré leur propre projet. Je leur proposai donc de se joindre à nous et que nous promouvions ce projet, et l’étude qu’ils avaient menée, comme tête de pont pour le projet global et de mettre leur initiative en vedette auprès de la direction générale que nous représentions. A l’inverse de nos attentes, ils devinrent agressifs et cachottiers, refusant de partager leurs informations, et de prendre part au projet global ; ils disparurent donc avec celui-ci. Le projet Internet, le nôtre s’entend, se poursuivit sans leur aide, et ne profita pas de leur (prétendue) avance ; ils ne se firent pas d’amis et ne furent d’aucun secours à leur entreprise. Ils s’étaient juste fait plaisir avec un projet secret. Il est inutile de confronter ce genre d’individus, qui veulent jouer perso et se tirent très bien une balle dans le pied tout seul. Une configuration que j’ai rencontrée de nombreuses fois, le sens du bien commun n’est pas universel. Hélas !

9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (4/10) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

plaidoyer contre la culture web du trash

La sélection du jour …

Est cet article de Ronan Boussicaud issu de l’excellent blog « my community manager » ou comme quoi il n’y a pas que les vieux croûtons qui trouvent que la qualité baisse …

De plus en plus on observe l’émergence de pratiques fallacieuses sur le net. Pour amener du trafic, booster le nombre de partages ou simplement décupler sa notoriété, bon nombre d’internautes n’hésitent plus à s’adonner à des exercices de critiques ouvertes en balançant des noms banckables.

Pourquoi les gens sont-ils friands de ces étalages publics ? Les flagellations écrites sont-elles moins choquantes que certaines campagnes marketing ?  Pourquoi a-ton envie que le bad guy sorte vainqueur dans les films ? Qui sont les blousons noirs de la toile ?

Je tiens à préciser que cet article témoigne d’un avis personnel et qu’il n’est en aucun cas omniscient.

Le web est une foule compacte qui évolue au sein d’une même enveloppe virtuelle. Même si certains éléments semblent vouloir se détacher, ils finissent toujours par rejoindre les rangs, qu’ils le veulent ou non. Dans ce contexte, la plupart des papiers exemplaires ou juste bon à jeter à la poubelle sont modelés sous le prisme des attentes des internautes. Parler d’un sujet actuel, tendance ou innovant semble déjà une bonne voie pour s’extirper de la sonorité régulière du métronome de la toile.

Mais ce que préfèrent par-dessus tout les explorateurs du virtuel, ce sont les clashs, les critiques ouvertes et les prises de position sans compromis. On a longtemps associé le web 2.0 au monde des bisounours, car le « biberonnage » au respect et la gentillesse à la guimauve que certains percevaient,  éclaboussaient leur visage d’une hypocrisie écœurante. Pourtant il vaut mieux évoluer dans une ambiance d’encouragements, de clins d’œil et de félicitations que de conflits et d’insultes sans raisons apparentes non ?

via La culture web du trash: un marécage nauséabond | My Community Manager.

plaidoyer contre la culture web du trash was last modified: novembre 30th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 3/3

Docteur Jekyll ou Mr Hyde du CRM ?

Emmanuel Mignot qui le 3 novembre a fait sensation en racontant son aventure Facebook avec EasyJet est-il le Dr Jekyll ou Mr Hyde du CRM ? « Un peu les 2 » nous a-t-il répondu avec facétie dans cette interview vidéo réalisée à l’issue de la conférence. Le Social CRM a pour but de « s’encapsuler dans le CRM » a-t-il ajouté, mais il a aussi durablement bousculé les codes et va forcer les « marques à revenir à l’authenticité ». Et il prévient que certaines d’entre elles auront plus de mal que d’autres avec cela. Assisterions nous à l’an 2 du consumérisme à la Ralph Nader ? à suivre …

Emmanuel Mignot, fondateur et DG de Teletech International
le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 3/3 was last modified: novembre 30th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 2/3

Dans cette interview vidéo enregistrée le 3 novembre 2011 à Paris, Guilhem Fouetillou revient sur le débat du SEMO avec Emmanuel Mignot. Guilhem y répond à la question incluse dans le titre de la présentation et sa réponse est assez radicale : NON ! Le Web n’est pas, ajoute-t-il dans cette vidéo, “un nouveau terrain”.

Guilhem Fouetillou : “l’avenir du CRM n’est pas au Social CRM » !”
le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 2/3 was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 1/3

Le 3 novembre j’animai un débat d’experts en marge du salon du SEMO, sur un espace un peu à part, mais en même temps un peu intégré, intitulé “forum de l’optimisation marketing”. L’année 2011 a été un peu complexe pour le SEMO, avec une sécession de nombre de participants (environ la moitié) et – selon les organisateurs – une fréquentation quasi identique à celle de l’an dernier (NDLR: je n’ai pas ni n’ai les moyens de vérifier). Je ne rentrerai pas dans cette polémique. Il ne m’importe que de parler de notre profession, de nos pratiques et de débattre entre professionnels de ces sujets qui nous passionnent tous. Aussi, je passe vite sur le sujet et je décris le déroulement de ce débat que j’ai mené avec mes comparses Guilhem Fouetillou et Emmanuel Mignot, qui nous ont fourni un débat de haute qualité et qui semblait très apprécié des auditeurs :

les canaux maîtrisés et non maîtrisés … peu ou mal intégrés

eye-largeEmmanuel a entamé le débat en apportant la notion de “canaux maîtrisés” c’est à dire ces canaux pour lesquels c’est le fournisseur qui est maître à bord. Il est chez lui, et mène la conversation. Mais même sur ces canaux, Emmanuel estime “qu’il n’y a pas ou peu d’exemples de réussite d’intégration de ces communications maîtrisées” dans le domaine du service client. Ceci pour 2 raisons selon lui : d’une part pour des raisons technologiques car la “techno a pris le pas sur l’organisation” et la matière est devenue celle des “spécialistes pris dans des logiques d’ingénieurs” ce qui a amené notamment des conflits non résolus dans le domaine de l’Internet avec les autres canaux plus traditionnels ; et d’autre part, du fait des erreurs d’organisation qui ont amené à séparer les organisations en charge du Web et à créer des silos à part de l’organisation. Emmanuel a cité à ce sujet un célèbre voyagiste dans le domaine du rail que je ne nommerai pas mais que vous aurez sans doute reconnu.

mais la donne est en passe de changer !

exclamation-largeMais les choses changent car depuis 2004-2005, avec un peu de décalage en Europe Guilhem a-t-il souligné, de nouveaux canaux se sont fait jour où l’entreprise n’a plus la maîtrise ni même l’initiative de la parole. Et où tout le monde voit tout ! On ne peut plus vivre caché et résoudre ses problèmes tranquillement. Le jeu est donc en train de changer radicalement.

les vaines tentatives de “gestion” de l’influence …

C’est là que “les marques ont fait des tentatives de ‘gestion’ de l’influence” a indiqué Guilhem Fouetillou, fondateur et CEO de la société Linkfluence, et spécialiste de ce domaine qu’il a d’abord étudié et commenté comme sociologue à l’université de Compiègne pendant de nombreuses années avant de fonder sa société. Entre guillemets car on ne peut pas “gérer” l’influence, et ceci d’autant plus que “l’influence n’est pas la même pour tous les secteurs, et qu’il faut” – avant d’évoquer ce terme grandiloquent – “être capable de mesurer la véritable portée d’un message« . Emmanuel a renchéri, en ajoutant “[qu’il fallait] se méfier de l’influence”.

en dehors de l’influence, le choc frontal avec les clients mécontents

Ce qui a vraiment changé la donne en fin de compte, dans le CRM, c’est moins cette dimension liée à l’entreprise – la tentative de reprendre la main est en fait vaine, il vaut mieux accepter et s’adapter – que la dimension client qui permet à n’importe quel utilisateur mécontent de prendre directement la parole et de renverser le rapport de force. C’est ce qu’Emmanuel a décrit, en prenant son propre exemple et sa mésaventure avec EasyJet qu’il a affrontés de façon directe et publique suite à une décision de non-remboursement jugée par lui “inacceptable”.

le faux ami

Il a donc ainsi décidé de devenir “ami” de la marque, pour mieux se faire entendre et – selon ses propres mots – “pourrir leur page Facebook” . Cette anecdote a alors envenimé le débat, qui a dès lors très bien porté son nom. D’aucuns ont pris parti pour le client “lésé” alors que d’autres se sont élevé contre le fait que les pages Facebook deviennent une foire d’empoigne. Il est certain – je l’ai signalé de nombreuses fois auparavant – certaines marques sont plus exposées que d’autres et que cela peut provoquer des réactions qui n’aillent pas dans le sens de l’ouverture.

trop d’ouverture tuera-t-elle l’ouverture ?

Si la communication non descendante amène à l’anarchie non gérable, la tentation pourrait être grande un jour prochain pour les entreprises de fermer, ou à tout le moins, de ralentir ce canal de communication. Si on y réfléchit c’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec le CRM via e-mail : le flux est tel – dans les entreprises où les clients sont en nombres massifs – que le temps de réponse via e-mail est en fait plus lent que par les voies classiques et notamment le téléphone. Souhaitons que cette prophétie ne se réalise pas pour les réseaux sociaux.

Le compte-rendu de cette conférence se poursuit par 2 interviews des participants au débat et que nous publierons prochainement.

le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 1/3 was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec