Google My Business, Annuaire Pro du XXIème Siècle

Google My Business

Google my business n’est pas forcément l’outil le plus connu de la société qu’il est maintenant convenu de nommer Alphabet. Sans le savoir, quand vous tapez le nom professionnel dans le célèbre moteur de recherche, si l’encadré s’affiche sur la droite de votre écran comme sur la photo de cet article, vous venez de l’utiliser, même sans le savoir. Si vous êtes le professionnel qui correspond à la requête que l’internaute vient de réaliser, alors c’est gagné ! On peut dire que dans ce cas, vous maîtrisez Google my business et que de ce fait, votre entreprise est bien visible. Voici dans une courte interview réalisée la semaine dernière, un bref panorama de cet outil et de son impact sur les commerçants, artisans et professions indépendantes.

Google My Business par un expert du domaine

J’ai fondé Effilocal il y a un an avec le groupe Effinity. Nous sommes spécialisés dans la géolocalisation des points de vente et des réseaux d’enseigne. Google my business est un outil qui permet de mettre en avant les points de vente. Les internautes lancent des recherches sur les professionnels sur Google et si les pages Google my business sont bien faites, cela génère énormément de trafic pour ces derniers.

Si un professionnel ne prend pas la maîtrise de sa page, Google avec ses algorithmes en fait une pour lui. Lire la suite

Google My Business, Annuaire Pro du XXIème Siècle was last modified: juillet 11th, 2017 by Yann Gourvennec

Formation en digital : mes conseils aux professionnels qui changent de carrière

Formation en digital : mes conseils aux execs qui veulent changer de carrière

formation en digital
Le directeur adjoint de Grenoble Ecole de Management, Jean-François Fiorina, en pleine présentation le 07/04/2017 devant mes élèves, de sa stratégie de contenu digital pour l’école. Après tout, si le patron peut le faire, les élèves le peuvent aussi. Logique, non ?

Il y a des années où, au terme d’un long tunnel de travail, sans avoir eu vraiment le temps de regarder derrière soi, on se rend compte qu’on est passé à côté de quelque chose d’important. J’aime ainsi regarder mon blog de temps en temps et relire les brouillons que je n’ai pas eu le temps de finir. C’est ce que je fais aujourd’hui et j’y trouve cette pépite dans ma liste d’articles jamais finalisés, avec une interview à laquelle j’ai participé sur le site de Cadremploi. Je profite donc de la période d’accalmie relative de juillet pour rattraper le temps perdu et prodiguer mes conseils aux professionnels qui cherchent une formation en digital.

La formation en digital : formation en quoi ?

La formation en digital est un sujet qui est a priori facile et qui pourtant est plutôt complexe. C’est que d’une part, le terme de « digital » est assez confus. Où commence-t-il et où finit-il ? Ensuite et surtout, une formation en digital,  comme une formation dans n’importe quel autre domaine, cela se réfléchit, se mûrit et ne se décrète pas dans n’importe quelles conditions.

En exergue de la lecture que je vous propose ci-dessous je vous prodigue donc quelques conseils tirés de mon expérience liée au recrutement dans mon Master spécialisé en stratégie digitale à Grenoble École de Management (NB : formation dispensée sur le campus de Paris).

Mes conseils aux pros qui cherchent une formation en digital pour leur reconversion

  • Premier conseil : commencer par son projet professionnel : pour un exec, le point focal doit être le projet professionnel et / ou de reconversion. Il faut éviter à tout prix de faire de la formation en digital parce que vous avez un passage à vide (la fameuse crise de 40 ans). En d’autres termes, la première chose que je vérifie quand j’interviewe un exec pour mon Master, c’est sa motivation positive et non sa motivation négative. Oui, je veux bien comprendre qu’il ou elle est frustré(e) dans son travail actuel ou avec ses collègues et que ce n’est pas rose tous les jours. Pour quelqu’un qui a travaillé plus de 30 ans, ce n’est pas difficile à imaginer. Mais cela ne transforme pas une position essentiellement négative (je n’aime pas ça ou ça) en une position positive (voilà ce que je veux faire !) En d’autres termes, et pour reprendre  ceux de Daniel Porot, Il faut s’intéresser à la piste d’atterrissage et non à la piste de décollage. Si, en tant que recruteur, je ne comprends pas cette piste d’atterrissage, soit j’essaie de l’éclaircir avec le candidat jusqu’à temps que cela devienne clair, soit je le dissuade de réaliser cette formation car il n’en sortirait que frustration.

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Formation en digital : mes conseils aux professionnels qui changent de carrière was last modified: juillet 5th, 2017 by Yann Gourvennec

Marques de contenu ou contenus de marque ? Il faut choisir #imbs17

Des marques de contenu et non du contenu de marque : voilà un concept qui m’a bien plu. Le iMedia Brand Summit 2017 s’est ouvert le 13 juin 2017 avec une Keynote très inspirante, à Biarritz au cœur du pays basque. Andrew Davis (voir la photo ci-dessous) nous y a appris qu’il fallait arrêter de nous focaliser sur le contenu de marque et comment, au contraire, créer des marques de contenu. Un conseil qui peut paraître anodin et qui pourtant est frappé au coin du bon sens.

Construisons des marques de contenu et non du contenu de marque

Marques de contenu : Andrew Davis

Nous sommes noyés de données, LinkedIn, bases de données, Big Data, les données que vous convoitez et celles dont vous préféreriez vous débarrasser… « Pourtant les marketeurs peuvent retirer de bons insights à partir d’échantillons de données relativement petits » nous a expliqué Andrew Davis dans son discours d’introduction. Ceci étant, la part du gâteau du marketing reste toujours la même. Cette part de gâteau du directeur marketing est répartie sur un nombre croissant d’activités, car au fil des années, nous avons ajouté tant de nouveautés que nous nous y sommes noyés.

D’abord nous avons ajouté les sites Web, puis le référencement naturel, et les promotions et la publicité, puis les médias sociaux, à tel point que les budgets ont fini par être découpés en morceaux de plus en plus petits car la part globale du budget marketing n’a pas crû. « Tout cela pour quel retour sur investissement ? » a demandé Andrew. Nous avons besoin de le mesurer.
Pour cela nous avons à notre disposition les CPC, les CPM, les CPA etc. mais en fin de compte, notre compréhension de nos actions marketing et de leur impact reste très limitée. Ce dont nous avons besoin, selon Andrew, est d’une nouvelle vision du monde, rien de moins.
Et j’ai bien apprécié ce qu’il a dit sur la façon dont les marketeurs devraient regarder le monde.

Les marketers doivent changer leur vision du monde

« Nous cherchons des indices qui guideront nos initiatives marketing » nous a dit Andrew, mais pour les obtenir, il nous faudra changer notre compréhension du marketing et remettre en questions ses notions de base.
marques de contenu et entonnoir des ventes
Comme le bon vieil entonnoir des ventes par exemple. Celui-ci fut inventé en 1898 par St Elmo Lewis (voir ci-dessus). Lewis ne dessina pas un entonnoir cependant, il représenta sa pensée sous forme d’une échelle. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis lors mais notre travail reste pourtant basé sur cette vision du monde qui date de 1898.
Repenser l’entonnoir des ventes
Pour cela, nous avons besoin d’une nouvelle vision du monde. La vieille vision est celle du monde ptolémaïque nous a expliqué Andrew Davis, celle où nous – la marque – étions le centre de l’univers. La façon dont nous avons tenté d’amener – de façon obsessionnelle – des visiteurs sur nos sites Web était liée à cette vision, mais maintenant nous avons besoin d’adopter une vue galiléenne de l’univers.
« Nous ne sommes qu’une petite planète qui tourne autour du soleil » nous a-t-il rappelé. C’est une vérité difficile à avaler pour beaucoup de marketeurs ; comprendre qu’ils ne sont pas le centre de l’univers. C’est Google qui est devenu le centre du monde pour les consommateurs, et au-delà, l’ensemble des outils du Web qu’ils utilisent. Conséquence ? Nos sites Web sont désormais noyés dans la masse de l’information du Web. En résumé, les insights ne viendront pas de nous mais de l’adoption de ce nouveau modèle galiléen, « de notre capacité à nous mettre à la place du client », a-t-il ajouté.
En conclusion, « les marketeurs devraient cesser de se poser les mauvaises questions« . C’est pourquoi nous devons repenser le parcours client.

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Marques de contenu ou contenus de marque ? Il faut choisir #imbs17 was last modified: juin 15th, 2017 by Yann Gourvennec

L’ IA c’est merveilleux, mais qu’est-ce que l’intelligence ?

L’ IA est tellement à la mode que l’on ne pouvait échapper à la tendance. Mais avec notre malice habituelle nous avons voulu la regarder différemment. Apporter un autre angle que celui communément rencontré. Comme toujours avec les nouvelles tendances technologiques les points de vue diamétralement opposés s’affrontent. D’une part les déclinologues parmi lesquels on compte, une fois n’est pas coutume parmi les plus grands scientifiques de notre époque (signe de la véritable fin du mythe du progrès). Et d’autre part les enthousiastes les plus débridés qui soient et qui nous prédisent un avenir radieux dont on espère qu’il n’aura pas été pensé par Alexandre Zinoviev ni Aldous Huxley. La réalité est sans doute entre ces deux extrêmes, du moins on peut l’espérer. Au travers d’un nouvel article écrit pour le compte de notre client Sparklane, j’ai mené l’enquête afin de tenter de mieux comprendre ce qu’est, ou n’est pas, l’intelligence, et me reposer la question : ces craintes et ces espoirs autour de l’ IA sont-ils fondés et à quoi pouvons-nous nous attendre ?

En IA comme ailleurs, toute question mérite d’être remise en question

Mais en bon élève de philosophie, je me suis rappelé les cours d’antan. Première leçon de mes maîtres jamais oubliée : quand vous entendez une question, questionnez-la ! Et la chose qui me frappe dans ce débat de l’intelligence artificielle, c’est que peu semblent se poser la véritable question, à savoir « qu’est-ce que l’intelligence ? »

Après tout, si on veut pouvoir – ou encore plus si on prétend être déjà arrivé à – reproduire artificiellement l’intelligence, c’est que l’on doit bien savoir ce qu’est l’intelligence. Qu’on est capable de la circonscrire. De la définir dans son intégralité. Or c’est justement là que cela devient intéressant. Si on est capable de la mesurer depuis le début du 20ème siècle au travers des tests de QI, on ne sait toujours pas exactement où elle commence, ni où elle finit, et encore moins la définir de façon binaire.

l'IA qu'est-ce que c'est ? Lire la suite

L’ IA c’est merveilleux, mais qu’est-ce que l’intelligence ? was last modified: juin 13th, 2017 by Yann Gourvennec

Notre indépendance numérique sur le modèle de l’indépendance énergétique ?

indépendance numériqueL’indépendance numérique – et celle de son infrastructure cloud – n’est pas un sujet pris à la hauteur de ses enjeux. C’est un euphémisme. Pas une présentation PowerPoint entendue ici ou là qui ne fasse allusion à la toute-puissance des GAFAM, mais en fait, que faisons-nous, nous en tant qu’utilisateur, en tant que clients, en tant que chefs d’entreprise pour que les choses changent ? Bien peu de choses en réalité pour ne pas dire rien. A tel point que ces antiennes sur les géants du Net en deviennent véritablement ridicules : que faire et que dire en effet de l’importance de cette mainmise supposée des géants de l’Internet qui pour réelle qu’elle soit ne suscite pas pour autant de réactions. Et pourtant, Jonathan Zittrain a publié un sublime livre sur ce sujet… Si peu l’ont lu que son éditeur a fini par le mettre en téléchargement libre et direct sur Internet. Nous proposons avec notre client Orange Cloud for Business, un webinaire sur ce sujet, que j’animerai en binôme avec Didier Renard, directeur de la stratégie de la filiale cloud computing d’Orange Business Services.

De l’indépendance énergétique (et militaire) à l’indépendance numérique

L’indépendance énergétique, et militaire, chevaux de bataille de Charles De Gaulle dans les années 60 est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre. Remettons-nous dans le contexte de ces années de l’après-guerre, et souvenons-nous du choc qu’a suscité la sortie de l’OTAN, sans parler de la dotation de l’arme nucléaire. Sur le numérique, pourtant considéré avec une parfaite unicité de vues comme étant la future révolution industrielle du XXIe siècle, il n’y a pas d’initiatives de ce genre sur l’importance de l’indépendance nationale ni même européenne.
Nous serions-nous redesignés à ne rien peser sur le marché du digital ? A-t-on même le droit de souligner le sujet, au risque de passer pour un ringard ?
indépendance numérique

 Un sujet de plaisanterie mais est-ce à juste titre ? 

avenir de l'internetPire, on entend ici et là ricaner, avec quelques allusions bien senties au plan calcul des années 70 sur le fait que toute tentative dans ce domaine serait vouée soit à l’échec soit au ridicule. Mais pourtant à la différence du domaine militaire, la l’indépendance numérique n’est pas tant une affaire de décision unilatérale régalienne, elle est surtout que de décisions et de choix de la part des utilisateurs et des entreprises.
Pourtant, La mainmise de quelques sociétés de l’Internet constituées en oligopole sur ce qu’il faut désormais reconnaître comme étant notre bien commun, n’est pas neutre, loin de là. Le mail, les applications, La geolocalisation, les ordinateurs, les mobiles, La personnalisation, La publicité et les logiciels de collaboration sont tous aux mains de quelques uns. Des entreprises que pour la plupart d’entre nous, et cest mon cas je l’avoue bien volontiers, nous aimons bien et dont nous apprécions les services, qui nous ont permis d’étendre nos pouvoirs de super consommateurs ou de super entrepreneurs via le réseau des réseaux. Nous les aimons bien donc, mais raison de plus pour être vigilants et ne pas leurs donner trop de super pouvoirs, de peur que ceux-ci se retournent contre nous.

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Notre indépendance numérique sur le modèle de l’indépendance énergétique ? was last modified: juin 7th, 2017 by Yann Gourvennec