Le point sur l’influence marketing B2B agrémenté de quelques tendances

Influence marketing B2B et tendances de cette fin d’année

L’influence marketing B2B est un sujet dans l’air du temps. Enfin, je l’espère car elle le mérite. C’est l’interview de la rentrée des classes 2017, rentrée qui d’ailleurs, pour mon Master spécialisé de Stratégie Digitale sur le campus parisien de Grenoble Ecole de Management commencera dans à peine deux jours avec une session de trois jours à l’occasion de laquelle je réserve quelques surprises à mes élèves : Master class avec une superbe brochette de CDO et de directeurs digitaux, intervention depuis Sydney de notre amie Joanne Jacobs, speed dating pour choisir ses propres équipes et de longues journées passées à analyser les cas annuels des 10 grandes marques qui nous ont confié leurs sujets cette année.

influence marketing B2BAvant d’en arriver là, voici un petit détour par le blog de SMARP, dont les animateurs ont eu la gentillesse de me demander d’intervenir sur le sujet de  l’influence marketing B2B. On m’a fait remarquer sur LinkedIn que ce sujet est peu traité, ce qui ne m’étonne qu’à moitié vu que la plupart des marketeurs regardent le B2B sinon avec mépris du moins avec ignorance : il s’agirait d’une matière obscure et impénétrable, et certainement minoritaire. Alors qu’en fait il n’en est rien, puisque le B2B représente environ les deux tiers de l’économie et qu’il s’agit en outre de sujets passionnants pour lesquels, les experts du terrain ne manquent pas dans les entreprises elles-mêmes. Souvent ils n’ont besoin que de “traducteurs”, ou de “passeurs” qui leur permettent de s’exprimer et de devenir eux-mêmes influents.

Avant de devenir soi-même influent cependant et surtout de chercher à influencer les autres (la nuance n’est pas minime) on peut essayer de travailler ou de faire travailler les fameux experts cités plus hauts avec les micro influenceurs donc parlait Mark Schaefer dans une interview que j’ai réalisée juste avant l’été. L’influence marketing B2B passe en effet par soi, mais avant tout par l’écosystème, une constante dans le business to business. Lire la suite

Le point sur l’influence marketing B2B agrémenté de quelques tendances was last modified: septembre 20th, 2017 by Yann Gourvennec

Le télétravail et ses options quand on est coupé du monde

Le télétravail est une de mes vieilles marottes. Cet été j’ai même poussé l’expérience à l’extrême et je ne l’ai pas regretté : avec les 15 jours de travail au vert que je me suis accordé, cela m’a permis de bien me reposer, sans pour autant prendre de retard dans mon travail. Souvent j’entends des entrepreneurs faire les malins en faisant croire qu’il ne faut pas prendre de vacances, mais c’est une grosse bêtise. Il faut se mettre au vert et couper l’Internet pendant au moins 1 semaine et si possible 2. C’est ce qui permet de recharger les batteries et de préserver son allant et sa productivité. Cela évite aussi de devenir polarisé sur son activité, une erreur néfaste pour la performance. Les 2 premières semaines d’août se prêtent particulièrement à ce type d’exercice car il n’y a vraiment pas grand monde au travail à cette époque-là. Et on peut ainsi profiter à plein de la nature.

Télétravail
Le site sublime des mines de Bentaillou dans la vallée du Biros, près de Sentein (et à vol d’oiseau, pas très loin de chez nous pour peu qu’on saute par dessus les montagnes qui culminent à 2 400 m à cet endroit là)

Le télétravail, coupé du monde

Mais voilà, une fois que l’on a décidé de se couper du monde, le problème est justement qu’on est … coupé du monde. Et il y a dans ce pays, un endroit que j’adore particulièrement, dans l’extrême Sud Ouest de la France, à 800 km de Paris, en plein milieu des Pyrénées, un lieu magique et vraiment reculé : il s’agit de l’Ariège (que les Français, assez mauvais en géographie, confondent quasi systématiquement avec l’Ardèche), et même plus particulièrement du Couserans, un état dans l’état, au beau milieu des montagnes. Lire la suite

Le télétravail et ses options quand on est coupé du monde was last modified: septembre 12th, 2017 by Yann Gourvennec

Marketing de l’influence en B2B : retour aux sources – avec @markwschaefer

Le business du marketing de l’influence gagne en importance. Ici et là, la presse se fait l’écho de l’impact des influenceurs sur Instragram notamment. Avec des posts sponsorisés qui atteignent les 2000 € en France et jusque 75 000 £ au Royaume-Uni, l’influence devient une activité juteuse. Et pourtant, il y a bien quelques marketeurs qui se posent encore des questions sur l’efficacité de ces méthodes, sans parler de certaines personnes qui essaient d’abuser du système.

On connaît moins les stratégies d’influence en B2B, alors que leur enseignement est riche, y compris pour les marketeurs cités plus haut, qui se posent des questions sur l’impact de ces méthodes. Ceci notamment dans le monde de la high-tech où les démarches sont très sophistiquées. En B2B, il est difficile de tricher sur l’influence. Celle-ci est le résultat de la pratique du terrain et se base sur les connaissances, non sur le déclaratif. Le B2B se prête également beaucoup plus à des démarches de long terme, aux stratégies en profondeur. C’est là, à mon avis, la pierre angulaire d’une bonne stratégie. Pour le démontrer, j’ai interviewé Mark Schaefer qui est l’auteur d’un livre blanc récent rédigé en commun avec Eva Wilkins de Traackr et intitulé “l’Avènement du marketing de l’influence en B2B dans le secteur de la High Tech” (en anglais).

marketing de l'influence en B2B avec Mark Schaefer

Dans cette interview enregistrée sur Skype depuis sa maison du Tennessee, le fameux auteur et blogueur a décrit les principaux aspects du marketing de l’influence et nous a prodigué des conseils qui, à mon avis, seront précieux pour tous les types de marketeurs qui désirent se lancer dans des projets similaires, qu’il s’agisse de B2B ou de B2C.

J’ai quelques questions pour vous sur ce livre blanc que vous avez coécrit avec Traackr et intitulé “l’avènement du marketing de l’influence en B2B dans la High Tech ». Est-ce que les entreprises du secteur de la high-tech sont vraiment en avance ?

Oui, c’est véritablement le cas pour les personnes avec qui j’ai pu m’entretenir. En fait, cette étude a été une grande source d’inspiration pour moi. Comme vous, j’ai travaillé dans cette sphère de l’influence pendant très longtemps. J’ai écrit un des premiers livres sur le marketing de l’influence dans la sphère sociale en 2012. Et donc mon intérêt n’a fait que croître pour ce sujet. Et je peux vous dire que j’ai été très agréablement surpris de constater le niveau de sophistication atteint par certaines des entreprises qui ont lancé des stratégies marketing majeures en ce domaine. Cet exercice a été très enthousiasmant pour moi.

Vous avez mentionné en introduction que le monde du B2B avait beaucoup évolué, et que cette évolution a mené au boom du marketing de l’influence. Pouvez-vous décrire ces changements ?

Une des choses les plus intéressantes est l’évolution de la façon dont on se fait connaître dans le business d’aujoud’hui. Dans le temps, quand nous commencions tous les deux à travailler, pour vous faire connaître, il fallait être dans journaux ou à la télévision et pour une bonne raison et non une mauvaise. Aujourd’hui, les gens ont cette capacité de créer leur propre sphère d’influence en publiant de façon continue, un contenu de haute qualité. Le pouvoir s’est transféré à ceux qui savent se faire connaître par leur contenu.

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Marketing de l’influence en B2B : retour aux sources – avec @markwschaefer was last modified: août 31st, 2017 by Yann Gourvennec

M-commerce : ne parlez plus de commerce, mais d’écosystème mobile

M-commerceM-commerce ou pas M-commerce ? Là est la question. J’ai eu la chance de recevoir il y a quelques jours, le dernier rapport exclusif de l’observatoire du marketing mobile publié et réalisé par la MMA (marketing mobile association France). Ce rapport permettra au lecteur de passer des vacances studieuses, en lisant ces chiffres qui donnent une idée de l’évolution du m-commerce en France et dans le reste du monde.

Voici de nombreuses années que nous parlons du marketing mobile sur ce blog, souvent pour faire remarquer que la France est encore et toujours (un peu) en retard par rapport au reste du monde, mais qu’en est-il aujourd’hui ? Je vous propose un tour de ce rapport, dont vous trouverez un extrait en bas de cet article sur Slideshare.

M-commerce : ne l’appelez plus jamais commerce mais écosystème

Premier point intéressant, dans le préambule de cette étude, bien comprendre que par commerce mobile on entend non pas seulement le fait d’acheter sur un mobile ou sur une tablette, mais véritablement l’écosystème mobile autour du commerce dans son ensemble ; ce qui recouvre notamment le paiement mobile, en plein essor en ce moment (nous l’attendions depuis bien longtemps).

Au-delà, le rapport se penche sur les achats offline pour lesquels le mobile joue également un rôle, aussi bien dans les interactions mobiles avec le point de vente que sur le paiement mobile en particulier.

On s’inscrit bien ici dans la mouvance du Web to Store que nous avons décrite maintes fois sur ce blog et ailleurs.

Le M-commerce ? Non le U-commerce (ubiquitous commerce)
Le M-commerce ? Non le U-commerce (ubiquitous commerce)

26 % des Français achètent sur leur mobile, loin derrière les Allemands à 39 %

Première constatation, un nombre d’acheteurs conséquent (17,5 millions) mais qui progresse relativement peu par rapport aux deux années précédentes. Par ailleurs, on constate les habituels retards par rapport au reste de l’Europe avec la France, comme d’habitude, au milieu du tableau, coincée entre le Royaume-Uni et l’Allemagne d’une part, et l’Italie et l’Espagne d’autre part.

Les États-Unis se trouvant à l’autre bout du spectre, très très très loin de nous avec 150 millions d’acheteurs. En proportion aussi, ceci représente plus que la France. En ramenant ce chiffre sur celui de la population française, nous devrions nous trouver à environ 30 à 35 millions d’acheteurs mobiles et non 17 pour nous comparer aux USA. On remarque aussi une différence par rapport aux chiffres habituels du e-commerce (FEVAD) qui montrent en général L’Allemagne très en retrait par rapport à la France et loin derrière le Royaume-Uni.

On remarquera ainsi l’amour fusionnel des Allemands pour leur « Handy » comme ils l’appellent de l’autre côté du Rhin, avec 31,4 millions d’acheteurs. Ceci place la France à environ 26 % de sa population qui achète sur le mobile alors que les Allemands en sont à 39 %. Un fossé considérable entre deux pays somme toute pas si éloignés que cela.

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M-commerce : ne parlez plus de commerce, mais d’écosystème mobile was last modified: juillet 25th, 2017 by Yann Gourvennec

Google My Business, Annuaire Pro du XXIème Siècle

Google My Business

Google my business n’est pas forcément l’outil le plus connu de la société qu’il est maintenant convenu de nommer Alphabet. Sans le savoir, quand vous tapez le nom professionnel dans le célèbre moteur de recherche, si l’encadré s’affiche sur la droite de votre écran comme sur la photo de cet article, vous venez de l’utiliser, même sans le savoir. Si vous êtes le professionnel qui correspond à la requête que l’internaute vient de réaliser, alors c’est gagné ! On peut dire que dans ce cas, vous maîtrisez Google my business et que de ce fait, votre entreprise est bien visible. Voici dans une courte interview réalisée la semaine dernière, un bref panorama de cet outil et de son impact sur les commerçants, artisans et professions indépendantes.

Google My Business par un expert du domaine

J’ai fondé Effilocal il y a un an avec le groupe Effinity. Nous sommes spécialisés dans la géolocalisation des points de vente et des réseaux d’enseigne. Google my business est un outil qui permet de mettre en avant les points de vente. Les internautes lancent des recherches sur les professionnels sur Google et si les pages Google my business sont bien faites, cela génère énormément de trafic pour ces derniers.

Si un professionnel ne prend pas la maîtrise de sa page, Google avec ses algorithmes en fait une pour lui. Lire la suite

Google My Business, Annuaire Pro du XXIème Siècle was last modified: juillet 11th, 2017 by Yann Gourvennec