Transformation digitale de la presse : la guerre du papier et du numérique n’aura pas lieu

S’il y a bien un secteur qui s’est vu transformé depuis l’apparition du digital, c’est bien celui de la presse. Pourtant maintes fois annoncée, la disparition du papier n’est sans doute plus à l’ordre du jour, comme en témoigne l’exemple de l’hebdomadaire américain Newsweek, passé au 100% digital fin 2012, mais de retour en kiosque en mars 2014. La guerre du papier contre le digital n’aura donc pas lieu. Sans doute faute, pour la presse, d’avoir trouvé un modèle économique viable de substitution. Bien au contraire, la transformation digitale des entreprises de presse ouvre de nombreuses opportunités aux éditeurs : réduction des coûts grâce à la refonte des process de production de l’info, davantage de proximité avec les lecteurs et une plus forte réactivité à leurs attentes, notamment. Pour faire le point sur ces évolutions de la presse, nous avons rencontré Aurélien Briquet, responsable technique digital de Mondadori France. Son métier : répondre, avec son équipe de développeurs, aux besoins digitaux du groupe.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


Troisième groupe de presse magazine français, Mondadori France édite une trentaine de titres dans l’hexagone dont les plus connus sont, entre autres, Closer, Grazia, Téléstar, Auto Plus, Science & Vie… Le groupe s’est engagé avec succès sur la voie de la transformation digitale.

Mondadori : 30 titres de presse

Installer une chaine digitale de production de contenus pour tous les supports

Premier signe de la transformation digitale des rédactions du groupe, Mondadori a mis en place un outil commun, permettant à chaque journaliste de créer du contenu pour différentes marques du groupe et différents canaux de distribution, que ce soit pour le print ou le digital.

« C’est un virage difficile à prendre : on a de vieilles habitudes dans la presse magazine. Or il s’agit ici de nouveaux usages et cela constitue également une revue des flux de travail notamment au niveau des relectures. Les étapes traditionnelles de la chaine du print ont été revues et intégrées directement dans un outil central pour permettre aux rédacteurs de diffuser leurs informations sur différents titres et supports.», nous explique Aurélien Briquet.

Au-delà de l’outil, cela pose d’abord la question de l’humain. Aux premiers pas du digital dans la presse, il était courant de voir cohabiter deux rédactions, l’une pour le print, la seconde pour le digital. Une stratégie qui, en termes de ressources humaines, se traduisait par le recrutement de profils différents, fondées sur la maitrise de compétences digitales. Une stratégie qui avait le double inconvénient d’augmenter les coûts sans véritables recettes compensatoires, d’une part, et de se traduire souvent par une certaine opposition des deux rédactions, d’autre part. Une situation qui a évolué avec l’engagement de la presse sur la voie de la transformation digitale.
Home Page du site Grazia
Chez Mondadori, Aurélien Briquet nous explique que la mutation s’est opérée sur un temps assez long. « Différentes actions ont été entreprises. Dans un premier temps les rédactions web qui dépendaient de la direction digitale ont été complètement réintégrées au sein des rédactions papier. Ensuite tout un plan d’accompagnement et de formation a été réalisé, notamment avec des partenaires comme l’Ecole Supérieure de Journalisme qui vient expliquer à des personnes qui sont anciennement « print » la façon d’orienter la rédaction pour qu’elle puisse être également exploitée sur le web. Il y a tout un travail d’accompagnement des rédacteurs fait au fur et à mesure du passage des rédactions sur ce nouvel ensemble de technologies. »

Un modèle multi-canal de diffusion de l’information

« Nos plateformes de diffusion de contenu sont toutes branchées sur notre outil de saisie de contenus, qu’il s’agisse des outils qui permettent la composition de nos publications papier, de nos sites web ou de nos applications mobiles. Les contenus sont alors adaptés aux caractéristiques propres des différents canaux de diffusion. Il y a des notions qui existent sur le web qui n’existent pas dans le print, et inversement. Toutefois, tous les contenus sont travaillés de façon à être exploitables sur l’ensemble des canaux. »

Pour la gestion de sa présence digitale, Mondadori a choisi la solution eZ Publish. L’ensemble des sites est développé avec ce CMS et sont déclinés en responsive design pour une meilleure expérience de navigation sur les terminaux mobiles. « C’est aussi depuis EZ Publish que nous alimentons nos applications mobiles au travers de flux qui sont envoyés vers nos applications mobiles ou nos partenaires avec lesquels nous sommes affiliés, comme free et Yahoo » complète Aurélien Briquet. Le choix d’eZ Publish s’est imposé facilement : « C’est une solution que nous connaissions, que l’on utilisait pour certains sites. C’est un outil reconnu sur le marché de la presse, avec une structure, eZ Systems qui permet d’avoir le support d’un éditeur par rapport à d’autres solutions qui ne sont pas forcément adossées à une telle structure. »

Mondadori a également mis en place une équipe dédiée de deux personnes qui sont en charge des réseaux sociaux et de la diffusion des contenus sur les différents espaces sociaux déployés par le groupe. Les journalistes sont également formées à cette mise en œuvre sur les médias sociaux.

Davantage de réactivité par rapport aux attentes des lecteurs

Parmi les fonctionnalités et options proposées par eZ Publish, Mondadori utilise eZ Live Viewer, une solution d’analytique innovante et performante. « Cela nous permet, par exemple de suivre en temps réel la consultation des contenus par rapport à différents indicateurs, comme le positionnement, que l’on peut retrouver dans Live Viewer. Cela permet de manager son équipe, voir les choses qui fonctionnement et mettre en place les contenus. Il y a une interaction en temps réel entre le lecteur et la rédaction. Le digital c’est aussi le fonctionnement en temps réel. », indique Aurélien Briquet.

eZ Live Viewer
eZ Live Viewer fournit des informations sur la performance de votre contenu en temps réel

 

Pouvoir disposer ainsi des feed back de l’audience en temps réel est particulièrement précieux pour un éditeur de presse. C’est un des bénéfices de la transformation digitale. A titre de comparaison, un mensuel papier est bouclé un mois avant sa date de parution en kiosque, et il faut attendre deux mois après sa sortie pour disposer de chiffres quant-à sa diffusion. Il y a donc un délai de trois mois pour récupérer de l’information pertinente par rapport à ce qui a été écrit. Alors qu’avec Live Viewer, cette information est disponible en temps réel. « Nous avons augmenté notre audience globale grâce à cet outil. Les performances du site Closer sont très bonnes ; nous sommes sur une croissance continue. Cela reste notre site le plus fréquenté. C’est vrai que cet outil de pilotage nous aide grandement dans cette évolution de notre audience. »

La transformation digitale n’a pas encore transformé le modèle économique

Dans le domaine de la presse, la question du modèle économique demeure ouverte. Malgré de nombreuses tentatives, partout dans le monde, aucun modèle de substitution n’est parvenu à s’imposer. « Nous restons pour l’instant sur un modèle très traditionnel. Nous essayons de rentabiliser nos sites avec la publicité qui y est diffusée. Mais c’est un peu difficile avec l’émergence des bloqueurs de publicité (plugins type AdBlockPlus) qui sont de plus en plus présents sur les différents systèmes. Nous n’avons pas encore fait le choix du contenu payant ni des solutions premium. Cela n’est pas forcément adapté à nos contenus, nos magazines et nos marques. Nous restons sur un schéma traditionnel, avec en plus la consultation payante d’archives. Nous complétons cela par du partenariat, de l’affiliation avec des plateformes de services, de la vente de produits, des services…», souligne Aurélien Briquet.

Quelles évolutions dans les prochains mois ?

Interrogé sur les tendances pour les mois et les années à venir au niveau digital pour la presse, le responsable technique de Mondadori reste prudent : « pour Mondadori, ce sera d’asseoir cette politique de digitalisation de nos marques et avoir une véritable présence renforcée de nos marques sur le digital. Nous avons un réel déficit par rapport à la concurrence qui s’explique par notre historique. Nous allons nous repositionner pour être présent de manière plus pertinente sur le digital. Le but n’est pas d’avoir un site brandé avec le logo d’une de nos marques, mais d’avoir un site qui fait de l’audience. Et pour que le site fasse de l’audience, il faut du contenu, c’et le nerf de la guerre. C’est aussi pour cela qu’il y a cette politique de digitalisation.

On essaie tout de même de garder un œil sur ce qui se fait et notre capacité à mettre en œuvre des choses innovantes. Nous effectuons un minimum de veille et nous suivons les bonnes pratiques et les bons choix technologiques réalisés. Mais le contenu et sa déclinaison au sein des différents canaux digitaux restent au centre de nos préoccupations. »

Transformation digitale de la presse : la guerre du papier et du numérique n’aura pas lieu was last modified: janvier 13th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Transformation digitale : la DILA, éditeur de l’Etat

Editeur public de référence, imprimeur de l’état, la DILA (Direction de l’Information Légale et Administrative) a su entreprendre sa transformation digitale pour devenir également un opérateur de services publics numériques. Une révolution silencieuse qui a porté ses fruits. Dès 2010, année de la fusion de la direction des journaux officiels et de la Documentation française au sein de la DILA, ce sont 65 millions d’internautes qui ont visité le site Legifrance.fr. Plus que la population française. Quant à servicepublic.fr, il atteignait cette année-là les 70 millions de visiteurs. Preuve que le digital permet d’élargir significativement l’audience. Ces deux exemples montrent à quel point ce service de l’Etat, rattaché au Secrétariat Général du Gouvernement a su tirer parti des mutations technologiques.

Emmanuel Cortes - Directeur de Programme à a DILA
Emmanuel Cortes

Une transformation digitale qui s’est d’abord accompagnée d’une mutation profonde des métiers de cet éditeur de l’Etat : une bonne partie des métiers actuels au sein de cette direction n’existait pas quand ceux qui les occupent actuellement sont entrés dans la vie active. Dès sa création, la nouvelle structure a également repensé en profondeur son business model : l’accélération de la dématérialisation est allée de pair avec le développement de son chiffre d’affaires et une réduction de ses coûts d’exploitation. Nous avons interviewé Emmanuel Cortes, Directeur de programme à la DILA, pour faire le point sur cet exemple de transformation digitale réussie.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


 

La DILA est un éditeur de l’état : avec la transformation digitale, comment gérez-vous cette responsabilité d’éditeur public aujourd’hui ?

Nous avons une mission importante qui a évolué au cours du temps et des technologies. Historiquement, la DILA est une fusion entre la direction des journaux officiels et la direction de la documentation française et qui a pour mission de diffuser un certain nombre d’informations que ce soit des informations régaliennes ou administratives ou de la transparence économique. La DILA a aussi un rôle d’éditeur public. La Documentation française a pour mission de diffuser un certain nombre de documentations en compte propre ou pour le compte de tiers à travers notre site web, qui a été rénové récemment, et qui a la volonté de s’inscrire dans les nouveaux canaux et supports de vente car nous vendons en librairie, mais aussi en ligne sous un format dématérialisé.

Direction de l'Information Légale et Administrative

Vous regroupez tout un ensemble d’activités différentes…

Tout à fait : legifrance, qui a pour mission de diffuser le droit à l’ensemble des acteurs aussi bien économiques que citoyens, est un des sites les plus fréquentés des sites publics français et ce site doit pouvoir être accessible, avec une continuité de service tout au long du temps. Par exemple, le journal officiel est publié sur ce site. Quant à BODACC et BOAMP, ce sont deux sites d’importance économique car ils existent dans le cadre de notre mission de transparence économique et nous diffusons aussi bien des annonces de marché publics qui ont pour mission de mettre en relation l’administration, tout le secteur public avec les entreprises privées pour répondre à un certain nombre d’appels d’offre. Pour information, le marché des annonces est un marché à 300 millions d’euros rien que sur cette valeur économique. Sur la partie Bodacc.fr, on est dans une mission de transparence vu que toutes les annonces civiles et commerciales sont diffusées sur notre site et permettent à l’ensemble des acteurs d’être informés sur les actions réalisées dans le cadre de ces entreprises.

Ce sont des sites majeurs : combien de personnes sont affectées à leur maintenance ?

Nous avons une équipe informatique représentant 80 personnes, et nous gérons 80 services au total dont une dizaine de sites internet, plus des applications interministérielles et qui sont internes à la DILA. Associé à cela, nous avons deux missions importantes qui sont la mission d’informations régaliennes, administratives et économiques, qui réunit une centaine de personnes ayant la charge d’alimenter l’ensemble de ces sites, ainsi que la mission « débat public » qui permet d’alimenter le département d’édition qui fabrique un certain nombre de livres alimentant la documentation française. Cela nécessite une centaine de personnes pour produire les différents contenus.

Au niveau de l’alimentation de ces sites, vous avez un webmastering intégré ou cela est décentralisé auprès de vos contributeurs ?

Le choix retenu est celui de définir une ligne dans le cadre de notre mission de service public, et en parallèle, l’ensemble des différents sites qui diffusent nos informations sont directement réglés par différents webmasters qui ont la maîtrise car c’est une activité clairement différente entre un site en ligne comme la documentation française et legifrance qui a un rôle de continuité dans le temps et d’impartialité totale.

Ce qui est orignal, c’est que la même plateforme de gestion de contenu gère des sites complèteent différents. Comment est-ce organisé ?

Il y a quelques années, nous avions le besoin de rénover l’ensemble de nos briques technologiques pour diffuser sur internet et dans le cadre de la meilleure utilisation des deniers publiques, nous devions passer au maximum dans un mode industriel et dans une capacité à mieux utiliser l’ensemble des ressources internes et externes mises à notre disposition. Aussi nous avons fait un comparatif pour essayer de trouver un gestionnaire de contenu qui permettrait de répondre à 90% de nos besoins et notre choix à cette époque s’était arrêté sur eZ Publish sur lequel nous avions été attiré par l’ensemble des fonctionnalités offertes par rapport aux concurrents de l’époque et par le service qu’il proposait (et qu’il continue de proposer) qui pour nous est un aspect très important.

Comment gère t-on des sites aussi différents avec un éditeur comme celui-ci ?

L’ensemble de nos développeurs sont mutualisés par exemple sur le site bodacc.fr puisque l’on gère des annonces et du contenu associé pour les mettre en valeur et expliquer comment utiliser l’ensemble des services. Sur d’autres types de sites, nous avons de l’aide extérieure car une activité de vente en ligne nécessite une expertise pointue qui n’est pas reprise sur nos autres sites. Nous avons donc mutualisé au maximum, par exemple des choix tecnologiques, un hébergement etc. Par contre, dès que l’on assure des besoins très différents comme un tunnel d’achat dans un site de vente en ligne, on s’appuie sur des expertises externes qui pour nous sont importantes.

Vous parliez de tunnel d’achat : c’est un site à vocation e-commerce sur lequel on trouve des publications numériques. Comment est conçue cette architecture particulière ?

A l’époque nous avons choisi le CMS. Pour le site d’e-commerce il était indispensable d’avoir une brique de gestion spécifique e-commerce que n’avait pas eZ à l’époque. Cette brique e-commerce est dédiée au tunnel d’achat et à la gestion des stocks. Comme vous l’avez dit, nous vendons des livres associés à des supports numériques, et l’ensemble des publications propres seront intégralement en version numérique pour les nouvelles éditions à partir de septembre 2015. Pour la partie pure numérique, on est dans du eZ alimenté par nos outils internes backoffice qui détiennent l’ensemble de nos catalogues et références documentaires, et pour la partie pur commerce, nous utilisons Prestashop qui nous permet de faire notre tunnel d’achat et de gérer nos stocks.

La Documentation Française

Dans le cadre de votre transformation digitale, avez-vous des projets concernant les interfaces mobiles ?

C’est un point important : nous avons fait le choix de faire passer ce site en responsive design en 2015. Le développement d’application est un coût non négligeable et les technologies évoluent très vite. Le responsive design nous permet d’être compatible sur tous les supports et à moindre coût, ce qui pour nous est un aspect important.

Transformation digitale : la DILA, éditeur de l’Etat was last modified: janvier 13th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Comment optimiser la présence digitale d’une marque à l’international ?

Si Internet n’a pas de frontières, la présence digitale d’une marque à l’international impose de nombreuses contraintes à l’entreprise. Celle-ci doit penser – ou repenser – son déploiement sur le web en 3 étapes :

  • Une réflexion sur sa stratégie de contenu, afin de conjuguer cohérence de l’image de marque globale et des messages, avec l’indispensable adaptation aux réalités locales (linguistiques, culturelles, juridiques, spécificité des différents marchés).
  • L’organisation de la production de contenus multilingues (au niveau groupe et des représentations locales), tenant compte des contraintes liées aux ressources humaines et financières.
  • Le choix d’un outil de gestion de contenu (CMS), permettant à la fois de structurer un réseau de sites internet, avec une administration décentralisée, le partage de contenus entre plusieurs sites et la gestion de différentes langues. Le CMS choisi doit aussi répondre aux contraintes du SEO (Search Engine Optimisation) indispensables à la visibilité de la marque sur ses différents marchés pour générer un trafic qualifié vers ses différents sites.

TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


Sébastien Dupont - Responsable projets Web - Coface

Pour illustrer notre propos, nous avons choisi de partager avec vous l’exemple de Coface qui, de notre point de vue, relève des meilleures pratiques en la matière. Nous avons rencontré Sébastien Dupont, responsable de projets web à Coface (photo).

Coface : un leader mondial de l’assurance crédit présent dans 67 pays

VM – Qu’est-ce que Coface ?

SD – Coface est l’un des leaders mondiaux de l’assurance crédit. Notre métier principal consiste à prévenir les risques de non paiement : nous protégeons les entreprises d’éventuels impayés de la part de leurs clients. Nous avons des experts dans le monde entier qui vont intervenir pour recouvrer des créances auprès de l’acheteur. Nous travaillons également sur la prévention des risques avec nos clients pour leur fournir de l’information sur les zones ou les secteurs à risques, nous les aidons ensuite à commercer dans les meilleures conditions.

VM- Vous avez une présence digitale mondiale : dans combien de pays êtes-vous présents ?

SD – Nous sommes directement présents dans 67 pays. Nous avons également une offre qui est vendue dans 98 pays. Cela représente ainsi un total de 49 sites Internet dans le monde. La gestion des contenus est ainsi très lourde car nous fournissons beaucoup de contenus liés à des conseils que nous souhaitons fournir à des clients : des études économiques sur des pays, des secteurs d’activité, sur les différentes entreprises… Et tout cela se fait dans 26 langues…

 La stratégie : rénover l’identité visuelle de la marque et valoriser les contenus

Coface - page d'accueil du site internet

VM – Il y a trois ans, Coface a opéré un recentrage qui s’est accompagné d’une refonte complète de son identité visuelle et de sa charte graphique. Comment avez-vous abordé cela d’un point de vue Web ?

SD – L’objectif était de revoir complètement cette identité visuelle. Nous voulions également mettre en avant un message de prévention. Nous voulions capitaliser sur nos études économiques et mettre en avant tous ces documents que l’on offre en consultation gratuite. Nous avons un contenu riche et reconnu ; nous devions le valoriser. Par ailleurs, l’ergonomie devait être simple pour permettre à nos prospects et nos clients d’arriver facilement sur toutes ces études.

présence digitale : menu déroulant du site coface

L’importance du CMS pour atteindre les objectifs visés

VM – Pour arriver à ce résultat, vous avez fait le choix du CMS eZ Publish. Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce choix ?

SD – Plusieurs choses : c’est un outil que je connaissais bien pour l’avoir mis en place dans d’autres sociétés auparavant. C’est ensuite un choix fait par la DSI après avoir lancé un appel d’offres. Nous avions beaucoup entendu parler d’eZ Publish pour son ergonomie et ses possibilités offertes dans la gestion des nombreux sites que nous possédons, sa capacité à dupliquer et créer de nouveaux sites très rapidement dans de nombreuses langues… La DSI, après son appel d’offres, est arrivée aux mêmes conclusions que nous, sur le fait que cet outil correspondait parfaitement à nos besoins et rentrait dans les prérequis techniques.

L’idée était aussi de pouvoir offrir des templates aux communicants qui allaient travailler concrètement sur les contenus, mais également une adaptabilité. L’objectif n’était pas d’avoir des présentations figées mais une identité visuelle forte pouvant répondre à la nécessité de faire évoluer le contenu et d’avoir ainsi des sites proches visuellement, mais adaptés et personnalisés dans leur présentation.

VM – Cette souplesse d’adaptation, on la voit bien quand on parcourt votre site. Comment sont gérés les sites du groupe ?

SD – Il y a différents aspects : nous avons aujourd’hui 80 interlocuteurs dans le monde qui sont chargés de travailler sur ces sites. Certains vont parfois avoir des profils uniquement Web. D’autres ont des compétences un peu plus variées car ils ne sont par issus de ce métier-là. Cela dépend de l’importance de l’implantation de Coface dans les différents pays.

Nous avons une organisation avec des contenus publiés au niveau du groupe dans différentes langues qui vont pouvoir être repris sur les sites pays ou non : c’est à la charge de chaque pays de choisir les contenus qui les intéressent, voire de les adapter. Un pays va pouvoir prendre un contenu, le publier tel quel ou l’adapter, rajouter un élément de contexte local, et travailler comme cela, contenu par contenu, en fonction de ses besoins.

Nous avons aussi mis en place une gestion qui permet aux différentes entités et aux différents pays Coface de partager leurs contenus entre eux. Par exemple, si l’Allemagne publie un contenu en Allemand et qu’en Suisse on trouve le contenu intéressant, on va pouvoir le prendre et le dupliquer sur le site Suisse. Ce système fait que l’on simplifie énormément le travail des gestionnaires de site et le contenu sera finalement plus riche.

 VM – Combien de temps avez-vous mis pour déployer ces 49 sites en 26 langues, et avec combien de contributeurs ?

SD – Au niveau de la direction de la communication du groupe, nous sommes seulement deux, c’est une toute petite équipe !

Concrètement, la difficulté a été de définir les besoins, et de réfléchir sur les atouts de nos contenus. Nous avons donc beaucoup travaillé sur l’ergonomie et la nouvelle identité visuelle. Cela a commencé en janvier 2012, avec la définition de la charte graphique et la création des templates. La DSI a ensuite commencé à travailler sur eZ Publish, sur le développement du back office et l’intégration des templates jusqu’à mai 2013. Il y a donc eu cette période d’un an et demi qui peut sembler longue, mais qui regroupe toute la période de réflexion, spécification, de création d’identité visuelle, de développement… Puis à partir de février 2013, nous avons commencé à recetter les différents modèles de sites, puisque l’on a un modèle pour le site du groupe et un model pour chaque site pays. A partir de mai 2013, nous avons lancé le .com, et dans les 6 mois suivants, nous avons déployé les 49 sites pays. Donc la phase de spécification-développement a duré un an et demi, auquel il faut ajouter 6 mois pour le lancement des sites.

VM – En quoi eZ Publish a facilité le défi de tenir un délai aussi court ?

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Comment optimiser la présence digitale d’une marque à l’international ? was last modified: mai 20th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Le Content Marketing : nouvel eldorado du web des 5 prochaines années

Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal de communication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web. Lors de ma prise de parole au Web2Connect le 18 novembre, j’ai exposé cette vision de l’avenir du web aux participants et leur ai livré 8 bonnes raisons de passer au Content Marketing, que je partage aujourd’hui avec vous dans ce billet.

Les contenus web actuels sont pauvres…

10 ans après l’avènement du Web 2.0, force est de constater que les contenus web sont pauvres. Pourtant, avec la désintermédiation de l’information, les entreprises ont le champ libre pour devenir enfin des médias et donner ainsi de la consistance au concept, déjà ancien, de marque média.

Si elles ne l’ont pas fait jusqu’à présent, c’est simplement qu’elles ne savent pas le faire. Confondant audience et influence, elles sont aujourd’hui lancées dans une course à l’audience qui les conduit à acheter du trafic ou des followers sur les réseaux sociaux pour diffuser des messages qui relèvent davantage de la publicité traditionnelle que de l’information à valeur ajoutée pour le public qu’elles ciblent. En cela, elles n’ont fait que décliner leurs bonnes vieilles recettes marketing traditionnelles à la sauce digitale, poussées dans cette voie par des agences dont la pub est la composante majeure de leur ADN. Ces dernières étant plus à l’aise dans la création de concepts, plus ou moins innovants, plus ou moins ludiques et dans l’organisation de jeux concours, que dans la production d’information au sens propre du terme.

Aujourd’hui, c’est Facebook qui impose ses règles

Avec plus d’1 milliard de membres, Facebook s’est imposé comme le leader mondial des réseaux sociaux. Une sorte de nouvelle frontière pour les entreprises qui se sont lancées éperdument, à la suite de quelques pionnières, dans une course effrénée à « l’engagement », objectif majeur dont la définition demeure cependant assez floue et fluctuante d’une entreprise à l’autre.

Carte des réseaux sociaux dans le monde en 2014
Les réseaux sociaux dans le monde : large domination de Facebook – Crédits : Vicenzo Cosenza – vincos.it

« Les médias sociaux valent mieux que ce que vous en faites », a lancé Yann Gourvennec en mai dernier dans une tribune publiée par e-marketing.fr. Et il a amplement raison. Car cette course à l’engagement, loin de mobiliser des communautés autour des marques et de leurs produits, n’a fait qu’appauvrir le contenu digital. Dans la course aux « likes », « fans » et « partages », les entreprises en ont oublié les espoirs initiaux qu’avaient fait naître le web 2.0, tels que le dialogue direct avec leurs clients, la co-création, ou encore le recrutement d’ambassadeurs de marque auprès de leur public d’afficionados.

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Le Content Marketing : nouvel eldorado du web des 5 prochaines années was last modified: avril 30th, 2016 by Frédéric-Michel Chevalier

Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget

transformation digitale buzzword

La transformation digitale est à coup sûr un des “buzzwords » de l’année. Les sujets de l’entreprise et de la transformation numérique génèrent un bruit très important depuis plusieurs mois. Flairant le bon filon, de nombreuses officines de conseil se sont engouffrées dans la brèche. Chacune à leur façon. Si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de bâtir une stratégie globale, elles mettent cependant l’accent, en fonction de leur spécialisation, tantôt sur la technologie, tantôt sur le marketing ou encore sur la dimension RH. Force est de constater que l’engouement suscité autour de nécessité de voir l’entreprise se transformer est devenu très fort. Mais qu’en est-il exactement de ce phénomène, pourquoi faut-il s’y intéresser et quelles sont ses chances de le voir aboutir à de réelles success stories en entreprise ?

A y regarder de plus près, le terme de transformation digitale est employé pour parler de l’évolution des capacités techniques de l’entreprise (CRM, Social CRM, ERP, RSE, mobile, etc.) ou de la valorisation et du développement des compétences des salariés à utiliser les outils issus du web 2.0. Dans certains cas, la réflexion se limite même à un simple projet de refonte du site web pour y intégrer quelques gadgets en vogue. Partie frontale la plus visible de la transformation digitale, le site web est aussi la partie la plus évidente de ce que nous appelons transformation digitale. Cette évolution, obligatoire et récurrente, est un passage obligé de cette transformation, mais n’en est que la partie émergée d’un iceberg, bien plus grand dans sa portion non visible.

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Adopter le digital dans l’entreprise : une nécessité stratégique

Il y a déjà 4 ans, Georges-Edouard Dias – alors Directeur e-Business chez l’Oréal – expliquait dans une conférence que la transformation digitale était un enjeu de survie pour l’entreprise. Le défi pour son groupe, leader sur le créneau de la beauté depuis une centaine d’année, était de demeurer parmi les leaders des cinquante prochaines années. La transformation digitale de l’entreprise bouleverse avant tout son business model dans des domaines aussi variés que les contenus, la manière de commercialiser en adoptant de nouvelles méthodes de commerce ou encore la manière de manager la relation-client. Risquant un parallèle avec le monde de l’IT, Georges-Edouard Dias synthétisait son propos en expliquant que l’Oréal devait en quelque sorte passer du statut d’entreprise telle que Microsoft à celui d’entreprise comme Apple. En clair une entreprise dont l’essence-même est de se tourner complètement sur l’expérience-consommateur et la valeur-consommateur.

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Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget was last modified: mai 20th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier