La Chine et le luxe : une passion lucrative

Mardi 1er décembre 2015 avait lieu un petit déjeuner sur le thème « Luxe et Chine : bilan et perspectives sur les évolutions et les tendances », dans un lieu approprié au sujet, puisqu’il se tenait à Drouot, haut lieu des ventes aux enchères parisiennes. Cette conférence était tenue par Philippe Jourdan, fondateur de Promise Consulting et co-auteur, avec Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto du livre « Le marketing de la grenouille », aux éditions Kawa.  L’occasion d’observer au travers du prisme du luxe un marché et une culture des plus intéressantes.

Solidement ancrée dans le respect des traditions et très attachée à la pensée confucéenne, la Chine a longtemps fonctionné en vase clos, sans chercher à se nourrir de l’influence culturelle des autres pays. Après plusieurs siècles de turbulences et d’instabilité, la Chine a finalement fini par s’ouvrir au capitalisme, et les valeurs de cette société s’en sont trouvées profondément chamboulées. Une société basée sur des valeurs comme le respect, le contrôle et la réserve se retrouve ainsi directement confrontée avec des valeurs issues de la consommation, comme l’individualisme, le plaisir et la sensualité.  

Le fait est que les générations de Chinois ayant grandit avec ces valeurs sont attirés par l’industrie du luxe, et se sont placé en peu de temps au centre des préoccupations des marques occidentales qui voient en la Chine un levier de croissance idéal du secteur. En effet, la Chine contribue à 70% de la croissance du marché du luxe et ses acheteurs représentaient en 2014 29% du marché. Voyons dans cet articles le principaux enseignements de cette conférence sur le luxe et la Chine.

Après s'être ouverte au capitalisme, la Chine s'ouvre à la consommation de produits de luxe : insignifiante avant les années 2000, la demande chinoise est désormais de 30%
Après s’être ouverte au capitalisme, la Chine s’ouvre à la consommation de produits de luxe : insignifiante avant les années 2000, la demande chinoise représente désormais 30% du marché mondial du luxe

Les chinois achètent du luxe… À l’étranger

Le paradoxe est que les chinois achètent les produits de luxe essentiellement à l’étranger, dans le cadre de leurs déplacements touristiques. En effet, 80% de leurs achats en luxe se font à l’étranger. On pense immédiatement à Paris, mais la France n’est pas la première destination des Chinois. Avec son million de visiteurs chinois annuels, elle se place loin derrière Hong-Kong (15 millions de chinois par an) et d’autres pays d’Asie du Sud-Est comme la Corée du Sud (3,4 millions) et Taiwan (2,8 millions). Certaines marques comme L’Oréal ont bien perçu la valeur de ces voyageurs et considèrent le travel retail (ventes réalisées dans les duty free ou les espaces voyageurs de grandes capitales mondiales) comme un sixième continent.

L’impact du digital sur le luxe en Chine

Le luxe est un secteur où une grande partie de la communication se fait via le bouche à oreille. Or, lorsque l’on entend bouche à oreille, on entend médias sociaux, donc digital. Dans ce pays au milliard d’habitants, un peu plus de la moitié dispose d’un accès à l’Internet (564 millions), dont 420 millions sur l’Internet mobile. Bien qu’ils ne soient potentiellement pas utilisés à 100% des chinois, les réseaux sociaux Qzone (Equivalent de Facebook en Chine), QQ (équivalent de Skype/Whatsapp) et Sina Weibo (équivalent de Twitter) comptent respectivement 653, 860 et 222 millions de visiteurs actifs, selon le site chinainternetwatch.com. Il existe donc en Chine une communauté d’internautes très importante, et les marques de luxe ne peuvent négliger le digital, d’autant plus que 31% des internautes chinois font au moins une recherche par semaine sur un produit de luxe.

S’adapter au marché chinois, sans tomber dans les clichés

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copyright Quentin Shih

Malgré le contexte actuel de ralentissement de l’économie chinoise et de dévaluation du yuan, les marques de luxe continuent, à juste titre, à placer leurs espoirs dans le marché chinois. Elles doivent toutefois adapter leur ligne à des consommateurs exigeants et connaisseurs qui savent faire la différence entre le vrai luxe et le luxe d’apparence. De plus, selon l’étude, on constate une augmentation du taux de préférence pour les marques qui s’inspirent de la culture chinoise pour la conception des produits, à l’image de Chanel qui a créé une collection s’inspirant de la cour impériale.

C’est donc tout un travail de story telling qui est mis en place là aussi par Chanel, imaginant un voyage de Coco Chanel en Chine. Certaines marques se sont en revanche heurtées à des réticences, notamment Dior avec une campagne réussie graphiquement, mais qui a irrité nombre de blogueurs chinois du fait de la mise en scène des images mettant en opposition une foule uniforme chinoise et des occidentaux épanouis et bien habillés.

En dépit du ralentissement de la croissance chinoise, les marques de luxe continuent ainsi à considérer la Chine comme leur poule aux œufs d’or. Sur un marché mondial de 223 milliards d’euros, la Chine représente un tiers de la demande alors que cette part était insignifiante avant les années 2 000.

La Chine et le luxe : une passion lucrative was last modified: janvier 21st, 2016 by Cédric Jeanblanc

Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes !

La transformation digitale est un sujet qui est (et a toujours été) au coeur de nos préoccupations. En témoigne nos articles sur le sujet que nous avons publiés sur ce blog, cette thématique n’est pas récente, mais elle est vaste et évolue en permanence. De plus, la transformation digitale n’est pas une formule magique que l’on applique à n’importe quelle entreprise : il s’agit d’un long processus, complexe et difficile à mettre en place, car il implique un changement profond dans l’entreprise, donc dans l’habitude des salariés et des collaborateurs, qui parfois ne sont pas enthousiastes à l’idée de modifier leurs habitudes. Aussi, la transformation digitale ne s’applique pas de la même façon dans les différents secteurs et métiers, car les besoins ne sont pas les mêmes : il existe une transformation digitale des banques, une transformation digitale des comptables, une transformation digitale des services postaux… Y a t-il néanmoins des aspects communs à ces transformations ? Quels en sont les principaux obstacles ? Comment mettre en place un véritable processus de transformation digitale, qui ne soit pas superficielle et inefficace ?

la transformation digitale : bien plus qu'une simple histoire de câbles et de réseaux
la transformation digitale : bien plus qu’une simple histoire de câbles et de réseaux

Le jeudi 19 novembre se tiendra une conférence organisée par l’IAE de Paris, ayant pour sujet la transformation digitale. Durant cette conférence, Yann Gourvennec fera un état des lieux de la transformation digitale en France, avant de détailler plus précisément cette transformation au sein des entreprises. Organisée par Jérôme Bondu, directeur de la société de veille et intelligence économique Inter-Ligere  et président du Club IES (IAE de Paris Alumni), cette conférence se poursuivra  par un débat de 45 minutes avec l’auditoire, pour se terminer par un cocktail dinatoire. Cette conférence est donc à ne surtout pas manquer, en particulier si vous avez des questions, réflexions ou objections à propos de la transformation digitale. La participation à la conférence est de 16 euros, avec une réduction de 10 euros pour les membre le l’IES. 

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Thème de la conférence :

Expert en marketing, spécialiste du Web et des médias sociaux, Yann Gourvennec évoquera les différentes facettes de la transformation digitale. Son intervention s’articulera en trois parties:

– Comment caractériser la transformation digitale en cours ? 

– Quelles sont les différentes options pour les entreprises qui veulent s’adapter ? 

– Comment s’organiser ?

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Intervenant :

yann-gourvennec-015-netbYann Gourvennec est fondateur et dirigeant de l’agence de marketing digital Visionary Marketing. Il est aussi Program Director du master Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management, et professeur à l’ESG Paris. 

Il a été Directeur Web, Digital & Social Media chez Orange. Il est co-auteur avec Hervé Kabla du livre La communication digitale expliquée à mon boss, et est auteur ou co-auteur de nombreux articles et livres blancs.

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Programme :

19h15 – 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu 

19h30 – 20h15 : Intervention de Yann Gourvennec

20h15 – 21h00 : Débat avec la salle

21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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Lieu :

IAE de Paris – 21 rue Broca – Paris 5ème

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Inscription obligatoire :

Inscription en ligne ou par chèque. 

– 6€ pour les membres de l’AAE IAE. 

– 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l’événement.

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Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes ! was last modified: novembre 6th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Le digital révolutionne l’agriculture

Si certains domaines semblent résister encore et toujours à l’arrivée du digital, comme la comptabilité, sur laquelle nous avons écrit un article il y a quelques mois, d’autres sont en complète transformation. Il s’agit de secteurs qui ont le plus de contraintes (argent, temps, charge de travail très élevée) et qui ont recours au digital pour non seulement augmenter en productivité, mais également innover. Symbole d’un secteur où les professionnels sont de moins en moins nombreux et où ces derniers peinent à voir les retours des lourds investissements réalisés, l’agriculture a vu dans le digital un moyen de surmonter de nombreuses difficultés inhérentes à ce secteur. Si le développement d’un pays passe par une agriculture industrialisée, il est probable que ces prochaines années, il passera également par une agriculture digitalisée. Mais qu’est-ce qu’une agriculture digitalisée ? Comment le digital peut transformer l’agriculture ? Va t-on abandonner les engrais et les produits phytosanitaires ? A l’occasion d’un passage à Paris, Hervé Pillaud, “ageekulteur” vendéen et auteur du livre Agronumericus : internet est dans le pré, nous a dressé un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Agronumericus : de l'agriculture à l'ageekulture
Agronumericus : de l’agriculture à l’ageekulture

Quel est le but de ce livre ?

Ce livre a pour objectif de montrer l’impact du numérique dans l’agriculture : ce n’est pas un livre technique, il s’agit plutôt d’un essai. Le but est plus d’identifier les changements à venir que de délivrer des “recettes”. Je l’ai donc écrit certes pour les agriculteurs,  mais également pour l’ensemble des consommateurs. Il y a beaucoup d’idées reçues au sujet du digital au service de l’agriculture : par exemple, on assimile souvent le numérique à l’agriculture intensive. 

 

 

Peut-on faire un état des lieux de l’agriculture aujourd’hui en France et dans le monde ?

L’agriculture est la plus grande révolution du 20e siècle : nous sommes passés de 78% de la population active en 1900 à seulement 1% en 2010, en multipliant par dix la productivité. Il n’existe pas d’autres catégories professionnelles ayant fait une telle révolution. Nous arrivons à un point où les agriculteurs sont encore nombreux, mais l’on ne peut plus diminuer le nombre de producteurs, d’acteurs de l’agriculture. Aussi, l’agriculture a été énormément consommatrice d’intrants pour nourrir la terre, éliminer les mauvaises herbes et les maladies. Il devient nécessaire de  réduire cette utilisation, tout en continuant à produire davantage.  Nous devons passer d’une agriculture utilisatrice d’intrants à une agriculture utilisatrice de connaissances : c’est là où le numérique va nous aider à agréger ces connaissances.

Comment le digital peut-il transformer l’agriculture ?

Le digital peut transformer l’agriculture de plusieurs manières :

  • il génère chaque jour des milliers d’innovation. Que ce soit  en hardware, en software, en robotique, en capteurs…  certains sont des gadgets, d’autres resteront dans le temps. L’agriculture  est impactée par le digital comme toutes les professions. C’est ce que j’ai expliqué au Smart agri, les objets intelligents au service de l’agriculture.
  • Il y a également une évolution considérable au niveau de  la communication. Les agriculteurs peuvent communiquer différemment via les réseaux sociaux avec les consommateurs mais également avec les machines. La nouveauté c’est le dialogue entre les machines. L’information est fondamentalement modifiée dans la façon de l’émettre mais aussi de la recevoir, de la stocker, de la traiter. C’est d’ailleurs tout l’enjeu des Big Data.  C’est à travers ces connaissances que nous allons pouvoir évoluer,  car si les intrants seront moins disponibles demain, nous utilisons aujourd’hui  à peine 1% de nos connaissances.

C’est grâce à ces innovations et à ce développement de l’information  que l’on voit émerger les technologies du  biodesign et du biomimétisme.

Avez-vous des exemples deux cas où le digital transforme cet agriculture ?

Le Smart Agri est le plus visible.  Cela se traduit par exemple par la robotique, que l’on utilise depuis quelques années, par exemple pour enlever la plus grande  astreinte des agriculteurs qui est la traite  des vaches.  Aujourd’hui, cette tâche est robotisée  dans de nombreuses exploitations. Le numérique contribue ainsi largement à diminuer la pénibilité. On utilise également des robots pour arracher l’herbe dans des champs, et nous avons des logiciels pour nous accompagner dans le suivi de l’exploitation, des outils d’aide à la décision très nombreux. On constate aussi une présence de l’agriculteur sur les réseaux sociaux de plus en plus grande. Cela nous permet de commercialiser, discuter entre nous, avec le consommateur. on va donc ainsi un impact du numérique sur l’agriculture.

Le digital révolutionne l’agriculture was last modified: octobre 16th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Le content marketing boosté par les bloqueurs de publicités

Pourtant moteur d’un internet gratuit pour ses usagers, la publicité encombre et agace. De plus en plus intrusive pour contrer le phénomène de banner blindness, elle pousse les internautes à utiliser des bloqueurs de publicité, « plugins » bloquant tout contenu publicitaire. Ce rapport quasi conflictuel entre l’entreprise qui veut imposer sa publicité et l’internaute qui fait tout pour l’éviter n’est pas une bonne stratégie pour nouer un rapport de confiance entre l’entreprise et le consommateur. A l’inverse du content marketing, qui aspire à attirer le client en générant de l’intérêt par le contenu. 

Admettons que la gratuité de l’internet n’existe que grâce à la publicité. Admettons que sans cette publicité, la plupart des sites que nous utilisons pour faire une recherche, partager nos photos de vacances et lire les dernières nouvelles n’existeraient pas. Toujours est-il que la publicité est devenue un véritable problème, remettant en cause les fondements même d’un Internet gratuit et à disposition de tous.

La publicité : une aubaine qui pose problème

Test eye-tracking : lors de la lecture de la page, l'internaute évite instinctivement les espaces publicitaires
Test eye-tracking : lors de la lecture de la page, l’internaute évite instinctivement les espaces publicitaires (image : creative commons edkohler)

Pourquoi la publicité est-elle devenue un problème ? l’Internet n’est pas un média comme les autres. À la télévision, à la radio ou encore au cinéma, le spectateur est exposé à la publicité avant le film ou entre deux émissions. Un seul message lui arrive à la fois : une publicité pour une voiture, puis une autre sur une lessive, pour finir avec une promo pour le dernier chanteur à la mode. Sur Internet, une multitude de publicités se retrouvent côte à côte, en périphérie du contenu recherché par l’internaute. L’approche va donc être différente : on va chercher à attirer le regard de l’internaute pour optimiser le taux de clic. Les publicitaires ont donc créé dès le début des bannières colorées, clignotantes, animées. Le problème, c’est que ces bannières font tâche dans une page de contenu. L’internaute a donc naturellement développé un réflexe appelé banner blindness. Il consiste à ignorer de façon inconsciente tout contenu jugé parasite sur une page internet. Par habitude, l’internaute identifie ce contenu parasite et finit par les éviter. Cette « protection inconsciente » de la publicité a été rapidement détectée, puisque Jan Panero Benway et David M. Lane publiaient déjà en 1998, une étude (très édifiante) intitulée Banner Blindness: Web Searchers Often Miss « Obvious » Links.

Et la réaction des publicitaires à cette découverte a été… de faire des bannières plus voyantes. Ainsi sont apparues petit à petit des publicités intrusives : elles surgissent sur le contenu, recouvrent tout l’écran, forcent l’internaute à attendre une dizaine de secondes avant d’accéder au contenu… Ici, l’internaute est obligé de voir le contenu, et son réflexe naturel de banner blindness est vaincu par cette déferlante publicitaire qui s’invite sur son écran. Il a fallu trouver une solution à l’internaute pour contrer ces publicités peu agréables dans la navigation. Et les bloqueurs de publicité ont été vus comme la meilleure alternative.

Les AdBlockers sont-ils une solution ?

De plus en plus populaires, les AdBlockers, sont des extensions installées sur le navigateur (Chrome, Firefox et Safari), qui scannent la page Web pour repérer les emplacements publicitaires et les suppriment. Dans le rapport Adblocking goes mainstream édité en 2014 par Adobe et PageFair, on estime à 5% le nombre d’internautes utilisant une extension de ce type, soit 144 millions d’internautes. Et les AdBlockers connaissent une évolution exponentielle : 70% entre 2013 et 2014. De plus, la plupart des utilisateurs sont jeunes : 41% des américains âgés entre 18 et 29 ans utilisent ces extensions. Une cible qui échappe donc aux publicitaires et qui prend des habitudes de contournement des publicités.

Le problème est que si l’utilisation d’un AdBlocker permet de supprimer la publicité intrusive, elle supprime également les revenus des sites internet éditant des contenus gratuits et qui se rémunèrent par ce biais. Les sites diffusant de la publicité non intrusive pour se rémunérer sont punis de la même façon que d’autres utilisant des formats très intrusifs et qui sont généralement la cause du blocage par l’internaute de la publicité.

Adblock Plus ne bloque pas les publicités des sites versant une contrepartie financière
Adblock Plus ne bloque pas les publicités des sites versant une contrepartie financière : un système jugé mafieux par un bon nombre d’éditeurs de contenus

Plus pernicieux encore, AdBlock Plus, principal éditeur de solution de blocage de publicité, se rémunère… en supprimant sa censure sur certains sites internet, en échange d’une contrepartie. Un site internet disposant d’espaces publicitaires va payer cet éditeur pour annuler le blocage de ses publicités : le bloqueur de publicité se rémunère donc en annulant leur censure dans des sites Web qui le paient grâce à de l’argent gagné par la publicité… Un système qui s’apparente à du chantage pour certains éditeurs de contenus. Difficile de les contredire lorsque l’on réfléchit à ce système de rémunération… Et l’internaute dans tout cela ? Même avec cette solution radicale, il continue à voir de la publicité sur les pages Web de sites internet ayant payé l’AdBlocker.

Le content marketing comme solution

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Le content marketing boosté par les bloqueurs de publicités was last modified: octobre 13th, 2015 by Cédric Jeanblanc

L’innovation frugale : créer plus de valeur avec moins de ressources

Bien que l’on ait longtemps cantonné le terme d’innovation frugale aux pays en développement, on constate depuis déjà quelques années que le marché occidental adopte peu à peu cet « état d’esprit », notamment depuis la crise de 2008. Par exemple, grâce à ses caractéristiques de partage, de gratuité et de collaboration, l’Open Source est un moteur d’innovation frugale, car il permet d’apporter la technologie à l’utilisateur commun qui apprend et agit lui-même sur un logiciel ou un produit, et rend ses améliorations disponibles aux autres membres de la communauté. Les entreprises se sont également emparées de ce modèle pour réduire leurs coûts et favoriser l’innovation. Les clés d’une innovation frugale : une communauté de consommacteurs, le partage et le « do it yourself » (le bricolage et l’innovation par l’utilisateur lambda). Nous avons choisi de nous pencher sur ce sujet après la lecture du livre de Navi Radjou, L’innovation frugale : comment faire mieux avec moins.

Navi Radjou, auteur du livre "Innovation frugale : faire mieux avec moins"
Navi Radjou, auteur du livre « Innovation frugale : comment faire mieux avec moins »

Mais qu’est-ce que l’innovation frugale, exactement ? Selon Navi Radjou, l’innovation frugale consiste à « faire plus avec moins, créer plus de valeur commerciale tout en économisant des ressources précieuses telles que l’énergie, le capital et le temps ». Plus qu’une simple stratégie, l’auteur la considère comme un état d’esprit qui, à l’ère de la rareté, « voit la restriction des ressources comme une opportunité plutôt qu’un handicap ».

L’innovation frugale : l’occident apprend des pays en développement

Il est vrai que l’on a généralement tendance à assimiler l’innovation frugale aux pays en voie de développement, plus particulièrement à l’Inde, inventrice du Jugaad : ce mot hindi désigne le fait de contourner les obstacles avec très peu de ressources et beaucoup de créativité. Si l’on peut voir sur internet de nombreux exemples de système D créés par des Indiens astucieux , cette culture ne se cantonne pas uniquement aux travaux manuels.  Elle est présente jusque dans les domaines les plus pointus : en 2013, l’agence spatiale indienne a lancé une sonde spatiale autour de Mars. La réussite de la Mars Orbiter Mission ne tient pas tant au fait que l’Inde ait réussit à mettre un satellite en orbite de la planète rouge. Elle est la 4e Nation à l’avoir fait, après les USA, l’URSS et l’Union Européenne. Mais la particularité de ce projet réside dans le fait qu’il a coûté 10 fois moins que la dernière sonde mise en orbite autour de Mars par la Nasa. Si cet état d’esprit peut être un moteur de développement pour ces pays, ils ne sont pas les seuls à avoir adopté cette mouvance. Lire la suite

L’innovation frugale : créer plus de valeur avec moins de ressources was last modified: octobre 5th, 2015 by Cédric Jeanblanc