Comment la révolution digitale transforme le monde – avec Gilles Babinet

Le monde digital est depuis quelques années en plein effervescence, et cette digitalisation en expansion  influe considérablement sur notre monde physique (donc sur la croissance). En effet, la révolution digitale représente un facteur de croissance indéniable pour les pGilles_babinet2ays et les entreprises qui savent l’exploiter : à l’image de M Pesa le service de paiement par téléphone lancé au Kenya en 2007 et qui a connu un succès immédiat pour devenir aujourd’hui le premier service de paiement mobile dans un pays en développement, fort de ses 26 millions d’abonnés. Si nombre d’entreprises savent exploiter cette révolution digitale, il est indispensable que les acteurs ayant le pouvoir de réguler et de normaliser, c’est-à-dire les états, ne s’opposent pas à cette révolution et acceptent ce changement inévitable, pour chercher à tirer parti de cette mutation : cela commence par le monde de l’éducation qui devra se renouveler pour ne pas se laisser submerger par la vague du numérique.

Pour nous parler de révolution numérique, qui de mieux que Gilles Babinet, responsable des enjeux de l’économie numérique pour la France auprès de la commission européenne ? Le « digital champion », serial entrepreneur, et auteur de L’Ère Numérique, un nouvel âge de l’humanité répond à nos interrogations sur un sujet capital, celui de la révolution digitale.

Nous sommes en train de vivre une véritable révolution digitale. C’est quelque chose de réel et que l’on peut mesurer. Comment fait-on ?

On la mesure par les chiffres, d’abord par le nombre d’internautes, en croissance exponentielle ces derniers trimestres. Il y a aussi des indicateurs, comme la croissance économique, notamment dans les pays africains où l’on voit l’impact de façon extrêmement claire dans les chiffres de la croissance du PIB.

Est-ce un des moyen de développement de l’Afrique ?

Je pense, car l’Afrique souffre d’un manque d’infrastructures, et ce que l’on observe c’est que les gains d’opportunités qui sont permis par le digital permettent de suppléer à cette absence d’infrastructures.

Il y a un exemple dans le développement digital en Afrique : c’est M Pesa.

Dans un pays comme le Kenya, il y a 40 millions d’habitants : 26 millions ont un compte M Pesa, et la très grande majorité de ces personnes sont des primo accédant du système bancaire. Cela aboutit à un accroissement des assets (actifs) de la banque centrale et 4% du PIB Kenyan est directement issu des bénéfices de M Pesa. Aujourd’hui, tous les pays africains souhaitent avoir l’équivalent de M Pesa.

Site internet de MPesa de Vodafone, connaissant un vif succès au Kenya
Site internet de MPesa de Vodafone, connaissant un vif succès au Kenya

L’essentiel de l’économie est-il en train de se virtualiser ?

La question est plutôt de savoir à quel terme. C’est certain que l’on voit un impact du numérique dans tous les segments d’activité économique. Cet impact est plus ou moins élevé, mais il sera appelé à être croissant dans les années à venir.

Cette révolution numérique n’a pas encore été comprise par certaines entreprises… Quel message peut-on leur faire passer ?

Je pense que les sociétés doivent comprendre que c’est un enjeu de management. Les sociétés commettant des erreurs sont des sociétés qui créent des directions numériques. Je pense que c’est quelque chose à éviter : c’est un sujet à porter au top niveau du management et avoir une vision digitale, une stratégie digitale. C’est important et je ne le vois pas toujours.

Il y a aussi un dernier groupe de personnes à qui il faut faire passer le message : ce sont les états, car ils sont aussi impactés par cette révolution numérique. Que peut-on leur conseiller ?

Ils ont un rôle important dans l’émergence de la société numérique, notamment par la force de régulation et de normalisation dont ils disposent naturellement. Je crois que les états qui essaient de freiner la révolution numérique, sous prétexte de protéger l’emploi, et les conditions sociales, se mettent en danger. Cela a des effets négatifs à moyen terme.

Dernier point : la révolution du monde de l’éducation. Nous n’en sommes encore qu’au début…

La révolution numérique va toucher l’ensemble du monde éducatif et plus globalement l’ensemble du monde, car la vitesse de distribution de l’information et de l’éducation, c’est directement un facteur de croissance. Je crois que nous sommes en train d’accroitre cette vitesse de façon très significative. Nous sommes au tout début de cette révolution éducative qui prendra de l’ampleur et nous aurons très probablement des surprises de la part de zones qui ne sont pas traditionnellement innovantes.

Comment la révolution digitale transforme le monde – avec Gilles Babinet was last modified: janvier 23rd, 2015 by Cédric Jeanblanc

5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014

L’année 2014 se termine : c’est l’occasion pour nous de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, et nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux articles sur le marketing et l’innovation ! C’est aussi l’occasion de faire un petit bilan sur cette année passé sur le blog (en attendant celui de la première année d’activité de Visionary Marketing, qui soufflera sa première bougie en février). Pour cela, nous avons fait une sélection des 5 articles qui ont trouvé le plus de succès auprès de notre lectorat, et des deux livres blancs que nous avons réalisé cette année : « La face cachée de la transformation digitale » et « Super Content Man – Tome 1« , le livre blanc pas tout blanc sur le brand content. Merci à vous, chers lecteurs d’avoir lu, partagé, commenté, et réagi à nos publications ! Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

sapin de noël

 

article  #1 : Le Content Marketing : Nouvel Eldorado Du Web Des 5 Prochaines Années

« Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal decommunication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web… »

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article #2 : Les 5 Niveaux De Transformation Digitale En Entreprise Selon Fayon Et Tartar

« Dans leur livre intitulé Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise (Pearson), Michaël Tartar et David Fayon nous présentent ces fameux 5 leviers de maturité de la transformation digitale : les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation, et l’environnement. Plus intéressant encore, les 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs. Ce classement a retenu notre intérêt chez Visionary Marketing,car il définit des profils d’entreprises que nous sommes amenés à rencontrer régulièrement… »

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article #3 : Drive To Store : « Beaucoup En Parlent Mais Peu En Font » (Mobilité)

« Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées… »

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article #4 : La Transformation Digitale Selon Accenture (Adobe Social Drinkup)

« Le décor a été planté par notre ami et confrère Olivier Saint Léger : « 78% des marketeurs s’attendent à ce que leur marché changent
 » nous a-t-il annoncé et « 58% [d’entre eux] pensent que la réussite est liée aux changements de l’organisation
 ». Plus surprenant dans l’étude Accenture sur les directeurs marketing (CMO) et la transformation digitale, citée par Olivier (voir ci-après), « près de la moitié des répondants pensent que le changement viendra de la dircom avant la DSI » un jugement qui a laissé la salle – et moi même – légèrement dubitative… »

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article #5 : 5 Exemples Concrets De Marketing Collaboratif Client

« Les PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis… »

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Livre Blanc sur la transformation digitale : « La face cachée de la transformation digitale »

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Livre Blanc sur le brand content sous forme de bande dessinée : « Super Content Man – Tome 1 »

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5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014 was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Pilo invente la pile qui ne se décharge jamais

La pile de votre appareil électronique vient de rendre l’âme ? Ce regrettable événement fera peut-être bientôt partie du passé … grâce à une start-up française : PILO. A l’heure où l’on commence à prendre conscience des dégâts environnementaux (certains articles ici ou ne sont en effet pas rassurants…), et que l’écologie devient plus une nécessité qu’une alternative, l’energy harvesting est désormais un terme à la mode. « Mais qu’est-ce que l’energy harvesting ? « , me direz-vous : L’energy harvesting est un terme anglais désignant la récolte d’énergie pour alimenter un petit objet. Cela peut être une télécommande, une lampe ou tout autre petit appareil électronique à faible consommation. Le but est de contourner le problème de pollution des batteries chimiques ou les difficultés du câblage, grâce à la transformation de sources d’énergie abondantes et accessibles, en électricité. Pour aborder ce sujet, nous nous sommes entretenus avec Urbain Prieur, cofondateur de Pilo, une startup qui a créé une pile non polluante qui se recharge au mouvement.

Récupérer l’énergie : le système Pilo

Le mouvement : on peut récupérer un mouvement volontaire, par exemple secouer un objet pour fournir de l’énergie. Cela peut aussi être des mouvements passifs, par exemple les rivières ou le vent. Ensuite il y a les technologies utilisées pour transformer ce mouvement en énergie mécanique : l’électromagnétisme par exemple qui est utilisé dans les dynamos et les générateurs. C’est l’énergie la plus répandue et celle que nous avons choisie car elle est fiable et peu onéreuse.

Les éoliennes transforment le mouvement provoqué par le vent en électricité : c'est ce principe que reprend l'energy harvesting, à plus petite échelle
Les éoliennes transforment le mouvement provoqué par le vent en électricité : c’est ce principe que reprend l’energy harvesting, à plus petite échelle

Le thermique : pour récupérer de l’énergie depuis une source de chaleur. Les dispositifs techniques existants pour convertir ce flux de chaleur en énergie ont un rendement assez faible. Cela est donc assez contraignant. Néanmoins c’est une technologie utilisée pour certaines applications qui sont encore assez loin du grand public. On n’en est pas encore à recharger son IPhone avec la chaleur du corps humain…

Le solaire : il présente beaucoup d’avantage, notamment la facilité de la récolte de l’énergie. Cette énergie est aussi présente sur de longues périodes, comparé au mouvement. En revanche, les panneaux solaires sont polluants et difficiles à recycler à cause des composants dont ils sont constitués.

Le piézoélectrique : ce sont des matériaux qui lorsqu’ils subissent une certaine contrainte génèrent de l’électricité. C’est utilisé par exemple dans les briquets électroniques et dans les allume-gaz. On va récupérer cette énergie transformée dans une vibration unique très forte ou dans plusieurs vibrations pour récupérer de l’électricité. Le piézoélectrique est toutefois encore réservé au domaine de l’expérimentation (par exemple des trottoirs, des sols de discothèque, ou encore des semelles utilisant le piézoélectrique). C’est très prometteur et il y a des applications industrielles qui existent déjà. Mais cela reste cher, donc peu accessible au grand public.

Quel est l’avenir de ces technologies ?

Quand les technologies d’energy harvesting vont réussir à gagner en importance, en efficacité et à rentrer dans les mœurs, cela va pousser les fabricants d’objets électroniques à adapter le fonctionnement de ces objets pour qu’ils puissent être alimentés très facilement. Quand ce stade sera passé, l’utilisateur aura ces solutions à disposition. En revanche, cela ne permettra pas d’être autonome au niveau des efforts les plus dépensiers (transport, chauffage, industrie etc.).

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Pilo invente la pile qui ne se décharge jamais was last modified: décembre 18th, 2014 by Cédric Jeanblanc

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre]

guillaume lagrangeLe streaming gratuit est à l’ordre du jour : de la musique aux films en passant par le sport, tout le monde se sert quotidiennement de ce type de site, qu’il soit légal (parfois) ou illégal (souvent)… C’est bien là que réside le problème : alors que l’on pourrait penser à une relation win-win, ce type de site peut représenter un véritable danger pour l’internaute. C’est ce que nous explique Guillaume Lagrange (en photo à gauche et que nous remercions chaleureusement pour nous avoir fait parvenir ce texte inédit) dans cette tribune libre que nous publions intégralement.

D’après une enquête (voir le lien de téléchargement ici et en fin d’article) du cabinet PwC, la cybercriminalité a considérablement augmenté en 2014 avec un nombre d’incidents de sécurité informatique en hausse de 48 % dans le monde par rapport à 2013. Cette étude révèle aussi que 70 % des incidents ne seraient pas détectés. Internet est aujourd’hui la toile d’une cybercriminalité qui agit dans l’ombre sans se faire inquiéter. Derrière ces chiffres, des victimes qui chaque jour paient le prix de l’impuissance générale face aux pirates du web. Des cyber criminels qui semblent aujourd’hui avoir trouvé dans le live streaming illégal la poule aux œufs d’or.

 Une cybercriminalité polymorphe

Aujourd’hui, 41 % de la population mondiale a accès à Internet. On y passe en moyenne 4,8 heures par jour.  Ce plébiscite mondial pour le web a non seulement accompagné un progrès technologique mais a également vu naître un espace propice aux activités criminelles. Le coût de la cybercriminalité est aujourd’hui estimé à plus de 445 milliards de dollars dans le monde. Une véritable économie parallèle s’est mise en place au détriment de millions d’internautes qui subissent au quotidien l’attaque de hackers. Ces pirates informatiques sont parvenus à créer un champ d’action tentaculaire en réinventant un Internet à leur profit.

Streaming - FBI cyber crime
Légende : Le FBI en lutte contre le cybercrime … sur une page Web très commerciale et très inquiétante

On relève alors des profils bien distincts. Tout d’abord, le pirate qui agit seul, à l’image de Hacker Croll, nom emprunté par un jeune Français de 25 ans, arrêté il y a quelques années pour avoir piraté Twitter et subtilisé les identifiants des responsables du site ainsi que des documents confidentiels. Ensuite, on note la présence de bandes organisées intervenant uniquement sur Internet, n’hésitant pas à monter des opérations d’envergure internationale. Enfin, l’importance qu’Internet a pris au fil des années a encouragé des organisations criminelles traditionnelles à investir l’espace connecté et ajuster leur stratégie aux contraintes du web pour voir leurs actions prendre une nouvelle dimension. Lire la suite

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre] was last modified: décembre 14th, 2014 by Cédric Jeanblanc

alimentaire : l’enfant à problème du ecommerce

secteur alimentaire en ligneAlors que le e-commerce est en pleine expansion, une catégorie de produits vendus en ligne peine à se développer : l’alimentaire. Des produis fragiles, périssables et par conséquent difficiles à gérer au niveau logistique, et qui se vendent donc moins bien que les livres, les vêtements, l’informatique… Pour contourner ce problème, on a créé le Drive qui connaît un certain succès en France avec près de 2500 points de retrait. Aussi, récemment mis en ligne, le site mesprovisions.com permet de comparer les prix sur des paniers de produits et trouve le magasin le plus proche et le moins cher. Nous avons essayé ce service et relevé quelques défauts : absence de certains produits, écarts entre les prix du comparateur et ceux pratiqués en magasin, absence des marques distributeur parmi les choix proposés*… Néanmoins, ce service semble être un début de solution pour le consommateur voulant le panier le moins cher au global. Questions/réponses avec Ludovic de Nanteuil, fondateur de Mesprovisions.com.

* Edit 31/03/15 : Depuis la date de l’interview, le site a évolué et certaines des critiques que nous relevions ne sont désormais plus d’actualité, comme nous l’a fait remarqué, à juste titre, le concepteur du site : « Le comparateur mesprovisions.com évolue pour une ergonomie plus fluide, une comparaison plus directe, un annuaire magasins, un usage combiné foyer / mobilité »

Dans un soucis de transparence, il était important pour nous de le signaler. Nous vous invitons à visiter le site pour vous faire votre propre opinion

Quel est l’intérêt de ce énième comparateur de prix ?

C’est un nouveau comparateur de produits alimentaires, sur un marché qui est en train de se structurer. Contrairement à l’idée que l’on peut se faire, il n’y a qu’un nombre limité de comparateurs de prix disponibles sur Internet. Si on prend l’exemple des comparateurs de vols, il y a un très grand nombre de comparateurs mais peu sont connus du grand public. L’idée de mesprovisions.com c’est d’accompagner ce marché afin de devenir une référence connue et appréciée du grand public. Ce service est indépendant, géolocalisé, précis, efficace et rapide. L’intérêt est d’étendre la comparaison du produit à la liste, c’est à dire établir une liste de course pour pouvoir mesurer les écarts entre les différentes enseignes du secteur alimentaire.

Alimentaire
malgré quelques faiblesses, le site offre un observatoire en ligne sur le secteur alimentaire, qui reste à la traîne en termes de développement du commerce en ligne

Et le site indique un magasin où aller…

Effectivement, le principe est, au delà de cette liste, trouver le point de vente le plus proche de chez vous au prix le plus abordable.

Comment trouvez-vous les prix pratiqués par ces magasins ? Vu les différences d’application du digital selon les enseignes, êtes-vous certains que les prix affichés sur Internet sont les mêmes qu’en magasin ?

La majorité des enseignes ont aujourd’hui des sites internet dédiés soit à l’ensemble du groupe, soit dédié à chaque enseigne. Nous avons développé des robots qui chaque jour vont sur ces sites collecter les prix afin de mettre à jour les prix pratiqués sur ces enseignes.

Ce service est gratuit et objectif : il ne dépend d’aucun grand distributeur alimentaire, quelles sont vos sources de revenu ?

Mesprovisions.com est au démarrage de son activité. Nous entrevoyons trois types de sources de revenu : la publicité traditionnelle que nous mettons en place sur le site et qui permet aux distributeurs et aux industriels de trouver le moyen de présenter leurs produits et leurs services, nous proposons aussi un système d’affiliation traditionnel par du lead que nous générons sur les ventes des listes qui seront composées, et enfin nous entrevoyons une troisième source qui est le data mining, c’est à dire toutes les informations statistiques de profiling que nous pourrons collecter sur les visites, les commandes générées par les clients.

Internet est-il un bon outil pour l’achat alimentaire ?

Cela va le devenir très certainement. La majorité des produits proposés sont des produits manufacturés déjà emballés. Que l’on soit en magasin ou sur internet, il n’est pas nécessaire d’avoir un aperçu visuel du produit.

Aujourd’hui les distributeurs en France s’appellent Carrefour, Super U et Auchan, aura t-on demain des TESCO et des Wall Mart ?

Effectivement, le marché de la distribution alimentaire en France est en train de se repenser : c’est un secteur en pleine mutation. Jusqu’à présent, les acteurs européens et internationaux qui essayaient de pénétrer le marché français avaient quelques difficultés car ils avaient en face d’eux 6 centrales d’achat très organisées. Le marché européen est en train de s’ouvrir, la réglementation évolue et la France va devoir accepter l’entrée de nouveaux acteurs sur son marché de manière à ce que l’offre soit plus élargie et plus étendue.

 

alimentaire : l’enfant à problème du ecommerce was last modified: avril 1st, 2015 by Cédric Jeanblanc