Marché de l’occasion : les résultats de l’enquête site-annonce.fr

Il y a quelques mois, nous avions interrogé Vincent Vandegans pour connaître les caractéristiques d’un marché en plein boom : le marché de l’occasion (voir premier article). Cette semaine, nous avons la chance de pouvoir vous dévoiler en exclusivité les résultats du sondage mené par Site-annonce.fr. De quoi tirer certains enseignements sur les habitudes et les motivations des acheteurs et des vendeurs d’occasion. conclusion :

On achète d’occasion pour économiser, on vend pour vider sa maison

occasion-raison-achatCela n’est pas très surprenant, on achète un produit d’occasion parce qu’il est moins cher. En revanche, on aurait pu penser que la part des personnes mettant en avant l’argument du gaspillage serait plus importante : seulement 28,97 % des acheteurs d’occasion avancent cet argument, contre 73,33% pour l’économie d’argent.

Selon les internautes interrogés, cette économie s’élèverait à près de 600 euros chaque année. On comprend ainsi mieux pourquoi l’économie est la première motivation pour les acheteurs de produits d’occasion.

Du côté des vendeurs, la moyenne annuelle des gains de vente de produits d’occasion par personne s’élève à 473 euros. Pourtant, surprise, l’argent n’est pas la première motivation pour un vendeur d’occasion. Ce dernier cherche avant tout à… Vider sa maison.

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Marché de l’occasion : les résultats de l’enquête site-annonce.fr was last modified: mars 6th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Du Big Data au Smart Data avec la DMP (conférence du 24/03/15)

En ce début de cette année 2015, CCM Benchmark s’intéresse à un outil incontournable de la gestion du marketing digital : la Data Management Platform (DMP). Le 24 mars 2015 aura lieu, à La Maison Champs-Elysées (au 8 rue Jean Goujon, 75008 Paris) à partir de 9h00, une journée entièrement consacrée à ce sujet : au programme, conférences, tables rondes, déjeuner et networking. Une nouvelle fois, Visionary Marketing s’associe avec CCM Benchmark pour vous offrir une remise immédiate de 200€ sur présentation du code suivant : dmpvisionary. Entrez ce code dans le formulaire d’inscription accessible en cliquant sur ce lien, pour enfin tout savoir sur ce sujet capital dans la stratégie digitale de toute entreprise.

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Comment exploiter la multitude des données générées ? Quels enjeux pour les entreprises ? Dans quel type de DMP investir ? Quels sont les impacts de l’intégration d’une DMP dans l’organisation de l’entreprise ? Quels sont les nouveaux métiers et les nouvelles compétences liées à cette intégration ? Quels types de données personnelles utiliser ? Qui sont mes consommateurs ? Quels produits sont-ils les plus susceptibles d’acheter ? A quel canal et à quel type de message seront-t-ils le plus réceptif ? Mes campagnes publicitaires sont-elles pertinentes ? Comment récolter des informations sur ses clients via les objets connectés ?

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pour bénéficier de 200€ de réduction pour cette conférence, entrez le code « dmpvisionary » au moment de l’inscription.

Pour répondre à ces questions, CCM Benchmark réunit de grands acteurs du secteur de la data et des experts lors de ce petit déjeuner sur la « Data Management Platform ». Ils partageront leur vision, leurs conseils et leurs retours d’expérience en matière de stratégies digitales. Cet événement vous donnera des outils pour optimiser vos stratégies de communication, d’acquisition et de fidélisation de clients.

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Programme de la conférence DMP

Première partie : mise en place réussie d’une DMP

9H00 – PANORAMA DE LA DATA MANAGEMENT PLATFORM

Qu’est-ce qu’une DMP ? Pourquoi investir dans une DMP ? Quels sont les principaux éditeurs de solution ?
Par Yann Gabay, Directeur Europe du Sud, NetBooster

9H30 – INTÉGRER UNE DMP DANS L’ORGANISATION DE L’ENTREPRISE

DMP externalisée, DMP internalisée ou solution hybride ? Pour quels budgets ? Quels sont les impacts de l’intégration d’une DMP dans l’organisation de l’entreprise ? Quels sont les nouveaux métiers et les nouvelles compétences liés à cette intégration ? Faut-il mettre en place des organisations spécifiques ? Quel est le rôle du data scientist dans cette nouvelle organisation ?
Avec :
– Thierry Vallaud, Directeur, BVA Data Sciences
– Hervé Mignot, Directeur des data technologies, Equancy
– Frédéric Lefebvre, CEO, Zebestof
Table ronde animée par Nicolas Jaimes, Journaliste, Journal du Net

10H30 – PAUSE ET NETWORKING

11H – CAS CLIENT

Par Olivier Binisti, Digital Marketing Specialist, Adobe Marketing Cloud

11H30 – ORGANISER LES DONNÉES EXISTANTES

D’où viennent les données ? Dans quel ordre commencer ? Quels sont les types de données à identifier ? Quels algorithmes pour qui et pour quoi ? Où consolider les données ? Comment coupler les outils DMP et CRM ? Quelles sont les règles à respecter ? Quels critères pour le choix entre first-party et third-party ? Quel rôle ont les entrepôts de données et les Datamarts ?
Avec :
– Daniel Breton, Directeur Général, Cabestan
– Pierre Coquard, Directeur Associé, Data & Marketing
– Karine Moral Dupuy-Dauby, Responsable marketing stratégique et communication, Parc Astérix
Table ronde animée par Laurence Evrard, Directrice associée, Stratello

12H30 – DÉJEUNER ASSIS

Seconde partie : récolter et analyser les données

14H00 – DU PREDICTIVE DATA AU PRESCRIPTIVE DATA

Comment analyser les données récoltées ? Comment coupler les données pour améliorer le ROI des budgets de publicité ou de campagnes ciblées ? Comment exploiter les bases de données massives sur les clients et visiteurs ? Quelles sont les règles de confidentialité à respecter ?
Avec :
– Alexandre Azzopardi, Regional Sales Manager Advertising & Social, Adobe
– Augustin Decré, Directeur Europe du Sud, Nugg.ad
– Christophe Benavent, Professeur à l’Université Paris Ouest
– Renaud Ferran, Head of Digital Marketing, LaSer Group – Cofinoga
Table ronde animée par Yann Gourvennec, CEO & founder, Visionary Marketing

15H00 – QUELS ENJEUX POUR LES AGENCES MÉDIAS ?

A quelles attentes des annonceurs doivent-elles répondre ? Comment faire évoluer la relation entre l’annonceur et l’agence média ? Comment les agences médias doivent-elle se diversifier ?

15H30 – PAUSE ET NETWORKING

16H – OBJETS CONNECTÉS, UNE SOURCE DE COLLECTE DE DONNÉES GRANDISSANTE

Comment récolter et interpréter les données des objets connectés ? Quels sont les usages concrets des données collectées ? Comment rendre intelligente la collecte des données via ces objets ? Quel intérêt pour le client ? Comment préserver les données personnelles du client ? Peut-on vendre ces données ?
Avec :
– Me Gérard Haas, Avocat à la Cour, Cabinet Haas Avocats
– Romain Duron, Marketing service manager, Groupe Seb 
Table ronde animée par Catherine Zunic, Directrice, Médias Uniques Conseil

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Du Big Data au Smart Data avec la DMP (conférence du 24/03/15) was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Villes intelligentes : le futur déjà présent ? – Tribune libre

alice martinL’article du jour est une tribune proposée par Alice Martin, qui travaille actuellement en freelance à Shangaï. Cette tribune a pour objet les villes intelligentes, et retrace les premiers pas de ces villes d’un nouveau type, leurs succès ou échecs et la façon dont ces villes abordent et définissent cette ingestion de l’ubiquité… Merci à Alice pour cette tribune, et bonne lecture !

De nombreuses villes dites « intelligentes » émergent un peu partout à travers le monde. Mais qu’entend on exactement par ce terme ? S’agit-il uniquement de citées connectées, ou peut-on se permettre d’imaginer bien plus loin et bien plus fou ? Analyse d’un rêve de grandeurs en passe de devenir réalité.

Des enjeux multiples… et vitaux

L’idée de la ville intelligente, ou « smart city » en anglais, a fait du chemin depuis l’arrivée des nouvelles technologies. L’idée : mettre les innovations au service des villes, que ce soit sur le plan social, environnemental ou même économique. Améliorer les modes de consommation énergétique, la mobilité, la gestion des déchets, la gouvernance… les enjeux ne manquent pas.

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avec les « smart cities » les villes ne sont plus seulement modernes ou belles … elles vous permettent aussi de travailler plus efficacement (photo http://antimuseum.com)

 

Sachant que dans une quinzaine d’années, plus de 8 milliards d’êtres humains peupleront les villes de la planète, les acteurs politiques, les scientifiques et les urbanistes tentent dès maintenant d’améliorer les conditions de vie urbaine. De nombreux domaines risquent d’être impactés. Entre les logements et l’énergie qui y est acheminée, le monde des objets connectés et l’organisation des réseaux de transports, une véritable révolution est en marche.

L’idée de gouvernance globale, de mutualisation des technologies et de la sécurité globale du système est donc au cœur du débat. Comment gérer des systèmes d’informations d’une telle ampleur ? Comment les sécuriser de façon optimale ? Qui décidera de la nouvelle urbanisation « technologique » de chaque ville ? De nombreuses questions restent à l’étude. Le concept de ville intelligente n’est pourtant pas nouveau, et date d’il y a maintenant 10 ans.

Convergence de révolutions technologiques

 

C’est en 2005 que Bill Clinton, l’ex-président américain, avait lancé un défi à l’entreprise Cisco, fabriquant d’équipement pour réseaux digitaux : comment utiliser la technologie pour rendre nos villes plus durables et plus agréables à vivre ? Après une recherche sur le sujet avec un budget de 25 millions de dollars, l’entreprise publia en 2010 des résultats très prometteurs, ouvrant une brèche à de nombreux autres acteurs dans cette nouvelle ruée vers l’or.

D’après l’analyse de Cisco, les « smart cities » ont pu commencer à émerger grâce à la convergence de deux facteurs fondamentaux : l’urbanisation massive et la révolution des technologies de l’information. Le chercheur Anthony Townsend explique que tout s’est accéléré en 2008, avec trois dépassements critiques : la population urbaine sur la population rurale, le nombre de lignes haut débit sur le nombre de lignes fixes, et enfin le nombre d’objets connectés sur le nombre d’humains.

Mais c’est la Corée qui dès 2003 avait vu la première le vent souffler, et avait décidé de lancer 12 « u-Cities », le “u” pour « ubiquitious computing », en français « l’informatique omniprésente ». Le but était de tirer parti au maximum de l’ubiquité des technologies de l’information et de la communication (TIC), en connectant absolument tout ensemble : les immeubles, les hommes, les voitures… Un échec, car même si en 2004 les Coréens avaient effectivement accès à Internet de n’importe quel endroit dans le pays, le marché et les technologies n’étaient pas encore assez développés. Trop tôt. Aujourd’hui, l’approche est bien différente, et avec la recrudescence mondiale du terrorisme, l’enjeu de la sécurité est désormais au centre du débat, et guide même la conception de ces villes.

La question de la sûreté

 

Les enjeux sécuritaires d’une cité intelligente sont extrêmement délicats. Une ville hyperconnectée est un potentiel nid à problèmes, pouvant résulter de défauts dans le système d’information de ses différentes entités. De nombreux et divers risques sont ainsi identifiés, allant de l’accès à la base de données d’un site internet mal protégé à des attaques contre des systèmes industriels, en passant par la fraude aux moyens de payement technologiques.

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Villes intelligentes : le futur déjà présent ? – Tribune libre was last modified: mai 11th, 2015 by Cédric Jeanblanc

A.green Startup : quand l’agriculture rencontre l’innovation

A.green Startup Paris SIA se déroulera le 20 et 21 février à l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture, puis le 22 février au salon de l’agriculture. Durant ces trois jours, des équipes mixtes travailleront sur des projets innovants en lien avec l’agriculture, sur les conseils de mentors. Un jury composé d’experts reconnus du monde de l’innovation, de l’entreprenariat et de l’agriculture récompensera les présentations les plus convaincantes. Les gagnants de ce concours gagneront 3 000 euros (offerts par Le Village by Crédit Agricole). L' »ageekulteur » Hervé Pillaud nous avait parlé de cet évènement, lors de la dernière édition : 

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Pour l’édition de cette année, le concept est resté le même, il s’agira comme l’an passé de démontrer le potentiel de sa startup à travers :

  • Un produit innovant (démonstration si possible)
  • Un marché visé
  • Un business plan
  • Un plan de communication
  • Une technique d’acquisition de la cible (mix-marketing)

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A.green Startup : quand l’agriculture rencontre l’innovation was last modified: mai 11th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Comment la révolution digitale transforme le monde – avec Gilles Babinet

Le monde digital est depuis quelques années en plein effervescence, et cette digitalisation en expansion  influe considérablement sur notre monde physique (donc sur la croissance). En effet, la révolution digitale représente un facteur de croissance indéniable pour les pGilles_babinet2ays et les entreprises qui savent l’exploiter : à l’image de M Pesa le service de paiement par téléphone lancé au Kenya en 2007 et qui a connu un succès immédiat pour devenir aujourd’hui le premier service de paiement mobile dans un pays en développement, fort de ses 26 millions d’abonnés. Si nombre d’entreprises savent exploiter cette révolution digitale, il est indispensable que les acteurs ayant le pouvoir de réguler et de normaliser, c’est-à-dire les états, ne s’opposent pas à cette révolution et acceptent ce changement inévitable, pour chercher à tirer parti de cette mutation : cela commence par le monde de l’éducation qui devra se renouveler pour ne pas se laisser submerger par la vague du numérique.

Pour nous parler de révolution numérique, qui de mieux que Gilles Babinet, responsable des enjeux de l’économie numérique pour la France auprès de la commission européenne ? Le « digital champion », serial entrepreneur, et auteur de L’Ère Numérique, un nouvel âge de l’humanité répond à nos interrogations sur un sujet capital, celui de la révolution digitale.

Nous sommes en train de vivre une véritable révolution digitale. C’est quelque chose de réel et que l’on peut mesurer. Comment fait-on ?

On la mesure par les chiffres, d’abord par le nombre d’internautes, en croissance exponentielle ces derniers trimestres. Il y a aussi des indicateurs, comme la croissance économique, notamment dans les pays africains où l’on voit l’impact de façon extrêmement claire dans les chiffres de la croissance du PIB.

Est-ce un des moyen de développement de l’Afrique ?

Je pense, car l’Afrique souffre d’un manque d’infrastructures, et ce que l’on observe c’est que les gains d’opportunités qui sont permis par le digital permettent de suppléer à cette absence d’infrastructures.

Il y a un exemple dans le développement digital en Afrique : c’est M Pesa.

Dans un pays comme le Kenya, il y a 40 millions d’habitants : 26 millions ont un compte M Pesa, et la très grande majorité de ces personnes sont des primo accédant du système bancaire. Cela aboutit à un accroissement des assets (actifs) de la banque centrale et 4% du PIB Kenyan est directement issu des bénéfices de M Pesa. Aujourd’hui, tous les pays africains souhaitent avoir l’équivalent de M Pesa.

Site internet de MPesa de Vodafone, connaissant un vif succès au Kenya
Site internet de MPesa de Vodafone, connaissant un vif succès au Kenya

L’essentiel de l’économie est-il en train de se virtualiser ?

La question est plutôt de savoir à quel terme. C’est certain que l’on voit un impact du numérique dans tous les segments d’activité économique. Cet impact est plus ou moins élevé, mais il sera appelé à être croissant dans les années à venir.

Cette révolution numérique n’a pas encore été comprise par certaines entreprises… Quel message peut-on leur faire passer ?

Je pense que les sociétés doivent comprendre que c’est un enjeu de management. Les sociétés commettant des erreurs sont des sociétés qui créent des directions numériques. Je pense que c’est quelque chose à éviter : c’est un sujet à porter au top niveau du management et avoir une vision digitale, une stratégie digitale. C’est important et je ne le vois pas toujours.

Il y a aussi un dernier groupe de personnes à qui il faut faire passer le message : ce sont les états, car ils sont aussi impactés par cette révolution numérique. Que peut-on leur conseiller ?

Ils ont un rôle important dans l’émergence de la société numérique, notamment par la force de régulation et de normalisation dont ils disposent naturellement. Je crois que les états qui essaient de freiner la révolution numérique, sous prétexte de protéger l’emploi, et les conditions sociales, se mettent en danger. Cela a des effets négatifs à moyen terme.

Dernier point : la révolution du monde de l’éducation. Nous n’en sommes encore qu’au début…

La révolution numérique va toucher l’ensemble du monde éducatif et plus globalement l’ensemble du monde, car la vitesse de distribution de l’information et de l’éducation, c’est directement un facteur de croissance. Je crois que nous sommes en train d’accroitre cette vitesse de façon très significative. Nous sommes au tout début de cette révolution éducative qui prendra de l’ampleur et nous aurons très probablement des surprises de la part de zones qui ne sont pas traditionnellement innovantes.

Comment la révolution digitale transforme le monde – avec Gilles Babinet was last modified: janvier 23rd, 2015 by Cédric Jeanblanc