On a essayé le chatbot (et on aime le résultat)

Dans la famille buzzword, je demande le chatbot ! Tous les marketeurs en parlent depuis des mois, mais qu’en est-il de l’efficacité de ce nouvel arrivant ? Nous avons voulu le savoir, en mettant en application cet outil pour notre site Web. Comme pour la mise en place de n’importe quel outil, nous avons déjà fixé l’objectif : le chatbot doit nous permettre d’aider le client à obtenir les informations qu’il souhaite et transmettre des informations, si nécessaire. À ce titre nous avons voulu concevoir un chatbot qui réponde aux besoins d’un client venant sur le site : quelles offres proposent ce site ? Comment accéder rapidement à ces offres ? Comment communiquer rapidement un dysfonctionnement sur le site ? Comment joindre un consultant pour lui demander un devis ? Nous n’avons pas encore cherché à pousser les limites du chatbot, par exemple définir un devis automatiquement ou apporter un conseil sur un problème précis. Cela nécessite un investissement en temps conséquent, mais constitue également une limite de l’intelligence artificielle, nous l’aborderons dans cet article.

Chatbot : Quel outil choisir ?

Les outils permettant de développer un chatbot sont nombreux, nous n’avons que l’embarras du choix. Après une brève recherche sur Google, nous avons choisi l’outil motion.ai, mais il existe de nombreux autres sites permettant de faire cela. Ce logiciel proposé en freemium permet d’envoyer 1000 messages par mois.

Tous les dialogues du chatbot sont organisés selon les possibilités de réponses de l’internaute. Cela donne un grand nombre de possibilités et de scénarios de dialogue possible

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On a essayé le chatbot (et on aime le résultat) was last modified: juillet 18th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Transhumanisme : un premier procès historique, bien que fictif

Le jeudi 22 juin avait lieu un procès historique : celui de Mark Tribun, jugé pour avoir piraté les e-cornées de trois personnes, causant hallucinations et pertes de vision. Ce procès fictif était surtout une réflexion sur le transhumanisme, de sa légitimité à son applicabilité. Si l’action qui se passe en 2039 est une fiction digne d’un épisode de Black Mirror, les magistrats sont eux bien réels, avec entre autres Catherine Champrenault, Emmanuel Daoud, et Gérard Haas, qui organisait ce procès.

Transhumanisme : un contexte pas si éloigné

Tout d’abord, remettons-nous dans le contexte : « En 2037, les hommes « s’augmentent » tant pour améliorer leurs capacités que leurs conditions de vie ». De nombreuses personnes s’équipent de « e-cornée », une lentille équivalente aux Google Glass. Certains sont opposés à cette technologie et usent de toutes les méthodes, y-compris les plus violentes, pour faire disparaître ce qu’ils considèrent comme un fléau : ce sont les bio-résistants. Si l’on réfléchit, cette histoire rappelle des problématiques qui commencent à émerger. Nous connaissons en effet l’homme réparé, qui a recours à la technologie pour faire face à des problèmes de santé : hanche artificielle, cœur artificiel, prothèses, etc. Mais nous commençons tout juste à percevoir l’arrivée de l’homme augmenté, qui utilise la technologie médicale pour se « transformer » afin d’améliorer ses performances. Où se situe la frontière entre les deux ? Que nous dit l’éthique ? Et surtout, que dit la loi ? Réponse dans ce procès.

« Même en l’interdisant, nous ne pouvons empêcher cette technologie de se développer » – Laurent Alexandre

1ere partie : les arguments pour le transhumanisme

Dans une salle comble malgré l’absence de climatisation, Gérard Haas qui représente la partie civile lance les débats : « un spectre hante le monde, celui de l’ignorance, de l’intolérance et l’acharnement de ceux qui se nomment bio-résistants, qui ne sont que des bio-conservateurs, aveugles du futur », attaque-t-il. « Je souhaiterais appeler à la barre M. Laurent Alexandre, le chirurgien chroniqueur, fondateur de Doctissimo et spécialiste du transhumanisme », qui va nous présenter en 3 arguments sa vision de l’intelligence artificielle. Lire la suite

Transhumanisme : un premier procès historique, bien que fictif was last modified: juin 27th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Quelles sont les dernières tendances chiffrées du marketing B2B ?

Le jeudi 15 juin se tenait le baromètre des décideurs B2B 2017, organisé par iProspect. Après une introduction de Pierre Calmard, nous avons pu découvrir les chiffres de l’étude : quelles sont les dernières tendances du marketing B2B ? Comment évoluent les décideurs B2B et que font-ils concrètement pour appliquer les bonnes pratiques qu’ils identifient ? Réponse dans cet article.

« Les grandes plateformes ont déjà gagné la bataille »

C’est par cette phrase que Pierre Calmard, que nous avions déjà interviewé sur notre blog au sujet de l’homme de demain, introduit sa vision du futur. Selon lui, nous avons déjà aujourd’hui des indices qui nous permettent d’apercevoir une tendance, qui sera de plus en plus marquée. C’est une adaptation du business model qui se précise.

« Les plateformes ont déjà gagné la bataille et cela se joue désormais entre géants américains et chinois » prévient Pierre Calmard. Nous étions déjà habitués à ses prédictions engagées, notamment sur le transhumanisme (qui avaient suscité quelques réactions sur notre blog), et le directeur d’iProspect grossis une nouvelle fois (et volontairement) le trait : « Les plateformes ne veulent pas faire de l’argent » affirme-t-il, elles ont une vision du monde à imposer, en témoignent les projets lancés par Google, Tesla, Facebook et Amazon. « Si demain EDF ne veut pas distribuer de l’électricité gratuitement, elle va disparaitre » prédit-il, « Elon Musk veut nous transporter automatiquement », un monde différent se profile et se fait déjà sentir, avec toutes les conséquences que cela entraîne sur les entreprises.

Les chiffres du retargeting montrent le fossé entre la volonté et l’action des marketeurs. Manque de moyens, d’ambitions, de soutien en interne ou de vision ?

Et le marketing va en prendre un sacré coup : « dans le vieux monde du B2B, on avait un message que l’on poussait. Dans le digital, il y a une foule de contenus que l’on doit démultiplier, valoriser, et faire rayonner », nous dit Pierre Calmard. Si nous savons depuis longtemps que les mass medias seuls ne suffisent plus, et que d’autres canaux doivent être utilisés, de nouveaux outils permettant de gérer ces derniers se mettent en place. La plupart des marketeurs connaissent les nouveaux concepts, mais combien les mettent concrètement en place (voir le schéma ci-dessus)? Lire la suite

Quelles sont les dernières tendances chiffrées du marketing B2B ? was last modified: juin 15th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Twitter : un réseau social sur le déclin ? Vrai-Faux avec @flashtweet

Il s’agit de l’outil privilégié des marketeurs, il réunit plus de 320 millions d’abonnés, c’est devenu officieusement l’outil de communication n°1 de la maison blanche, mais pourtant Twitter continue de susciter nombre d’interrogations sur sa stratégie. La suppression du compteur de partage, les tentatives de rachat infructueuses, le poste de CEO longtemps resté vacant, ou encore la prolifération des bots (entre 9 et 15% des comptes seraient des bots) et des fake news font douter les investisseurs, et nous, utilisateurs au quotidien de ce merveilleux outil, aussi. En effet, malgré le fait que l’utilisation compulsive du réseau social par Trump le mette régulièrement sur le devant de la scène, Twitter voit le nombre de ses abonnés stagner, alors que son titre en bourse dégringole (lancé à 40 USD, il est désormais échangé à 14 USD). Est-ce le début de la fin pour le réseau social, alors que Mastodon, copie Open Source du Twitter original fait parler de lui depuis quelques mois ?

Pour nous apporter un éclairage sur le réseau social, Emmanuelle Leneuf, créatrice du FlashTweet, a répondu à nos questions, ou plutôt à nos affirmations.

#1 Sur Twitter, tout le monde parle, mais personne n’écoute. 

VRAI et FAUX : « Je dirais que c’est simplement comme dans la vie. Globalement, il y a beaucoup de gens qui parlent et peu de gens qui écoutent, mais ce qu’on constate surtout, c’est qu’il y a une multiplication des contenus en ce moment, et tout ce contenu produit beaucoup de bruit et réduit le taux d’interactions. Il y a moins aussi d’échange et de partage, chacun voulant faire entendre sa propre voix ».

#2 Twitter est devenu le royaume des bots (automates) et des trolls. 

VRAI, mais également FAUX, « parce qu’il y a encore de l’humain. Mais c’est vrai, comme l’a vu pendant les élections américaines où les trolls et les bots ont joué un rôle important. Une étude rapporte qu’un tweet sur 5 autour de l’élection américaine était produit par un bot. Et que lors du premier débat entre Trump et Clinton, il y a eu 500 000 tweets qui ont été créés par ces bots pour Trump contre 140 000 pour Clinton. Je ne sais pas si cela a eu un impact direct sur les résultats des élections, mais c’est une réalité et je pense que cela a dû influencer le débat. Et d’autre part, c’est vrai qu’on voit qu’il y a de plus en plus de bots sur Twitter qui ne représentent pas forcément le côté positif et interactif de Twitter ».

#3 Le nombre de followers n’a pas d’importance, ce qui compte c’est l’échange. 

VRAI : « Quand je vois ce qui se passe autour du FlashTweet, je suis absolument d’accord avec cette affirmation. C’est pas la taille qui compte, mais les interactions : c’est là où on mesure vraiment l’influence, sur les interactions, ce qui se dit, comment engager la conversation avec sa communauté ». Lire la suite

Twitter : un réseau social sur le déclin ? Vrai-Faux avec @flashtweet was last modified: avril 25th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Sommes-nous tombés en panne d’innovation ?

Nous sommes en ce moment dans une période d’effervescence technologique : le cloud et le Big Data viennent révolutionner nos usages informatiques, le smartphone et la tablette sont omniprésents et apportent l’internet en mobilité, l’imprimante 3D va bientôt nous permettre de créer nos propres objets du quotidien, et le travail est en train de se réinventer, à cause de l’ubérisation et la robotisation. C’est en tout cas ce qu’on lit et entend.

Pour Kasparov, les intelligences artificielles comme Watson resteraient finalement assez élémentaires. (Source )

J’ai donc été surpris de lire dans cet article un commentaire de Kasparov, grand champion d’échecs Russe, très critique sur l’innovation :

« Les éditeurs informatiques se sont contenté d’améliorer des algorithmes mathématiques. Ils n’ont pas persévéré vers la création d’une véritable intelligence artificielle (…) Chaque année, on nous sort un nouveau programme d’échecs, une nouvelle version. En fait, ce sont des programmes anciens des années 60 et 70 qui se contentent de choisir [des combinaisons] au milieu de millions de possibilités. [Ils ne créent rien] »  

Après quelques recherches, j’ai trouvé une citation du même homme, encore plus catégorique : 

« Nous vivons aujourd’hui dans le progrès technologique le plus lent depuis plusieurs centaines d’années »

C’est peut-être un peu surprenant à lire, mais observons d’un regard un peu moins ébahi les « dernières » inventions : les premières imprimantes 3D, smartphones et tablettes sont nés dans les années 80, les innovations issues du cloud (VDI (virtual desktop insfrastructure), mail et stockage à distance, dématérialisation du logiciel, etc.) apportent finalement plus de légèreté à des outils que l’on utilise depuis les débuts de l’informatique. Les programmes informatiques quant à eux, à part une refonte graphique et l’ajout de nouvelles fonctionnalités, n’ont pas vraiment évolué de façon fondamentale (il n’y a qu’à voir cette démonstration de la première version d’Illustrator pour voir que les changements apportés sont mineurs).

Alors sommes-nous dans une période d’innovation incrémentale où rien de majeur n’apparaitra avant longtemps ? Avons-nous déjà découvert et inventé ce qui pouvait l’être, ne nous laissant aujourd’hui que des miettes ? Voici quelques pistes de réflexion.

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Sommes-nous tombés en panne d’innovation ? was last modified: avril 11th, 2017 by Cédric Jeanblanc