Vrai / Faux de l’innovation : tordons le cou aux idées reçues !

L’innovation est un sujet qui nous intéresse particulièrement, et vous l’avez certainement deviné, notre blog s’appelant Marketing & Innovation. Pourtant le mot « innovation » est souvent mal compris : on l’utilise à toutes les sauces, dans tous les domaines, pour dire tout et n’importe quoi. Il était urgent de tordre le cou aux idées reçues et redonner son vrai sens à l’innovation. Et pour cela, qui de mieux que Raphaël Labbé, ancien directeur de l’innovation du groupe Express, et fondateur de Wiztopic ?

#1 : L’innovation c’est inventer quelque chose à laquelle personne n’a jamais pensé

« FAUX. Je connais une citation liée à l’innovation que j’aime beaucoup :  » innover, ce n’est pas avoir de nouvelles idées, c’est arrêter d’en avoir de vieilles ». L’innovation n’est pas forcément toujours l’innovation de rupture, qui consiste à avoir une idée à laquelle personne n’a jamais pensé. Il s’agit également de casser les choses existantes pour les faire évoluer, les faire changer. Il y a beaucoup plus d’innovations d’évolution que d’innovations de rupture : elles sont plus nombreuses et touchent beaucoup plus de secteurs d’activité. On n’a donc pas besoin d’avoir une idée que personne n’a jamais eu pour innover. »

ligne de métro de l'innovation
La ligne de métro de l’innovation : retards, pannes, stations non desservies voire changements d’itinéraires… Finalement à côté de cela, le métro parisien n’est pas si mal.

#2 : L’innovation ce n’est possible qu’avec le digital.

« La réponse est FAUX. Surtout avec ce que je viens de dire, l’innovation est possible dans tous les secteurs d’activité. On va cependant trouver dans certains secteurs des typologies d’innovation plus importantes que d’autres. Plus le secteur va être technologique, plus on va avoir des innovations de rupture, plus les secteurs vont être de consommation grand public plus on va avoir d’innovations évolutives. On peut par exemple parler du secteur de l’alimentation qui me passionne. On peut changer la manière d’acheter, par exemple avec la création de kits ou de box alimentaires. C’est une véritable innovation pour le consommateur, cela change complètement son mode de fonctionnement. Fondamentalement, il s’agit des mêmes produits, mais ce qui a changé c’est le mode d’approvisionnement. » Lire la suite

Vrai / Faux de l’innovation : tordons le cou aux idées reçues ! was last modified: janvier 23rd, 2017 by Cédric Jeanblanc

Coût au contact : comment le calculer et le réduire

Matthias Berahya Lazarus sur le coût au contactPour ce quatrième et dernier article consacré au livre blanc de Bonial* sur le catalogue digital, nous abordons le sujet crucial du coût au contact. Cette notion est essentielle pour savoir à combien s’élève le prix pour « atteindre » un prospect (nous verrons qu’il y a plusieurs degrés d’engagement), que ce soit une campagne de publicité à la télévision, en imprimé ou sur du display. Cela permet à l’entreprise de savoir dans quel média elle doit investir. Mais comment calculer ce coût et le réduire ? Pour étudier ce sujet, nous avons interviewé Matthias Berahya Lazarus, CEO de Bonial.fr, qui nous a apporté son éclairage et livré quelques solutions pour diminuer son coût au contact.

* transparence: Bonial est notre client

livre blanc - coût au contact

Coût au contact : une notion qui tend vers l’interaction

La notion de coût au contact a beaucoup évolué. Sur le Net, elle a pris trois formes successives :

  • Le coût par mille (CPM) : cette notion n’est pas nouvelle et provient du « print ». Il s’agit du coût que l’on va payer pour 1000 impressions.
  • Le coût par clic (CPC) : la responsabilité des clics est dans ce cas reportée sur la régie publicitaire. C’est Google AdWords qui a popularisé le modèle coût par clic. Il s’agit ici de la première notion d’interaction (on ne parle plus de vues mais de clic).
  • Le coût par engagement (CPE) : on parle de ce coût depuis 5 à 6 ans, notamment depuis l’avènement du mobile. L’internaute ne fait pas que cliquer sur une bannière, il lit, regarde ou interagit avec un contenu.

 « Au début on voyait, ensuite on cliquait, maintenant on interagit »

On peut constater au fil de l’évolution de ces types de coûts une montée en intensité de la notion d’interaction avec le contenu. Au début on voyait, ensuite on cliquait, maintenant on interagit. Et cela dans un monde où l’interaction est de plus en plus rare, en raison de la quantité croissante d’information accessible.

https://www.youtube.com/watch?v=kCteZsMf3Gs&t=36s

Comment définir l’engagement en publicité

On dispose selon les cas de différents métriques afin de mesurer l’engagement :

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Coût au contact : comment le calculer et le réduire was last modified: décembre 20th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ?

bonial3-visuel-_18949858_f073b74f98da2f4295a8b912668c389aa196d364Le concept du zéro papier est loin d’être récent : Taiichi Ono en parlait déjà dans les années 50.  Nombre d’entreprises en font un objectif afin de gagner en temps et en productivité, tout en mettant en avant l’argument écologique. Mais qu’en est-il en 2016 ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre, dans ce troisième article inspiré du livre blanc de Bonial* sur le prospectus digital.

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Transformation digitale : vers la fin du papier ?

La digitalisation de notre société change la perception que l’on a sur le papier. Pour certains d’entre nous, les grandes armoires où l’on entassait des dossiers bourrés de feuilles ont été remplacés par des disques durs externes et une connexion au cloud public.

Le digital a en effet entrainé des changements majeurs indéniables :

Le gain est économique, avec une diminution des dépenses dans le papier, l’encre et les imprimantes. Aussi, l’envoi des documents étant digitalisé, les coûts d’affranchissement diminuent également, s’ajoutant à un gain de rapidité et d’instantanéité. Aussi, l’archivage en ligne des factures, bulletins de paie, et des documents de travail libère une place physique et visuelle dans les bureaux, facilitant la mobilité des salariés.

Le gain est également environnemental : Greenpeace estime qu’un arbre sur 5 est coupé pour l’industrie papetière. Les premières victimes sont les forêts tropicales notamment indonésiennes, ayant des conséquences dévastatrices pour les populations locales et leur patrimoine environnemental. Aussi, l’empreinte carbone est théoriquement moins élevée avec le digital. Certains acteurs ont ainsi chiffré le gain écologique du digital dans leur secteur, comme Bonial qui a publié une étude comparative entre les prospectus digitaux et papier.

Alors que nous avons désormais des moyens de nous affranchir du papier et que nous connaissons précisément les bénéfices du « Zéro Papier », avons-nous réellement diminué notre consommation ? Il y a ici un paradoxe : depuis l’adoption de l’ordinateur personnel, nous avons les moyens de concrétiser un rêve de plus de 60 ans. Pourtant, notre consommation et production de papier n’ont cessé de croître depuis les années 50.

La production de papier mondiale et carton n'a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.
La production de papier mondiale et carton n’a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.

Selon les données de la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la production mondiale de papier et carton est passée de 234,8 millions de tonnes en 1994, à 292,7 en 2002 et atteint les 376,1 millions de tonnes en 2015. De l’apparition de l’informatique à l’essor de l’Internet et l’adoption massive des smartphones et tablettes, l’impact sur le papier a finalement été minime.

On peut toutefois remarquer une stagnation de la production en Europe, nous détaillerons ce point plus loin dans cet article.

MAJ 23/01 : Suite à un commentaire dont le sujet était la production de papier rapporté à la population mondiale, nous avons fait le calcul de la production par rapport à l’évolution de la population mondiale et Européenne.

Dans les deux cas, la production rapportée à la population augmente. On produisait 75 kilos pour un habitant en 1990, on en produit désormais 116kg. Toutefois, ce chiffre diminue entre 2010 et 2015. On est passé à une production de 118 kg en 2010 pour une personne, à 116kg en 2015, soit une diminution de 2%. L’Europe produisait quant à elle 51kg de papier pour un habitant en 2015, contre 39kg par habitant en 1990, ce qui traduit une lente évolution, et un léger repli entre 2010 et 2015.

Pour résumer, entre 1990 et 2016, non seulement la production mondiale de papier augmenté, mais la production de papier a augmenté plus vite que la population mondiale, passant de 75kg pour une personne à 116kg. Si la production globale a continué à croitre entre 2010 et 2015, la production rapportée à la population mondiale a sensiblement diminué.

Depuis 1990, la production de papier pour un habitant a augmenté : on consomme collectivement et individuellement plus de papier qu’en 1990. Ce chiffre est toutefois légèrement en baisse entre 2010 et 2015.

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Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ? was last modified: janvier 23rd, 2017 by Cédric Jeanblanc

Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ?

graphsCet article est le deuxième d’une série de quatre billets tirés du livre blanc de Bonial sur le prospectus digital*. Nous avons décidé cette semaine de creuser une problématique que l’on voit régulièrement au travers de multiples articles sur le net, sans que des chiffres précis soient toujours avancés : le digital va-t-il tuer la publicité traditionnelle ? Nous nous sommes donc appuyés sur plusieurs études récentes (disponibles librement et consultables en cliquant sur les liens dans le texte) pour connaître précisément l’état des lieux de la publicité en France. Pour en savoir davantage sur le sujet, n’hésitez pas à consulter le livre blanc de Bonial, disponible sur ce lien et sur le bouton ci-dessous.

*transparence : Bonial est notre client

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Crise et refus de la publicité : le secteur de la communication en difficulté

Une partie des Français est réfractaire à la publicité digitale et/ou papier

Nous parlions dans un article sur le content marketing des AdBlockers et de leur multiplication sur le Net. D’année en année, les français adoptent en masse des solutions pour bloquer la publicité en ligne : selon COMSCORE, ils étaient 27% à en être équipés en 2015. Une étude Ipsos rapporte quant à elle un score de 30% en 2016. Et qu’en est-il des autres pays ? La France est l’un des pays où l’adoption d’un AdBlocker est la plus courante : selon une étude de 2016 réalisée par IAB, la France (30%) est deuxième en Europe derrière la Pologne (36%), à égalité avec la Suède (30%), et devançant la Belgique, la Norvège (27%) et l’Espagne (26%). De l’autre côté de l’Atlantique, l’adoption des AdBlockers semble moins répandue : seulement 9% aux USA et 16% au Canada. Lire la suite

Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ? was last modified: décembre 12th, 2016 by Cédric Jeanblanc

ROPO et mobile to store : quand le digital mène vers le magasin physique

opportunite-mobilePremier d’une série de 4 articles, ce billet est inspiré du livre blanc de Bonial* « Le livre blanc du prospectus digital » téléchargeable sur ce lien ou en cliquant sur le bouton ci-dessous. Nous abordons dans cet article, au travers des chiffres donnés par ce livre blanc, l’impact du mobile sur le drive to store (mobile to store), chez le consommateur et chez les commerçants.
*Transparence : ce livre blanc a été écrit par notre client Bonial
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Le smartphone est, c’est indéniable, la technologie majeure du 21e siècle. Cette technologie a connu la pénétration la plus rapide dans l’histoire des télécommunications : Selon Médiamétrie, son taux est passé en France de 24% au 3e trimestre de 2010 à 60% au 3e trimestre de 2015. Et si l’on écarte de la population les moins de 18 ans et les plus de 64 ans, le taux s’élève à 84%. Il s’agit donc d’une adoption éclair de cette technologie qui se traduit par un changement brusque des habitudes : la géolocalisation et l’accès à l’Internet en mobilité donnent aux commerçants un nouvel angle pour attirer le client en magasin et le terme Web to store (faire venir le client du Web vers l’emplacement physique, plus restreint que celui de drive to store) a rapidement laissé place à celui de mobile to store. On peut voir sur le schéma de Google Trend ci-dessous que la tendance du mobile to store a décollé en 2008, peu après la sortie du premier IPhone. Cette tendance n’a fait qu’augmenter depuis, entrainant également celle du Web to store. Lire la suite

ROPO et mobile to store : quand le digital mène vers le magasin physique was last modified: décembre 5th, 2016 by Cédric Jeanblanc