les clés d’une campagne de marketing viral réussie

Quand on parle de marketing viral , quelques noms viennent immédiatement à l’esprit: Wilkinson et son association pour le droit au rasage, Thomson et sa « Course à l’Elysée », Choc et la vidéo détournée de Delarue.

Dans tous les cas il s’agit de réussites incontestables qui ont largement contribué à la notoriété et à l’image des marques concernées pour des coûts de mise en oeuvre plus que raisonnables.  De quoi donner à d’autres entreprises la tentation de se lancer elles aussi dans l’aventure !

Cependant, il ne faut pas se leurrer: ces grands succès cachent aussi de nombreux échecs, des campagnes virales qui n’ont jamais décollé (celles là on ne s’en souvient même pas)  ou d’autres dont la réussite  s’est retournée contre leurs auteurs en raison d’effets d’image non maîtrisés.

De l’avis même des spécialistes, une campagne de buzz ne s’improvise pas . Comme toute autre forme de communication, elle a ses règles, ses contraintes  et ses limites. Les connaître et en tenir compte ne garantit pas toujours  le succès mais il permet au moins de mettre toutes les chances de son côté.

Première clé: Flatter l’égo

Donner au destinataire le sentiment qu’il fait partie des « happy fews » et que le message qu’on lui confie peut lui donner un certain ascendant sur les personnes à qui il va l’adresser.

Deuxième clé: Etre réactif et créatif

Une opération de marketing viral s’inspire généralement d’une actualité chaude. Il faut savoir reconnaître l’évènement, la personnalité, le sujet porteur, être créatif pour en tirer le meilleur partie possible puis aller très vite dans la mise en place .

Troisième clé: rester cohérent avec les valeurs de la marque 

La campagne de marketing viral doit être mise au service de la marque. Le Buzz pour le buzz est inutile et dangereux .

Le sujet, le ton de la campagne , le ciblage et le choix des canaux de diffusion doivent être cohérents avec la personnalité de l’annonceur et en affinité avec sa cible.

Quatrième clé: surprendre

Pour susciter de l’intérêt et faire parler, il faut toujours aller là où on ne vous attend pas au risque parfois de déranger ou de choquer (à condition que ce soit pour la bonne cause !).

Qu’on ne s’y trompe pas,  même si quelques opérations de buzz sont nées de façon quasi spontanée, de plus en plus le marketing viral se transforme en discipline à part entière avec ses spécialistes et ses succes stories.

Pour en savoir plus  et analyser quelques exemples de campagnes récentes,  vous pourvez lire « Marketing viral,  les clés du succès » sur le blog Marketing et Convergence.

les clés d’une campagne de marketing viral réussie was last modified: juin 22nd, 2007 by biger

les bons usages du marketing mobile

Qui se souvient encore des débuts laborieux de la publicité sur Internet ?

La E. publicité connait aujourd’hui un tel engouement que l’on a du mal à imaginer qu’il y a quelques années à peine, seuls quelques annonceurs téméraires se risquaient à y dépenser une part minime de leur budget.

Le marketing et la publicité sur mobile connaissent aujourd’hui une expérience similaire.

Encore boudés par la plupart des annonceurs (en 2006 le marché du marketing mobile représentait à peine 0.03% des revenus publicitaires plurimedia) , ils sont depuis quelques mois l’objet de toutes les convoitises des principaux acteurs de l’Internet (Google, Yahoo, Microsoft), des constructeurs (Nokia, Apple) et des grandes agences de publicité (Publicis, Euro RSCG, TBWA).

Ces entreprises nous ont depuis longtemps habitués à anticiper les évolutions du marché. On peut donc d’ores et déjà le prédire sans risque de se tromper: le mobile est promis lui aussi à un bel avenir et devrait devenir dans les prochaines années un support publicitaire avec lequel il faudra compter.

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les bons usages du marketing mobile was last modified: mai 22nd, 2007 by biger

l’advertainment fait évoluer les métiers de la publicité

Avec le développement des nouvelles technologies les marques ont de moins en moins besoin des médias traditionnels pour exister. Elles ont désormais les moyens de créer leurs propres contenus sur les nouveaux supports de communication (Internet et téléphone mobile en particulier) pour devenir  leur propre média.

Aujourd’hui,  les annonceurs ne cherchent plus seulement à communiquer sur leur produit,  ils veulent aussi générer des contenus spécifiques pour le mettre en scène.

Les marques ne se contentent plus comme auparavant d’un consumer magazine ou d’un site web traditionnel . Elles ont  leur propre chaîne de télévision (exemple: « Du coté de chez vous »)  , leurs programmes de divertissement, leurs jeux,  leurs documentaires accessibles sur le web ou sur le mobile. Elles parviennent ainsi à toucher et séduire (à des coûts raisonnables) des cibles jeunes, peu sensibles à la publicité classique.

Renault_twingo_laetitia_castaCette tendance de fond  a donné naisssance à une nouvelle forme de communication publicitaire, l‘advertainment. Ce savant mélange de publicité et de divertissement, déjà très en vogue aux USA connait un développement rapide en France. Le dernier exemple en date est celui de la campagne de Renault, « l’Affaire Twingo » avec, dans le premier rôle Laetitia Casta !

Pour en savoir plus sur l’Advertainment et trouver de nombreux exemples sur le sujet,  lire « Advertainment: quand les marques investissent les contenus audiovisuels« 

Comme le souligne Jean Marie Dru dans son dernier livre (« La publicité autrement ») « Aujourd’ui, la marque ne se contente plus de promettre la simple satisfaction des besoins existants. Elle produit tout un sous-ensemble culturel » . 

Pour répondre à cette nouvelle demande des annonceurs, les agences doivent évoluer et acquérir de nouvelles compétences éditoriales: les publicitaires ne sont plus seulement des créatifs , ils doivent devenir journalistes, scénaristes, inventeurs de jeux de télé réalité et se doter des moyens nécéssaires pour produire des contenus audiovisuels et littéraires d’un nouveau genre. 

« La Chose « , Agence récemment lancée par Pascal Grégoire se revendique « producteur de contenus » tandis que les structures plus traditionnelles vont chercher à l’extérieur, par le biais d’acquisitions et de fusions , le nouveau savoir faire qu’elles n’ont pas en interne. C’est le sens des rapprochements de TBWA et Textuel, au sein de BDDP unlimited ou du rachat de Digitas par Publicis.

 » Les générations passent, et les audiences changent. La génération Internet a décodé toutes les facettes de la publicité »  » cf: J.M. Dru) . Une nouvelle écriture et un nouveau  langage publicitaires font leur apparition.

 C’est plutôt une bonne nouvelle!

l’advertainment fait évoluer les métiers de la publicité was last modified: mai 12th, 2007 by biger

E-Tourisme et web 2.0 :pourquoi et comment ça marche ?

J’ai déjà évoqué dans de précédents posts la vague du marketing collaboratif et la tendance croissante des consommateurs à utiliser le web pourdonner leur avis sur des produits et services , rechercher des informations en provenance d’autres consommateurs avant de se lancer dans une acquisition ou créer eux même les produits personnalisés qu’ils souhaitent .

Le secteur du Tourisme et de l’hôtellerie, déjà en pointe dans le E. commerce, fait également partie des activités économiques qui aujourd’hui ont le mieux compris tout l’intérêt du web 2.0 pour faire évoluer leur pratique et fidéliser leurs clients.

Pourquoi le Tourisme se prête-t-il si bien à la vogue du marketing collaboratif boosté par le web 2.0?

  • Parce qu’il concerne des achats pour lesquels les consommateurs ont besoin d’aide et de conseils avant de se décider.
  • Parce qu’il porte sur des sujets pour lesquels l’avis de personnes ayant déjà testé l’offre est particulièrement légitime (pas de critère objectif d’évaluation, ce qui compte c’est le « vécu»).
  • Parce qu’il est positionné sur des thématiques sur lesquels les internautes s’expriment volontiers et ont envie de partager avec d’autres leur point de vue et leurs expériences.

Quels sont les principaux outils web 2.0 à la disposition des professionnels du tourisme et des consommateurs ?

  • Les blogs
  • Véritables carnets de voyage numériques et multimédia, ils permettent aux voyageurs de restituer à travers des textes, des photos, des vidéos, des sons leurs expériences et leurs souvenirs. Il offrent aussi aux internautes une formidable mine d’idées pour mieux faire leur choix. Les blogs permettent ainsi aux voyagistes et professionnels du tourisme de « déléguer » une partie de leur mission d’information et de conseilsà leurs propres clients.
  • Les espaces communautaires (forums/ wikis)
  • Ils donnent aux internautes la possibilité d’échanger des avis, des souvenirs, des bons plans et de faire de la Toile un gigantesque guide touristique.
  • Pour les professionnels ils représentent aussi une excellente opportunité de développer leur notoriété grâce au bouche à oreille et d’offrir à leur clientèle une prestation plus personnalisée et mieux en phase avec ses attentes.
  • Le RSS
  • Cette fonctionnalité permet aux professionnels de syndiquer leurs contenus et de mettre ainsi en place une nouvelle forme de communication avec leurs clients.
  • Les mashup espaces communautaires/ cartographie
  • C’est la dernière fonctionnalité à la mode : elle permet aux consommateurs de positionner sur des cartes des points représentant des endroits qui justifient un commentaire(avis, bons plans, recommandations…).
  • Grâce à ce nouveau système qui fait l’objet de nombreux développement dans différents domaines, on obtient des cartes annotées par les internautes et qui regorgent d’informations utiles.

Pour en savoir plus sur les développement du e- tourisme et trouver l’adresse de sites sur le sujet, lire aussi :

E-Tourisme et web 2.0 :pourquoi et comment ça marche ? was last modified: janvier 18th, 2014 by biger

Le modèle économique « Customer to Customer » gagne du terrain

marketing consumer to consumerL’un des faits marquants de l’économie numérique est le rôle croissant joué par le consommateur à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Aujourd’hui, Les nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (T.I.C) ont mis le consommateur au centre de tout le process marketing et lui ont donné les moyens de s’approprier bien d’autres prérogatives stratégiques:

  • le pouvoir d’agir sur les prix (par les mécanismes d’enchères ou d’achats groupés par exemple)
  • la possibilité de modifier et de personnaliser les produits et services qui l’intéressent (voir tous les développements sur le e.tourisme, par exemple, et mon post sur le marketing du « sur mesure » )
  • le pouvoir de donner son avis et d’influencer d’autres clients en partageant avec eux son expérience d’achat.

Et maintenant, ce sont les règles mêmes de l’échange qui évoluent ! On connaissait jusqu’à présent 2 modèles majeurs d’échanges économiques:

  • le modèle B to C (Professionnel à Consommateur)
  • le modèle B to B (Professionnel à Professionnel).

Voici que l’avènement des nouvelles technologies vient remettre en cause toute cette mécanique bien huilée pour orienter l’économie vers 2 nouvelles formes de production et d’échanges:

  • le modèle C to C (de Consommateur à Consommateur)
  • le modèle C to B (du Consommateur vers l’Entreprise).

Désormais, les consommateurs se retrouvent « à la source« . Ils se vendent et s’échangent directement leurs produits et services quant ils ne vont pas jusqu’à proposer leur contribution aux entreprises.

Pour en savoir plus et explorer de nombreux exemples de C to C lire le consommateur au centre des nouveaux modèles économiques.

C’est le monde à l’envers !

Le modèle économique « Customer to Customer » gagne du terrain was last modified: mars 26th, 2007 by biger