Du contenu dupliqué, du plagiat, de la fausse modestie et du bouche à oreille

Du contenu dupliqué, du plagiat, de la fausse modestie et du bouche à oreille

Je suis tombé sur cet article qui date de 2015 mais qui reste valable dans les grandes lignes. Quiconque écrit sur Internet et a la chance – ou le talent, selon les interprétations – de jouir d’un lectorat conséquent a déjà vécu au moins une fois cette expérience de voir son contenu pillé ou recopié.

Il arrive en effet que des individus mal intentionnés, comme cela est indiqué dans l’article par Rosalind Gardner, confondent curation et copie, citation et plagiat, inspiration et recopie. C’est très mal bien entendu, mais en même temps, quand on écrit sur Internet il faut savoir se blinder et prendre un peu de hauteur. Le Web est lieu de memes et de pastiches, de creative commons et non de copyright.

Plagiat, contenu dupliqué
contenu dupliqué : à partir de quand le contenu devient-il pléthorique ?

Du plagiat de la fausse modestie et vrai talent

Il y a un peu de fausse modestie chez certains auteurs du Web, qui ne sont pas non plus des Victor Hugo, à répéter a l’envi (5 fois dans ce texte) que voler c’est très vilain. Moi aussi j’ai été victime du plagiat et la première fois que cela m’est arrivé, j’ai été très mécontent. Mais à y regarder de plus près, le plagiat n’est pas si grave que cela. Dans un sens, c’est même une forme d’hommage.

Ma réaction, au fil des ans, s’est en effet modifiée sur ce sujet. Même si, je le répète à nouveau, sur le fond, le problème dénoncé est techniquement réel.

Un jour, alors que je faisais une présentation à Lille devant un panel de jeunes, dont quelques étudiants fraîchement diplômés, l’un d’eux s’est exclamé devant ma présentation : mais je les ai déjà vus ces slides, mon professeur les avait utilisés (sans dire qui les avait créés bien-sûr).

Horreur, malheur me direz-vous ! Sauf que celui qui est passé pour une patate n’est pas le volé mais le voleur, qui a perdu ainsi toute crédibilité auprès de son ancien élève. Et quel plaisir de voir son contenu repris par un membre du corps enseignant. Quelque part c’est un chouette hommage.

D’ailleurs, le contenu sur le Web a toujours été construit pour être repris et transformé. Bien entendu, il est plus élégant et agréable d’être cité. C’est même ce que je fais dans ce billet, en utilisant la meilleure fonctionnalité de WordPress qui est aussi une des plus ignorées : « Press This ».

Voilà en effet la bonne pratique, la citation, le lien et le commentaire personnalisé. Que demander de plus ? Je pratique cet exercice assez souvent et c’est un bon entraînement à l’écriture et au commentaire.

Pas de quoi fouetter une souris en conclusion, sauf qu’il faut mentionner l’épouvantail du content marketing : le contenu dupliqué ou « duplicate content » en bon français.

La règle veut en effet que le site le moins bien placé en référencement (voir l’article en référence pour les détails sanglants) est celui qui est pénalisé pour contenu dupliqué. Et non le site original. En soi c’est injuste. Google devrait être capable de déterminer l’antériorité d’un texte. Ainsi, si je donne mon contenu à Frenchweb, mon site se dé référence et sort de Google. Il est pénalisé, il tombe à la trappe et disparaît.

Oui, tout à fait. Il disparaît. Sauf que je l’ai déjà fait et cela n’a pas été le cas. D’une part il ne faut pas le faire systématiquement mais une fois de temps en temps ne fait pas trop de mal. Je n’ai pas eu à m’en plaindre pour ma part. Et si je ne l’ai pas fait depuis un moment ce n’est pas par peur de dé-référencement mais par manque de temps ou de négligence. En fait c’est très bon que votre contenu soit repris ailleurs. Au diable le référencement, profitez de celui des autres. Après tout vous n’imaginez pas concurrencer Frenchweb ?!

La réalité du terrain, je m’en suis aperçu maintes fois, c’est qu’à petites doses Google référence parfaitement et plusieurs fois le même contenu. Je l’ai encore vu aujourd’hui sur un des mes billets repris par une autre personne sur son blog. Mais je sais qu’il ne la pas fait pour nuire et nous a cité très gentiment. Je ne pense pas que ce soit grave (je l’ai retrouvé 3 fois dans les résultats consécutifs de la première page des résultats de Google).

Si votre contenu était systématiquement pillé, alors réjouissez vous. Et sablez le champagne avant d’appeler l’avocat. C’est que ce que vous avez créé a un impact. Personne ne copie un obscur auteur ou un écrivain nul. Les classiques sont quant à eux en accès libre (libres de droit en ebook sur Amazon par exemple) et tout le monde les copie joyeusement et cela n’empêche qu’ils continuent de faire partie des meilleures ventes de livre.

Offrez votre contenu, ouvrez-vous aux autres et dans le pire des cas, réclamez qu’on vous cite*. Gentiment.

PS : et pour prendre vos précautions, si vous voulez publier sur un site plus visible et que vous ne voulez pas passer à côté de cette opportunité, dé-référencez vous-même votre article sur votre blog en le marquant en « no follow » afin de dire à Google de ne pas le référencer.

10 Reasons to Avoid Automated Blogging

duplicate content

I’ve recently come across so many misconceived notions (and outright lies) about automated blogging that I thought it best to share my white hat perspective on the subject.So, what is automated blogging?Also known as automatic blogging, autoblogging, splogging and scraping; automated blogging is the process of using software to “scrape” content from other blog feeds and repost it automatically to your own blog.Sellers of automated blogging software and plugins scream the praises of the magic ‘set it and forget it’ phenomena — being able to set up a blog that self-generates content and requires no work, i.e. “If you can copy and paste, you can do this”. They claim that because Google loves regular infusions of content, your automated blog will get ranked high and you will make piles of money.

Source : 10 Reasons to Avoid Automated Blogging

Du contenu dupliqué, du plagiat, de la fausse modestie et du bouche à oreille was last modified: octobre 23rd, 2017 by Yann Gourvennec
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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation. Il est directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management depuis 2015
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