Cyber-flânerie : les nouvelles technologies et leur impact sur la productivité

Selon les chiffres de l’Insee, en France 99% des entreprises ont une connexion internet à haut débit et 64% ont un site internet. Aussi, 51% des salariés utilisent internet. Ce chiffre, légèrement plus élevé que la moyenne de l’Union Européenne (48%), suscite une interrogation : internet est-il un facteur de productivité pour l’entreprise ? Nous concernant, la réponse est évidente : c’est un outil indispensable pour pouvoir travailler. Mais à mesure que les salariés ont davantage accès à l’Internet sur leur lieu de travail, on observe des habitudes de surf non directement lié à l’accomplissement de tâches professionnelles. C’est ce que l’on appelle la cyber-flânerie, terme sur lequel nous sommes revenus dans un article que nous avons rédigé pour Secure-IT (transparence : Secure-IT est le blog de notre client Egedian).

Si l’on pourrait croire que l’Internet a été un important facteur de productivité, on ne constate pourtant pas de forte hausse de la productivité horaire en France. À l’inverse, on s’aperçoit même qu’elle a diminué entre 2006 et 2009. Outre-Atlantique, on observe un phénomène inverse. Cela s’explique en fait par l’investissement plus massif dans les technologies, tandis qu’au même moment la France investissait principalement dans du capital non-TIC.

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On ne peut donc pas dire que les nouvelles technologies n’ont pas eu d’impact sur la productivité, c’est au contraire la timidité des entreprises françaises dans l’investissement des TIC qui a eu un impact négatif sur la productivité. Cependant, la cyber-flânerie reste un risque pour la productivité et il est nécessaire de bien la connaître pour pouvoir l’affronter. Voici ci-dessous un extrait de l’article publié sur le blog de Secure-IT :

Les 3 étapes de l’apprentissage des technologies de la connaissance

Nous faisons ici l’hypothèse, sur la base de notre expérience, de l’existence de trois étapes principales dans l’apprentissage des TIC et leur utilisation. A cela il faudrait ajouter une boucle de rétroaction vers la phase A, en cas de remplacement de la technologie ou d’évolution importante de celle-ci, mais nous n’en tiendrons pas compte afin de préserver la simplicité du propos. Nos 3 étapes de l’apprentissage des TIC se décrivent comme suit :

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  1. Une phase d’apprentissage de la productivité (qui baisse naturellement au fil du temps, du fait du nécessaire investissement dans l’outil Web et non à produire) ;
  2. Puis un point d’inflexion dès que la compétence a été établie et que l’utilisateur devient autonome. C’est une période de montée en charge et d’amélioration de la productivité ;
  3. Enfin un troisième point d’inflexion, la compétence ayant été établie, trois options s’offrent à l’utilisateur :

C1) Sa productivité continue à progresser car il poursuit son apprentissage sans entrave ;

C2) Sa productivité stable ne progresse plus, mais elle n’est pas non plus empêchée par les distractions liées à l’outil ;

C3) Les distractions liées à l’outil viennent annihiler le gain en productivité. L’employé est « pollué » par des événements périphériques et consommateurs de temps (temps personnel sur le Web, consultation des médias sociaux non professionnels etc.).

Au banc des accusés : la cyber-flânerie

C’est ce dernier point qui nous intéresse, car il remet en cause la productivité apportée par l’Internet au travail. Celui-ci est causé par la cyber-flânerie : bien que le nom soit encore peu utilisé en France, le terme a été inventé en 1996.

Le phénomène est en effet connu depuis longtemps, et quelques études académiques ont même été menées, notamment celle de Vivien Lim et Don Chen, en 2009. Dans cette étude, la cyber-flânerie est définie comme un « acte volontaire de l’employé d’utiliser l’accès à l’Internet de l’entreprise pour un but non lié au travail, durant les heures de travail ». Il s’agit donc d’une perte de productivité directe que subit l’entreprise.

Une étude réalisée en 2013 sur un échantillon représentatif de la population américaine avance que 60 à 80% du temps passé sur Internet au bureau est consacré à un usage personnel. Il s’agit donc d’un problème réel que tout bon manager ne peut ignorer.

Il faut toutefois nuancer ce concept, et faire la distinction entre une cyber-flânerie indirectement liée au travail (par exemple, la veille ou la recherche de solutions), et un autre type consacré uniquement au divertissement. L’étude précédemment mentionnée offre quelques pistes sur les différents types de cyber-flânerie, grâce à un sondage effectué auprès de salariés, concernant le niveau de sérieux d’une activité Internet au travail.

Ainsi, si les visites de sites d’actualités sont considérées comme une activité ayant un impact peu important (autour de 1 sur 5), la navigation sur des sites de jeux en ligne, d’achat et de recherche d’emploi l’est beaucoup plus (4 sur 5). On observe également que plus l’impact sur la navigation est considéré comme élevé (perceived seriousness), moins la fréquence de visites (prevalence) est élevée.

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Cyber-flânerie : les nouvelles technologies et leur impact sur la productivité was last modified: juillet 11th, 2016 by Cédric Jeanblanc
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Cédric Jeanblanc

Consultant Junior en Web Marketing chez Visionary Marketing
Cédric est consultant en Web Marketing chez Visionary Marketing. Nommé "étoile montante du content marketing" par la Content Marketing Academy, il est spécialisé en production de contenus multimédia, articles de fond, vidéos et podcasts.
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