L’effet mobile – le confort utilisateur au cœur des préoccupations

 

Dire que le mobile est devenu incontournable est banal, tant cet outil s’est immiscé ces dernières années dans nos habitudes. On parle même d’instant mobiles, moments qui se produisent plusieurs centaines de fois par jour, où l’utilisateur déverrouille son portable pour regarder ses notifications. Si les entreprises commencent à réaliser que le mobile doit être intégré à leur stratégie, elles s’en font parfois un fantasme, et se servent de ce canal dans un but autre que celui d’améliorer l’expérience client. C’est un comble, car si le téléphone mobile est destiné à apporter plus de mobilité et d’instantanéité, il doit être utilisé au service de l’expérience client, et pas être simplement un gadget pour une entreprise prétendant faire du multicanal.

S’il y a une chose que les responsables marketing doivent savoir et garder à l’esprit, c’est la digitalisation de l’espace de vente : une transformation qui est en train d’avoir lieu, sous nos yeux. Penchons-nous sur deux aspects qui se trouvent de plus en plus au cœur de cette évolution : le confort de l’utilisateur et les paiements mobiles.

Mobile et confort utilisateur : la question à se poser

Afin de créer une expérience simple et agréable pour ses clients, il est nécessaire de se poser une question fondamentale :

Ma technologie/mon appli résout-elle un problème ?

Il faut se demander plus précisément : est-ce qu’elle rend l’expérience d’achat plus agréable ? Est-il plus simple de trouver, explorer, rechercher des produits ? Est ce qu’elle permet d’acheter plus rapidement ? Car c’est à peu près tout ce qui importe pour les clients. Prendre conscience de cela et se concentrer sur l’identification et la résolution des problèmes des clients, c’est déjà faire un très grand pas en matière de compétitivité.

Les nouvelles technologies sont souvent attrayantes, mais elles ne rendant pas forcément l'expérience client plus pratique et agréable, et peuvent parfois même la compliquer
Les nouvelles technologies sont souvent attrayantes, mais elles ne rendent pas forcément l’expérience client plus pratique et agréable, et peuvent parfois même la compliquer

Prenons l’exemple d’une enseigne qui souhaitait inciter ses clients à regarder ses produits en magasin, mais qui devaient ensuite passer commande sur leur smartphone et finaliser leur achat en ligne. C’est une approche certes « innovante », mais est-ce que cela facilite la vie des clients ? Probablement pas.

Evidemment, les utilisateurs ont chacun leur propre définition du mot « confort », et il est important de s’assurer de tous les satisfaire. Il est ainsi nécessaire de savoir quel client utilise quels types d’appareils et quels canaux, et se demander ce que l’on peut faire de son côté pour faciliter le plus possible, pour chacun de ces segments, le processus d’achat.

Récemment, lors de DMEXCO qui s’est tenue mi-septembre à Cologne (Allemagne), les participants à une conférence ont été invités à comparer différentes applis mobiles et à voter pour répondre à cette question :

Quelles technologies marketing/applis auront disparu d’ici l’année prochaine ?

  • Les messages en push : 15%
  • Les applis des marques : 20%
  • QR Codes : 65%

Le résultat n’est pas si surprenant, étant donné le design peu flatteur et le côté très peu pratique des QR codes. Le marché des applis est particulièrement encombré et il est presque impossible de s’y retrouver… mais, pour l’instant, il semble qu’elles soient là pour durer au moins une année supplémentaire. Lire la suite

L’effet mobile – le confort utilisateur au cœur des préoccupations was last modified: janvier 16th, 2016 by Bruno Schreiber

Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes !

La transformation digitale est un sujet qui est (et a toujours été) au coeur de nos préoccupations. En témoigne nos articles sur le sujet que nous avons publiés sur ce blog, cette thématique n’est pas récente, mais elle est vaste et évolue en permanence. De plus, la transformation digitale n’est pas une formule magique que l’on applique à n’importe quelle entreprise : il s’agit d’un long processus, complexe et difficile à mettre en place, car il implique un changement profond dans l’entreprise, donc dans l’habitude des salariés et des collaborateurs, qui parfois ne sont pas enthousiastes à l’idée de modifier leurs habitudes. Aussi, la transformation digitale ne s’applique pas de la même façon dans les différents secteurs et métiers, car les besoins ne sont pas les mêmes : il existe une transformation digitale des banques, une transformation digitale des comptables, une transformation digitale des services postaux… Y a t-il néanmoins des aspects communs à ces transformations ? Quels en sont les principaux obstacles ? Comment mettre en place un véritable processus de transformation digitale, qui ne soit pas superficielle et inefficace ?

la transformation digitale : bien plus qu'une simple histoire de câbles et de réseaux
la transformation digitale : bien plus qu’une simple histoire de câbles et de réseaux

Le jeudi 19 novembre se tiendra une conférence organisée par l’IAE de Paris, ayant pour sujet la transformation digitale. Durant cette conférence, Yann Gourvennec fera un état des lieux de la transformation digitale en France, avant de détailler plus précisément cette transformation au sein des entreprises. Organisée par Jérôme Bondu, directeur de la société de veille et intelligence économique Inter-Ligere  et président du Club IES (IAE de Paris Alumni), cette conférence se poursuivra  par un débat de 45 minutes avec l’auditoire, pour se terminer par un cocktail dinatoire. Cette conférence est donc à ne surtout pas manquer, en particulier si vous avez des questions, réflexions ou objections à propos de la transformation digitale. La participation à la conférence est de 16 euros, avec une réduction de 10 euros pour les membre le l’IES. 

s'inscrire gratuitement

Thème de la conférence :

Expert en marketing, spécialiste du Web et des médias sociaux, Yann Gourvennec évoquera les différentes facettes de la transformation digitale. Son intervention s’articulera en trois parties:

– Comment caractériser la transformation digitale en cours ? 

– Quelles sont les différentes options pour les entreprises qui veulent s’adapter ? 

– Comment s’organiser ?

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Intervenant :

yann-gourvennec-015-netbYann Gourvennec est fondateur et dirigeant de l’agence de marketing digital Visionary Marketing. Il est aussi Program Director du master Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management, et professeur à l’ESG Paris. 

Il a été Directeur Web, Digital & Social Media chez Orange. Il est co-auteur avec Hervé Kabla du livre La communication digitale expliquée à mon boss, et est auteur ou co-auteur de nombreux articles et livres blancs.

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Programme :

19h15 – 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu 

19h30 – 20h15 : Intervention de Yann Gourvennec

20h15 – 21h00 : Débat avec la salle

21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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Lieu :

IAE de Paris – 21 rue Broca – Paris 5ème

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Inscription obligatoire :

Inscription en ligne ou par chèque. 

– 6€ pour les membres de l’AAE IAE. 

– 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l’événement.

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Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes ! was last modified: novembre 6th, 2015 by Cédric Jeanblanc

content marketing : 5 conseils pour travailler avec son juriste (4/5)

Résumé des épisodes précédents:

stagiaire JediIl était une fois dans une galaxie très lointaine, un jeune chef de projet motivé et plein de confiance accompagné de son pada… stagiaire, qui se retrouve confronté au département juridique dans le cadre d’un projet de Brand Content auquel il participe.

Alors que le projet semblait bien avancé, celui-ci découvre de nouvelles règles juridiques à suivre et après une réunion très intense, il prend la mesure de la tâche qui lui a été déléguée.

Par la suite, il comprend que la nature du travail d’un juriste est différente de celle d’un chef de projet Marketing. Par conséquent, la communication doit également en tenir compte afin que le projet se déroule bien notamment en terme de planning et de respect des dates de rendu.

Nouvelle embûche; le chef de projet et son juriste se retrouvent confrontés aux procédures internes. Le chef de projet apprend à connaître quels sont les sujets sur lesquels il pourra obtenir de l’aide de la part de son juriste.

Episodes précédents :

>Lire l’épisode 1 >Lire l’épisode 2  >Lire l’épisode 3

Épisode N°4 – Le travail de ton juriste tu ne feras pas

Dans cette tornade d’annonces, de procédures, et d’informations nouvelles vous décidez de reprendre la main. Maintenant ça suffit ! c’est vous le chef de projet !

stagiaire noms de domaineBon, allez hop, il est temps de choisir le nom de domaine de votre plateforme. Vous avez brainstormé pendant des heures avec votre équipe et votre agence média ; vous vous êtes enfin décidés sur un nom correspondant parfaitement à la thématique du projet. Votre stagiaire qui ne vous a sorti que des « noms  bidons », a été assigné à la distribution des cafés. Franchement, vous vous demandez pourquoi vous avez accepté de le prendre même pour faire plaisir à la copine de votre mère !

Cette fois, vous pensez que c’est simple pas besoin de contacter votre juriste, vous faites une recherche sur Google pour voir si le nom est pris. Vous vérifiez en tapant directement le nom de domaine dans la barre d’adresse : toujours rien. Pour faire très professionnel vous allez sur le site de icimarque.fr : rien de rien ! parfait ! c’est bon, le nom est trouvé.

Plein de confiance, vous remarquez un mail de votre partenaire qui vous pose une question relative à la possibilité d’ajouter des commentaires sous les articles et les vidéo qui seront postés sur la plateforme: il voulait savoir si vous pensez qu’il fallait modifier les conditions générales d’utilisation afin de le prendre en compte ? Votre réponse fuse : oui bien sûr pour l’engagement client, c’est absolument nécessaire et non, pas besoin de modifier les conditions générales d’utilisation. Si jamais on a un commentaire qui ne nous convient pas on le supprimera et puis c’est tout. Et donc pas besoin du juridique la dessus.

Ça fait du bien, d’avancer aussi vite !

Ça y est le projet est prêt, le lancement de votre plateforme est imminent. Toute l’équipe marketing est sur le pied de guerre ! le plan plurimédia va commencer demain avec une pub télé. Tout le monde se félicite, finalement ça a été un peu « à l’arrache » mais c’est prêt ! Bravo !

Une semaine après le lancement, vous arrivez au bureau, votre site web fonctionne à plein régime, vos bases de données se remplissent à vue d’œil, votre stagiaire n’est toujours pas arrivé. Bref tout semble être en ordre. Soudain, votre téléphone sonne : c‘est votre partenaire du juridique qui vous appelle et il n’est pas content ! Lire la suite

content marketing : 5 conseils pour travailler avec son juriste (4/5) was last modified: novembre 4th, 2015 by Xavier Barriere

3 exemples concrets de Web to Store avec Solocal Group

Web to store - la vidéo

Le Web to store est un sujet récurrent de ce blog, et ce depuis les premières interviews de François Bieber il y a quelque temps déjà, qui nous déclarait que le Web to Store, beaucoup en parlaient mais peu en faisaient. Les choses ont beaucoup changé en très peu de temps. Voici un nouveau sujet sur ce thème, avec l’interview de Cyril Laurent, DG et fondateur de Leadformance, un véritable pionnier du domaine car sa start-up – désormais intégrée au groupe Solocal – a lancé les premiers projets de ce type dès 2007. C’est donc un visionnaire du secteur qui est venu nous rendre visite il y a quelques semaines, et pour l’occasion, je lui ai demandé de me citer et décrire 3 exemples concrets de web to store. J’ai repris les copies d’écran et quelques déroulés de navigation pour les inclure dans la vidéo de l’interview, que vous retrouverez également sur notre chaîne YouTube, à laquelle vous pouvez vous abonner.

Avec le Web to store la première porte du magasin est sur Internet

avec Cyril Laurent, fondateur de Leadformance, Solocal Group

Vous êtes fondateur de Leadformance, membre du groupe Solocal, et vous êtes un visionnaire, un leader du Web to store et du ROPO*

C’est le résultat d’une suite logique : j’ai un parcours antérieur au sein de la grande distribution, et dans les logiciels de merchandising et “searchandising” chez Danone. Avant de créer Leadformance, avec le même associé, nous avions fondé une agence Web et SEO, donc, on était déjà dans l’acquisition de client via le Search et on s’est simplement orientés vers le Search local, ce qui a donné naissance à Leadformance et à notre plateforme, qui est dédiée à l’acquisition de clients online,  l’acquisition de clients ROPO ou Web to Store.

*ROPO = Research Online, Purchase Offline

3 exemples concrets de Web to store
Web to store : le online et le offline sont un peu comme les poupées russes du commerce

Et très rapidement, dès les années 2007, vous vous êtes aperçu que le client ne voulait pas quitter les magasins

On s’en est même rendu compte déjà avant, dans le cadre de l’activité de l’agence web et SEO, qu’on avait créée, puisqu’on était toujours surpris de voir un bon nombre de clients grands comptes, qui avaient des réseaux de magasins et des réseaux de distribution assez fournis. Sur le territoire ou à l’étranger ils nous demandaient de travailler uniquement sur leurs sites e-commerce, au travers de recherches génériques, de recherches produits sur Google. Or si on regarde tous les acteurs “annuairistes”, ce que j’appelle le « Search local« , ceux-ci représentaient un volume de trafic important avec en plus des taux de conversion qui, en magasin, étaient beaucoup plus importants que les taux de conversion qu’on connaissait sur Internet.

Dans certains secteurs, ces taux de conversion avoisinent les 20% comme dans le textile, sinon il faut compter de 15 à 20% en moyenne alors que le taux de conversion online est de 1% seulement.

Il y avait donc tout intérêt à se focaliser sur ces consommateurs qui recherchaient de l’information locale, qui recherchaient clairement à se rendre dans un magasin pour finaliser leur achat, et les accompagner tout au long de ce parcours. Or personne ne les considérait ni ne s’y intéressait, et c’est ce qui nous a donné l’idée de nous lancer et de créer cette Start-Up dédiée justement à ce parcours d’achat Web to Store.

Et aujourd’hui les recherches locales constituent une portion très importante des recherches sur Internet

Effectivement en 2007, quand on, s’est lancés sur ce sujet, nous étions quelque peu en avance sur le marché. Ensuite sont venus les premiers chiffres avant-coureurs : quand Google a annoncé, pour commencer, qu’une recherche sur quatre sur ordinateur, se faisait avec un terme géographique. C’était un signal fort qu’il fallait écouter le consommateur, à travers les recherches qu’il effectue dans Google. L’été dernier nous avons appris que recherche mobile avait égalé en volume la recherche sur ordinateur. C’est un phénomène qui est en croissance très forte et qui ne dit que commencer.

On constate ce phénomène partout sur la planète, dans tous les pays et dans tous les secteurs, mais d’un secteur à l’autre, d’un pays à l’autre, les parcours sont très spécifiques. Il s’agit de bien les connaitre ces parcours afin de s’y adapter et d’optimiser ses actions.

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3 exemples concrets de Web to Store avec Solocal Group was last modified: novembre 1st, 2015 by Yann Gourvennec

4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux

Structurer son déploiement des médias sociaux

L’étude que nous avons menée avec Hootsuite et Adetem (baromètre 2015 des médias sociaux medias-sociaux.net) a montré clairement un déficit en France dans la manière dont les entreprises s’organisent autour des nouveaux médias, qui peu à peu ont touché tous les compartiments de l’entreprise (communication, ventes b2b, relation client, parcours client, support et feed-back du terrain et les différentes business units). En touchant l’ensemble de l’entreprise ces nouveaux outils placent un niveau d’exigence supérieur sur l’entreprise qui doit s’organiser de façon plus systématique et plus professionnelle, en s’éloignant peu à peu des approches pragmatiques des débuts. Pour cela un certain nombre d’actions doivent être menées :

  • Structurer les processus pour éviter de redécouvrir les mêmes choses à chaque crise ou événement. Lien entre les services, liaison avec les RP, tactiques de réponse (ou de temporisation selon le cas) aux crises, réponses aux clients etc. Ces différents événements font le quotidien des medias sociaux en entreprises – avec des spécificités pour chaque entreprise et chaque secteur – et il n’est pas normal de voir encore de l’improvisation sur le terrain dans les moment critiques et même dans les actions les plus simples ;
stratégie digitale
Une démarche incitative de conduite du changement doit être initiée, pour déployer une stratégie cohérente et en faciliter le déroulement
  • Former les personnels et diffuser la culture médias sociaux dans l’entreprise pour favoriser la gestion décentralisée en étoile et répartir les responsabilités dans l’entreprise en fonction des localisations, des langues et aussi des domaines de compétences. A terme, les fonctions centrales seront essentiellement en charge de coordonner les équipes d’ « ambassadeurs de la marque« . Ces dispositifs de formations se devront d’être différenciés selon les publics et peuvent bien entendu passer par des événements internes (ou mixtes) destinés à promouvoir la culture digitale et l’innovation à l’instar de mes petits déjeuners du Web des années 2008-2010 chez Orange Business Services, qui ont débuté comme de petits événements internes et ont fini en larges rassemblements incluant les visiteurs externes ;

  • Structurer les usages autour de chartes de conduite incitatives et motivantes. Rappelons, toujours selon notre baromètre, que seuls 30% des répondants (vs. Près de 60% aux US sur un baromètre similaire) affirment disposer d’une charte des médias sociaux. La nécessaire structuration de leur usage dans l’entreprise devra se faire néanmoins dans le respect de l’innovation et de l’initiative locale ;

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4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux was last modified: octobre 30th, 2015 by Yann Gourvennec