10 conseils pour les entrepreneurs avec le livre  » j’ose entreprendre « 

Futurs ou jeunes entrepreneurs, écoutez ces conseils de bon sens

Inviter Stéphane Degonde à nous parler de création d’entreprise dans nos locaux de la rue Taitbout avait une signification très profonde pour moi, alors que cela fait presque un an que j’ai quitté mon employeur pour me lancer dans la grande aventure entrepreneuriale (avec son aide d’ailleurs, que mes anciens collègues et désormais client en soient ici remerciés). Du moins j’espère qu’elle le sera et je fais tout pour cela. Il y a à peine un an je me posais les questions que nous avons soumises à Stéphane et si vous m’aviez interviewé à l’époque j’aurais certainement été embarrassé de vous dire quoi que ce soit d’intelligible tant j’étais dans l’action.
Et pourtant ces questions, je me les suis posées, sans même me l’avouer tout à fait, mille et mille fois, avec un mélange d’assurance issue de ma longue expérience et de candeur de débutant qui ignore tout de ce qui va suivre. Car l’entrepreneur, quand il est seul, du moins au démarrage, ne sait pas toujours où ni comment aller de l’avant, doser son effort, gérer sa vie personnelle – où le peu qui en reste – exercer son métier, apprendre ce qu’il ne sait pas ; créer son entreprise équivaut à monter une montagne par toutes les faces en même temps, c’est souvent intimidant, mais c’est aussi terriblement excitant.

conseils pour les entrepreneurs par Stéphane Degonde
Retrouvez les conseils pour les entrepreneurs de Stéphane Degonde sur twitter : #JoseEntreprendre

Alors notre entrepreneur se tourne vers tous les gens qu’il rencontre, ses amis, ses connaissances et même n’importe quel étranger qui passe et qui peut d’une manière ou d’une autre avoir un avis, de près ou de loin, sur la question. Et cet entrepreneur, dès lors, entend tout : le vrai comme le faux, le bon conseil qui sauve et le mauvais plan qui est dangereux, sans oublier les oiseaux de mauvais augure qui vous mettent le moral à zéro. Et n’oublions pas les vantards qui gonflent leurs chiffres d’affaires pour vous montrer que vous n’êtes pas à la hauteur. Pas grand chose de nouveau depuis les salles de classe. C’est là que j’aurais aimé avoir un ouvrage comme celui de Stéphane entre les mains, car ses conseils sont lumineux, faits de bon sens et faciles à comprendre. Bien des écueils qu’il décrit je les ai heureusement évités, mais il faut rester vigilant, et ne jamais être complaisant, toujours rester concentré, même s’il faut savoir se ménager, comme il me l’a prescrit, à juste titre, lors de notre rencontre de cette semaine. Écoutez donc bien ces conseils, futurs ou jeunes entrepreneurs (dans ce métier on peut être « jeune » et avoir passé comme moi les cinquante ans) car ils vous seront utiles et vous éviteront bien des erreurs.

Les conseils de Stéphane Degonde pour les entrepeneurs – interview

Quand on envisage de devenir entrepreneur, on se retrouve face à une multitude de questions : à quel moment doit-on se lancer ? Avec qui s’associer ? Doit-on garder son idée ou la partager autour de soi ? Autant de questions qui peuvent angoisser, voire empêcher l’ex-futur entrepreneur à ne jamais passer à l’acte. Stéphane Degonde, auteur du livre J’ose entreprendre ! et du blog Une vie d’entrepreneur, réussir contre vents et marées nous apporte son expertise en entreprenariat pour vous délivrer 10 conseils fondamentaux pour réussir à gérer son entreprise nouvellement créée.

5 conseils à suivre pour les entrepreneurs qui veulent se lancer

1. Faire son bilan humain

Réfléchir à ce que l’on est véritablement et les raisons pour lesquelles on a envie de créer et d’entreprendre. Trop d’entrepreneurs se lancent avec un cliché autour de cette audace et une vision de l’entreprise qui n’est pas forcément leur entreprise et qui n’est pas l’idée qu’ils se font de leur réussite. Ils répondent pour beaucoup à des clichés de la start up, avec de la croissance, des investissements, des équipes parfois lourdes. Cela ne correspond pas véritablement au projet qu’ils pourraient porter. Il y a d’autres entrepreneurs pour qui l’entreprise est individuelle, unipersonnelle, avec de petites équipes et une grande liberté. Il faut véritablement prendre conscience de ce à quoi on aspire véritablement en tant qu’entrepreneur.

2. S’associer sans se tromper

Trop d’entreprises disparaissent dans leur phase 0-3 ans à cause d’une mauvaise entente entre associés. L’une des raisons pour lesquelles on se trompe est que trop souvent, on ne vise qu’une chose : la complémentarité des associés. On en oublie une autre, qui est la correspondance des associés. La correspondance des ambitions, des aventures, des aspirations, des contextes personnels… Par exemple, si un collaborateur a 50 ans, est marié, a des enfants, un crédit, sa configuration d’entrepreneur ne sera pas la même qu’un jeune célibataire de 25 ans. Ces contextes et le rapport que l’on peut avoir avec son contexte personnel, vont avoir une implication très forte pour l’entreprise. Une grande question pour les entrepreneurs est de discuter au delà de la complémentarité technique, pour voir les valeurs partagées, leur éducation, et leurs aspirations.

3. Ne pas chercher les investissements à tout prix

Beaucoup d’entrepreneurs se lancent dans la création d’entreprise en pensant avant toute chose à la levée de fond. La première chose à laquelle devrait penser un entrepreneur, c’est de vendre ses produits ou ses services. Il faut bien retenir que le premier investisseur de l’entrepreneur, c’est son client. Son client va lui générer du chiffre d’affaires, fournir du profit, garantir sa trésorerie. La priorité pour un entrepreneur est donc d’avoir des clients pour faire du profit, Le financement viendra plus tard. D’autre part, le financement sera facilité, voire rendu possible dès lors que l’entrepreneur aura trouvé son marché et validé son business modèle.

4. Parler de son idée

Trop de personnes ont une idée et refusent d’en parler. En général, lorsque quelqu’un dit « j’ai une idée mais je ne peux pas t’en parler », le projet reste à l’état d’idée et ne se développe jamais. Il est essentiel de parler de son idée, car cela va permettre deux choses : lorsque l’on parle de son idée autour de soi, on se donne la possibilité de voir cette idée améliorée, nourrie par l’avis, par l’expérience des autres. Aussi, plus on en parle, plus on verbalise son idée, plus on la rend intelligible, plus on s’approprie le sujet, et au final, on commence à la vendre. Une idée dont on parle, c’est une idée que l’on vend. C’est le même fonctionnement que pour l’entretien de recrutement : on n’est pas très bon au départ, mais plus on avance, meilleur on est. L’idée est la même. Lorsque l’on fait les premiers pitchs devant des investisseurs, on est rarement excellent, puis, plus on avance dans ces pitchs, meilleur on est et plus on a de chances d’être financé. Il en est de même pour les clients.

5. Savoir célébrer les succès et ne pas faire des échecs un événement

On a une vision trop souvent négative, focalisée sur les échecs et pas assez centrée sur les succès. Un point est pourtant essentiel : plus on avance dans sa vie d’entreprise, plus on rencontre de « petits succès », et plus on célèbre ces « petits succès », plus on en fait une source de motivation. Prendre conscience des échecs et des raisons pour lesquelles on a failli est également important : cela doit servir d’apprentissage. Mais les succès doivent être célébrés pour emmener les collaborateurs dans cette logique de développement de l’entreprise, basée sur les succès.

5 écueils à éviter pour les entrepreneurs qui veulent se lancer

 1. Attendre la grande idée

Beaucoup de personnes désirant entreprendre attendent d’avoir la grande idée qui leur permettra de démarrer leur entreprise. En vérité, c’est un leurre. Il n’y a pas de grande idée. Il y a des idées plus ou moins bonnes et la grande idée va se trouver à posteriori, et à partir de ces idées « moyennes ». La bonne idée devient une très bonne idée, mais seulement une fois que l’on a rencontré le succès. Attendre la grande idée, c’est ne jamais se lancer, et c’est aussi considérer que c’est l’idée qui fait tout, alors que finalement c’est la mise en œuvre de l’idée qui va faire l’entreprise. Il faut donc cesser de se focaliser sur la question de la grande idée car celle-ci ne vient jamais du ciel. Elle viendra en parlant autour de soi, en se renseignant, en étant curieux… Une très bonne idée est à la base une idée moyenne qui évoluera et qui se transformera grâce à une mise en œuvre efficace.

 2. Viser le projet abouti

Envisager le sommet d’une montagne très lointaine et inaccessible peut effrayer l’entrepreneur. Il est nécessaire de voir le parcours de l’entrepreneur comme un chemin générateur d’opportunités et de surprises. Peut-être que ce chemin changera de direction et mènera à d’autres sommets… C’est donc plus le chemin que l’objectif qui fait la richesse de cette aventure entrepreneuriale.

3. Oublier de se ménager

Beaucoup d’entrepreneurs se lancent sans ménagement, en sacrifiant leurs journées, leur week-end, leurs vacances, leur vie sociale… Ils risquent quelque chose de dangereux pour l’entreprise qui est l’usure de celui qui la porte. À force d’engagement et de sacrifices, on finit par perdre la motivation, et fragiliser sa santé physique. C’est l’un des risques majeurs des entrepreneurs. A l’image d’un sportif de haut niveau, un entrepreneur doit savoir alterner entre les sprints et les pauses.

4. Raconter la belle histoire en oubliant la réalité

Un entrepreneur est en permanence dans la représentation de son entreprise. Il passe son temps à faire du powerpoint en couleur, puis quand il rentre chez lui et qu’il pense à sa journée, il se rend compte qu’il s’agit plutôt de l’excel en noir et blanc. Ce décalage entre la belle histoire et la réalité peut être assez déstabilisante et peut amener l’entrepreneur à privilégier ce qui est confortable plutôt que la réalité qui peut parfois être difficile. Le grand enjeu de l’entrepreneur va donc être de continuer à vendre sa belle histoire, car c’est elle qui fait vendre, tout en réduisant son écart avec la réalité.

5. Faire des promesses que l’on ne pourra pas tenir

Une chose est très facile lorsque l’on est entrepreneur et que l’on a peu de moyens, c’est de promettre. On peut promettre à ses partenaires, à ses financiers, à son entourage… Le danger de la promesse est que lorsque l’on fait une promesse on n’est pas sûr de la tenir. Et lorsque celle-ci n’est pas tenue, il y a un effet contre-productif qui peut être très dangereux pour l’entreprise et l’entrepreneur. Des entrepreneurs peuvent même aller jusqu’à prendre leur famille « en otages » en promettant trop sur le futur de leur entreprise et la rémunération, le temps libre, etc. Les dangers de la « surpromesse » valent aussi pour les clients, concernant la capacité à faire certaines tâches, à tenir les délais, etc. Cela peut être une bombe à retardement, car lors de la négociation future, le client aura des armes pour faire une bonne négociation, car l’entrepreneur trop prometteur n’aura pas tenu ses engagements.

10 conseils pour les entrepreneurs avec le livre  » j’ose entreprendre «  was last modified: mai 10th, 2016 by Yann Gourvennec
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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation. Il est directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management depuis 2015
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