Club Zevillage : mais où va le télétravail ?

Ce soir est le grand jour, car c’est aujourd’hui que nous lançons le club Zevillage dont Visionary Marketing est partenaire. Je n’ai pu résister au plaisir de vous partager ma présentation qui est disponible sur Slideshare.net/ygourven. Alors pourquoi lancer un club sur le télétravail ? Et d’ailleurs pourquoi appeler ça télétravail ? C’est ce que nous verrons dans cette présentation, où j’insiste d’une part sur le fait que le mot de télétravail est le seul que finalement les gens reconnaissent, notamment en France. D’autre part, même si la réalité est très diverse (comme je vais le démontrer avec le fameux rapport Star que j’ai également mis en ligne dans mon espace Slideshare), parce qu’il devenu absolument nécessaire pour faire bouger les choses dans ce domaine.

Témoin cette anecdote entendue hier de la bouche d’un ami

Un ami me confiait hier cette anecdote : sa femme, qui est architecte d’intérieur pour les entreprises, lui a rapporté en effet qu’il est en France quasiment impossible de sortir de la logique du bureau seul et fermé, le développement des nouveaux modes de travail implique notamment que les espaces sont partagés et non nominatifs, ce qui est quasi impossible à faire comprendre dans notre beau pays.

Il y a pourtant de beaux développements en France, ici ou là, où certains espaces de coworking connaissent aussi leur heure de gloire. Alors faisons en sorte que le club Zevillage puisse servir à promouvoir toutes les nouvelles formes de travail et en particulier le télétravail qui n’en est qu’un des avatars.

 

 

 

Extrait de la dépêche AFP sur le lencement du club

Club Zevillage, un think tank autour des nouvelles formes de travail

Par Jean-François Rio – Liaisons Sociales

PARIS, 19 novembre 2014 – Le site Internet Zevillage, dédié notamment au télétravail, lance, ce mercredi 19 novembre, le Club Zevillage, un think tank visant à regrouper des entreprises, des experts, des collectivités territoriales autour des nouvelles formes de travail et de la transition numérique.

Déploiement du télétravail, conciliation vie privée/vie professionnelle, mobilité, entreprise étendue, travail collaboratif, coworking, transition numérique…Telles sont quelques unes des problématiques qui seront abordées par ce groupe de réflexion, qui réunit aujourd’hui Orange, Beeotop-Generali, Stop & Work-Regus, SGS Group, la Fédération des entreprises publiques locales et le cabinet d’avocats Alain Bensoussan. « C’est un lieu de rencontre dont la finalité est de proposer une réflexion collective, des actions de sensibilisation pour promouvoir les nouvelles formes de travail. Ce laboratoire d’idées et ce groupe d’action sont au service des entreprises et des territoires qui souhaitent comprendre les mutations en cours du monde du travail et peser sur ces transformations », indique Xavier de Mazenod, fondateur et dirigeant du site Zevillage : http://zevillage.net/.

« Labo d’idées » en ligne

Concrètement, le club Zevillage se réunira une fois par mois autour d’un invité, afin de prolonger les travaux de réflexion prospective dans un « labo d’idées » en ligne . Est aussi prévue l’organisation de « webinaires », réunions d’information accessibles en ligne, et d’événements publics. Les membres du club pourront également accéder à des services complémentaires comme une veille personnalisée ou un véritable “living lab” pour tester des idées, des innovations ou pour s’adresser à un public d’utilisateurs et de prospects qualifiés dans la communauté en ligne de Zevillage.

SALAIRES-CONDITIONS-TRAVAIL-GRH-FORMATION – 19/11/2014 10h38 – AFP-Liaisons-Sociales

Club Zevillage : mais où va le télétravail ? was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Ce PC qui n’en finit pas de mourir …

La lecture du jour …

PC vs TabletteEst cet article de Ed Bott (photo) de ZDNet de juillet 2014, un de mes journalistes IT préférés, toujours incisif et aux remarques toujours intéressantes. Le sujet de la mort du PC est à l’honneur en permanence et il faut remarquer que la confusion totale règne dans le monde de l’informatique (rebaptisée IT car ça doit faire plus classe). Il faut dire que dans la littérature informatique, on aime bien faire mourir les choses. Mais qu’en est-il des ordinateurs de bureaux. Seront-ils vraiment remplacés par les tablettes et les mobiles ? Rien n’est moins sûr. Voici mon analyse et quelques liens pour alimenter la réflexion.

Les tablettes tueuses de PC ?

La question de savoir si les tablettes et même probablement les “phablettes » (car celles-ci empiètent de plus en plus sur le segment de la tablette), pourront remplacer les ordinateurs est au centre des débats depuis quelques années. Ce débat s’est accru il y a environ 1 an et demi à 2 ans, avec la chute vertigineuse des ventes ordinateurs. Alors que certains, comme ces commentateurs de Networkworld, y voient le signe indéniable de la disparition de l’ordinateur individuel, PC ou Mac (qu’il soit ordinateur de bureau ou portable) y compris dans le monde du travail, d’autres, comme Forbes ou Tabtimes, ne sont pas du tout d’accord.

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le bon vieux du clavier du bon vieux PC sera-t-il suffisant pour le faire survivre ? image antimuseum.com

Difficile de voir clair sur la disparition ou non du PC

Je dois avouer que ma propre vue a énormément fluctué sur le sujet et qu’il est très difficile de savoir où tout cela va aller. Je ne suis pas certain que la logique l’emporte, ni que le fait que tel ou tel ordinateur fasse beaucoup plus de chose qu’une tablette qui finalement se réduit à consommer de l’information soit suffisant pour nous prévenir d’une régression technologique potentielle.

Car il est courant de croire que nous vivons dans un monde informatique est toujours plus puissante et finalement, force est de constater que les ordinateurs n’évoluent plus beaucoup, voire régressent dans certains cas (comptez le nombre de ports disponibles sur votre ordinateur par exemple, les ordinateurs portables en sont de moins en moins pourvus, regardez la taille de votre disque dur qui gagne peut-être en puissance mais diminue en taille comme neige au soleil etc. etc.).

Les 3 phases de mon expérience terrain de l’utilisation des PC et des tablettes

Ce qui est certain, c’est ce que je tire de mon expérience du terrain à utiliser ces outils depuis maintenant plusieurs années (le Smartphone depuis 2007, la tablette depuis 2010). Je suis passé par plusieurs phases d’utilisation :

Phase 1 : la consultation (tablette) et la création (PC)

Tout d’abord, 1 phase où la tablette n’avait qu’une fonction de consultation. Regarder le Web surtout, répondre au mail, regarder un peu de vidéos mais je n’en suis pas un gros consommateur. Il était, surtout au départ, absolument impossible de créer quoi que ce soit sur ces outils qui n’étaient pas faits pour mettre à jour du texte et encore moins les fichiers multimédias.

Phase 2 : le couteau suisse où la tablette remplace (presque) le PC

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Ce PC qui n’en finit pas de mourir … was last modified: novembre 19th, 2014 by Yann Gourvennec

les couleurs, manuel de l’influence du consommateur

La sélection du jour … est cette lecture prise au hasard de ma veille Internet

Cet article traite de la théorie des couleurs appliquée au marketing. Autrement dit, quel impact a une couleur sur le consommateur sur la perception du produit qu’il est sur le point d’acheter? Penser que la couleur peut avoir une influence sur le comportement d’achat peut laisser perplexe…. Mais quand on y pense, de nombreuse marques utilisent les couleurs, consciemment ou non, pour véhiculer ou accentuer un message ou une image de marque. Contrairement à ce que dit l’article, la théorie des couleurs n’a pas été inventée par Charles Lemieux, même anobli pour l’occasion.

Les couleurs ont une influence sur nos sentiments, pourquoi ne pas s'en servir dans sa stratégie?
Les couleurs ont une influence sur nos sentiments, pourquoi ne pas s’en servir dans sa stratégie?

Même si les couleurs ne sont pas perçues de la même façon par tous les consommateurs, elles ne sont pas sans effet sur ce dernier : en règle générale, les couleurs froides apaisent, tandis que les couleurs chaudes excitent. Les vendeurs l’ont bien compris : dans une banque ou une pharmacie, on retrouvera beaucoup de couleurs froides comme le bleu et le vert, qui sont censées rassurer et mettre le client en confiance. A l’inverse, dans les parcs d’attraction, les casinos etc, on retrouvera les couleurs chaudes, le jaune, l’orange et le rouge, qui apportent dudynamisme.

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les couleurs selons les genres : par Kissmetrics cités par Gregory Ciotti

La théorie des couleurs est un des aspects les plus intéressants du marketing mais aussi, comme le fait remarquer Greg Ciotti sur son blog, un des plus controversés. La théorie est assez poussée, mais les chiffres sont difficiles à démontrer, il ne reste plus qu’à faire des tests et procéder par essais et erreurs, ou recourir aussi aux tests clients.

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21% de conversion en plus avec le bouton rouge, mais pas seulement à cause de la couleur du bouton, mais surtout du fait de l’utilisation de couleurs complémentaires qui font ressortir le bouton sur la page (rouge sur une page à dominante verte)

 

Le logo de Visionary Marketing dégage puissance (noir) et optimisme (jaune), des valeurs que nous ne renions pas et un coup de chance – ou d’intuition – pour un logo qui a été développé de façon empirique mais que nous avons gardé du fait de nombreux retours sympathiques et positifs.

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via The Power of Colors: How Colors Are Used in (e-)Commerce to Influence You – Daddu.

Pour poursuivre votre lecture : 


les couleurs, manuel de l’influence du consommateur was last modified: janvier 16th, 2016 by Yann Gourvennec

Internet va-t-il tuer le capitalisme ? ( avec @g9plus )

Internet va-t-il tuer le capitalisme ?

Verrons-nous cette fois-ci (2030 semble la date retenue par Rifkin) la mort du capitalisme, 1000 fois annoncée, mais jamais remplacé car probablement qu’il s’agit là du pire des systèmes, pour paraphraser Churchill à l’exclusion de tous les autres ? C’est ce que nous découvrirons le mardi 25 novembre à 19:00 dans le cadre de la rencontre annuelle du G9+ qui cette fois-ci a fait encore plus fort que d’habitude, en invitant la crème de la crème sur leur plateau. Rifkin sera présent en direct par vidéo, et sur place nous aurons droit à Jacques Attali, qu’on ne présente plus, Jean-Marc DANIEL – Economiste, Professeur associé à l’ESCP Europe et Directeur de rédaction de la revue Sociétal et Clara GAYMARD – CEO General Electric France. Sous ce titre provocateur (c’est le G9 plus qui l’annonce, cf. ci-dessous), se cache la grande question du moment soulevée par Jeremy Rifkin.

Celui-ci, économiste et conseiller de la chancelière Angela Merkel (qu’on a pas vu spécialement lancer pour l’instant de méthodes originales en termes d’évolution du capitalisme, mais cela va sans doute venir un jour), a publié un livre, désormais traduit en français, intitulé « la société à coût marginal zéro ». Dans cet ouvrage, Rifkin, qui se décrit comme un « personnage ordinaire, issu de la banlieue ouvrière de Chicago » ne fait, selon ses mots, que « décrire l’évidence que tout le monde peuvent voir aujourd’hui les gens » car il ne se décrit pas comme « visionnaire ». Voici donc revenue la mort du capitalisme, qui va réconcilier Amérique et fans de Mélenchon, et le retour à l’économie du partage. Nous nous croyons revenus au meilleur  moment de wikinomics et de feu le bon vieux et regretté Web 2.0, où tous les gens étaient des amis et où tout le monde s’aimait.

Depuis, les plates-formes collaboratives se sont monétisées, et sont devenus de gigantesques moulins à recycler l’argent de la publicité. Mais Rifkin reste optimiste, et voit dans les nouveaux modes de consommation et de financement (crowdfunding, échanges d’appartements avec AirBnB, troc de jouets sur Internet … si tant est que ces start-ups ne soient pas des entreprises capitalistiques ce qui reste largement à démontrer) un renouveau d’un capitalisme qui ne mourra pas – selon lui – mais verra se développer une nouvelle forme de capitalisme à côté de lui ; il emploie même la métaphore du parent et de l’enfant, et pense plutôt que ce nouveau capitalisme sera un enfant du capitalisme. En quelque sorte, c’est l’Amérique au diapason de la dialectique historique et je suppose que la formulation « mort du capitalisme » est un vieux fantasme gaulois issu d’un caractère révolutionnaire et frondeur, on ne se réinventera pas … 

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Rencontre annuelle Institut G9+ : Internet va-t-il tuer le capitalisme ? mardi 25 novembre 19:00 – maison des arts et métiers avenue d’Iena

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Internet va-t-il tuer le capitalisme ? ( avec @g9plus ) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

L’occasion : un marché mineur au potentiel majeur

rp_vincent-vandegans-150x1501.jpegCrise ou prise de conscience écologique? Peu importe les raisons, toujours est-il que le marché de l’occasion est en plein boom, notamment depuis la création du Bon Coin. Il représente aujourd’hui 1,4 milliards d’euros en France. Si ce montant peut sembler important, il est ridicule comparé aux 57 milliards d’euros du marché du neuf. Nous nous sommes entretenus avec Vincent Vandegans, digital strategist travaillant notamment pour site-annonce.fr, un moteur de recherche de produits d’occasion. Ce site a récemment réalisé une étude sur le marché de l’occasion, marché sur lequel nous avions justement quelques interrogations…

Vous avez réalisé une étude de marché sur les produits d’occasion, quel est le chiffre d’affaires de l’occasion en France?

En France, le chiffre d’affaires de l’occasion représente 1,4 milliards d’euros, comparé à 57 milliards d’euros pour le marché des produits neufs.

On voit qu’il y a encore beaucoup de marge, 1,4 milliard ce n’est pas grand chose finalement.

Effectivement, il y a une marge de progression gigantesque : le marché de l’occasion a littéralement explosé durant ces 10 dernières années, notamment avec l’arrivée du Bon Coin, et on observe une tendance générale en termes de consommation d’aller vers l’occasion, la réutilisation de produits plutôt que l’achat de neuf, avec inévitablement la notion d’économie qui oriente le consommateur vers l’occasion.

Les arrivées d'e-bay puis du bon coin ont fait décoller le marché de l'occasion.
Les arrivées d’e-bay puis du bon coin ont fait décoller le marché de l’occasion.

Dans ce marché de l’occasion, quel type de produit se vend le mieux ?

Nous avons écarté les voitures et l’immobilier de l’étude, car cela faussait complètement les résultats. Il tirent évidemment le marché vers le haut en terme de chiffre d’affaires. Mais si l’on se concentre sur les produits, ce qui ressort en terme de catégorie, ce sont les vêtements, qui sont des produits très recherchés sur les sites d’occasion. Cela représente en France 15% du volume  total de recherche et de produits mis en vente chaque jour. On  constate également dans cette catégorie une réduction  de 50 à 60% par rapport aux produits neufs. En second lieu, on retrouve l’ameublement (10%), tout ce qui est décoration d’intérieur, meubles etc. Puis viennent les livres (8%). Le reste étant occupé par les autres catégories d’un marché qui est d’ailleurs assez fragmenté.

Parmi ces catégories, on retrouve l’informatique, qui étrangement se vend peu dans le marché de l’occasion.

Exactement, l’informatique se vend très bien dans les produits neufs, mais c’est nettement moins le cas dans les produits d’occasion où il occupe 3 à 4% de parts de marché. Lire la suite

L’occasion : un marché mineur au potentiel majeur was last modified: mars 29th, 2016 by Cédric Jeanblanc