Marketing automation : 5 écueils et le retargeting B2B à la rescousse

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Comment obtenir plus de clients ? Voici la question à 100 000 € que se posent tous les marketeurs et notamment en cette période de crise. Les efforts des marketeurs B2B sont énormes en effet, pour capter plus de visites, générer plus de contacts, transformer plus de contacts en clients … Oui mais comment faire pour bénéficier à plein de ses visiteurs Web ? Le marketing automation ? Il se focalise sur les contacts déjà acquis … et nécessite donc un budget conséquent ; il requiert également de résoudre 5 points de vigilance primordiaux. Voici notre réponse, dans un partenariat entre visionary marketing et Get+, sous la forme d’une solution intitulée “retargeting B2B”. Comme toute bonne solution, sa description commence par l’explication du problème des marketeurs:

NB : cet article est assorti d’une vidéo et d’une présentation Slideshare

A l’origine, il y a une frustration : celle de de ramener plus de visites sur son site, au travers des contenus, des adwords, des adsense, des bannières et du RTB (etc.) et aussi de l’affiliation et de ne pas toujours savoir qui sont ces visiteurs, ni quoi en faire. Certes, il y a le bon vieux formulaire et le livre blanc (certes indispensable quand il est bien fait, c’est-à-dire qu’il répond vraiment à une problématique de son public ou qu’il est suffisamment positionnant pour l’entreprise. Mais tous les visiteurs, loin de là, ne cliquent pas sur le formulaire et comment s’assurer qu’on ne passe pas à côté d’un prospect intéressant ? De même, que faire quand on a dépensé beaucoup d’argent sur les Adwords, et que l’on devient “Google dependent” comme nous l’a déjà expliqué Denis Fages ?

5 points de vigilance du marketing automation

Alors il y a une solution : le marketing automation. Mais le marketing automation n’est pas sans ses défis. Ils sont même au nombre de 5 :

  • 1. Maîtriser le marketing de contenu : la base du marketing automation, avant de parler de technique ou de logiciels, reste la maîtrise du marketing de contenu. Si, en 2014, il n’existe plus beaucoup de monde pour remettre en question l’importance du « Brand content », il n’en est pas moins vrai que la maîtrise du fond et de la forme du contenu reste un problème pour beaucoup de décideurs du digital. L’encombrement de l’espace Web et la difficulté croissante à référencer des contenus oblige aussi à choisir des tactiques de plus en plus sophistiquées et originales pour se démarquer de ses concurrents.
  • 2. Branchements logiques et emailings : si le marketing automation offre une grande souplesse et une grande subtilité dans les types de branchements et de ciblages et de « scoring comportemental », il offre aussi des défis en termes de complexification, notamment lorsque l’utilisateur cherche à prévoir trop de cas possibles, ce qui alourdit le projet considérablement. En outre, ces projets réclament également des efforts intellectuels en termes de ciblage des messages et de leur conception ; un domaine pas toujours maîtrisé dans les entreprises.
  • 3. Les bases de données au cœur du sujet : un des points majeurs dans la mise en œuvre des projets de marketing automation se trouve dans la capacité des directeurs digitaux à maîtriser leurs bases de données. Ne riez pas ; à l’heure du Big Data, le Small Data reste la préoccupation dominante.

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Marketing automation : 5 écueils et le retargeting B2B à la rescousse was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

La génération Y est-elle responsable du développement du Web ?

exclamation-largeVoilà le débat récurrent que j’aime bien relancer de temps en temps, tant il est difficile de faire entendre raison à une majorité qui, il faut bien le dire, se laisse gagner facilement par les poncifs et les mythologies. On a beau documenter, revenir aux chiffres, aux faits et aux études sociologiques (basées sur l’observation de cohortes, et non de simples intuitions ou anecdotes plus ou moins représentatives) la bonne vieille “génération Y”, pourtant impossible à définir, revient toujours dans les discours. Alors voici un nouvel article bonus de notre livre la communication digitale expliquée à mon boss, que nous n’avions pu intégrer dans le livre original, et que vous trouverez disponible en ligne sur@monboss.com bonne lecture !

Génération y  : le développement du digital est-il affaire de génération ?

Yann Gourvennec a lancé un débat au tout début 2011 sur ce sujet. Études à l’appui, il y démontrait , d’une part, le manque de faits pour supporter la théorie de la génération Y experte des technologies. D’autre part, dans une analyse plus personnelle, il relevait que ce mythe était probablement une projection des adultes, de leurs craintes et de leurs phobies sur l’autre…. et notamment cet autre venu le remplacer un jour, comme c’est le sort immuable des vieilles générations poussées vers la sortie par les plus jeunes, depuis la nuit des temps. Dans une vidéo découverte au détour d’un commentaire sur LinkedIn , un débat entre Mario Asselin (un professeur et blogueur du Canada) et le professeur Casilli , de l’école des hautes études économiques et sociales (EHESS), ce dernier soulevait les points suivants :

generation y

La génération Y, hyper connectée et cyberbabilleuse est-elle vraiment plus douée en informatique ? (si tant est qu’on sache qui est la génération Y bien-sûr !) – photo antimuseum.com

Anecdotes contre statistiques

« A chaque fois qu’on est confronté aux digital natives, on a droit à des anecdotes » dit en substance, le professeur Casilli. Or, le problème des anecdotes, pour sympathiques qu’elles soient, est qu’elles agissent comme des preuves alors qu’elles n’en contiennent pas. Elles sont, en effet, toujours orientées vers le particulier. Dans le cas de l’anecdote citée au début de la vidéo, il y a par exemple un mélange entre apprentissage en général et expertise informatique (ici l’apprentissage scolaire linguistique).

Données existantes

Un nombre considérable d’études a été rassemblé depuis 2007, qui montrent que quand on regarde les statistiques, on voit que les digital natives n’existent pas (voir encore ci-dessous le travail du professeur Folon), ou plutôt qu’il s’agit d’une génération stratifiée d’un point de vue social. Schématiquement, le professeur Casilli fait remarquer que l’on peut dire que les moins favorisés ont un usage plus utilitaire des nouvelles technologies, les plus aisés, un usage davantage exploratoire. Dans chaque génération il y a des stratifications et ce n’est pas une question de compétence informatique, souligne le professeur Casilli ; en l’occurrence les plus défavorisés ne sont pas moins doués en informatique. En conclusion, « on ne peut pas dissocier génération, usage et socialité, et d’autre part, les générations sont à voir comme une pluralité d’acteurs. »

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La génération Y est-elle responsable du développement du Web ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Le Social Commerce en chiffres, en France et en Belgique

La sélection du jour …

social commerceC’est l’infographie sur le social commerce réalisée par Dialogfeed, sur le sujet su Social Commerce. Voilà qui tombe à pic puisque la prochaine conférence Media Aces est dédiée au sujet. Qu’apprenons-nous de cette étude ?

  • le e-commerce se féminise
  • 33% des interviewés font leurs emplettes en ligne au-moins une fois par mois
  • 70% des interviewés préfèrent partager leurs témoignages de façon anonymes, sur le site du commerçant et hors des médias sociaux
  • 56 des interviewés qui sont sur les médias sociaux sont influencés par les témoignages d’autres clients qu’ils y trouvent

La conclusion est donc en demi-teinte si l’on s’en tient à ce sondage. A noter cependant que la représentativité de l’échantillon n’est pas avérée. Chiffres à prendre avec des pincettes donc et à comparer à d’autres… Même si je ne suis pas complètement surpris par un résultat plus modeste que les habituelles promesses de la recommandation en ligne … Au-moins, ceux-ci sont plus crédibles.

Le Social Commerce en chiffres et en images

Mille personnes (Belgique et France) ont accepté de répondre à cette enquête, réalisée par Dialog Solutions, et dévoilé leurs habitudes d’achat en ligne. Ils ont répondu aux questionnements suivants :

  1. Qui sont ils?
  2. Pourquoi et comment font-ils leurs achats sur Internet?
  3. Et surtout, existe-t-il un lien entre « social » et « achats en ligne »

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Le Social Commerce en chiffres, en France et en Belgique was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Big Data : défis et opportunités

Big dataLe New Jersey Institute of Technology’s Online MBA program (NJIT) m’a fait parvenir cette infographie intitulée « Data mining et systèmes d’aide à la décision (DSS) » dans laquelle l’université présente le Big Data et le Data mining comme la nouvelle vague des études de marché. En tout état de cause, le Data mining peut difficilement être décrit comme « nouveau » car la première fois que j’en ai entendu parler était dans les années 90, période où ce vocable a commencé à être à la mode, notamment dans le secteur bancaire. Sa caractéristique, comme le fait remarquer à juste titre le NJIT, est qu’il s’adresse non aux « nouvelles données » mais aux données existantes, celles qui sont déjà dans la possession de l’entreprise. Dès les débuts du Data mining, les présentations faisaient référence à des « diamants au fond d’une mine de charbon » insistant ainsi sur les trésors cachés des données de l’entreprise. Les temps changent, mais finalement pas tant que cela. En tout cas sur ce point.

Car si le Data mining (ou son avatar le Big Data) n’est pas en soi une innovation récente, ce qui est nouveau, ou du moins ce qu’on découvre aujourd’hui, ce sont ces bases de données massives et ouvertes, emplies de données non structurées, qui ouvrent la voie à de nouvelles opportunités. NJIT va même jusqu’à présenter les géants Google et Facebook comme les futurs méga acteurs du Big Data … Ce qu’ils sont probablement déjà devenus, de facto.

Et il est vrai que le Data mining est amené à devenir, enfin dirais-je, le nouvel ingrédient incontournable du marketing d’aujourd’hui et de demain : pour les clients existants, mais aussi pour les prospects car, c’est la nouveauté du sujet, il n’y a pas que les données des clients existants qui peuvent faire l’objet d’analyse prédictive (certains s’en alarment assez, d’autres, la majorité, se prêtent au jeu en confiant toutes leurs données personnelles au monde entier, même les plus privées).

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Big Data : défis et opportunités was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Web to Store : Tiendeo numérise le bon vieux prospectus

web to storeLe Web to Store est à la mode, il ne se passe un jour sans qu’on nous annonce que l’avenir du e-commerce est … le magasin (comme dans la vidéo de Catherine Barba en dessous de l’article). Pour avoir des chiffres et connaître la réalité du phénomène, je suis allé en Catalogne, par téléphone interposé, et j’ai interviewé Jonathan Lemberger, un entrepreneur français installé dans la ville de Gaudi, qui a déjà séduit avec Tiendeo toute la distribution ibérique et s’apprête à conquérir le monde. Et avec quoi me direz-vous ? Une innovation 3D en réalité virtuelle qui a demandé 10 ans de R&D ? Pas du tout ! Avec le bon vieux catalogue de promotions rouge et jaune des supermarchés, encore l’outil le plus utilisé par la distribution et la ménagère de moins de 50 ans. Voyons avec Tiendeo pourquoi et comment c’est encore dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, même en 2014.

Interview dJonathan Lemberger, co-fondateur de Tiendeo

Tiendeo est une plate-forme Internet qui regroupe les catalogues promotionnels, les offres, les coupons de magasins, par exemple les catalogues de Carrefour, Auchan, Leclerc et de Décathlon. Cela permet au consommateur de venir consulter tous les jours les offres qui sont disponibles dans les magasins qui sont autour de lui, dans son quartier ou dans sa ville, sans se déplacer ou directement depuis son mobile. C’est une plate-forme d’information du consommateur en ligne, qui lui permet de prendre de meilleures décisions d’achat. C’est le même principe que les catalogues papier que l’on reçoit dans nos boîtes aux lettres, ils sont tous digitalisés et regroupés sur une même plate-forme; ces catalogues sont indexés, donc il est plus facile de trouver les produits qu’on recherche en une seule action. Par exemple, si on recherche une télévision, à Paris, il suffit de mettre « télévision Paris » sur la plate-forme, et tous les magasins où il y a des promotions de téléviseurs à Paris vont apparaître dans la page Internet.

Le prospectus n’est pas mort

Cela représente encore à peu près 70 % des coûts marketing de la grande distribution. C’est donc l’outil majeur du marketing de ce secteur. Mais ce marketing à l’ancienne nécessite qu’on imprime le papier, qu’on le distribue … ll y a une logique pour qu’on puisse montrer exactement la même chose, en mieux, dans une version digitale. Avec Tiendeo, non seulement est-ce le cas, mais en outre, on peut mesurer l’interaction des utilisateurs avec le catalogue. Par exemple, les pages les plus regardées, le feedback instantané des consommateurs par rapport aux promotions et renvoyer ces informations aux marketers des grandes enseignes.

Web to Store

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Web to Store : Tiendeo numérise le bon vieux prospectus was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec