Zevillage met les « techos » à la campagne (appel à projets)

Je relaie l’appel à projet de notre ami Xavier de Mazenod de Zevillage, qui propose de créer des écoles de codeurs-entrepreneurs à la campagne. 

Zevillage : appel à projets pour la création d’écoles de codeurs-entrepreneurs à la campagne

Zevillage.net et Simplon.co lancent un appel à projets pour la création d’écoles rurales de développeurs informatiques. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er juillet et les trois meilleurs projets d’école numérique sélectionnés seront accompagnés dans leur réalisation et le rassemblement de leur financement initial. Lancées en 2013, ces écoles ont déjà fait la preuve que le numérique est un fantastique tremplin vers l’emploi et la création d’entreprise en milieu urbain. Créons les mêmes en milieu rural. Lire la suite

Zevillage met les « techos » à la campagne (appel à projets) was last modified: avril 15th, 2014 by Yann Gourvennec

Affiliation : la bataille du dernier clic

L’affiliation menacée par la déduplication : explications de texte et débat avec François Deltour (Effiliation**)

AffilationLa « déduplication« , voilà un thème qui peut paraître énigmatique pour le non-initié. Il  est vrai que le e-marketing s’entoure souvent d’un vocabulaire un peu abscons, qui mérite une explication. La « déduplication« , on connaît ce terme dans le domaine de la gestion de bases de données. Dans ce cas, il s’agit de supprimer les données répliquées plusieurs fois afin d’éviter les doublons. Dans le domaine de l’affiliation, il s’agit d’autre chose.

Revenons d’abord sur ce qu’est l’affiliation : selon Wikipédia c’est, sur Internet, une technique marketing permettant à un webmarchand de diffuser son catalogue de produits sur des sites web affiliés. Dans la réalité des choses, cette technique ne s’applique pas uniquement  au e-commerce et peut-être également utilisée pour recruter des adresses e-mail, des prospect (leads) en B2B et en B2C.

Affiliation

Et si au restaurant vous aviez le choix entre poisson et poisson, seriez-vous content ?

Le parcours de l’internaute n’est pas linéaire

Or, nos lecteurs le savent, le parcours d’un utilisateur sur Internet avant l’achat, n’est pas linéaire. L’internaute ira au cours de sa visite, visiter en moyenne 7 sites. Ceux-ci peuvent être des moteurs de recherche, des comparateurs, des sites d’affiliés qui dispensent des bons de réduction etc. Une déduplication, comme cela est expliqué dans le slide suivant, consiste à abandonner la complexité de ce circuit de visite, pour ne se concentrer que sur le dernier clic, le dernier site référent qui emmènera l’internaute sur la page d’achat.

Affiliation

 

télécharger la présentation

Et c’est là que le bât blesse. Selon François Deltour (**transparence : François est associé dans visionary marketing, et je suis affilié à son agence effiliation), il y a détournement de clic au profit des acteurs majeurs et notamment de Google. En quelque sorte, c’est l’écosystème de l’affiliation qui est remis en cause avec la concentration du marché aux mains de quelques-uns, comme cela se voit hélas trop souvent sur l’Internet. C’est la véritable ambiguïté de ce monde du Web, depuis le début. Le marché commence par s’ouvrir et à offrir une grande variété de services et d’offreurs, pour enfin se resserrer non pas sur une règle de trois comme on voit régulièrement sur les marchés matures du grand public (un acteur dominant, un acteur challenger majeur, un troisième acteur plus modeste et une longue traîne de petits suiveurs) mais sur un acteur unique et dominant, dans chacun des domaines du Web.

Lire la suite

Affiliation : la bataille du dernier clic was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Infobésité et zéro email : la juste cause d’Atos

Mon combat contre l’infobésité (non, le terme n’est pas trop fort) a commencé il y a longtemps. Infobésité, ce mélange d’information et d’obésité est un fléau qui n’est probablement pas né avec l’informatique. Aussi étrange que cela paraisse, quand les livres sont arrivés, il y eut de savants râleurs pour prédire l’apocalypse du savoir. C’est dire que, même cela n’est pas nouveau ! L’arrivée de l’Internet, il y a déjà une éternité (25 ans !), n’a pas amélioré les choses. Feu le Web 2.0 (2004) a passé la deuxième couche en multipliant les contenus générés par les utilisateurs (UGC) de manière spectaculaire. D’aucuns prétendent même que les informations générées doublent tous les ans. Pourquoi pas. Mais à côté de l’email, tout cela n’est que de la rigolade…

Infobésité : le courrier électronique est-il un (faux) ami

Le courrier électronique est à la fois notre meilleur ami (en tant que chef d’entreprise, il est mon lien avec mes clients, prospects, partenaires et mon réseau) mais il est aussi un fléau du monde moderne, avec ses tonnes de messages, et ses alertes permanentes, qui viennent troubler le repos de l’utilisateur, même dans ses heures les plus intimes. 30 % des e-mails aux USA sont lus sur les mobiles, voilà qui n’arrange pas les choses ! Enfin et surtout, c’est environ 40 % du temps des cadres en moyenne qui est utilisé à cette activité, pas toujours productive. Joyeux euphémisme (voir les chiffres dans la présentation).

antimuseum.com-Lehavre-4882

notre temps est-il absorbé par cette infobésité 

Pas nouveau mais préoccupant

Le phénomène n’est pas nouveau. J’écris sur ce sujet depuis 2000, et je revenais alors déjà sur 12 ans d’expérience de l’usage du mail chez Unisys (120 000 employés dans le monde à l’époque et beaucoup de communications internationales). Et quand on soulève ce problème de surcharge pondérale lié au courrier électronique, il y a toujours au moins une personne de l’assemblée pour prendre la mouche et croire qu’on lui en veut personnellement. Il y a, je le sens, comme une sorte d’angoisse perçue par certaines personnes, vis-à-vis de l’éventuelle perte d’un repère, d’un outil devenu familier… Malgré ses défauts.

Pas seulement un problème de quantité

D’ailleurs, cette expérience des premiers jours d’Unisys (1988-1997) n’est pas anodine. Certes, en 88, le mail était très loin de ressembler à ce que nous avons aujourd’hui, et surtout, les messageries n’étaient pas reliées entre elles par l’Internet. Elle ne tournaient qu’en circuit fermé. Et pourtant… Tous les germes du mal étaient déjà observés à cette époque, comme le démontre mon article de Sam magazine de 2000. C’est, je crois, qu’il n’y a pas une seule problématique de surcharge de l’information, pas seulement une histoire de quantité. Mais surtout une problématique d’utilisation et de qualité de comportement. C’est ce comportement qu’il faut changer, et je partagerai demain, lors du congrès de l’agroéquipement qui se tiendra à Biarritz, mes recettes pour mieux gérer sa messagerie (voir présentation ci-après).

Le zéro e-mail

Tout ceci est joli, mais mes conseils, même parfois assez radicaux sur l’utilisation du mail (je n’hésite pas par exemple à suggérer de filtrer automatiquement les messages dont vous êtes en copie) ne sont rien à côté des tentatives beaucoup plus extrémistes de Luis Suarez d’IBM (voir mon interview), et surtout d’Atos. C’est sur cette dernière expérience que j’aimerais m’appesantir, car il s’agit d’un véritable projet entreprise. La vision de Thierry Breton tel qu’il a exprimé en 2011, était non seulement à contre-courant de tout ce qu’on entendait alors (et encore aujourd’hui hélas…), mais elle dénotait aussi un courage très net. Et surtout, cette démarche n’hésitait pas à mettre le doigt sur un véritable fléau de nos entreprises, dont l’impact sur la qualité de vie au travail est loin d’être négligeable. Beaucoup d’entreprises s’en sont rendu compte, puisqu’elles ont créé des no-email Fridays (Deloitte, et plus récemment Alcatel-Lucent). Mais ce ne sont là que des initiatives d’un jour, à des années lumières de la croisade de Breton chez Atos.

Un problème de qualité de vie au travail… et en dehors

Avec l’utilisation excessive de la messagerie sur mobile, les problèmes de qualité de vie vont même bien au-delà du travail. La démarche de Breton, était visionnaire car, tout en risquant de déplaire à cette minorité incompressible qui ne sait faire autrement que de s’envoyer des messages toute la journée, elle avait le mérite de montrer qu’une réduction du volume des messages, notamment en fonction de leur usage et de leur destination, pourrait avoir un impact positif sur la productivité. C’est cela qui est visionnaire. Pas seulement une volonté de réduire la quantité de messages. Lire la suite

Infobésité et zéro email : la juste cause d’Atos was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

La boîte à outil des réseaux sociaux par Cyril Bladier (Dunod)

book-new-large.jpg8 livres ! Je rattrape enfin mon retard avec la lecture de quelques livres fondamentaux et récents dédiés pour la plupart au phénomène digital. Commençons tout de suite avec le premier d’entre eux, auquel j’ai eu l’honneur de participer (page 55 : veille et curation, survivre à l’infobesité) l‘excellent guide pratique des réseaux sociaux de Cyril Bladier. Nul besoin de vous le vendre, en à peine un mois, déjà 1000 exemplaires de cette de ce recueil pratique etaient déjà écoulés ! On connaît la fameuse collection Dunod « boîte à outils » ; ensemble de recueils pratiques sur tous les sujets possibles et imaginables. Voici celui des réseaux sociaux dans sa version 2014.

Une bonne base pratique des réseaux sociaux

J’aurais pu trouver barbant, après environ 10 ans passés à manipuler ces outils, un recensement de tous les trucs et astuces de Twitter, LinkedIn Google + etc. Il n’en fut rien, car l’ouvrage est très fouillé et en même temps très synthétique, et j’ai appris pas mal de choses en le feuilletant. Aussi, il ne se contente pas de vous expliquer comment ça marche, il vous fournit un vade-mecum de tout ce qu’il faut savoir avant de lancer sa société sur les médias sociaux. Un ouvrage pratique, clair et bien rédigé. À tel point que je vais recommander à mes élèves de MBA et que je vais aussi m’en servir comme base de travail pratique sur les sessions en s’informatique. réseaux sociaux - Cyril Bladier - Dunod Voici quelques exemples pris au hasard de ma lecture, de sujets pertinents et bien traités, que je vous recommande particulièrement :

  • Page 14 : où l’on voit que Facebook est loin d’être un repaire de jeunes ; une bonne description de l’usage des page (entreprise) et les profils (personnes)… que beaucoup qui se trompent encore devraient lire.
  • Page 18 : la description du moteur de recherche comportemental de Facebook qui va se développer dans les pays non anglophones cette année (le Facebook Graph Search).
  • Page 24 : la répartition internationale de LinkedIn qui montre que le Royaume-Uni compte plus de deux fois plus d’abonnés que la France (13 millions et plus contre 6 millions et plus). Soupirs…
  • Page 30 : les explications de l’importance croissante, que nous vérifions tous les jours sur le terrain depuis quelques mois, de la qualité du lien entre référencement du contenu et profil Google plus.
  • Page 36: un dossier complet sur le marketing de l’image avec les descriptifs de cinq outils fondamentaux : Pinterest, instagram, Tumblr, YouTube et Vine (de Twitter). Les apports de visite vers les sites Web en provenance de ces outils restent cependant modestes selon le graphique montré dans le livre. Mais certains de ces outils servent quand même à dynamiser certains secteurs la mode, de la beauté (Pinterest) ou de l’art culinaire, et même le commerce de détail grand public. Il s’agit là de véritables applications marketing.
  • Page 48: un dossier très riche avec une distinction B2B et B2C ainsi que des outils plus business-to-business comme Quora et aussi chapitre dédié au social selling.
  • Page 77 : témoignage de plein ciel bon plan qui ne développe pas son business au travers de vie à des hauts. Même si des rumeurs de rachat du réseau business-to-business français cours en ce moment.

Le livre est trop riche pour y tout recenser ici sans faire de paraphrase. Chaque chapitre se trouve décrit sur deux pages, ce qui fait que l’on peut rapidement picorer les astuces ici et là sans être obligé de parcourir l’ensemble du livre. À mettre absolument entre toutes les mains la boîte à

outils des réseaux sociaux

  • Dunod édition 2014
  • par Cyril bladier et de nombreux témoins
  • préface par David Abiker
La boîte à outil des réseaux sociaux par Cyril Bladier (Dunod) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril)

En tant qu’auteur Kawa (2 ouvrages publiés à ce jour et des contributions sur de nombreux autres livres), je vous convie à retrouver mes confrères et moi-même au salon emarketing & stratégies clients

Du 8 au 10 avril prochain, Les Editions Kawa et ses auteurs seront présents sur les salons e-marketing Paris et Stratégie Clients à la Porte de Versailles (Pavillon 7)

Il s’agit de 2 salons en parallèle qui regroupent les acteurs du marketing et de la relation client. Un rendez-vous incontournable. Kawa sera présent bien entendu.
Nous tiendrons un stand librairie du Marketing et du Digital (stand N8). Vous pourrez rencontrer les auteurs, échanger et vous faire dédicacer leurs ouvrages.
Plusieurs nouveautés seront présentées en exclusivité.

2 de nos auteurs donneront des conférences gratuites:

Yan Claeyssen
Yan Claeyssen
Henri Kaufman
Henri Kaufman

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec