e-commerce : jusqu’à 35% de CA en plus avec la photo 360°

photo packshotEn matière de e-commerce, la photo produit a une importance capitale. A la différence du commerce physique, il est impossible de toucher le produit, de le retourner, de voir exactement combien, si c’est un bien High Tech par exemple, il a de prises USB sans risquer de se ruiner les yeux à lire les petits caractères de la description produit. Dis comme cela, ça paraît évident, mais encore faut-il pouvoir le quantifier et se rendre compte de l’impact de cette fameuse photo produit (alias le “packshot” dans le jargon franglais du commerce) sur les ventes. C’est pour cela que je me suis rendu sur le stand de Packshot Creator au salon ecommerce Paris qui s’est tenu le 25 septembre dernier et que j’ai interviewé Antoine Riberat, directeur des ventes de Packshot Creator, une société française pionnière et leader du domaine. En prime vous trouverez ci-après une vidéo explicative du principe de la cabine automatisée (voir photo ci-dessus) et de son logiciel associé.

photo Packshot

Légende : Un produit plus volumineux, pour les produits qui ne rentrent pas dans la petite cabine et qui nécessitent d’être photographiés à plat (photo Packshot Creator)

Pourquoi le Packshot (la photo produit)  est-il important ?

Le Packshot est déterminant aujourd’hui pour bien vendre ses produits : ceux-ci ne se vendront que si on les montre bien et avec un maximum d’informations. En fait, notre dirigeant et créateur s’est aperçu très rapidement, au cours de ses premières années d’expérience qu’il y avait un réel besoin en production de photos produits, et qu’il n’y avait pas réellement de réponse adaptée à ce besoin. Il y avait nécessité de créer un système client qui permettait en un clic de souris de faire soi-même ses Packshots produits.

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e-commerce : jusqu’à 35% de CA en plus avec la photo 360° was last modified: octobre 8th, 2014 by Yann Gourvennec

L’internet mobile : du mobile first au mobile only avec Frédéric Cavazza

cavazzaA une époque qui peut sembler lointaine pour la « génération Y« , « naviguer sur Internet » signifiait « s’installer à son bureau, allumer l’ordinateur, se connecter et ouvrir son navigateur ». Aujourd’hui, l’Internet est présent en permanence, grâce aux terminaux alternatifs, notamment le Smartphone, qui nous accompagne à tous les moments de la journée. Dans les pays en voie de développement, c’est le terminal majeur permettant d’accéder à l’Internet : le pouvoir d’achat, le mode de vie et l’avancée technologique ont fait sauter l’étape de l’ordinateur et on est passé directement au mobile first.

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre intitulé « Internet mobile, la révolution des terminaux alternatifs»livre terminaux mobiles frédéric cavazzaFrédéric Cavazza revient avec nous sur cette révolution. Il n’a pas voulu appeler son livre « les Smartphones, les tablettes et ainsi de suite » car le sujet de la mobilité n’est pas seulement concentré sur le Smartphone : L’enseignement principal de ce livre c’est qu’il n’y a plus d’Internet mobile, voire même plus d’Internet. Les Smartphones sont partout avec nous et connectés en permanence. Avec les Smartphones, on est sur internet en permanence : tout cela bouleverse le commerce car la frontière se fait de plus en plus fine entre commerce en ligne, commerce mobile et commerce traditionnel. Aujourd’hui nous sommes dans un quotidien numérique, avec la télé, les séries, la musique etc., et le Smartphone se transforme en télécommande de ce quotidien.

Comment se fait-il qu’il existe encore des sites comme apple.com, qui ne sont pas compatibles avec le mobile ?

Je pense que c’est lié à la paranoïa d’Apple qui tente de tout maîtriser… Mais lorsque l’on observe des sites d’actualité français, et d’autres comme le time magazine, money, fortune, usa today etc., on remarque que tous ont muté pour intégrer un fonctionnement de mobile first : on commence à avoir un site web, des contenus, des services qui sont compatibles avec le Smartphone, puis on les enrichi afin d’avoir une expérience un peu plus complète sur l’ordinateur de bureau, pour qu’il y ait un intérêt à s’installer à son bureau et aller sur internet.

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L’internet mobile : du mobile first au mobile only avec Frédéric Cavazza was last modified: octobre 16th, 2014 by Cédric Jeanblanc

Economie : plus de concurrence tue-t-elle la concurrence

The Rule of Three by Sheth and Sisodia

la sélection du jour est cet article daté de 2006 (le temps passe), pris sur ce même blog …

… Dans lequel je commentai le livre intitulé « la règle de trois ». Je me rends compte aujourd’hui que cette analyse est encore – ou peut-être même encore plus – pertinente, et j’ai donc décidé de remettre cet article à l’ordre du jour, de le traduire en français, et de le soumettre à votre lecture aujourd’hui :

Avez-vous déjà remarqué que la plupart des marchés, lorsqu’ils sont assez mûrs, finissent par être dominés par trois acteurs principaux ? il ne s’agit point d’une machination, mais d’un phénomène économique bien connu, décrit par deux auteurs : Sheth et Sisodia dans leur ouvrage intitulé « la règle de trois » (acheter l’ouvrage sur Amazon); les deux auteurs ont mené cette enquête dans leur livre, disponible également en version électronique (acheter la version kindle sur Amazon).

12manage.com annonce sur son site que cela n’est pas applicable à l’Europe. Au contraire,  et à toute autre zone géographique d’ailleurs, pourvu que les marchés locaux soient ouverts à une concurrence libre, non biaisée et transparente (je sais, il s’agit d’un paradoxe, la libre concurrence même à moins de concurrence en fin de compte).

Par exemple, si l’on veut prendre l’exemple du marché des télécoms, il est bien possible que vous trouverez que cette règle s’applique sur chaque pays individuellement (ou chaque zone d’influence). Il s’agit de marché multi-nationaux, et non de marché globaux. Ceci ne veut en aucun cas dire que la règle est fausse, mais juste que ces marchés, fortement réglementés, sont l’objet de l’introduction régulière de dispositifs d’incitation à la concurrence.

Aux États-Unis, la situation est très différente ; il y a quelques décennies, AT&T fut coupé en petits morceaux par le régulateur, mais en fin de compte, la règle de trois s’est encore appliquée (Stephen Colbert a décrit ce phénomène dans un sketch désormais classique, cliquez sur l’image de Colbert ci-dessous pour en voir un extrait en Anglais). le processus qui consiste à introduire plus de concurrence s’est interrompue cependant après ce phénomène, ce qui n’est pas le cas dans certains marchés européens, où de nouveaux dispositifs sont constamment mis en place pour raviver la concurrence et tirer les tarifs vers le bas (je travaille pour un opérateur, les commentaires sont volontairement neutres pour des raisons évidentes).

 

Là où les marchés sont déjà fortement mondialisés (prenons l’exemple le plus symbolique du marché des fast-foods, la règle s’applique bien au travers de l’Europe avec des acteurs comme McDonald’s, Quick et Burger King puis tout un tas d’acteurs de niche par exemple. Cela veut-il dire que le but ultime de la concurrence ouverte est d’arriver à moins de concurrence? N’est-ce pas un paradoxe intéressant ?

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Economie : plus de concurrence tue-t-elle la concurrence was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec

Big Data : naissance du blog et du label « génération Big Data »

Big Data

Dans cette interview de Patrick Bensabat réalisée en avril dernier, le patron de Business & Decision (transparence : B&D est notre client) décrit l’importance du phénomène des Big Data et les relie à la discipline plus large du Marketing. Si les Big Data ne sont pas limitées au Marketing elles*sont néanmoins au centre d’une révolution de notre discipline. Et nous avons du pain sur la planche car les marketeurs sont loin d’être au fait des données, de leur utilisation, et même de leur importance. Plongée dans la naissance d’un nouveau blog et d’un label destiné à promouvoir cette nouvelle discipline fondamentale.

* pour les curieux, j’ai utilisé le pluriel pour éviter à poser la question de savoir de quel genre était le mot « data », qui étant un mot latin, est déjà un pluriel, CQFD

Les Big Data sont à la mode mais les Big Data ne sont pas une mode

Les Big Data tout le monde en parle … ou presque. Et le résultat des nombreuses discussions sur Internet. Il n’y a qu’à regarder Google Trends (capture d’écran ci-dessous) pour s’en rendre compte. Mais je dois avouer une certaine frustration personnelle quant à la façon dont sont abordées ces Big Data : soit d’une manière stratosphérique, soit d’une manière ultra technique. Une troisième voie, ni infantilisante et réductrice, ni hyper pointue devait bien être possible.

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la recherche Google sur le mot Big Data

C’est de ce manque qu’est né le blog des Big Data qui sort aujourd’hui à l’adresse http://blog.businessdecision.com et qu’on se le dise, ce blog n’est qu’un début, une des pierres d’un édifice plus grand, plus ambitieux, qui sera annoncé lors d’une matinale des Big Data le 8 octobre 2014 au Pavillon Kléber. Pour l’heure, quoi de plus normal que d’expliquer ce que sont – et ne sont pas – les Big Data, avec des mots simples et percutants : laissons la parole à Patrick Bensabat, fondateur et PDG de Business & Decision.

Big Data

marketingdel'incertainLes Big Data continuent à faire parler d’elles. Il y a même fort à parier que cela ne fasse que commencer. Et pourtant, pour le béotien, et même pour le marketeur averti, il n’est pas facile de cerner rapidement ce dont il s’agit. Je dois avouer moi-même avoir eu du mal à comprendre dès le départ la véritable profondeur du concept (cf. mon article de l’an dernier sur ce sujet). C’est que le Big Data est une véritable révolution non seulement du Marketing (entre autres disciplines) mais aussi des modes de pensée. Le saut quantique entre bases de données traditionnelles et architectures Big Data me fait penser à ce que j’ai vécu il y a plus de 20 dans le domaine des logiciels de 4ème génération (Mapper d’Unisys à l’époque) : les utilisateurs s’en emparaient avec passion (Santa Fe Railways, Iberia, Air France, etc.) il n’était pas rare de voir des utilisateurs développer des bases de données marketing fort sophistiquées avec un système que les informaticiens eux-mêmes regardaient avec horreur car il n’était pas “structuré”. Or, c’est cette souplesse même qui en faisait l’attrait et qui avait pour conséquence que les utilisateurs s’en emparaient rapidement.

Il en est de même avec les Big Data aujourd’hui.

Poursuivez votre lecture sur le blog de Business & Decision 

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poursuivre votre lecture sur le blog des Big Data de Business & Decision
Big Data : naissance du blog et du label « génération Big Data » was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Qu’est-ce qu’une marque leader ? (avec Yves Goblet)

construire-marque-leaderA l’occasion de la parution de son livre intitulé « Construire une marque leader » aux éditions EMS, Yves Goblet nous a accordé une interview sur la nécessité de rompre avec les techniques de marketing traditionnelles : quelles entreprises ont osé franchir le pas ? Quel sort est réservé aux autres ? On s’aperçoit notamment que la rupture se fait souvent par la transformation digitale et que certaines entreprises attentistes comme la Comareg n’ont pas su se renouveler pour faire face aux nouveaux arrivants comme Le Bon CoinAujourd’hui actionnaire majoritaire dans le développement de sociétés liées au green business, Yves Goblet a fait partie de ceux qui ont démarré Bouygues Télécom où il a occupé le poste de Vice Président. Il a ensuite été directeur général de TPS, directeur adjoint de TF1, puis président exécutif d’Anovo. C’est donc avec un regard expérimenté qu’Yves Goblet nous apporte son point de vue sur la nécessaire rupture dans les techniques de marketing et l’importance qu’il faut accorder au consommateur à l’heure où le digital prend de plus en plus de place dans notre quotidien. Je dois avouer avoir particulièrement apprécié son point de vue éclairé et son expérience ainsi que son langage direct et précis.

On parle d’une rupture dans les techniques de marketing traditionnelles. En quoi est-elle nécessaire ?

Il faut une rupture, car sans rupture avec ces techniques traditionnelles, une marque risque de perdre le fil avec le consommateur. Ce qui était vrai durant les trente glorieuses ne l’est sûrement plus aujourd’hui. Avant, pour lancer une marque, il fallait être puissant, il fallait faire de la publicité, il fallait engranger un processus commercial qui était nécessaire pour rassurer les distributeurs : il fallait des stocks, il fallait aller plus vite que les concurrents. Mais avec le temps, les entreprises ont mécanisé tout cela et souvent traitent leur consommateur comme un objet, et non comme un sujet avec lequel la relation est complexe, riche et fragile. Je prend un exemple dans mon livre avec Dim et Nespresso qui ont su sortir d’un mimétisme entre marques et partir sur un courant porteur lattent qui créé une réelle rupture sur le marché. Le plus dur en marketing, c’est justement d’isoler ces motivations profondes et cette relation entre une marque et un consommateur. C’est tout l’inverse d’un marketing pousse-produit et mécanique.

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Qu’est-ce qu’une marque leader ? (avec Yves Goblet) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec