Affichage dynamique : grosse marge de progrès pour le commerce

frederic bailleAprès avoir travaillé sur le premier iPAQ de Compaq à Houston, et développé de nouveaux produits mobiles dans la Silicon Valley, Frédéric Baille fonde en France l’entreprise Linutop. Linutop conçoit des mini PC basse consommation permettant notamment d’afficher des publicités en format dynamique, ces affiches numériques que l’on peut notamment apercevoir dans le métro. Même si la France représente entre 5 et 10% du business global, il reste encore du chemin à parcourir, notamment lorsque l’on compare la France à l’Allemagne, l’Angleterre, et surtout aux Etats-Unis

Qu’est-ce que l’affichage dynamique ?

L’affichage dynamique consiste à avoir des écrans dans des lieux publics et afficher des publicités. Ce que l’on vend, c’est la transcription de l’affichage papier en version électronique. Cela permet de diffuser des médias où l’on veut, partout où il y a des écrans.

L’avantage de cette solution est que tout est automatisé, l’inconvénient, c’est que cela consomme un peu d’énergie, même si cela a tendance à baisser. Le grand saut technologique de ces dernières années c’est le fait que les écrans sont de plus en plus grands et peuvent couvrir des surfaces que l’on ne pouvait pas atteindre avant, donc on se rapproche des surfaces papier placardées un peu partout dans les métros.

Un exemple d'affichage dynamique, utilisé par la SNCF pour informer ses clients, gare St Lazare.
Un exemple d’affichage dynamique, utilisé par la SNCF pour informer ses clients, gare St Lazare.

En termes de formats, diffuse t-on de la vidéo ou des images fixes ?

Le plus simple c’est évidemment la photo, qui sont de grands fichiers « jpeg« . Il y a aussi la vidéo avec des définitions qui varient selon les besoins. La seule différence, c’est la consommation de bande passante au moment du transfert. Il y a aussi d’autres formats comme le pdf ou les pages html qui peuvent être étirées sur des surfaces que l’on a pas forcément l’habitude de voir sur un écran d’ordinateur.

Le marché de cet affichage dynamique représente plusieurs milliards d’euros dans le monde…

Effectivement, cela représente 14 milliards de dollars. La France représente entre 5 et 10% de ce volume global. Cela inclus de nombreux supports différents, du multiplayer que l’on peut retrouver au BHV ou à Leroy Merlin, jusqu’à l’écran interactif que l’on peut voir dans les vitrines de luxe.

5 à 10% du business, cela peut paraître beaucoup à l’échelle de la planète ?

C’est l’ordre de grandeur en ce qui concerne l’informatique, nous sommes bien placé dans le marché de l’électronique. En France, on connaît l’affichage dynamique au travers de la française des jeux : ils ont un réseau présent dans tous les bars tabac, qui vendent leurs services, et diffusent de la pub sur leurs produits.

Depuis quelques années aux états unis, on a de l’affichage dynamique au bord des autoroutes… La France est un peu en retard, notamment par rapport à certains pays européens comme l’Angleterre et l’Allemagne…

C’est vrai sur la partie de l’affichage dynamique, mais pas sur l’affichage en général. Nous avons de grosses sociétés comme JCDecaux qui sont bien implantés dans les plus grandes villes et à l’international. L’affichage dynamique n’est cependant pas le moyen le plus utilisé en France, par rapport à d’autres pays comme l’Angleterre et l’Allemagne, où il y a systématiquement des écrans dans les agences immobilières. Cela se fait beaucoup moins en France.

Combien de temps va t-il falloir pour que tous nos affichages dans le métro soient remplacés par de l’affichage dynamique ?

Des affiches géantes en 4 par 3, il n’y en a pas encore beaucoup… Il faudra encore un certain temps pour que l’on ait ce type de format en affichage dynamique, mais cela viendra forcément un jour.

Est-ce un problème de technique ou de culture ?

C’est simplement un problème de coût car un écran de cette taille nécessite un certain investissement. Mais le jour où des progrès seront fait en matière d’encres électroniques qui font moins d’un centimètre d’épaisseur, on verra le papier disparaître progressivement.

Il y a tout un autre pan du marché, peut-être moins spectaculaire que les écrans dans le métro, c’est l’affichage dynamique dans les magasins.

Tout à fait. C’est un pan du marché qui a un gros potentiel. Il concerne notamment les petits magasins qui peuvent utiliser un simple powerpoint pour présenter leurs produits. Ce besoin est tout à fait basique : on transmet de l’information sur le lieu de vente, on rajoute une information qui n’est pas forcément disponible, par exemple une petite vidéo d’animation du produit. Il y a aussi d’autres formats d’affichage dynamique, notamment dans les lieux privés, les entreprises où il y a par exemple un hall d’accueil, lors d’une conférence où l’on a besoin d’adapter l’information à différents moments de la journée… L’affichage dynamique permet de répondre à ce type de besoin. On automatise une forme de communication sur un lieu. Cela se développe dans les entreprises, les universités, les écoles ou dans les hôpitaux.

 

Affichage dynamique : grosse marge de progrès pour le commerce was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec
Yann Gourvennec
suivez moi !

Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation. Il est directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management depuis 2015
Yann Gourvennec
suivez moi !

2 réflexions sur “ Affichage dynamique : grosse marge de progrès pour le commerce ”

Votre avis nous intéresse :