Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité

Il y a à peine une semaine, Le Monde titrait sur une génération perdue : environ un quart de la jeunesse française de moins de 25 ans serait irrémédiablement “condamnée” au chômage (le chiffre exact est de 22%). Quelque part, en lisant le titre de mon journal préféré, il m’est venu immédiatement à l’esprit que 78% de cette même population de moins de 25 ans avait donc un emploi (j’ai lu aussi que 80% des 22% n’auraient pas le Bac). Mettons cela sur le compte de l’optimisme, et une désagréable capacité à regarder le verre à moitié plein là où on aime le contempler à moitié vide.

Le numérique mène à tout, y-compris à sortir des start-ups

numériqueFort heureusement, cet enthousiasme, cette volonté d’aller de l’avant, on la rencontre aussi autour de soi, et notamment au travers de l’association nos quartiers ont des talents à laquelle je participe depuis quelques années, même si ma contribution reste modeste. Alors, quelle ne fut pas mon plaisir de voir l’article ci-dessous, ou une de mes anciennes filleules, Aurore lanchart décrit son parcours et comment elle a appris à « une jamais douté de soi ».

Il n’y a pas de fatalité ; nous sommes acteurs de notre propre changement. J’ai d’ailleurs moi-même montré l’exemple il y a quelques mois en sortant de la grande entreprise et de son “confort”, pour fonder la mienne et entreprendre à un âge où mes collègues de bureau, avec lesquels je discutais il y a encore peu de temps, attendent la retraite ou la préretraite.

 [photo antimuseum.com]

Alors osez ! Le secteur du numérique n’est pas que pour les start-ups. Comme Aurore, vous pouvez aussi mettre vos compétences au service de l’industrie et dynamiser un secteur qui en a bien besoin.

Seine-saint-denis.fr – Jeune diplômé recherche travail sur le territoire – 5000 parrains pour « Nos quartiers ont des talents »

Depuis cinq mois, Aurore Lanchart est responsable stratégie-web dans un groupe qui développe les énergies renouvelables, à Gennevilliers. « C’est un travail super intéressant, explique la jeune femme de 27 ans. On touche à des domaines très techniques. J’aime travailler dans le milieu industriel, c’est plus concret que le tertiaire, c’est le cœur de la France ! ». Cette habitante de Saint-Denis a obtenu ici, au lycée Suger, son BTS audiovisuel gestion de la production. « Le lycée possède un super pôle audiovisuel », assure-t-elle. Elle fera ensuite des études dans l’administration et la gestion des entreprises culturelles. Premier emploi à Paris, dans une grosse start-up. Mais au bout de quatre années, elle estime qu’elle ne pourra pas davantage progresser. En cours du soir, elle passe un master à l’Institut des administrations et des entreprises, à Paris. Elle obtient son diplôme, démissionne de la start-up et décide de se lancer en freelance.

Un beau jour, une de ses amies la convie à une réunion organisée par l’association Nos quartiers ont des talents. « J’ai été emballée. Je me suis dit, pourquoi pas, moi aussi, avoir un parrain. » Son parrain ? L’un des top managers de chez Orange, rien de moins ! « Un homme excellent sur le digital, ultra rigoureux », précise Aurore Lanchart. « Nous avons commencé par un échange de mails. Puis nous nous sommes rencontrés dans leurs bureaux, à Convention. Nous avons discuté de mes expériences dans le web, de mon blog. Il a vu que je n’hésitais pas à mettre la main dans le cambouis. Il m’a d’emblée donné des conseils et m’a ensuite connectée à des propriétaires d’agence. Il m’a appris à être plus rigoureuse, persévérante. Mais surtout à me dire qu’il ne faut jamais douter de soi. » Et c’est grâce à son blog que la jeune femme obtiendra le poste où elle s’épanouit aujourd’hui. En projet ? « Passer une licence de droit en cours du soir. » Rien ne l’arrête.

via Seine-saint-denis.fr – Jeune diplômé recherche travail sur le territoire – 5000 parrains pour « Nos quartiers ont des talents ».

Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec
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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation. Il est directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management depuis 2015
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