conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces

book-new-largeCe n’est pas une conférence media aces, c’est LA conférence media aces et encore, c’est une double conférence, avec 2 salles ! Celle qui va être l’aboutissement d’un travail énorme, fruit de 9 mois de nuits blanches, qui a vu, au terme de cette gestation, la naissance de la communication digitale expliquée à mon boss, notre nouvel ouvrage. Alors ! quoi de plus normal que de convier quelques uns des nombreux contributeurs du livre qui viendront nous narrer leurs anecdotes et nous transmettre leurs astuces IRL à Paris, le 14 novembre 2013 à l’ESG à Paris (Nation).

la communication digitale 14 nov 2013

Le jeudi 14 novembre de 9h à 12h Dans les locaux du MBA ESG, 35 avenue Philippe Auguste à Paris
 
Avec en prime, la possibilité de commander le livre avec 25% de réduction et de vous le faire dédicacer sur place par les auteurs et les multiples contributeurs! Attention, nombre de places limité! Inscrivez-vous vite!

INSCRIVEZ-VOUS A l’EVENEMENT :

conference-mediaaces-14nov2013Programme : les contributeurs du livre “la communication digitale expliquée à mon boss”

8:30 – 9:00 Accueil café

9:00 – 9:30 Managers boostez votre communication avec le storytelling numérique

Sans contenu, point de salut dans le digital ! La phrase est peut-être lapidaire mais elle est la condition sine qua non de la réussite ou non d’une stratégie de communication numérique. Or, s’il est bien une technique narrative capable de relever le défi du contenu avec brio et efficacité sur les médias sociaux, c’est effectivement le storytelling.

par Olivier Cimeliere,
Président fondateur
Heuristik Communication

9:30 – 10:00 Les nouveaux métiers de la Communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication en entreprise, invitant à repenser la vision même de la fonction. Le point sur ces nouveaux et futurs métiers de la communication digitale.

par Philippe Gérard
manager , CEGOS

10:00 – 10:30 Comment calculer le ROI des projets digitaux sans perdre la tête

Le calcul du retour sur investissement d’un projet digital n’est, en général, pas ce que le responsable du projet préfère faire. Se plonger dans les chiffres, les mettre en ordre avec plus ou moins de bonheur dans un tableur, essayer d’expliquer le rationnel qui se cache derrière et mettre le tout dans une jolie présentation plus ou moins fumeuse, voilà qui n’a rien d’enthousiasmant. Pourtant, moyennant un peu de méthode, il est possible d’évaluer le retour sur investissement d’un projet digital, sans pour autant perdre la tête

par Michaël Tartar
Directeur Digital

10:30 -10:45 Pause café

10:45 – 11:15 La digitalisation des établissements d’enseignement supérieur

Il y a à peine trois ans, les établissements d’enseignement supérieur se demandaient encore s’il fallait ou non se rendre sur les réseaux sociaux. Depuis, les choses ont bien évolué.

par Jean-Marc Goachet
Responsable communication digitale et web marketing, MINES ParisTech

11:15 – 11:45 Comment se lancer dans le crowdsourcing?

Poursuivons notre panora des différents moyens à notre disposition pour développer la communication digitale et intéressons-nous, maintenant, au « crowdsourcing », cette technique visant à faire appel à des communautés d’individus pour créer et inventer de nouveaux produits, de nouveaux services

par François Petavy
DG
Eyeka

11:45 – 12:15 Stratégie d’influence et communication de crise

En charge de l’influence digitale, du community management et des relations presse chez Air France, Marina Tymen s’est parfois trouvée dans des situations de crise d’importance variable. Elle nous montre, au travers de deux cas différents, comment instaurer une démarche proactive de défense de la marque sur les médias sociaux

par Marina Tymen, INFLUENTY

12:15 – 12:45 Conclusion et séance dédicaces

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

10+1 constats sur le marketing de contenu digital (la présentation)

A 19:10 précises, cet article sera publié, permettant ainsi aux participants de la conférence de ce soir à Paris chez Soleilles Cowork, de garder une trace de nos échanges.

10+1 constats sur le marketing de contenu digital (la présentation) was last modified: février 28th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content »)

visionary-publishingLe marketing de contenu se généralise. Mais est-il nouveau ? Idem pour le bouche à oreille, le Web collaboratif, l’UGC (User Generated Content) … Qui plus est, alors que la communication digitale se généralise, est-elle toujours bien comprise ? Le Web est-il toujours perçu à sa juste valeur ? Les entreprises qui se lancent à corps perdu dans la course quantitative au contenu de marque (content marketing), trouvent-elles toujours la note juste ? Ce soir, je parlerai autour d’une version mise à jour de ma présentation de Lille en Mars, remise à niveau et où je ferai allusion à mon nouvel ouvrage fraîchement paru la communication digitale expliquée à mon boss, dans lequel une section complète est dédiée au marketing de contenu, dans le cadre d’une réunion organisée par Lise Janody à Soleilles Cowork, rue Richelieu à Paris (Bourse). Venez nombreux à 19:00 précises !

la version de Mars, qui sera revue et mise à jour pour la conférence de ce soir

Et voici l’annonce de la conférence par les organisateurs (inscrivez-vous il n’y aura pas de place pour tout le monde):

Dix constats autour du contenu digital : Rencontre avec Yann Gourvennec

Les médias sociaux ont-ils tué le site web ou le blog ? La communication digitale passe-t-elle obligatoirement par la vidéo ? Quid des podcasts, de la web radio, du « user-generated content » ? Quel avenir pour le Brand content ?

Pour la « reprise » de notre groupe Content Strategy Paris, je vous invite à venir discuter de ces tendances – et des idées reçues – avec quelqu’un qui n’a guère besoin de vous être présenté : Yann Gourvennec, cadre dirigeant à l’international, marketer, spécialiste du Web et des médias sociaux, intervenant en marketing, conférencier et auteur, et digital native… depuis 1996. Vous ne connaissez pas Yann ? Je vous invite à visiter son site VisionaryMarketing.com pour en savoir plus….

Nous vous attendons mardi, 22 octobre, de 19h à 21h dans les locaux de Soleilles Co-Work. Une participation de 10 Euros vous sera demandée pour aider à payer la location de la salle.

Les places sont limitées, donc n’attendez pas à vous inscrire (et si vous devez vous désister, même à la dernière minute, n’oubliez pas de nous en avertir…)

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content ») was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace

idea-visionary-marketingJ’ai assisté aujourd’hui au lancement du dernier produit d’ami software de mon ami (sans jeu de mots) Alain Beauvieux. Une véritable innovation sur ce marché de la veille où, je m’en suis déjà ouvert souvent, les coûts de la donnée et de l’analyse sont un handicap pour le responsable digital (entre autres personnes intéressées). Ami a repensé complètement son modèle autour du Cloud et certainement la première chose que j’ai trouvée intéressante dans ce modèle en est le coût adaptable mais aussi et surtout le fait qu’ont puisse ouvrir la veille en mixant les mondes réels et virtuels, grâce à une marketplace qui permet à des fournisseurs de données structurées d’amener de la richesse à des tableaux de bord qui ne peuvent plus se limiter aux seuls médias sociaux ; en même temps, dans la veille économique ne peuvent plus les ignorer. Pour une société qui se décrit comme une « société d’ingénieurs » je les trouve assez bons en marketing. Voici donc une vraie innovation à suivre de près, cela faisait longtemps que je n’avais pas du quelque chose d’aussi nouveau sur ce domaine qui commençait sérieusement à tourner en rond autour de Facebook. Voici mon comte-rendu :

Une entreprise née avec le développement de l’Internet

Alain Beauvieux (photo), président d’ami software a débuté la réunion en rappelant son ambition : « on n’est pas nés avec internet mais avec son développement en 2001 et on a développé des produits pour valoriser les informations qui circulent sur le net. Le premier en 2003 puis Ami Enterprise intelligence, probablement la première plateforme d’analyse économique pour construire des tableaux de bord décisionnels » a-t-il expliqué pour restituer l’entreprise dans l’histoire de l’Internet.

“Cette plateforme s’est  imposée comme une référence, comme au ministère de l’économie et des finances avec des centaines d’utilisateurs de milliers de documents” a ajouté Alain. Et cette reconnaissance française a su aussi s’imposer à l’international auprès de grands comptes qui savent acheter. Exemple le CNRS ça dire NSERC malgré la concurrence US.

L’objectif de ce nouveau projet intitulé Ami Cloud Intelligence est de rendre l’outil simple d’accès et ils sont partis d’une feuille blanche et se sont demandé ce qu’il fallait faire ; ils ont sur cette base conçu un cahier des charges en 3 points :

  1. Besoin d’application facile et immédiate du style de l’iPhone car les gens sont habitués à cela et c’est le modèle dont ils ont désiré s’inspirer ;
  2. Les ressources informatiques : le Web est un gigantesque gisement d’information donc il faut sans cesse s’adapter sans limite aux besoin des utilisateurs ;
  3. Un modèle économique entièrement nouveau pour que la facturation soit équitable sans investissement préalable.

3 idées force

Ils se sont appliqué les mêmes lois que celles qu’ils imposent à leurs clients, ils ont fait de l’intelligence économique pour eux-même et en ont déduit 3 idées :

  1. Un concept de marketplace auquel les utilisateurs se sont habitués. Appexchange de salesforce, Google apps marketplace sont les plus connus
  2. Ressources informatiques : les quantités d’information sont gigantesques et ils ont regardé amazon. C’est la plus grande infrastructure disponible. Ils n’ont pas mis leurs données chez eux mais ils ont cherché à comprendre leur capacité d’élasticité. Et ils ont construit un modèle similaire
  3. Ne pas forcer les utilisateurs à investir : c’est une stratégie d’utilisation à la consommation, comme EDF, avec un compteur pour évaluer la consommation. Ils ont hésité sur cette notion de « compteur ». Ici on ne compte pas les kwh mais les DPU (Data processing units) c’est à dire la puissance informatique consommée. Et cela traduit la consommation effective. On ne paie que ce que l’on consomme. « Ce que les autres produits et nous aussi avant proposent c’est l’abonnement à l’utilisateur, un peu surdimensionné au départ et au moment du pic on augmente l’abonnement car ça ne devient pas assez et après on garde l’abonnement. Nous pensons que cette approche est une mauvaise approche commerciale car l’investissement de départ n’est pas négligeable et à partir de là il faut justifier son investissement. Ce qu’on n’a pas avec cette approche et si le système n’est pas utilisé on ne paie rien » a défendu Alain Beauvieux. Ce n’est passe pour autant une innovation neutre : « c’est un investissement en millions d’euros mais il a été fait par ami » a-t-il précisé.

C’est de cette idée qu’est né ami Cloud intelligence, la première Marketplace dédiée à la veille dans le Cloud avec zéro investissement.

C’est un pari ambitieux pour un outil simple d’utilisation et c’est ami qui a pris le risque, en enlevant le risque du client. Le pari c’est la démocratisation des outils qui sont très puissants mais dont le prix est une barrière. Cet investissement a été rendu possible par le soutien des actionnaires d’ami software, car le risque n’est pas nul.

L’activité d’éditeur d’ami se poursuit néanmoins. « Avec une compatibilité 100% avec le Systems Cloud ». Le système installé chez le client peut utiliser les ressources du Cloud intelligence. Des process, des modules, des traitements .. Ex : les collectes sur les sources anglo-saxones qui peuvent se faire par l’extérieur. La nouvelle version ami entreprise intelligence V7 sera disponible en janvier 2014.

Démonstration

Jerome Zamy (à gauche)  Et Maxime Berthelot (à droite) ont ensuite présenté le produit au cours d’une démonstration. La marketplace se présente un peu différemment de ce qu’on a l’habitude de voir sur les smart phones. La logique est la même que celle de l’appexchange de Salesforce.  Les applications sont résidentes sur le serveur et on a juste à demander d’en activer l’accès.

L’application « Buzz tracker » permet la traçabilité des Buzz sur les ‘Médias sociaux et permet de rejouer les Buzz est une de ces applications déjà disponibles. Mais nous avons surtout vu « Smart horizons » qui permet de surveiller les médias sociaux et le web en général. Le tableau de bord est la page d’accueil de d’application : volumes de discussions, qui en parle, comparaison des différents niveaux de bruits selon le produit, Sourcing des sujets par blog en pourcentage (très bien fait) et classification des influenceurs avec un classement des comptes twitter avec la volumétrie de chaque compte. Ce n’est pas là que réside l’originalité de l’application même si elle a l’air bien conçue. On y vient un peu après.

Comment construire un pareil tableau de bord ? Ami accompagne le client et a même plusieurs offres de service d’accompagnement du client. Mais on peut aussi partir d’une feuille blanche de façon très rapide comme l’a démontré Maxime Berthelot. Il y a des connecteurs avec des choix de sources variés, forums, médias, blogs et médias sociaux … On entre ensuite son mot clef et les paramètres de langue… C’est fini ! Ami software s’occupe de tout. Les graphiques se configurent très facilement en faisant glisser des widgets sur le tableau de bord et en les paramétrant.

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l’appstore dans le nuage d’ami software en version 1

Là ou, ami est original c’est que les sources sont variées. « soit je fais appel à un fournisseur de données soit j’utilise un outil plus ou moins compliqué qui finit un peu en boîte noire. Ici, toutes les fonctionnalités sont disponibles » a expliqué maxime Berthelot.

Autre besoin, autre exemple : des personnes dans mon entreprise s’intéressent aux matières premières. Le problème en interne est de mélanger des sources classiques et mélanger ces données à des cotations boursières par exemple. On reste ici dans le périmètre de la donnée structurée. Comme ci dessous dans l’exemple ci-dessous sur le charbon avec une vraie vue 360° où on va mixer des données d’ami avec des données structurées Bloomberg (vraies données client temps réel). Evernote Snapshot 20131017 175729

les données structurées temps réel en accès direct

La grande valeur ajoutée est d’avoir tout au même endroit, c’est un plus très important.

Autre application : On peut accéder à l’application Bloomberg (à condition d’avoir un compte). Il suffit d’activer l’application sur la marketplace, et en quelques clics on va l’activer ; “on peut paramétrer rapidement cette application avec des widgets et avoir toutes les informations au même endroit”. Cette marketplace va s’enrichir au fur et arséniure avec des applications tierces : prochain rendez-vous important, le 16 janvier 2014.

Et pour les top managers qui ne veulent pas s’embarrasser de détails, il y a la possibilité d’accéder à la donnée brute pour ne pas avoir à personnaliser l’interface.

Eric Fourboul patron de la R&D a ensuite présenté la technologie sous-jascente.

“Le Web de 2013 est à des kilomètres du Web de 2003” a expliqué Eric Fourboul en introduction. C’est pourquoi la dimension big data a été une ligne directrice, au-delà du buzz qui est indûment fait autour de ce vocable. Ici, on peut “toucher” le big data, c’est concret. “Ami fait du SaaS depuis 10 ans et c’est beaucoup d’apprentissage” a-t-il poursuivi, et Ami Cloud intelligence est bien le résultat de cette expérience. À partir de Ami Enterprise intelligence en 2005 ils ont adopté le “mode dual” (SaaS ou sur site). “Il y a des sociétés où l’hébergement et interne n’est pas une option. Cela fait partie de l’ADN d’Ami” a insisté Eric Fourboul avant de décrire la base technique de sa solution.

Eric Fourboul en pleine explication

Le chantier a démarré il y a plus de 2 ans et les recherches ont commencé même il y a 4 ans. Les objectifs étaient très ambitieux car les algorithmes ont été boostés et les phases de traitement ont été rendues 10 fois plus rapides, avec une capitalisation des informations 100 fois supérieure. Plusieurs Téra de données sont digérables sur une journée avec une adaptation de la puissance en temps réel. “Quand on parle de big data, on pense immédiatement à la quantité de données mais la variété de ces données est plus importante” a ajouté Eric. “C’est un monde plus ouvert aussi aux fournisseurs de données tierces comme Bloomberg par exemple”, et ici le mot d’ouverture a toute son importance.

Cette ouverture a consisté à rendre compatible le moteur avec l’ensemble des autres acteurs. L’ensemble des workflows utilise hadoop, bien entendu, pour le stockage et le traitement. Ami est aussi pionnier du « map/reduce » qui permet le « text mining » en temps réel et participe même à l’évolution d’hadoop.

Prochain rendez vous le 16 janvier 2014 pour la première annonce de l’élargissement de la marketplace avec 2 applications significatives. Le rendez-vous est pris !

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Yves Tyrode : « notre appli mobile ne s’appelle pas voyages-SNCF.com, nous créerons peut-être une marque un jour ! »

SNCFLa deuxième présentation de la 4ème soirée Social Drink Up d’Adobe était celle d’Yves Tyrode, brillant comme à son habitude, mais qui n’était pas sans susciter quelques questions. La politique de voyages SNCF a pour de bon tourné le dos aux interrogations philosophiques sur le devenir du marketing mobile. C’est bien à une politique du tout mobilité qu’a converti l’opérateur e-commerce de la SNCF cet ancien responsable marketing d’un opérateur Télécom, (probablement pas une coïncidence). Et le succès est au rendez-vous. Les questions sont sans doute ailleurs qu’à la SNCF, dans la viabilité d’un projet tout mobile et tout appli dans un environnement plus concurrentiel et aussi moins e-commerce. Plongeons dans le détail de la présentation d’Yves Tyrode au 4ème social drink up d’Adobe :

Yves Tyrode, DG de voyages-SNCF.com, a « travaillé dans le mobile toute sa carrière avant d’arriver à la SNCF ». Voyages SNCF est une société à part de la SNCF qui cultive bien sa différence. Un des participants m’a même confié être un jour allé voir un prédécesseur d’Yves Tyrode et se voir déréférencer car « on ne peut pas travailler avec des fournisseurs du rail traditionnel ! » C’est tout dire. La filiale de la SNCF est composée de 1000 personnes avec 2 marques : « rail Europe » et « voyages SNCF » proprement dite. Son « volume d’affaires est de 4 milliards dont 400 M€ seront réalises hors de France cette année » a précisé Yves. « Le personnel vient du digital, et la moyenne d’âge est de 32 ans » a-t-il ajouté.

SNCF : Confessions d’un pionnier du marketing mobile

Pour en revenir au sujet de départ, Voyages SNCF a été pionnier dans le domaine du marketing mobile et « ça fait 3 ans [qu’ils ont] des applis mobiles et ça semble être une éternité » a déclaré Yves Tyrode. Il s’agit plus que d’une mode ou d’une simple phase dans les innovations du marketing de l’Internet, c’est le business de la SNCF et sa croissance qui en dépendent : « le mobile est clé c’est ce qui génère notre croissance en France, et si on n’avait pas fait le mobile en France on serait stagnants », même si des progrès sont encore affaire de ce côté ci de l’Atlantique où seulement 4 voyages sur 10 en Europe sont achetés sur Internet contre 6/10 aux USA.

Aller chercher clients sur leur téléphone

« On commence à avoir saturé nos cibles et c’est pour cela que le mobile nous a permis d’aller chercher les clients » poursuit Yves Tyrode, même si, comme mon directeur de collection me le soufflait tout bas pendant la conférence, la concurrence est faible, c’est un euphémisme.

Et pourtant, même dans ce domaine, la conquête est possible :  » on avait oublié les chiens et les cartes de réduction des militaires et ces populations sont devenues de fortes populations d’utilisateur » a précisé Yvestyrode, c’est grâce au mobile que l’opérateur de voyages a fidélisé ces clients, a priori gros utilisateurs de mobiles également.

Et si voyages SNCF créait une marque « V » ?

« L’appli ne se nomme pas voyages-SNCF.com ce n’est pas un hasard, ce sera peut être une autre marque un jour ! » A-t-il déclaré car on le voit, la filiale pousse très loin son esprit d’indépendance. Cette application est d’ailleurs un succès en nombre de téléchargements mais aussi de chiffre d’affaires, ce n’est pas un gadget mais une application critique : « 6,7 M de téléchargements, 162 M€ en 2012, et nous espérons en faire 400 M€ en 2013 » a précisé le DG de la filiale de la SNCF.

C’est que l’application a été conçue non pas comme un complément de l’achat mais comme un outil autonome, qui couvre l’ensemble de l’expérience client : « c’est un parcours d’achat complet, pas seulement un morceau du parcours qui se finit sur le web, et l’acte d’achat se passe sur les mobiles » précise Yves Tyrode. Et les actes d’achat sont nombreux et fréquents (un acte d’achat toutes les 2 ou 3 secondes)  avec une application comme celle-là, on est vraiment à la pointe du commerce en ligne, un passage que nombre de nos lecteurs chefs d’entreprise ne connaîtront que dans les 4, 5 ans qui viennent.

Comment ils en sont arrivés là

La première décision fut de créer une équipe dédiée avec un budget dédié avec interdiction d’être gênée ou de gêner le web. L’unique KPI qui a été retenu était le nombre de téléchargements. Même si cela peut paraître restrictif, c’est cédait à permis de se focaliser sur un seul objectif, la méthode n’est pas aussi schématique qu’il paraît. D’ailleurs, et en a peine 3 ans, « le KPI est en train de changer et de passer au chiffre d’affaires » a affirmé Yves Tyrode.

Le browsing sur le mobile a été quant à lui écarté totalement, c’est affaire de conviction personnelle : « la navigation sur mobile ne m’intéresse pas, avec les applications on n’a pas besoin de reconquérir le client tous les jours avec du SEM » mais à l’inverse on pourrait rétorquer qu’on se prive aussi du SEO. En fait, il s’agit presque, on y reviendra, d’échanger une dépendance à Google (via le moteur de recherche) pour une dépendance à … Google (via Android) sans oublier Apple, en perte de vitesse en chiffres absolus, mais toujours majoritairement présente dans les statistiques des sites, comme je peux encore l’observer aujourd’hui, même sur de très grandes audiences.

La convergence ? Les opérateurs Télécom se sont planté sur cette notion

« La Convergence ? Je n’en veux pas, les opérateurs de Telecom se sont planté sur cette notion » a martelé Yves Tyrode, pas très tendre avec son ancien secteur. Car selon lui, il ne faut pas essayer de « réconcilier l’inconciliable » ce qui semble faire écho à la prestation de Benoît Corbin que nous avons relayée avant hier (15/10/2013) sur ce blog. En cela, Yves Tyrode à raison. Un élément de simplification extrême consiste à supprimer le site web « compatible » mobile et de tout passer par l’application. Ainsi, plus d’incohérences, de fonctions manquantes ici ou là, différences d’interfaces … Tout est unifié dans une et une seule application qui fait tout … Jusque l’acte de vente.

Pour autant, il ne faut pas croire que cela est facile. Même en simplifiant ses choix, « il faut concevoir une application sur un iPhone, sur un Android Samsung (il exclut les autres marques, trop peu significatives, et il réintroduit la spécificité du fabricant coréen), sur Windows 8 (on n’a pas le choix) » et tout ceci se traduit par « des applications spécifiques avec des différences ergonomiques sensibles. On va plus vite sur le mobile que sur le Web ». C’est ceci qui implique des choix et la simplicité réclame qu’il ne faut pas mélanger trop de choses et faire du mauvais web. 1 besoin = 1 appli. Ergonomie = usage x device x marque etc… » a précisé Yves Tyrode. On ne peut être que d’accord sur le fond, mais toutes les marques ont elles les moyens de la SNCF ?

Décision radicale et payante certes, mais il est pourtant très irritant de ne pouvoir naviguer sur un site complet avec une tablette, ce qui est mon usage pluri quotidien. Je passe mon temps à pester contre ces éditeurs qui vous poussent à rentabiliser leurs investissements techniques en applications mobiles alors que l’expérience web sur tablette est meilleure. LinkedIn en est un bon exemple, avec une application lente et limitée fonctionnellement. Pourtant Yves Tyrode reconnaît la spécificité de la tablette : « le browsing existe sur la tablette mais pas sur le mobile » précise-t-il, alors il y a peut été des limites au tout application … Du moins en dehors du e-commerce qui trouve sans doute plus de sécurisation de l’utilisateur au travers de l’appli. Il faudra faire attention à l’extension de cette bonne pratique pour ne pas aller trop loin en fonction du contexte.

Le m billet ou billet dématérialisé

Quand on commande via l’application, on reçoit un code 2D (“le NFC n’arrive pas” a précisé Yves Tyrode, décidément peu enclin à croire aux innovations des Télécom) et les contrôleurs ont besoin d’un équipement spécial car il y a un problème de réflexion sur les vitres des appareils. “Il a fallu donc changer tous les parcs des lecteurs” a-t-il précisé. Déjà, “1.8 million de billets vendus ont été contrôlés”. Le NFC, qui finira bien par arriver c’est une question de temps, “c’est pareil, ça prendra du temps il faudra changer tous les portillons”. Mais le mobile n’est pas seulement une affaire de praticité, c’est aussi un élément fondamental en matière de satisfaction client. “Le mobile drive la satisfaction” a poursuivi Yves Tyrode : “on obtient +2% de satisfaction par rapport au Web classique et près de 50% de NPS [Net Promoter Score, la proportions de clients enclins à recommander la marque] avec le mobile” ajoute-t-il.

Nous entrons dans un nouveau monde … propriété de quelques fournisseurs

C’est un nouveau monde dans lequel nous entrons, selon le patron de Voyages SNCF : “le Web qu’on a connu va disparaître, il devient propriétaire, il appartient à Google. On rentre dans un autre monde un peu plus propriétaire lui-aussi. Sur IOS, il faut avoir Passbook “même si ça sert à rien, mais ça améliore le référencement”. Sur Android c’est Samsung qui tient les rênes selon Yves Tyrode. “Mais il faudra aussi compter avec Windows et … Amazon !” Nous sommes bien loin de ce monde rêvé des dieux du Web 2.0 qui pointait à l’horizon en 2004. Le résultat aujourd’hui est effectivement un Internet aux mains de quelques uns, très puissants, et qui dictent leur loi.

Ceci étant …

imageCeci étant, on continue à acheter des mots clefs  » a conclu Yves Tyrode en se contredisant quelque peu. Certes, le tout mobile est une stratégie payante, mais le Web n’est pas mort. Je n’y crois pas une seconde. Il est certain que Google “possède” Internet (il “possède” le mobile aussi d’ailleurs), mais en même temps, il est un acteur trop puissant, dans un réseau devenu trop important pour faire n’importe quoi. Les bonnes vieilles recettes du SEO basées sur le contenu de qualité fonctionnent toujours et même de mieux en mieux ; je le vérifie tous les jours. Il n’y a pas besoin d’être “Google-dependent”, il suffit d’être malin (même si cela demande plus de patience que de payer son dû avec des mots clefs dont les enchères montent, sur le B2B, dans les domaines très pointus du Cloud infra, au-delà de 10€ le clic !). Et même si le mobile et la tablette sont l’avenir il est des acteurs comme Capitaine Train pour faire le Buzz en … faisant de la rétro innovation avec le bon vieux Web ! Et si, rêvons un peu, la concurrence se faisait plus agressive pour pousser l’innovation ? Et si cette innovation n’allait pas dans le sens du “tout appli” qui, reconnaissons-le est très cher et consommateur d’énormément de ressources pour le faire vivre en permanence sur tous les OS, y-compris ceux dont on sent qu’on ne peut les ignorer, même si on ne les voit pas encore dans les statistiques. L’avenir nous le dira, mais je ne serais pas surpris que les choses changent encore beaucoup dans les années qui viennent. Rendez-vous dans 3 ans !

Yves Tyrode : « notre appli mobile ne s’appelle pas voyages-SNCF.com, nous créerons peut-être une marque un jour ! » was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec