la prochaine conférence media aces affiche complet … mais pas le streaming #smwparis

Conférence media aces – les médias sociaux dans votre assiette
lun. 18 février 2013, de 11h30 à 13h00
Blogs culinaires, photos de repas publiées sur Instagram, partage de recettes sur Facebook, les médias sociaux et les arts de la table font bon ménage! C’est pour cette raison que nous avons décidé de nous mettre à table, et de vous convier à une conférence Media Aces extraordinaire, qui se déroulera le 18 février prochain au Palais Brongniart, dans le cadre de la Social Media Week.

ATTENTION ! Conférence complète, mais un streaming sera mis en place le jour de l’événement

voir le site de l’événement

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Jean-Noel Penichon Directeur Digital chez McDonald’sChristiane Lambert Vice-présidente de la FNSEAFabien Vie Restaurant itinérant
Cédric Giorgi Cofondateur et CEO de CookeningGeoffrey La Rocca Cofondateur et DG de Madeleine MarketJonathan Journiac Community Manager au CNIEL
la prochaine conférence media aces affiche complet … mais pas le streaming #smwparis was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Le Web social en 10 questions (5) « solomo et aide à la vente »

$-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

5. Les réseaux sociaux vont-ils s’affirmer comme un canal de vente ou comme un outil marketing d’aide à la vente ?

Comme je l’ai brièvement évoqué précédemment, il faut se préparer à de très intéressants changements dans ce domaine, et à très brève échéance. C’est même à mon avis le prochain champ d’action du Web. Il s’agit de passer du e-commerce au « u-commerce » (‘ubiquitous commerce’). Explications :

La

[du e-commerce au u-commerce – photo antimuseum.com]

vue classique des médias sociaux en nouvelle plateforme de e-commerce en ce sens que la boutique en ligne se déplace vers Facebook est à mon avis erronée. Les essais que j’ai observés ne sont pas concluants. Ces premiers exemples sont aussi le résultat d’une incompréhension du mécanisme des médias sociaux. Au lieu d’essayer de tirer tout le monde à soi, comme dans une logique de publicité, et d’amener les utilisateurs vers sa page Facebook, les médias sociaux fonctionnent à l’envers : pour qu’une information devienne virale, il faut qu’elle soit bonne d’une part, et ensuite que les utilisateurs la partagent sur leur page ou leurs profils. Nul besoin de faire gonfler les bases de fans jusque l’infini, tout ce que les marques réussiront à faire dans ce cas, c’est à enrichir Facebook qui leur fait déjà payer le droit de diffuser l’information sur ce fans parfois chèrement acquis. Et les prix ne feront que monter, même si les informations ne sortent de Facebook qu’au compte-goutte et que les clients manquent cruellement d’information.

Il faut donc raisonner à l’envers : les clients partageront autour d’eux une information, une promotion, un produit, à condition que d’une part cela soit valorisant pour eux, et d’autre part qu’ils peuvent en retirer un bénéfice, comme par exemple une remise sur un prochain achat, des points de fidélité (à condition qu’ils soient vraiment intéressants), des points, des cadeaux ou des remises suite à un parrainage par exemple etc.

Concrètement, regardez ce que fait la start-up franco américaine ifeelgoods. Un client peut se voir attribuer dans le cadre de ses achats et de sa fidélité à une marque, des points valables dans d’autres enseignes ou sur iTunes, Amazon, Starbucks etc. Les grands distributeurs français ne sont pas les derniers à avoir compris cela, nous sommes en avance sur ce point, il y a une grande tradition du commerce en France, c’est une première étape vers le s-commerce, le vrai.

Pour aller vers le u-commerce (commerce omniprésent) il faudra faire tomber une barrière supplémentaire, entre le magasin physique et le magasin virtuel. En fait cette distinction va disparaître. Whirlpool, qui réalise ses ventes de gros ménagers au travers des distributeurs et notamment des grands spécialistes, voit un niveau de ventes (en ligne et click and mortar) de 15% aujourd’hui. Il est prévu que ce chiffre passe à 22% dès 2015. Or, il y a à peine 3 ans, la marque américaine ne réalisait que 7% de ses ventes via le digital. La différence s’est faite exclusivement via le click and mortar. Ajoutez le mobile, de plus en plus inclus dans les stratégies des distributeurs[1], et liez le au social commerce et vous avez un ensemble cohérent, en ligne et hors ligne, véritable 360° du commerce en ligne : c’est ça le u-commerce, et c’est pour demain !

En conclusion le u-commerce sera les deux à la fois : un outil d’aide à la vente et un canal de vente ; l’Internet vu comme un îlot séparé du cœur de métier a vécu à mon avis, et c’est tant mieux, cela n’aurait jamais dû exister, les banques de détail ont fini par le comprendre assez vite, en avance de phase sur les autres secteurs.


[1] voir la vidéo de démonstration du magasin virtuel de Carrefour, lié à une application mobile : http://bit.ly/virtualcarrefour

Le Web social en 10 questions (5) « solomo et aide à la vente » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Le Web social en 10 questions (4) – évolution des médias sociaux

question-large_thumb5Suite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

4. Comment les réseaux sociaux vont-ils évoluer & s’enrichir, et de quelles fonctionnalités ?

Les médias sociaux sont à un point d’inflexion important. L’un est positif, l’autre moins.

Commençons par le point positif, c’est l’émergence d’un nouveau commerce : je ne parle pas bien entendu des boutiques sur Facebook qui ne sont pas pour l’instant une alternative crédible au e-commerce. Je parle de l’utilisation des médias sociaux, Facebook et autres (le solomoco en général), comme relais de l’information pour faciliter la rétention des clients, la fidélisation, le marketing du bouche à oreille, dans les magasins physiques et les magasins virtuels, en cessant d’opposer les 2 et en créant une véritable synergie. De nouvelles formes de commerce sont en train de naître, c’est enthousiasmant.

[rappel : ma présentation de début novembre 2012 sur le futur du commerce]

Le côté moins positif est celui qui a été relevé par le patron de app.net, entre autres, Dalton Caldwell. C’est celui de la fermeture des API, pourtant l’ossature du Web et notamment du Web social depuis le début. En coupant ses programmes d’échanges entre plateformes qui permettent de croiser données et bases et de partager l’information, chaque plateforme de réseaux sociaux est en passe de fermer son environnement et de recréer un mini Web étanche sur chacune de ses plateformes. Cette logique, poussée à l’extrême chez Facebook sous la pression des investisseurs déçus de la récente introduction en bourse, oblige à une monétisation de plus en plus intrusive, sur des plateformes fermées. En bref, les réseaux sociaux sont en train de recréer l’ancien modèle des médias traditionnels. C’est pour cela que des plateformes alternatives se sont développées ; en dehors de app.net, citons diaspora* (http://joindiaspora.com)[1].

Ceci étant, contrairement à ce qu’annoncent les Cassandres, les médias sociaux ne vont pas disparaître, bien au contraire. Il faut juste qu’ils trouvent un équilibre entre mercantilisme acharné et néo marketing. Cela prendra un peu de temps.


[1] pour plus de détails sur ce débat lire http://wp.me/pfXk-OI (article de app.net)

Le Web social en 10 questions (4) – évolution des médias sociaux was last modified: janvier 29th, 2013 by Yann Gourvennec

le Web social en 10 questions (3) – futur des médias sociaux

question-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

3. Quel rôle vont jouer les médias sociaux dans les prochaines années ?

Pour les professionnels de l’Internet et notamment pour moi qui ai plus de 10 ans de recul sur ce domaine, l’Internet a révolutionné l’informatique et l’ensemble du monde économique. Les médias sociaux ont été la nouvelle vague de l’Internet, dès 2004 dans le grand public, puis en 2007 en entreprise, et ils sont désormais bien établis. Figurez-vous que les premiers réseaux sociaux ont déjà plus de 10 ans et que LinkedIn fêtera ses 10 ans aussi l’an prochain ! Une décennie, c’est ce qu’il faut à une technologie pour s’implanter et être appropriée par les utilisateurs et les marketeurs.

[les médias sociaux ont envahi et embelli, le marketing – cc antimuseum.com]

Il y a donc nombre de domaines qui sont changés par les médias sociaux de façon irréversible :

  1. la communication : c’est sans doute le point le plus évident, près de 90% des entreprises[1] françaises ont mis en place des logiques de médias sociaux pour leur entreprise, il n’est plus besoin d’insister sur ce point.
  2. le « content marketing » souvent appelé « brand content »[2] en France, est un des piliers du nouveau marketing, pas seulement en B2B : il y a à peine 5 ans, la reconnaissance de ce phénomène restait marginale (même si le concept a été inventé il y a longtemps et que des entreprises comme Michelin en ont été les précurseurs il y a près d’un siècle !). Ce n’est plus le cas aujourd’hui, la production de contenu périphérique à la marque est considéré comme un moteur du marketing du bouche à oreille, et devient une pierre d’angle de ces nouvelles stratégies qui font évoluer le marketing depuis une mécanique de « message » vers une logique de « contenu ».
  3. les relations Presse ne sont pas épargnées. En dehors du fait que le métier de l’écrit évolue et se numérise, à la fois pour ce qui est de la recherche d’informations, de la publication – y-compris pour les journalistes et les publications traditionnelles – et aussi des publications alternatives. De nouveaux types d’acteurs sont nés, ni journalistes, et plus tout à fait blogueurs qui occupent cet espace et changent la façon dont les contenus circulent et la façon dont les marques sont exposées aux commentaires.
  4. les événementiels sont probablement un des pans du marketing, notamment en B2B, qui sont le plus exposés aux nouvelles logiques numériques, notamment depuis que les réseaux sociaux ont permis de partager les contenus, plus vite et plus loin … en permettant également les discussions autour des contenus, les partages et les relais d’information en ligne en temps réel.
  5. les processus internes et la co-création : les réseaux sociaux d’entreprise se sont développés énormément ces 5 dernières années, amenant les logiques de « collaboration » à l’intérieur de l’entreprise. Certes, beaucoup d’efforts restent à faire pour transformer ces outils qui restent trop souvent des plateformes de discussion internes en outils de travail, de co-création et de travail en commun autour des métiers qui sont au cœur de l’entreprise.
  6. le crowdsourcing et la R&D collaborative : cette collaboration ne doit pas d’ailleurs s’arrêter à l’interne. Les plateformes de co-création, soit propriétaires, soit ouvertes comme ninesigma ou yet2com, permettent déjà de faire coopérer clients et fournisseurs, écosystèmes et entreprises. La R&D n’est pas remplacée par des plateformes de collaboration comme on a pu le croire un peu hâtivement en 2007, emportés par l’enthousiasme de Don Tapscott, l’auteur de Wikinomics. Mais le changement n’en est pas moins profond et les méthodes de développement et de coopération sont considérablement bousculées par les nouvelles technologies.
  7. le commerce (voir plus loin dans cette série)

La liste ne peut s’arrêter là car tous les domaines sont influencés ou changés par le numérique, il n’y a pas d’exceptions, l’impact du numérique sur notre monde en 15 ans a été extraordinaire.

à suivre …


[1] FEVAD, Ibid.

[2] lire Brand Content de Daniel Bô, éditions Dunod : http://bit.ly/dbobrand

le Web social en 10 questions (3) – futur des médias sociaux was last modified: janvier 25th, 2013 by Yann Gourvennec

le Web social en 10 questions (2)

briefcase-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et  qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

2. Quels sont les enjeux du digital pour les marques et enseignes ?

Je vois plusieurs défis auxquels les entreprises européennes et françaises en particulier vont devoir faire face :

  1. le digital comme une composante de l’entreprise : il y a eu quelques progrès ces dernières années, mais on est encore loin de la compréhension du domaine par tous. Or, j’y reviendrai plus loin quand je parlerai du « u-commerce », la vision de l’Internet comme une discipline de geeks a vécu. Il faut être bilingue marketing/Internet, les deux ne sont pas en opposition, le Web fait partie du mix. Trop souvent, il est encore considéré comme important mais pas assez intégré comme une composante stratégique. Il est temps que les entreprises françaises se mettent à la page. Un défi connexe est le faible niveau d’internationalisation – sauf exceptions – de nos entreprises, notamment les petites. On a trop souvent du mal à penser mondial en France, or le Web est par essence une place de marché mondiale.
  2. rattraper le retard sur le e-commerce : le chiffre d’affaire du e-commerce est de plus en plus important, juste au-dessous de 40 milliards d’euros en 2011, mais encore 2 fois plus petit que celui du Royaume uni qui a dépassé les 80 milliards[1] ! Certes, l’Allemagne est moins avancée que la France, mais cette situation est étrange, la différence en taille et en PIB entre le Royaume Uni et la France étant très faible, le poids du numérique devrait y être assez proche. Un énorme effort d’éducation est donc à faire, à la fois vis-à-vis des consommateurs que des marques. Les usages des consommateurs sont encore en retard par rapport aux pays Nordiques et au Royaume Uni.
  3. ensuite, passer au s commerce, m commerce et … « u-commerce » : j’y reviendrai plus en détail ; un des défis des entreprises va être de se débarrasser des fausses idées autour du s-commerce, qui n’est pas réductible au Facebook commerce. Le salon e-commerce 1to1 de 2012 a marqué la prise de conscience des e-commerçants par rapport à cette réalité nouvelle.
  4. éducation, incitation, promotion : c’est mon travail de tous les jours, car je crois à l’action du plus grand nombre, et à l’évangélisation des médias sociaux vers tous les talents de l’entreprise, pas seulement une petite clique privilégiée de spécialistes de la communication. Il faut donc au contraire intégrer les médias sociaux dans l’ensemble de l’entreprise, dans un but professionnel, en interne et en externe.
  5. un défi organisationnel ensuite : le numérique a un rôle fondamental à jouer dans l’organisation du travail, sujet que j’aborde régulièrement sur mon blog visionary marketing[2]. La France rattrape son retard en ce domaine, mais il y a encore beaucoup d’améliorations possibles.
  6. enfin, pour ceux qui ont déjà de l’avance dans le déploiement des médias sociaux, les enjeux seront sur la montée en charge, notamment dans le domaine très critique et complexe de la relation clients (SCRM). C’est également un sujet que j’aborde régulièrement sur mon blog.

à suivre …


[1] voir les chiffres de la FEVAd à l’adresse : http://bit.ly/fevadnumbers2012

[2] pour les articles sur ce sujet voir http://bit.ly/ttvision ou via http://visionarymarketing.com

le Web social en 10 questions (2) was last modified: janvier 23rd, 2013 by Yann Gourvennec