un expert de la dématérialisation de factures met Auchan sur Facebook

Jonathan LaloumDébut mars, j’ai pu interviewer Jonathan Laloum (photo), directeur associé de Gocad Services, filiale de Diffusion Plus un groupe créé il y a plus de 25 ans ; Gocad quant à eux ont été fondés en 2004. Ils sont les spécialistes du « marketing Multicanal à la demande », forts de 7000 utilisateurs en France et ailleurs en Europe. Derrière ce terme barbare se cache en fait une combinaison technologie/services très sophistiquée de marketing direct ou la firme à « agrégé tous les moyens du marketing direct, du mailing papier jusqu’à Facebook ». Gocad a développé ce savoir-faire pour le groupe et en constitue le fer de lance, branché sur les technologies de pointe. Qui a dit que la marketing direct était ringard ? Il vous faudra recevoir vos classiques : investiguons plus avant avec Jonathan Laloum dans le cadre de cette interview téléphonique:

Gocad Services fait office de pionnier sur le sujet de la dématérialisation des flux de la relation client. La digitalisation des flux clients vous paraîtra sans doute un domaine obscure et pourtant : votre facture télécom, EDF, GDF ou votre compte bancaire et toutes ses opérations associées sont dématérialisées ; maintenant, vous commencez à comprendre. En France, cela date d’il y a un peu plus de 10 ans, au Royaume-Uni par exemple, c’est un sujet (Bill Presentement/Bill Payment) déjà industrialisé dans le milieu des années 90.

[Gocad explique les enjeux de la dématérialisation des factures]

Les enjeux de la dématérialisation des factures clients

Les enjeux dans ce domaine sont cependant plus complexes qu’il y paraît : si des acteurs comme GDF, EDF, Bouygues Télécom ou SFR sont tous clients de la solution Gocad, comme Natixis et Banque Populaire, tous ces acteurs ne sont cependant pas logés à la même enseigne. Car voilà le constat : pour la plupart des « émetteurs », l’enjeu principal (dans le jargon, l’émetteur est l’entreprise émettrice de factures) c’est que … leurs clients n’y vont pas ou peu ! Enfin, cela dépend du secteur. Si près de 95 % (données Which Magazine au Royaume-Uni en 2007) des clients bancaires utilisent leur portail financier pour consulter leurs comptes, seulement 15 à 20 % des clients des autres secteurs se rendre sur ces mêmes portails selon M. Laloum. C’est bien là le dilemme, car l’émetteur veut pousser le client vers le numérique, mais celui-ci préfère le papier, lorsqu’il s’agit d’activités peu impliquantes (facture télécom, ou de services énergétiques par exemple).

Se débarrasser des factures…

C’est là ce que les « émetteurs » se déchargent sur une société de service externe comme Gocad services, qui va agréger les flux et les factures de service et permettre aux consommateurs d’avoir un accès unique à cette information sur les différents émetteurs qui les concernent. Ceci permet aux consommateurs d’avoir un point d’accès à ces factures uniques (EDF, GDF et télécom etc.) et aux émetteurs de se débarrasser du papier.

Un enjeu d’évangélisation

En définitive, en sus du papier, les émetteurs se débarrassent de la nécessité de devoir « éduquer » leurs clients, et la société de services française se donne « de 36 mois à cinq ans pour évangéliser ce marché ». Il va bien falloir cela dans l’environnement conservateur, et vieillissant, qui est le nôtre.

Auchan optimise son Community Management sur Facebook

Le groupe Auchan utilise Gocad aussi pour sa communication locale, un tout autre sujet. La société de services a conçu en effet un système d’administration pour Facebook qui est de la plus grande utilité à la société de distribution. Avec le système Gocad, c’est un connecteur pour chaque magasin qui est proposé, et qui permet à Auchan de maximiser sa présence sur Facebook et de véritablement optimiser sa relation commerciale en utilisant le fameux réseau social. Le connecteur Gocad permet :

  • à chaque magasin de communiquer sur sa zone de chalandise de façon ciblée, directement sur la page nationale, sans avoir à multiplier les pages locales qui deviennent vite ingérables ;
  • de communiquer en ciblant les tranches d’âge et en offrant des messages personnalisés ;
  • un workflow de validation de modération qui permet d’organiser le Community Management pour Auchan en conformité avec sa charte nationale. Le Community Management étant directement opéré par les chefs de rayon.

La dématérialisation… et les réseaux sociaux, mènent à tout, à condition d’avoir de la suite dans les idées.

Gocad réalise déjà 8 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les 90 millions du groupe en 2013, dont 3 à 5 % uniquement sur la dématérialisation, soit environ 2.5 à 4.5 millions d’euros annuels. Le groupe Diffusion Plus a été coté mais est désormais retiré de la bourse depuis 2012, car ce « cela était trop contraignant ». Gocad emploie 50 personnes et est basé à Sèvres dans les Hauts-de-Seine. Son site de production est situé en Normandie à une heure de Paris. Ce marché en France est largement dominé par un poids-lourd, le groupe La Poste, mais des acteurs plus internationaux comme Pitney Bowles y sont aussi actifs. Le groupe Diffusion Plus est à l’origine un des leaders de la diffusion de mailings papier automatisés.

un expert de la dématérialisation de factures met Auchan sur Facebook was last modified: mars 19th, 2013 by Yann Gourvennec

Faut-il supprimer votre programme de fidélité ? Stonyfield saute le pas

dollarsLa Saint Valentin est à présent derrière nous … et si l’amour ne s’achète pas, certaines marques ont pu expérimenter que la fidélité des consommateur a un prix ! C’est le cas de Stony Field qui – aux Etats Unis – a récemment annoncé par email la fin de son programme de fidélité ‘My Stony Rewards’ à l’ensemble de ses abonnés.

Il semblerait en effet que ce programme de fidélité ait été victime de son succès avec à son actif 500 000 membres depuis sa création en 2009. Officiellement terminé depuis Avril 2012, le programme a été successivement prolongé à la demande des consommateurs, mais ne peut être maintenu plus longtemps.

Ce qui peut à première vue passer comme un ‘social suicide’ sonne plus comme de la franchise et de la transparence aux yeux des consommateurs comme en témoigne des blogs tels que ‘couponsdealsandmore.com’.

Par ailleurs, Stonyfield est résolu à capitaliser sur le ‘Data mining’ et le ‘Community management’ si l’on en croit l’article paru récemment dans Chiefmarketer ainsi que le compte twitter de la marque – @Stonyfield – qui le jour de la Saint Valentin annonçait un jeu facebook intitulé ‘Taste the Love’ :

stonyfield twitter

  • Un claim impactant : 30 ans de yaourts à gagner – Chaque mois – et ce jusqu’en décembre 2013 – 2 fans auront la possibilité de gagner un an de yaourt après bien évidemment avoir liké la page pour y participer
  • Des coupons de réduction en guise de consolation

Ce qu’il faut retenir ?

  • Il devient désormais nécessaire de concilier R.O.I et Community management
  • L’avenir des réseaux sociaux passe également par le point de vente et plus seulement par la discussion
  • Les programmes de fidélité sont bien souvent source de déception pour les consommateurs. Plutôt que de les maintenir sans apporter une réelle récompense aux consommateurs, il est préférable d’avoir le courage de les arrêter.

En résumé, nous entrons dans l’ère du Big Data : collecter des données, c’est bien … les utiliser et leur donner un sens c’est mieux car autrement elles se périment comme du yaourt !!!

Pour aller plus loin – le community management en temps réel par OREO sur le blog promoaffinity

Faut-il supprimer votre programme de fidélité ? Stonyfield saute le pas was last modified: mai 11th, 2015 by christelle

les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013

Journées du contenu web - web analyticsJe relaie l’annonce de ce superbe événement organisé par Eric Delcroix auquel j’aurai le plaisir de participer … bon ! je retourne finir ma présentation … que je publierai en ligne sur Slideshare le 22/03/2013, jour de mon intervention (pour ceux que cela étonnerait que j’écrive en Ch’ti, je précise que, bien que Breton, j’ai vécu dans le Nord très longtemps et que je suis un heureux diplômé de Skema Lille)
Journées du contenu web – web analytics

Alors que la 1er journée des contenus web à Lille est consacrée à la création de contenu pour le web et la matinée de cette journée au référencement sous toutes ses formes, l’après-midi de la seconde journée est traditionnellement réservée au Web analytics. Nouveauté de cette année, Elle sera suivi d’une conférence de cloture par Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss en début de soirée.

Bouton-inscription-2

Nous avons voulu gardé un fil conducteur entre les 2 journées, aussi, des rédacteurs web interviendront également ce 2e jour lors de certaines tables rondes ainsi que des référenceurs à l’image de ce qui se fera la veille avec la présence de référenceurs…

La journée du 22 mars débutera à partir de 9 h (les horaires  : 9 h – 12 h avec une pause vers 10 h 30 et de 13 h 30 – 16 h 30 avec une pause vers 15 h. N’oubliez pas également la conférence de cloture entre 18 h et 20 h.

Nicolas Malo a du déclarer forfait dans l’organisation cette année de son WACAMP comme il l’a expliqué dans son blog ! Cependant, Nicolas avait déjà travaillé sur l’organisation de sa partie et il sera présent lors de cette après-midi analytics 😉 Reconnaissons le, nous avons tiré profit de son travail !

Le programme des web analytics

  • Table ronde : l’avenir de l’analytics (13 h 30 – 15 h) Quel est l’avenir à terme de l’analytics ? Pour mesurer quoi ? Et certainement que la question « big data » sera posée ? est ce que les référenceurs vont s’approprier le métier ?
  • Atelier conférence de Nicolas Malo (15 h – 16 h 30… prévoir 17 h, Nicolas, co-auteur du livre Web Analytics est aussi bavard 😉
  • En parallèle, tout le long de l’après-midi, un enchainement de 6 à 8 mini conférences avec des cas pratiques, etc. complétera le programme.

Intervenants confirmés (la liste n’est pas exhaustive, nous la complétons au fil des jours)

  • Nicolas Malo
  • Aurélien Bouchard
  • Jean-Baptiste Gabellieri
  • Julien coquet
  • Sébastien Monnier

N’oubliez pas qu’il est impératif de s’inscrire par exemple depuis la page comment s’inscrire de ce site, car les places seront comptées comme chaque année !

En soirée, vous aurez le privilége et le plaisir de pouvoir écouter Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss. Profitez de la page d’inscription pour vous inscrire à cette conférence en soirée.

les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

retour (utile) sur la définition des médias sociaux

eye-large.gifLa sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable « Web 2.0 » en « Social Media », la « communauté » (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :

photo http://antimuseum.com
photo http://antimuseum.com
  1. Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
  2. En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
  3. En insistant sur le « média », le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. « L’information circule sur Twitter » entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).

Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.

71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition

La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.

Faire le tri

Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.

Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.

[…]

via 71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition.

retour (utile) sur la définition des médias sociaux was last modified: mars 14th, 2013 by Yann Gourvennec

des « techos » et des hommes … ou la difficulté de communiquer

J’ai trouvé cette image (ou plutôt c’est ma femme qui l’a trouvée, soyons honnête) postée par Physicisttv sur leur page Facebook page hier soir, et je n’ai pas pu m’empêcher de la partager avec vous sur ce blog. En fait, on pourrat en changer les légendes et remplacer “programmeurs” et “utilisateurs” par à peu près n’importe quel fonction de l’entreprise que vous/les autres/nous (remplacez les pointillés) ne comprenez pas.

comment les programmeurs voient les utilisateurs et vice versa

Bien souvent j’ai vu des “hommes/femmes d’affaires” coller l’étiquette de “techos” sur leurs experts digitaux, ce qui dans leur bouche voulait dire “Martiens”; cela m’est même arrivé (morrrrrrrt de rire !). Inversement, les informaticiens voient souvent leurs utilisateurs comme des imbéciles retardés (souvenez-vous de la règle de l’intelligence édictée par Dilbert dans le schéma ci-dessous, où les utilisateurs sont considérés plus bêtes que les marteaux ou la pâte à modeler !)clip_image002

 [in Dilbert Principle]

Après tout, je pourrais très bien, pour ma part, mettre un comptable dans cette chaise et j’y verrais aussi un Martien car je n’ai jamais bien pu comprendre, malgré des cours fort bien faits, la logique de ce métier et que mon intérêt pour leur travail est disons-le très limité. Une barrière de communication en quelque sorte, que l’on retrouve partout, comme dans les centres d’appel où la distance ajoute encore à la difficulté de de comprendre …

Dilbert.com

[graphique inclus depuis la Dilbert zone]

des « techos » et des hommes … ou la difficulté de communiquer was last modified: mars 13th, 2013 by Yann Gourvennec