dernière minute : votez pour Be-bound à la Startup Alley de Techcrunch à 17:00 CET aujourd’hui

imageDernière minute : suite à mon article de ce matin, concernant la startup Be-bound, j’ai appris par les fondateurs que Be-Bound participe au salon #TCDisrupt TechCrunch à San Francisco aujourd’hui (ouverture des votes à 17:00 heure de Paris).

Les lecteurs de Visionarymarketing peuvent soutenir nos petits français en votant afin que Be-Bound soit sélectionnée pour la Startup Battlefield, une compétition de pitch sur scène devant un jury composé de journalistes et spécialistes en IT. La décision dépend aussi du nombre de votes.

Merci de nous aider en votant pour Be-Bound à partir de 17h ce soir en cliquant sur ce lien

>> Communiqué de Presse de Be-Bound de la Startup Alley

dernière minute : votez pour Be-bound à la Startup Alley de Techcrunch à 17:00 CET aujourd’hui was last modified: septembre 9th, 2013 by Yann Gourvennec

Be-bound veut connecter le monde avec une innovation frugale (start-up du mois)

phone-largeC’est la première start-up de la rentrée sur visionary maketing; en ce début septembre nous avons interviewé Albert Szulman, fondateur de Be-bound, une start-up française qui s’apprête à lancer son application sur Google Play fin septembre. Explications sur les ambitions et l’histoire de la start-up, histoire de se redonner le moral et de prouver que depuis Versailles, même sans Louis XIV, on peut encore conquérir le monde !

Innovation frugale pour Monde en crise

Albert Szulman est modeste : « je ne suis pas ingénieur », nous a-t-il confié et pourtant, il est à l’origine, avec Be-bound, d’une rétro innovation fort ingénieuse qui pourrait bien devenir un leader mondial ; c’est en tout cas son ambition, et en se préparant depuis les Etats-Unis, il fait tout pour cela et n’oublie pas, dès le départ, de « penser global ». Be-bound, c’est un parfait exemple d’innovation frugale, un moyen de se connecter en 2G via un Smartphone, à ses applications favorites (gmail, métro

(e-mail, météo, Twitter, géolocalisation…), donc sans payer de coûts d’itinérance (« roaming ») lorsqu’on est en déplacement à l’étranger.

Albert Szulman (Be-Bound) (3)

Albert Szulman à LeWeb 2012 (photo Olivier Ezratty)

En attendant que l’union européenne fasse aboutir son projet de marché européen des télécoms ce qui risque de durer très longtemps, voici une solution qui s’apparente au bon vieux RTC, adaptée pour un mobile : le Smartphone communique avec Internet au travers de messages SMS, ce qui permet au téléphone intelligent de se connecter à Internet quand la 3G n’est pas disponible. Certaines fonctionnalités ne sont pas encore incluses (surf Internet, cartographie, pièces jointes des mails …) Mais si le besoin est là, nul doute qu’une solution technique pourra être trouvée le temps venu …

Un mode hybride particulièrement prometteur

Au-delà de la cible apparemment évidente des 92 % des utilisateurs de mobiles qui coupent leur accès données à l’étranger, d’autres usages peuvent être envisagés. Celui de l’utilisation en mode hybride me paraît probablement le plus intéressant car il s’adresse aux utilisateurs intensifs qui ne supportent plus les déconnexions (zones blanches, métro …) et qui pourraient ainsi, en couplant l’application Be-bound avec leur accès 3 G classique, continuer à travailler, ou à s’amuser, dans le métro par exemple, ou il est devenu quasi impossible de se connecter, depuis plus d’un an, du fait de l’explosion de l’utilisation des Smartphones (1 utilisateur sur 2 environ dans le métro de la RATP !). En tout cas j’en connais un, qui écrit ces lignes, qui serait rudement intéressé…

Le but n’est cependant pas de concurrencer les opérateurs, mais d’élargir le marché, ce qui à terme sera un moyen d’établir une relation gagnant-gagnant. Après tout, si 92 % des utilisateurs coupent par téléphone lorsqu’ils passent la frontière, ce n’est pas bon pour l’ensemble des acteurs. Une solution peut donc être trouvée.

Albert Szulman est trop modeste, le jury de LeWeb 2012 s’en est bien aperçu fin décembre 2012, en décernant à la start-up française, 2e prix de son concours.

Video du lancement de Be-bound

l’innovation frugale se moque des prouesses techniques gratuites

Il y a bien les grincheux tels qu’on peut les lire dans les commentaires du journal du geek, ce qui montre bien que les techniciens sont souvent les plus mal placés pour évaluer un marché, car ils se préoccupent uniquement de la prouesse technique, et non de la praticité de l’usage qui en est fait. Peu importe que la technique de Be-bound soit proche du RTC, c’est loin d’être risible si cela remplit un véritable besoin. D’ailleurs, quand je suis dans ma maison de campagne loin des accès Internet, j’en viens souvent à regretter le bon vieil accès RTC qui, finalement, ne marchait pas si mal, et me permettait de travailler même au milieu des Pyrénées. Retro innnovation de toute façon n’est pas synonyme de régression technologique, mais d’utilisation intelligente de la technique pour le service de l’utilisateur … au contraire, c’est même là qu’on trouve la véritable prouesse technique, celle qui sait se faire oublier !

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Les crédits Be-bound sont à acheter en ligne, en mode prépayé, ils s’appellent les Be-miles et sont payables par carte Visa, PayPal, Allopass ou CB) ; depuis le Web ou directement de son Smartphone. Ils sont vendus par pack (3€ = .35 Be-miles, 6 € = 100 Be-miles, 10 € = 200 Be-miles) auxquels il faut ajouter le coût du SMS.

Plus de détails sur l’application et l’histoire de Be-bound avec cette interview exclusive d’Albert Szulman :

Be-bound c’est une solution mobile pour tous les possesseurs de Smartphones qui leur permet de rester connecté à Internet, sur leur Smartphone, lorsqu’il n’y a pas du tout de connectivité, autrement dit, lorsqu’il y a uniquement du réseau 2G, celui qui permet de téléphoner ou d’envoyer des SMS ; ou lorsque la connectivité est très faible et qu’elle est insuffisante pour récupérer ses mails par exemple. Si on voyage, on peut l’utiliser sur la partie 2G, donc on n’a pas besoin du « roaming[i] », et cela économise bien sûr beaucoup d’argent, tout en permettant de rester connecté. Il y a seulement 14 % de la surface de la terre qui est couverte par la 3G, donc il y a beaucoup d’endroits où on n’a pas de connexion d’office. Et lorsqu’on est dans son pays, et qu’on a une mauvaise connectivité, parce qu’on est dans le métro, ou dans un building, et qu’on n’arrive pas à recevoir ses e-mails, on peut y arriver quand-même, parce que l’application Be-bound fait une utilisation très faible de la bande passante.

Pour utiliser Be-bound on télécharge l’application sur son Smartphone, et ensuite on a juste à rentrer ses informations personnelles et à l’utiliser comme toute autre application sur Smartphone. Lorsqu’on l’utilise en 2G, il faut préalablement acheter des crédits prépayés pour pouvoir l’utiliser au fur et à mesure de son déplacement. L’avantage du prépaiement, c’est qu’on a zéro surprise ! On ne dépense que ce que l’on a mis dedans. C’est une méta-application, que nous avons développée et qui inclut les principales applications dont les gens ont besoin quand ils se déplacent : l’e-mail, Twitter, la météo, trouver un restaurant ou un hôtel, etc. Le but étant de permettre à toutes les personnes qui se déplacent, de trouver l’essentiel des services dont ils ont besoin, un peu comme un couteau suisse, et d’avoir toujours cette solution dans la poche.

On ne peut pas surfer aujourd’hui avec l’application, car on en est encore qu’à la première version ; on pourra peut-être le faire dans le futur, mais pas pour l’instant, c’est prématuré. On peut faire de la recherche sur Internet par contre. On ne peut pas encore mettre de cartes dans l’application pour l’instant, mais on y travaille, mais en tout cas on peut trouver le moyen de se diriger, d’aller dans une direction, et savoir comment on va d’un point A à un point B.

En fait, il y a deux types d’utilisateurs : il y a les gens qui voyagent et qui veulent rester connectés sans avoir à payer le roaming ou qui sont dans des zones qui ne sont pas couvertes en 3G. Et la deuxième cible, c’est vous et moi car qui n’a pas expérimenté le fait d’avoir à attendre une information urgente, juste au moment où vous n’avez plus de couverture ! Ou qu’elle est tellement faible, que l’information ne vient pas. Eh bien avec Be-bound, vous pourrez rester connectés, et récupérer cette information, que votre accès réseau soit très dégradé ou inexistant.

Cela concerne d’abord les pays développés, dans un deuxième temps on ira bien entendu voir les pays émergents, et les quelque 3 milliards de personnes qui ont un téléphone mais qui n’ont pas l’Internet. Mais chaque chose en son temps, notre priorité stratégique, c’est d’offrir un service qui permet à toute personne dans les pays développés de pouvoir rester connecté ; c’est quand même un outil qui est devenu indispensable, et moi j’ai du mal à supporter quand on n’est pas connecté, Be-bound me permet d’être plus calme !

Une énorme majorité des gens coupe leur téléphone lorsqu’ils vont à l’étranger, 92 % des personnes exactement. Lorsqu’il passent la frontière ils éteignent donc les données et la 3G. Et bien avec Be-bound, ces mêmes 92 % peuvent rester déconnectés de la 3G et quand même recevoir leurs mails. Et ils pourront également recourir à la géolocalisation en 2G : trouver un restaurant, une pharmacie etc. n’importe où dans le monde.

Nous ne sommes pas du tout contre les opérateurs puisque 92 % des gens qui vont à l’étranger coupent leur téléphone pour la « data ». En revanche, pour les opérateurs, l’intérêt c’est que chaque fois que leurs clients lanceront des requêtes, ceux-ci vont générer des SMS internationaux ; ça coûte un peu l’argent, mais bien moins cher que le roaming. Celui-ci est tellement cher que quand on veut l’utiliser, en fait, on ne se connecte pas. Ces SMS supplémentaires permettent de générer des revenus pour les opérateurs, donc tout le monde y trouve son compte. C’est beaucoup moins cher et plus pratique pour les utilisateurs, et pour les opérateurs ça génère un peu d’activité supplémentaire.

On est vraiment dans l’innovation fonctionnelle, pas dans l’innovation purement technologique. Je ne suis pas ingénieur, j’ai fait une école de commerce. Toute l’équipe qui est avec moi est intéressée par le fait d’apporter de nouveaux services, pour faciliter la vie des gens et le fait de se dire que l’on peut rester connecté partout, même quand il n’y a pas de couverture est une notion de sécurité, qui fait que je ne suis pas tout seul dans un endroit que je ne connais pas forcément bien, que ce soit en France ou ailleurs. Et pour nous, c’est important de contribuer justement à ce que les utilisateurs puissent avoir une plus grande connectivité grâce à Be-bound.

Nous avons créé la société Be-bound en 2011. Nous avons eu une chance fantastique, car la société a été créée à Versailles et la chambre de commerce et d’industrie de Versailles est extrêmement dynamique ; ils nous ont accompagnés pour le business plan, puis pour lever des fonds : nous avons obtenu un prêt d’honneur, qui a ensuite généré des prêts bancaires. On a pu commencer alors qu’on avait juste un business plan et €130 000 en poche plus le capital que nous avions mis dans la société au départ. Ceci nous a permis de trouver des partenariats, de commencer à recruter, et d’avancer pour pouvoir développer l’application. Avec l’aide d’Oseo bien sûr, qui a été extrêmement moteur dans notre partenariat.

Pour trouver des fonds d’amorçage en France, ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible ! On peut donc lever l’argent, il faut pour cela avoir une bonne idée et une savoir comment la mettre en œuvre, et avoir les bonnes personnes pour la matérialiser derrière. Ceci ne nous empêche pas d’aller aux États-Unis, mais je ne suis pas sûr qu’on se considère comme un pigeon, quoique… Notre constat aujourd’hui, après avoir vu pas mal de financements pour les start-up, c’est que malheureusement, aujourd’hui il y a encore un décalage entre la France et les États-Unis. La notion de risque, il y a certainement plein de bonnes raisons à cela, n’est pas toujours bien appréhendée. Pourtant, sans prendre de risques, on ne fera rien ! Il faut donc pouvoir trouver les partenaires qui vous aident et qui croient en l’idée, qui croient au produit. Notre produit est en bêta test en ce moment, et nos partenaires nous accompagnent pour accélérer au plan mondial, et nous avons plus de répondant aux États-Unis sur ce point.

Avant d’aller aux États-Unis, on s’est posé la question de savoir comment professionnaliser notre approche, or, autant en technologique en innovation les Français sont très bons, en marketing … d’après ce qu’on a vu sur le marché, les Américains ont une avance nette sur le reste du monde, donc on est allé chercher les partenaires à ce moment-là, et on a fini par signer avec une entité qui dépend de l’université de San José en Californie et qui s’appelle US Market Access (US MAC), et qui viennent de signer un partenariat avec Cap digital.

Nous avons donc suivi un programme de Lean start-up, qui est l’équivalent du Lean management mais appliqué aux start-up, qui nous a ciselé toutes nos stratégies, toute notre approche. Ils ont accompagné 1200 start-ups et ils ont donc une bonne idée de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. Et là, je dois reconnaître que j’ai pris une grosse claque ! Malgré l’expérience, il faut reconnaître qu’on a appris des choses qu’on ne savait pas très bien. Cela nous a beaucoup aidés à avancer à nous professionnaliser et à progresser dans le circuit pour non pas devenir une petite société mais une boîte mondiale. Alors grâce aux programmes Lean start-up, on a pu professionnaliser tout ça et on se prépare fait une tournée pour lever des fonds beaucoup plus importants. On a eu beaucoup de retours sur l’approche, et donc maintenant les prochaines étapes en ce qui nous concerne c’est d’abord de finir le bêta test, et de trouver les bêta testeurs dans le monde entier, en plus de la centaine que nous avons déjà, puis de mettre l’application en ligne sur Google Play vers la fin du mois de septembre.

Les prochaines étapes, ce sera la confrontation du marché et écouter les recommandations, les remarques et les retours que l’on aura pour savoir comment répondre aux attentes de nos utilisateurs. L’application sera lancée sur Google Play, en version Android, et nous travaillons en ce moment sur les applications sur les autres OS. Il a fallu faire un choix, dans une approche de Lean start-up, il faut faire des choix ! Il était donc logique de prendre la plate-forme qui était la plus répandue, à savoir androïde, donc on est partis à fond sur Android et maintenant on commence à préparer le reste. Apple passe après Android chronologiquement par rapport à nos choix stratégiques. Avec la conjoncture actuelle et les informations sur le rachat de Nokia mobile par Microsoft, il est clair que nous allons développer pour Windows mobile, mais nous en avions déjà l’intention. Cela ne fait qu’intensifier l’intérêt. Il y a également un petit détail ne pas oublier, c’est que 40 % des téléphones dans le monde sont des Nokia !


[i] coût d’itinérance

Be-bound veut connecter le monde avec une innovation frugale (start-up du mois) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Mot de passe : ce mal nécessaire [infographie]

computer-large-newles mots de passe sont omniprésents. Nous les utilisons tous et malgré le fait que nous nous plaignions sans cesse de leur faiblesse, nous leur vouons encore une confiance aveugle afin de conserver nos données les plus chères : données bancaires, données personnelles et liées à nos achats en ligne etc. Ce que j’ai appris aujourd’hui en regardant l’nfographie de Ken Peterson’s infographics, c’est que les mots de passe ne sont en aucun cas une nouveauté. Ils ont même été créés pendant la seconde guerre mondiale dans le cadre du chiffre et étaient changés tous les 3 jours afin de tromper l’ennemi. Les férus d’histoire se souviendront qu’en fait, le chiffrage des communications est bien plus ancien, et que c’est même à un défaut de chiffrage que la bataille de la Marne a pu avoir lieu, grâce à l’interception via la Tour Eiffel en 1914 d’un message non chiffré des Allemands, qui a permis de donner leur position précise et de dévoiler leurs plans aux Français, qui ont ainsi eu le temps de mobiliser les taxis de la Marne pour organiser la riposte. Ceci étant, ces mots de passe, introduits dans les années 40 ont évolué en 1972 pour prendre la forme que nous leur connaissons aujourd’hui. Indépendamment de cette histoire assez longue (à l’aune des TIC), les usages des mots de passes sont toujours aussi déviants : utilisation de passwords identiques pour accéder à de multiples plateformes (73%), utilisation des mêmes mots de passe pour tous les accès à ses données en ligne (33%) et même utilisation du mot « password » comme mot secret (4%) et autres plaisanteries du style 123456… Toutes les sources des chiffres sont données par Peterson à la fin de son infographie.

Mot de passe : ce mal nécessaire [infographie] was last modified: septembre 5th, 2013 by Yann Gourvennec

MRM (Marketing Resource Management) : pour mieux contrôler les marketeurs

€-largeUne fois n’est pas coutume, la sélection du jour est un article que j’ai écrit sur ce même blog à la toute fin du mois de Juillet, date à laquelle notre belle nation, championne du monde des congés payés, était tout entière à la plage ou à la montagne. Il était donc urgent de vous servir à nouveau ce plat un peu réchauffé car il évoque une innovation marketing encore assez méconnue, qui pourtant remplit un besoin criant de responsabilisation de la fonction Marketing. Pour documenter ce sujet, peut-être un peu ardu, mais à mon avis très novateur, j’ai eu la chance d’interviewer fin Juillet Laurent Clementini, directeur général de Brand maker France. Voici cette interview et son analyse.

MRM : pour contrôler le marketing et ses dépenses

Laurent Clementini à une expérience assez longue sur un sujet qui pourtant est ignoré de la plupart des marketeurs, et de leurs patrons, le MRM ou marketing resource management, qui pourtant est éminemment intéressant car il concerne la responsabilisation des marketeurs. J’en profite pour signaler à ceux qui auraient raté les épisodes précédents, l’excellente présentation, même si elle est un peu datée, d’Alain Thys, de Futurelab, qui y décrivait, de manière impitoyable, le paysage du marketing, et son absence de responsabilisation.

Quelle profession, en effet, pourrait se permettre de dépenser autant d’argent, parfois des centaines de millions d’euros, sans un seul calcul de ROI, sans rendre compte de rien, sans mesure ni contrôle. Et ne croyez pas que j’affabule. Plus c’est gros, et plus ça passe ! Il est vrai que dans une vue romantique du marketing, celui-ci est une discipline plutôt créative, “artistique” dirait-on même, par rapport à l’ensemble des composantes managériales de l’entreprise. Et pourtant, en dehors des activités de créativité pures, qui restent marginales, rien ne justifie l’absence de mesures et de contrôle des activités de marketing.

arrêter de se regarder dans le miroir et contrôler ses dépenses et ses processus : une tâche majeure pour le marketing du 21ème siècle. Photo antimuseum.com, sculpture Michel Pigeon

C’est exactement ce que le MRM cherche à pallier : il faut imaginer derrière ce nouveau terme, un véritable outil de type ERP pour le marketing. Et non ! Ce n’est pas un “tue-l’amour” du marketing, c’est un moyen de le remettre à juste titre, à égalité avec les autres activités de l’entreprise, sur un plan plus rationnel et plus responsable.

imageVoyons-donc avec Laurent Clementini, qui représente la société allemande Brand maker, pionnière dans ce domaine, comment cette nouvelle discipline de l’informatique marketing permet d’améliorer les processus, la qualité, et l’efficacité des entreprises. On remarquera au passage que les secteurs ayant compris le plus vite l’importance du MRM sont les secteurs industriels, ce qui n’est pas étonnant dans la mesure où ce sont aussi ceux qui sont les plus proches de la mesure et du contrôle de leurs coûts. Gageons que la crise ambiante, oblige les autres secteurs à rattraper le mouvement et contribue à rendre le marketing, et les marketeurs plus responsables, comme le réclamait Alain Thys.

MRM : qu’est-ce qui se cache derrière ce terme barbare ?

Derrière cet acronyme barbare se cache 3 lettres qui veulent dire marketing resource management. Cela veut dire, ni plus ni moins, comment aider les directions marketing à optimiser leurs ressources et tendre vers plus d’efficacité et d’efficience, et aussi plus de conformité. Cela n’a rien de révolutionnaire, si ce n’est que Brand Maker agit à la fois sur la partie étude et la partie opérationnelle. On étudie, analyse et photographie l’efficacité et l’efficience de cette conformité à la marque et aussi aux critères juridiques et financiers, au travers ses études, et on va donner aux clients ou grandes entreprises une analyse et enfin, nous allons leur fournir des pistes d’amélioration. On a également une autre étude sur la partie budget.

lire la suite de l’article « MRM : pour contrôler le marketing et ses dépenses »

MRM (Marketing Resource Management) : pour mieux contrôler les marketeurs was last modified: septembre 5th, 2013 by Yann Gourvennec

Slideshark : outil professionnel de présentation pour iPad – appli du jour

tablet-largePoursuivons notre quête des applications iPad de référence (cf. notre précédent article sur Cloudon) avec Slideshark : application indispensable pour quiconque fait des présentations sur projecteur … donc tout le monde ou presque. (NB : cette application n’est pas à ma connaissance disponible sur Google Play).

SlideShark1. La première étape consiste à sauvegarder vos fichiers (format PPT/x jusque 500MB) préalablement avec un des services de stockage proposés : Box, Dropbox, Google Drive, Syncplicity, Skydrive et Sharefile. J’utilise beaucoup de ces services, mon préféré étant Skydrive, car étant un adopteur précoce de la solution de Microsoft, j’ai droit à 25GB de stockage gratuit … cela ne se refuse pas.

2. La deuxième étape est assez évidente dans la continuité de ce qui précède, il s’agit de choisir un répertoire sur votre espace de stockage et de sélectionner la présentation qui vous intéresse. Prenons ici la présentation sur la curation faite dans le cadre de la conférence Scoop.it de Mines Paritech en Juin, que j’ai effectivement réalisée via Slideshark.

3. Dans la troisième étape l’application va télécharger la présentation en question, en la répliquant sur votre iPad. Comme cela prend un certain temps, je conseille de réaliser cette étape en amont de votre présentation, au cas notamment où vous ne disposeriez pas d’accès Wifi dans la salle de présentation. Mieux vaut prendre ses précautions.

4. Avec la quatrième étape, votre présentation est téléchargée et vous pouvez la commencer où vous voulez. Une des particularités de Slideshark est que les animations sont préservées. Vous pouvez donc retrouver toutes les fonctions de Powerpoint player sur la tablette sans transporter le gros PC ou le Mac. Par contre, je vous recommande de faire attention aux typos exotiques, qui sont encore mal gérées. Si j’ai une jolie typo non compatible, je la transforme en graphique et je la colle en bitmap dans ma présentation.

5. Cinquième étape, vous pouvez dérouler votre présentation avec le timer, par planche et dans l’ensemble de la présentation …

… avec affichage des notes si vous en avez : là, c’est carrément le luxe, vous pouvez abandonner le papier. Faites juste attention à la taille de vos notes, ce que je n’ai à l’évidence pas fait dans l’exemple ci-dessous.

6. Sixième étape, vous pouvez cacher ou réordonner certaines planches. Cette fonctionnalité est très utile et j’y recours souvent quand je dois adapter ma présentation à la dernière minute – souvent car j’ai entendu une remarque et je décide de réordonner mes planches pour rendre  mon discours plus pertinent.

7. Septième étape : vous pouvez aussi coupler votre iPhone avec Slidehark pour le transformer en télécommande ! Voici une fonction bluffante … sauf pour ceux qui, comme moi, se sont fait voler leur iPhone.

8. Huitième étape : vous pouvez aussi inviter un client à rejoindre votre présentation en réalisant une webconférence (broadcast). Vous pourrez ainsi envoyer un lien par email et votre interlocuteur suivra la présentation en temps réel …

… voici l’explication en graphique …

… le participant se connecte en cliquant sur le lien de l’invitation (un lein raccourci) et il rentre ses coordonnées :

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… il est inscrit, il n’y a plus qu’à attendre que la conférence commence …

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… et voici ! vous pouvez parler, votre client voit votre présentation.

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Une fois terminée, Slideshark vous envoie un tableau de bord de votre broadcast avec le temps écoulé, planche par planche et la liste des participants avec leurs noms et adresses Web.

Les prix

Slideshark est gratuit jusqu’à 100MB ce qui vous permet de stocker largement 4 à 5 présentations de belle taille. Ceci étant, si vous voulez être tranquilles et ne pas avoir à nettoyer votre mémoire tous les 4 matins, je vous recommande d’acquérir la version PRO, qui coûte $84,99 (soit environ €65) [rectification du 04/09 15:22 : PH Brunet nous indique que le prix européen est similaire en euros au prix américain]

Ceci vous donnera droit à

  1. 1GB de stockage ;
  2. notifications et suivi des présentations en ligne (un peu nébuleux pour moi ce point là …) ;
  3. upgrade de la fonction Web conférence jusque 10 utilisateurs (la moyenne des Web conférences est de 2.5 environ)

Conclusion

Slideshark fait à mon avis, partie de ces applications indispensables dont je ne me séparerais pas et dont le coût annuel modeste est largement rentabilisé si vous le comparez à une souscription annuelle de Web conférence. Les fonctions sont basiques mais astucieuses et bien conçues. Le seul inconvénient est inhérent aux applications iPad / tablettes et à leur instabilité permanente, souvent corrigée dans l’instant avec une nouvelle version à télécharger. Un autre inconvénient est l’omission d’une version pour Google Play, même si le succès des tablettes Android est loin d’égaler celui des Smartphones.

Une version business pour équiper des flottes d’employés/commerciaux est également disponible, mais le pricing et les fonctionnalités sont plus opaques.

Retrouvez Slideshark sur Internet à l’adresse http://www.slideshark.com/

Slideshark : outil professionnel de présentation pour iPad – appli du jour was last modified: septembre 4th, 2013 by Yann Gourvennec