Yahoo! revampe enfin son interface mail et son logo

eye-largeOuf ! Il était temps, on se demandait ce que faisait Marissa. En me connectant ce matin, j’ai remarqué un changement qui pointait depuis un moment sur le mail de Yahoo! avec des logos qui changeaient sur certaines pages mais pas toutes. Il y a bien les grognons habituels (on voit donc que ce n’est pas limité au village gaulois) qui couignent parce que le fond d’écran n’est pas amovible (sans doute les mêmes qui se repaissaient de ceux de Gmail, pourtant bien moins réussis que ceux de Yahoo!), mais dans l’ensemble, la refonte était nécessaire afin de corriger les bugs et de ramener l’interface dans le 21ème siècle. Etant abonné à Yahoo! depuis 1995 (la firme a été fondée en 1994), je trouvais que le « nouveau Yahoo! » commençait à dater sérieusement. Remarquez, pour un produit gratuit, ce n’est pas si mal … on n’a pas aussi bien au bureau !

Parmi les choses ennuyeuses, je mettrais cette façon de concaténer les messages « à la Gmail » qui est très perturbante. Je me suis demandé dans ces fils de discussion si je supprimais la réponse ou la question, pour finalement m’apercevoir que je supprimais tout. Bon, ne boudons pas notre plaisir, le logo est moins ringard et ça a l’air encore de bouger chez Yahoo! c’est bon signe, la mono culture Google commence à peser sérieusement. Mais que les oiseaux de mauvais augures se rassurent, Yahoo! a encore beaucoup de cash, notamment grâce à Ali Baba, donc il y a de l’espoir. Notez enfin qu’étant abonné à Yahoo UK et Irlande, il se peut que votre migration intervienne plus tard en France.

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Yahoo! revampe enfin son interface mail et son logo was last modified: octobre 9th, 2013 by Yann Gourvennec

Real-time bidding (RTB) : déjà 20% des inventaires selon Sociomantic

J’ai rencontré Christopher Caussin au salon e-commerce il y a quelques semaines. Il est désormais directeur Europe du Sud chez Sociomantic, un acteur allemand du RTB, le Real-Time bidding, qui est la nouvelle mode (3 ans) en matière de publicité Internet. Mais qu’est-ce que le RTB et comment ça marche ?  Voyons cela ensemble au cours de cette interview enregistrée sur le stand de Sociomantic à e-commerce.

Interview de Christopher Caussin de Sociomantic

Sociomantic est une société allemande qui été créée en 2009. Elle propose des solutions de real-time bidding (RTB) sur tous les continents, puisque nous avons un bureau, le plus à l’ouest, à San Francisco, et le plus à l’est, à Singapour. C’est un vaste sujet, le RTB : globalement, c’est l’achat d’inventaire publicitaire en temps réel, c’est ça les fondamentaux, c’est le « tuyau » à vrai dire. On s’appuie sur la technologie du real-time bidding pour proposer à des acteurs du e-commerce d’optimiser leurs achats publicitaires. Si vous vendez des chaussures sur Internet par exemple, vous vous appelez Sarenza, Zalendo ou Spartoo, vous avez des problématiques en termes de recrutement de nouveaux clients, de fidélisation de vos clients existants … Sociomantic intervient pour personnaliser les messages et les leur adresser via le média « display** ».

**bannières

Définition du Real-Time bidding par definitions-webmarketing : “Selon la société d’étude IDC, le real time bidding a représenté 8% des achats display en France en 2011 et devrait atteindre 21% en 2015. Selon Forrester Reasearch, le RTB devrait représenter 30% des investissements publicitaires digitaux en 2017.” Le principe des enchères en temps réel [Source Erwan Le Page :Matiro) via definitions-weebmarketing]

Avec le RTB, vous avez une plateforme Internet, mais qui est plus une plateforme de statistiques qui permet de suivre en temps réel vos campagnes, car c’est quand même la promesse globale ; mais vous avez surtout un interlocuteur qui va venir en prendre en compte vos objectifs et vos impératifs et vous proposer des segmentations pour atteindre vos objectifs de campagne.

À ce moment-là, on met en place des campagnes, on « tague » le site, on récupère les informations sur les utilisateurs, et on exploite leur historique d’achat, et leur historique de navigation pour anticiper leurs prochains besoins et leur personnaliser leurs messages publicitaires. On utilise bien-sûr les données du marchand, et également les données tierces, avec des indications sur les comportements des utilisateurs extérieurs au site.

L’arrivée de Facebook dans le real-time bidding

Le grand événement cette année, c’était le lancement de l’Ad exchange de Facebook, qui a permis qui est massif en termes de volumétrie, il ne faut pas oublier que Facebook génère plus de 40 % du trafic des sites de l’e-commerce et donc ils proposent aux sites d’avoir la même opportunité de ciblage. Il y a cependant des limites à ne pas franchir : typiquement nous ne travaillons pas avec des crédits, on ne travaille pas avec tout ce qui reste lié à la santé, à l’alcool, et autres produits qui sont un peu « limite ». Il faut rester cohérent.

Le RTB face au retargeting

Le retargeting quant à lui existe depuis quelques années ; ça fait maintenant 5 ans que ça existe, les choses ont beaucoup évolué et la première version du retargeting n’intégrait pas le RTB. Maintenant que le RTB est en place, cela permet de mieux cibler les messages et d’avoir des messages totalement différents par l’utilisateur. Et à chaque fois, de faire tourner les messages. Par le passé, les acteurs de retargeting achetaient des inventaires considérables par avance, et donc ils les monétisaient parce qu’ils prenaient des engagements. Aujourd’hui vous n’avez plus besoin de faire du remplissage. Cela fait une pression moins forte pour l’utilisateur. Globalement, on parle de l’émergence du RTB en fin 2009, et maintenant, on est à peu près à 20 % des inventaires publicitaires sur tous les marchés développés. Pour donner un ordre d’idées, un des autres avantages c’est que vous pouvez cibler les utilisateurs dans n’importe quel pays. On a même des clients au Nigéria par exemple.

Ne pas se substituer au display

L’enjeu ce n’est pas se substituer au « display », c’est d’aller chercher plus de ciblage et plus de performance. Quand on dit plus de performance, cela ne veut pas dire forcément moins cher, mais cela veut dire le bon coût par rapport à vos objectifs. Ceux-ci dépendent de votre secteur d’activité, car les marges sont pas les mêmes si vous vendez les produits high-tech ou si vous vendez des vêtements ou des voyages. Les coefficients marge des acteurs de la distribution sont beaucoup plus importants ; donc ils sont prêts à dépenser beaucoup plus, de 10 à 15 % de leur chiffre d’affaires sur certaines populations ciblées, alors que dans la high-tech on est plutôt proche de 5 % du chiffre d’affaires. Tout dépend tout dépend du secteur, tout dépend de votre ambition, tout dépend de vos moyens.

On voit actuellement, et c’est international, un développement des acteurs de la distribution, dont certains essaient de rattraper leur retard, et parfois très bien, et ils sont donc prêts à investir énormément dans l’univers. En gros, le coût dédupliqué est voisin de 5 % de votre chiffre d’affaires HT et ça va vous rapporter du chiffre incrémental. Soit vous voulez améliorer votre taux de transformation globale sur le site, et donc regarder si ça vous fait des ventes en plus ou alors, vous allez avoir une fréquence moyenne de transformation de 1.5 sur votre site et vous allez vouloir atteindre 1.7.  Après, il y a différents paramètres qui entrent en ligne de compte. Tous nos clients ont bien conscience de leurs objectifs de ROI on est quand même dans un marché qui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 10 ans, et qui est beaucoup plus mature et où les profils dont plus des profils de marketeurs et aussi de statisticiens, et ils ont une vraie approche au-delà du tableur Excel.

Nous avons annoncé le lancement de notre solution sans flash, et qui est compatible avec IOS ; elle permet d’intégrer iPad et iPhone dans la logique de ciblage. Après, l’avenir le dira si on va encore s’attendre à d’autres « devices », tels que la télévision par exemple.

à propos de Sociomantic

Sociomantic a été fondée en 2009 à Berlin, qui est un véritable hub Internet à l’heure actuelle, et qui a pris la place du Londres des années 2000, et qui est une ville très cosmopolite. À Berlin, nous avons 80 personnes et une vingtaine de nationalités, tous parlent l’anglais. C’est une entreprise qui a un ADN véritablement technologique à l’origine.

Notre objectif est de continuer l’internationalisation, car il y a encore des pays où on doit ouvrir très prochainement, et également de continuer à développer nos solutions pour aller vers encore plus de ciblage des messages délivrés à l’internaute.

En France, nous sommes 13, espérons que cela nous porte bonheur, mais on a encore des recrutements en cours, donc on pourra encore se développer dans les années qui viennent. On ne communique pas sur notre chiffre d’affaires, nous n’avons pas encore prévu d’introduction en bourse ; le domaine génère énormément de buzz, et on ne communique pas sur ces chiffres.

Real-time bidding (RTB) : déjà 20% des inventaires selon Sociomantic was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Les wikis sont l’avenir de la collaboration en entreprise : les usages du Wiki (2/2)

imageSuite de mon interview de Ludovic Dubost, patron de Xwiki enregistrée en septembre. Ludovic nous le démontre, par l’exemple, que la solution à la problématique de collaboration dans les entreprises pourrait (et peut même déjà) très bien passer par le wiki.

Poursuivons notre interviews de Ludovic Dubost sur les Wikis (pour relier les 2 parties http://bit.ly/xwikivm ou scannez le QR codehttp://bitly.com/xwikivm.qrcode)

“En fait, les wikis quand ils ont démarré, étaient assez pauvres en termes d’ergonomie et de graphisme, mais les informaticiens, ça ne les dérangeait pas ; ils ont dépassé ça très rapidement. Ce qui est important pour eux c’est le contenu et le partage. Quand les wikis sont arrivés vers d’autres types d’équipes, il a fallu qu’ils augmentent leur qualité graphique pour être acceptés au début. Je dis bien au début, car il reste finalement que tout cela c’est un peu secondaire. C’est vraiment comme le marketing, il faut avoir une bonne carrosserie pour que les gens achètent la voiture, mais évidemment ce qui va véritablement contester le confort et la fiabilité. Les informaticiens, avait dépassé donc ça, et ils ont été plus rapides à aller vers le wiki. Ensuite, les informaticiens ont peut-être aussi compris plus rapidement l’importance du collaboratif ! C’est un élément important. On a beaucoup travaillé sur cet aspect usage entreprise et convivialité, afin d’avoir une interface plus directe, avoir des pages d’accueil qui vous rappellent ce que vous avez comme contenu, et aussi des fonctionnalités de notification… Tout un tas de fonctionnalités qui fluidifient la circulation de l’information et l’accès à l’information, et qui facilitent la production d’information. Ce sont des choses qu’on retrouve dans les réseaux sociaux et dans Facebook par exemple.

Les bases de données

Un élément important que nous avons rajouté c’est la prise en compte des bases de données ! Ça c’est un élément important pour 2 raisons. La première raison, c’est que juste organiser les pages en texte, ça peut s’avérer assez fastidieux. Wikipedia, ça demande beaucoup de travail aux utilisateurs. C’est très efficace en termes collaboratifs, beaucoup de personnes ont pu participer ajouter leur contenu, mais quand vous prenez par exemple les pages des pays, pour qu’elles aient toute la même présentation, ça va demander beaucoup de travail car ce ne sont que des pages de texte. Et si vous voulez changer la présentation on repasse sur toutes les pages. Avec Xwiki, on a un système pour gérer ça. On peut collaborativement définir un modèle page et un modèle de structuration d’information. Ensuite, les utilisateurs, peuvent saisir dans ce modèle et remplir l’information qu’ils veulent. Si on veut changer ensuite la présentation de ces modèles, on peut le faire sans impact sur les données. On peut donc créer son application en quelques minutes sur Xwiki, et c’est ce qu’on appelle un wiki structuré, ou semi structuré. Le but est de formaliser la structure de l’information et cela offre 2 intérêts : d’une part cela permet d’avoir d’autres méthodes de navigation dans l’information, qui se rajoute aux liens et aux pages, et une présentation plus efficace qui va plaire aux utilisateurs les moins expérimentés.

L’utilisateur acteur de la structuration de l’information

Beaucoup d »uilisateurs ont l’angoisse de la feuille blanche quand on leur dit « eh bien maintenant, il faut que tu remplisse ta page ! » Alors si on leur donne une structure, ils vont être accompagnés et vont se sentir “moins bêtes”. Mais cela reste collaboratif, c’est cela qui est très important dans Xwiki. On va donc ainsi se comparer à d’autres applicatifs, qui permettent de faire de l’analyse structurée, mais qui ne sont pas du tout collaboratifs. Ils ne permettent pas de définir la structure de données. C’est un élément très important que la garder dans Xwiki, c’est que vous avez un outil où les utilisateurs peuvent eux-mêmes définir leur structure de l’information, et de leurs données, et participer. C’est du wiki structuré, c’est un applicatif dans lequel l’utilisateur est acteur de la structuration d’information.

Des données de travail de tous les jours

Le wiki a été inventé en 1995 par Ward Cunningham. L’élément-clé finalement dans la création du wiki c’était la facilité de participation et les liens entre les informations. Ces idées de base sont encore là. Les gens peuvent se tromper et ne pas comprendre l’impact de ce que veut dire le wiki, et ils comparent facilement Wikipedia à une encyclopédie. Mais dans l’entreprise, il ne s’agit pas de créer une encyclopédie ! Dans l’entreprise, on amène dans le wiki les données de travail de tous les jours. Ce sont les données avec lesquelles on travaille, ce sont des données qui peuvent être aussi des flux. Et non pas des données statiques. Ce qu’on cherche à faire avec le wiki, c’est d’essayer de maximiser 2 aspects : d’une part, la contribution, le travail instantané, et deuxièmement l’effet à long terme de cette connaissance qui est mise à disposition de toute entreprise. Et souvent, les outils privilégient l’un sur l’autre. Souvent on va faire une base de connaissances mais elle ne va pas être utilisée du tout au jour le jour et au final, comme on n’y va que très rarement, elle ne sera pas à jour. De l’autre côté, on fait des outils où on partage d’information de façon instantanée mais qui capitaliste mal  à moyen terme, et on ne retrouvera pas l’information. C’est l’exemple typique du réseau social d’entreprise. On peut poser des questions aux employés dans les réseaux sociaux, et finalement deux mois après on ne peut pas vraiment trouver l’information là-dedans. Alors qu’avec le wiki c’est différent.

Le travail quotidien en mode wiki

Fichier:EMC2.JPGOn a plusieurs types d’usage sur lesquels on travaille chez Xwiki : le premier c’est la base de connaissances, pour les équipes de support, pour les équipes de ventes. On a comme client aux États-Unis le leader mondial de stockage (EMC). Toutes leurs équipes de ventes, ont dans Xwiki les réponses à leurs appels d’offres qui sont partagées en mode wiki. En fait, vous avez des experts qui les mettent à jour et les vendeurs peuvent eux-mêmes dire si ça leur convient ou non. Ils peuvent proposer des modifications, et elles sont soumises à validation. C’est un processus d’échange entre des gens qui sont sur le terrain et ceux qui sont en centrale et qui vont valider cette information.

Meetic, est un nos clients sur les bases de supports, qui utilise le wiki pour répondre aux questions des internautes. Au téléphone, ils ont accès à une base de connaissances en mode wiki, et tous les gens qui participent au support peuvent améliorer cette base de connaissances pour que les réponses soient de plus en plus pertinentes et de plus en plus efficaces. Un autre usage, c’est la documentation; aujourd’hui vous avez beaucoup de documentations en mode wiki, c’est un usage assez naturel. On a aussi les espaces collaboratifs, c’est-à-dire pas seulement du wiki mais aussi du blog et des données structurées, du forum, etc. mais toujours construit sur le système de wiki pour que tout ça puisse communiquer ensemble. L’objectif c’est le travail collaboratif.

Réseau social d’entreprise (RSE) et wikis : plus complémentaires qu’on croit

Le réseau social a surtout pour objectif de mettre en rapport des gens qui ne se connaissent pas. Nous, on est beaucoup plus focalisés sur les gens qui travaillent ensemble et qui vont s’ouvrir un peu aux autres et surtout sur l’information qu’ils partagent. Les réseaux sociaux ont tendance à se focaliser sur l’individu en lui permettant de poser des questions, il y aura beaucoup de forums dans les réseaux sociaux, ce qui est un peu moins le cas dans les wikis. Mais il y a une complémentarité entre les 2. Nous on est plutôt sur le contenu, et sur l’organisation du contenu. Ce qu’il faut savoir ce que ces différents types d’usage se connectent et que les clients demandent de plus en plus des solutions qui savent tout faire. Ils veulent aussi la communication, et nous on fait aussi du forum chez Xwiki par exemple. C’est un usage additionnel. Il y a aussi la veille collaborative, EMC est aussi un client de cette fonction-là. L’objectif y est de surveiller le marché, ce que font les concurrents, et de veiller sur des technologies. EMC, pour son centre de recherche, fait de la veille sur toutes les technologies. La première chose est de récolter des informations de façon semi-automatique avec des flux RSS par exemple, et la deuxième est de faire récolter de l’information supplémentaire par les gens qui ont la connaissance dans l’entreprise . Ainsi, chez EMC dès qu’ils trouvent une page intéressante, ils peuvent très rapidement la classifier à l’intérieur de leur espace de veille sur le wiki, et l’associer aux types de produits que ça concerne.

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Les wikis sont l’avenir de la collaboration en entreprise : les usages du Wiki (2/2) was last modified: octobre 7th, 2013 by Yann Gourvennec

Les wikis, loin d’être morts, sont l’avenir de la collaboration en entreprise (1/2)

image_thumb[1]C’est une interview rescapée d’un vol de matériel et je remercie Ludovic Dubost, patron de Xwiki de s’être prêté à cet exercice une 2e fois au mois de septembre. Interview fleuve (qui sera publiée en 2 parties) et fondamentale car le wiki, on s’en souvient, c’était très à la mode, à l’arrivée de Wikipedia dans le grand public, vers les années 2004 2005 ; puis aujourd’hui le grand public a l’impression qu’il est tombé un peu en désuétude. Quelle erreur ! C’est même le contraire, Ludovic nous le démontre, la solution à la problématique de collaboration dans les entreprises pourrait (et peut même déjà) très bien passer par le wiki.

(pour relier les 2 parties http://bit.ly/xwikivm ou scannez le QR codehttp://bitly.com/xwikivm.qrcode)

C’est que celui-ci, nous rappelle Ludovic, est devenu synonyme de collaboration (le terme « wiki » veut dire en hawaïen « vite », mais plus que la rapidité c’est le travail en commun qu’il symbolise). Ceci est certainement dû au fait de l’énorme succès populaire de Wikipedia. Mais ce n’est pas tout, car on retrouve dans l’exposé de Ludovic un grand nombre des problématiques liées au réseau social d’entreprise (RSE), décrites sur ce même blog, et les nombreuses raisons de son échec, et on peut avancer sans crainte que le wiki est justement fait pour résoudre ce problème :

D’une part, le wiki, fondamentalement collaboratif, et basé sur une philosophie du travail en commun. Ou la productivité de l’entreprise prime l’antre d’un productivité individuelle. Le wiki, et j’en suis un des premiers utilisateurs, et par essence le moyen de partager de la connaissance de façon dynamique, utile, et structurée. C’est la principale importance. Car dans un wiki, l’information, pour pouvoir être modifié par plusieurs personnes, doit faire sens pour tout le monde dans son organisation. Cette mesure de structuration, Ludovic qui revient très fréquemment, et fondamental.

Mais ce n’est pas tout ! Il y a également le fait que le wiki, par sa nature, peut-être aussi parce qu’il était un peu moins sexy à l’origine, est plus tourné vers l’entreprise, car il est permet de stocker des contenus métiers et de faire travailler ensemble des individus autour d’eux. Ceci est fondamental, car là se situe, nous l’avons déjà expliqué plusieurs fois, la principale faiblesse du réseau social entreprise. Il faut lier la collaboration professionnelle au travail de tous les jours, et ne pas céder, comme on le voit trop souvent, au cyberbabillage interne. Le wiki, par sa nature collaborative, peut remettre le bien commun de l’entreprise au sein du débat, et changer enfin les habitudes, figées autour du sacro-saint e-mail, pourtant source de grossières pertes de productivité et de stress dans l’entreprise.

Mais, car il y a un mais … le challenge du wiki, pour gagner un public plus large, se doit de devenir plus convivial et plus agréable à utiliser. Quiconque a déjà déployé des systèmes d’information sur le terrain, et cela a été mon métier pendant de nombreuses années, sait que l’utilisateur, s’il perçoit l’outil comme non convivial, s’arrêtera là, sans jamais aller chercher plus loin. Xwiki a travaillé sur cette convivialité de l’outil …mais il faut reconnaître que les wikis ont souffert beaucoup de ce défaut de présentation des origines et qu’il est difficile de changer une image de marque bien ancrée ; même si les bénéfices du wiki dépassent largement l’investissement nécessaire à sa maîtrise par l’utilisateur, tant les enjeux de productivité sont grands. Enfin, Ludovic le souligne, pour faire décoller le travail véritablement collaboratif, il faut des leaders d’opinion, des acteurs de changement, des incitateurs … cela est moins simple qu’il y paraît car les habitudes du « tout email » sont bien enracinées. C’est tellement pratique de s’abriter derrière un outil qui prend du temps et donne l’illusion de l’efficacité.

Gageons que les utilisateurs, et les entreprises, gagneront en maturité pour pouvoir apprendre à maîtriser cet outil fondamental de la collaboration et la productivité du XXIe siècle.

Interview de Ludovic Dubost (1)

Je suis Ludovic Dubost le PDG de wiki Xwiki SAS, spécialiste du wiki et des logiciels collaboratifs open source.

Wiki, on en parlait beaucoup dans les années 2004 2005**, est-ce qu’il est mort ?

Non bien sûr ! Il n’est pas mort et il est même très actif ; c’est juste qu’on pense tous à Wikipedia, sur Internet, mais on voit aussi beaucoup de wikis dans les entreprises, dans les équipes, et ce n’est pas forcément quelque chose qui est très visible à l’extérieur, comme pourraient l’être certains réseaux sociaux comme Facebook par exemple. Mais si on se tourne vers Internet, Wikipedia est un succès d’usage phénoménal, tout aussi important que peuvent l’être Facebook ou les moteurs de recherche comme Google. Donc ça marche très bien les wikis !

**cf. le livre les wikis de mon ami Jérôme Delacroix, sorti dès 2004, précurseur du domaine (site de Jérôme Delacroix)

C’est vrai que les wikis d’entreprises, les gens les connaissent peu et surtout ils se heurtent au fait que les façons de travailler doivent évoluer dans les entreprises et c’est quelque chose qui n’est pas forcément facile. Nous, nous avons beaucoup d’usage de wiki à l’intérieur des entreprises, mais c’est vrai qu’une des grandes difficultés c’est la concurrence avec le mode documentaire. En fait, le wiki est une autre façon de collaborer et de partager l’information et d’échanger les fichiers. Et même quand on le compare à Dropbox ou Google drive, ce sont d’autres façons de faire et ce sont des méthodes de travail qui doivent changer et des avantages qui doivent être compris par les utilisateurs.

Les avantages du wiki

Quels sont ses avantages ? Ce qui est très intéressant dans le wiki, c’est le fait que vous avez des liens entre les informations. Un usager peut venir créer un contenu et peut créer des liens avec d’autres contenus. Et plutôt que d’avoir des listes de fichiers dans des dossiers, on peut avoir des listes de pages et de contenus et ainsi retrouver des liens vers d’autres contenus. C’est exactement ce que vous avez dans Wikipedia. Dans l’entreprise, on va s’adapter aux problématiques métiers, et aller potentiellement plus loin c’est-à-dire que l’on va se poser la question de savoir quel est le type d’informations avec lesquelles les gens veulent travailler. On va se rendre compte que ce ne sont pas toujours des textes, ce sont aussi des fichiers Office, il ne faut pas l’oublier, mais ce sont surtout des bases de données. L’usager et l’entreprise ont besoin de faire beaucoup de bases de données. Avant, ils faisaient ça essentiellement via des logiciels spécialisés qui coûtaient assez cher, soit dans une feuille Excel et ce n’est pas très pratique d’utilisation. Aujourd’hui, on peut faire ça avec des logiciels de type wiki comme Xwiki qui sont justement adaptés à ces problématiques entreprises. Le bénéfice du wiki c’est qu’on historicise tout et quand on fait les changements, cela se passe de manière collaborative, c’est-à-dire qu’une personne peut commencer, une autre peut finir, c’est accessible par le Web très facilement, donc il y a une information où on le facilite la saisie, on facilite la façon dont l’information est organisée et liées les unes par rapport aux autres et on la rend très accessible pour les personnes qui l’utilisent. Simplement, c’est une façon différente de faire que de partager des documents Office, que de faire du mail, qui est le mode de travail que les gens connaissent aujourd’hui.

La productivité collective, plus importante que la productivité individuelle

Il y a un vrai challenge, c’est-à-dire le challenge où l’entreprise doit se mettre à penser à la productivité collective. Plutôt que la productivité individuelle. Et il y a une vraie difficulté, car il est plus facile pour les managers et pour l’entreprise de dire qu’on va regarder chaque individu séparément, et on va dire « toi, travaille le mieux possible ! » Et l’individu lui-même, comme on lui a donné les objectifs de productivité personnelle, il va finalement se dire « je vais vouloir le meilleur outil pour moi-même » et il bricole un peu dans son coin.

http://bitly.com/xwikivm.qrcodeLa réalité, c’est que l’entreprise sera véritablement efficace uniquement lorsqu’elle sera collective et quand tout le monde travaillera ensemble. C’est comme une équipe de foot, vous pouvez avoir la meilleure équipe du monde en individuel et quand même perdre le match ! Et c’est exactement la même chose en entreprise : les meilleures entreprises sont celles où les gens travaillent le mieux ensemble, et pas forcément celles où il y a les meilleures individualités ; et donc il faut penser à la productivité collective et c’est exactement ce que fait le wiki comparativement à l’e-mail ou le fichier partagé. Mais il y a une difficulté, il faut des leaders, il faut des gens qui expliquent sa positive à terre, il faut leur donner les pratiques de travail !

fin de la partie 1

(pour relier les 2 parties http://bit.ly/xwikivm ou scannez le QR code)

Les wikis, loin d’être morts, sont l’avenir de la collaboration en entreprise (1/2) was last modified: octobre 7th, 2013 by Yann Gourvennec

Soldes d’Automne : -25% sur les pré-commandes de notre futur livre

Pré vente avec réductions exceptionnelles du livre « La communication digitale expliquée à mon boss »

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Ce sont les soldes ! Il faut en profiter … je relaie l’information diffusée ce jour par notre éditeur Kawa sur son blog

Pour bénéficier de la remise exceptionnelle de pré vente de -25% et des frais de port & emballages gratuits, c’est ici !

Soyez les premiers à découvrir ce futur best-seller!

Le pitch en quelques mots:

En 2013, le « digital » s’est déjà répandu dans des entreprises du monde entier ; pourtant, la maîtrise de son langage et de son alchimie, mélange de savoir-faire stratégique, de communication, de création (et de co-création) de contenus, de marketing du bouche-à-oreille, de maîtrise d’ouvrage, de conduite du changement et de vision technologique, reste un mystère pour beaucoup. Ce livre a pour objectif d’aider les décideurs à remporter le défi de ce Web en constante évolution, sans cesse plus global (ou « glocal »), plus social, plus mobile et de plus en plus lié au coeur de métier de l’entreprise. Cet ouvrage prolonge, en outre, « Les médias sociaux expliqués à mon boss », en élargissant la thématique, et en donnant une large place aux médias sociaux en tant qu’un des éléments fondamentaux d’un mix marketing digital :

1/ Importance du digital, historique, caractéristiques et évolution : le digital est plus qu’une mode, c’est une véritable tendance de fond qui bouleverse nos économies, refonde nos entreprises, redéfinit les règles du jeu de la communication.

2/ Le contenu au coeur de votre stratégie de communication digitale : « le contenu est roi » est un euphémisme. Toute stratégie de communication digitale se base sur cette matière première et vise à l’utiliser de façon originale.

3/ Développer sa communication digitale : créer du contenu est fondamental, mais ne suffit pas. Ce chapitre vous montrera comment développer votre communication digitale efficacement.

4/ Structurer sa communication digitale : créer un site Web ou un blog est facile, conduire le changement dans une entreprise, mener sa gouvernance, faire évoluer les compétences est plus délicat.

5/ Pour ceux qui auraient raté la révolution digitale : si vous vous demandez encore si le digital peut faire quelque chose pour vous et votre entreprise, surtout si vous êtes une PME, alors ce chapitre est fait pour vous. Sinon, vous y trouverez des arguments solides pour convaincre vos collègues.

> lire la suite de l’annonce sur le blog de Kawa éditions

Soldes d’Automne : -25% sur les pré-commandes de notre futur livre was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec