01/3/12

Etude : où en est l’entreprise 2.0 … ?

La sélection de ce soir …

Juste avant de rentrer à la maison, est cette étude lancée par Richard Collin de Grenoble Ecole de Management et qui tente de faire un état de l’art de l’adoption des médias sociaux en entreprise. Le questionnaire est bien fichu et permet à tous de répondre ; simples utilisateurs ou responsables de projets, directeurs de RH ou informaticiens … à vos souris! 

L’Institut de l’Entreprise 2.0 de Grenoble Ecole de Management vous invite à participer à une large enquête et ainsi contribuer à une étude approfondie de l’état de l’art de l’Entreprise 2.0 en France.

En y participant, vous aurez le privilège de recevoir en avant-première les résultats et les analyses ainsi que la possibilité exclusive d’avoir accès à une approche comparative par secteur vous permettant d’évaluer le niveau de maturité de votre organisation.

Pour participer : contcater Richard Collin Professeur, Directeur de l’Institut de l’Entreprise 2.0, Grenoble Ecole de Management (Contact : Mail : richard.collin”@” grenoble-em.com Tel : +(0) 33 6 07 76 05 59)

01/3/12

2012 : la fin des médias sociaux … tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui

La sélection du jour … et de l’année 2011 est …

L’article sur les médias sociaux publié par mon alter ego de Media Aces Hervé Kabla il y a quelques et jours sur lequel je me dois de revenir aujourd’hui, en ce dernier jour ouvré, pour ce qui me concerne, de l’année 2011. Cette année a été riche en événements pour les médias sociaux, avec notamment la sortie de notre ouvrage « les médias sociaux expliqués mon boss ». Plus de 2000 exemplaires plus loin, dont la plupart vendus par bouche-à-oreille, l’importance prise par les médias sociaux en entreprise n’est plus à démontrer. Mais voilà, les choses évoluent vite dans ce monde cybernétique.

parvis

[photo Yann Gourvennec – http://bit.ly/picasayann]

D’une part, le marché a mûri. Cinq ans après nos premières expériences sur les médias sociaux en entreprise, ceux-ci ne peuvent plus être considérés aujourd’hui comme une innovation. Des trois phases décrites dans notre ouvrage (déclenchement, développement, structuration), c’est cette phase de structuration qui désormais nous occupe à temps plein. Et la crise va passer par là ! L’année 2012 porte en elle tous les prémices d’une annus horribilis pour reprendre les mots du souverain britannique lors d’une autre période difficile. Il n’est pas besoin d’être futurologue pour savoir que les budgets vont souffrir l’année prochaine. D’ailleurs, c’est déjà le cas avant même qu’elle ait commencé

2012 va donc être une année de retour aux fondamentaux. Se recentrer sur les choses les plus utiles, supprimer celles les plus coûteuses, en argent et en ressources, optimiser les équipes et les actions, recentrer l’activité Web et e-marketing autour du bon vieux site Web, qui n’en déplaise à certains est loin d’être mort, et n’a pas fini de se développer et de se transformer. Le véritable enjeu de 2012 est là ! Dans la socialisation des sites Web, dans la consolidation des activités, dans le recentrage et la productivité, dans les enjeux de la mobilité aussi, loin d’être réductibles aux simples applications mobiles. Pour ma part, je n’ai pas attendu 2012 avec mon équipe pour préparer cela  car depuis plus de six mois nous travaillons sur notre usine à sites qui va nous permettre d’optimiser notre performance sur le Web. Les médias sociaux font partie intégrante de ce recentrage nécessaire qui de toute façon nous sera imposé.

Mais ce n’est pas tout ! Quand je commençais mes cours sur ce qu’on appelait à l’époque Web 2.0 à l’école supérieure de gestion de Paris et à Dauphine en 2007, j’évoquais déjà la possibilité d’une bulle dans le domaine du Web social. La question qui se posait à l’époque était celle-ci : sommes-nous dans une bulle marketing ou dans une bulle financière ? La réponse était que nous étions dans une bulle marketing, empreinte d’exagérations, en même temps que nous étions dans une vague de créativité et d’innovation très importante, et que cette innovation et cette créativité s’exerçaient avec de très faibles moyens financiers. L’évolution de la situation en a décidé autrement, avec des cotations (foursquare et Facebook notamment) qui deviennent très largement surévaluées, voire qui sont sanctionnées immédiatement par les marchés comme dans le cas de Groupon. Et passons sur les mirages de la publicité. Nous les connaissons depuis longtemps, tout cela a été vécu déjà par les anciens, il faut aussi écouter les bons oracles comme Martin Sorrell, le patron de WPP. Il ne faudrait pas croire qu’on peut faire de l’argent avec tout ; c’est d’ailleurs rassurant, quelque part, de connaître des endroits où les marques soient juste invitées et doivent jouer avec des règles qui ne sont pas fixées par elles. Il y a bien assez d’autres endroits où nous pouvons faire du commerce, en toute éthique, et toute transparence pour ne pas aller les chercher ailleurs.

Cela veut-il dire que les médias sociaux vont disparaître ? En aucun cas et bien au contraire ! À toute phase de bulle, succède une autre de correction, salutaire, qui permet à la réalité de reprendre ses droits. Ceux qui auront réussi à s’inscrire dans la durée des médias sociaux et de l’entreprise, et qui auront à la manière de ce que décrit Bob Pearson dans Pre-commerce, réussi à faire le lien entre médias sociaux et le reste du business, non seulement seront encore là demain, mais auront réussi à prendre des places dominantes sur un marché de la e-réputation et du bouche à oreille de plus en plus encombré.

Ceci étant dit, il ne fait aucun doute que, comme le souligne Hervé dans son article, cette question de l’exagération autour du domaine du Web social sera une question centrale de 2012 dans la sphère économique, et notamment dans le cadre de notre association Media Aces Nul doute, que des débats passionnants vont naître autour de cela et que nous saurons ensemble, encore une fois, ré-inventer le Web de demain qui plus que jamais, sera collaboratif.

2012, la fin des médias sociaux ? | Le Cercle Les Echos

2012 sera une année d’élections, c’est certain ; une année de J.O., sans aucun doute ; une année de crise de plus, très probablement. Mais sera-t-elle la dernière année où l’on parlera des médias sociaux ? Après une croissance phénoménale durant les cinq dernières années, les médias sociaux pourraient en effet disparaître aussi vite qu’ils sont apparus.

C’est du moins le bruit qui court dans certains milieux concernés par ce type d’outil. Crainte existentielle exagérée ou véritable signal d’alerte pour les experts des médias sociaux, voici quelques pistes de réflexion pour bien comprendre de quoi il s’agit. Quatre phénomènes menacent en effet la pérennité des médias sociaux : l’explosion exponentielle des contenus, la saturation des utilisateurs, l’évolution des interfaces et la banalisation du web conversationnel.

via 2012, la fin des médias sociaux ? | Le Cercle Les Echos