opérateurs mobiles et Atos veulent créer un leader du paiement en ligne et mobile

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le paysage du paiement mobile et du paiement électronique est en train de prendre un sacré coup de jeune et ceci en très peu de temps. A tel point que mon cours d’Octobre 2010 entièrement remis à jour, doit être à nouveau retouché à la dernière minute. Ca bouge ! et on ne va pas s’en plaindre. Voici donc, tout chaud sorti du four, une interview exclusive de Laurent Bailly (ex Atos) et Christophe Beauvais (ex Orange Business Services), respectivement Directeur Marketing et Chef de Produits pour Buyster (attention, ne pas se tromper, c’est Buyster.FR, pas le .com qui pointe vers l’Australie).


Le paiement mobile, cela fait un moment qu’on l’attend. Certes il y a eu des essais, des tests, des projets et même des espoirs sont déjà nés à plusieurs reprises, notamment il y a environ 3 ans avec un projet interbancaire et inter-opérateurs qui s’appelait Pegasus et qui comme son modèle avait dû s’envoler mais sans laisser de traces. Là était la solution, l’entente entre les acteurs, l’écosystème en phase avec son marché, les banques avec les opérateurs, et la fin des solutions exotiques, toutes différentes, sous forme d’une multitude d’initiatives isolées. Et c’est bien là l’inspiration de l’annonce d’aujourd’hui, la création de la joint venture BUYSTER, détenue par un pool d’actionnaires : Atos Origin (qui est à l’origine du projet, sans jeu de mots), Bouygues Telecom, Orange et SFR (dans l’ordre du CP, et par souci de transparence, précisons que je travaille moi-même pour Orange). Nous reprenons donc espoir.

Car cette fois-ci, c’est une véritable structure avec des moyens qui a été créée, un projet déjà engagé et une promesse de mise sur le marché dès la mi 2011, c’est à dire le futur immédiat. Enfin, nous ne pourrons plus lire ce que le TIME magazine [Kenya’s Banking Revolution] écrivait encore il y a 15 jours, à savoir que le paiement sur mobile était l’apanage des pays en voie de développement (le Kenya en tête) alors que les pays dits développés étaient eux à la traîne, malgré une paupérisation croissante de leurs sociétés (30% de mal bancarisés aux Etats Unis selon le journal américain).

Il y a bien des détracteurs, comme l’ineffable PCINPACT qui ironise sur la comparaison avec Paypal (réfutée dans l’interview par Laurent Bailly), mais ce changement est véritablement attendu par le marché. La preuve, le fait comme l’explique très bien Laurent Bailly que l’on sorte du syndrome de « la poule et de l’oeuf » qui veut que les clients choisissent les paiements en ligne choisis par les commerçants et que les commerçants choisissent les paiements en ligne qui ont la faveur des clients (on le voit, ça tourne en rond, et cela ne favorise pas l’innovation). C’est là que Buyster joue bien, c’est à dire en passant dès le début des accords avec des acteurs majeurs du e-commerce : Aquarelle, Brandalley, Darty, Rueducommerce.

Et surtout, ce système permet de sortir du syndrome du 3D Secure mal ficelé (spécificité française) tel que nous le dénonçons depuis des années sur ce blog. Avec ce système, facilité d’usage et sécurité vont de pair, on s’en réjouira. A suivre donc, mais on peut raisonnablement tabler sur un succès. Il nous reste donc à guetter la sortie du service, d’espérer que sa convivialité sera à la hauteur de nos espérances et voici l’ouverture d’une nouvelle ère, celle des paiements mobiles ! Je n’ai pas fini de mettre mes présentations à jour…

Interview exclusive de Laurent Bailly et de Christophe Beauvais de Buyster

télécharger l’interview BUYSTER sur son disque dur en cliquant ici

Communiqué de Presse officiel des actionnaires de BUYSTER

opérateurs mobiles et Atos veulent créer un leader du paiement en ligne et mobile was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Jacques Froissant : « ce livre va éveiller les consciences ! »

Jacques Froissant, interviewé quelques jours avant la sortie du livre « les médias sociaux expliqués à mon boss« , le 27 janvier au soir. Jacques, à la fin de l’interview conclut « [ce livre] va éveiller les consciences ! ». Quand cela est dit par un de nos meilleurs spécialistes du domaine …

Jacques Froissant : « ce livre va éveiller les consciences ! » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

les conseils d’une experte en personal branding

Notre amie et consoeur Fadhila Brahimi a enregistré une vidéo de conseils sur le personal branding sur YouTube que je vous recommande d’aller regarder en ligne. Afin d’en rendre la lecture plus aisée et plus facile à retenir, je me suis livré à ce petit exercice de synthèse (pas sûr d’être arrivé à suivre les points dans l’ordre, je crois que Fadhila s’est emmêlé les crayons vers le point §4)

Les conseils de Fadhila pour travailler son personal branding :

  1. travailler dans la durée ;
  2. bien travailler dans et hors du Web de façon cohérente et parallèle ;
  3. ne pas croire au copier-coller, chacun d’entre nous a sa personnalité (le « personal branding » est lié à une « personnalité » comme son nom l’indique ;
  4. il faut chercher ce qui vous différencie (même si votre titre de fonction est générique) ;
  5. il ne faut pas rejeter la « course à l’audience » (après tout, le but du jeu est d’être vu !) ;
  6. le personal branding est pour tous, mais tous ne sont pas au même niveau ;
  7. ne pas chercher à être le plus beau ni le plus intelligent et jouer de ses handicaps (comme les acteurs) ;

Fadhila a enfin décrit, pour conclure, les 3 dimensions du « personal branding »

  • il est « réflexif » car tourné vers soi ; mais en même temps il est  » intégratif » car il ne s’intéresse pas seulement à la sphère professionnelle ;
  • il est tourné autant vers l’Ego que l’Alter Ego : une marque vit dans un écosystème en interaction et donc il faut être à la fois Egotiste (attention ! pas égoïste) et altruiste ;
  • on observe la fin de la distinction entre sphère privée et publique  : les passions peuvent être personnelles et publiques, c’est à chacun de se positionner dans une matrice perso/pro et public/privé
les conseils d’une experte en personal branding was last modified: janvier 28th, 2011 by Yann Gourvennec

La chaîne vidéo de Media Aces prend des vitamines

VimeoLa chaîne Media Aces sur Vimeo s’est considérablement enrichie de nouveaux médias, et aussi de génériques musicaux qui viennent agrémenter nos interview (une suggestion avisée de Frédéric Canevet). N’attendez pas et allez notamment découvrir en avant-première les vidéos des interviews du livre ‘les médias sociaux expliqués à mon boss‘. A vos souris !

La chaîne vidéo de Media Aces prend des vitamines was last modified: janvier 28th, 2011 by Yann Gourvennec

L’adetem et le GFII élèvent le débat éthique autour des études sur le Web Social

(quelques uns) des signataires de la charte
(quelques uns) des signataires de la charte

Le 25 janvier à Paris, au siège de la Poste, a eu lieu la journée nationale des études marketing organisée par l’adetem, la grande et dynamique association des professionnels du marketing français

Mais par dessus tout, cette journée était consacrée à la signature de la charte de l’éthique des études marketing sur le web, co-réalisée avec le GFII (sous l’impulsion de notre ami Alain Beauvieux). Cette charte, ce n’est pas un gadget et dans la vidéo ci-dessous, François Laurent, co-président de l’adetem et indispensable poil à gratter de la profession, nous explique les motivations qui sont celles de l’adetem, de ses adhérents et surtout des signataires de la charte.

Alors que les médias sociaux en entreprise se structurent (c’est le sujet de notre ouvrage ‘les médias sociaux expliqués à mon boss’) la tentation pourrait être grande de vouloir tordre l’outil méthodologique des études afin de se lancer dans des activités non déontologiques. C’est pour cela que les signataires de la charte se sont attelé à cette tâche fondamentale qui a consisté à fixer le cadre déontologique et méthodologique de l’utilisation des études dans le cadre de l’écoute des conversations sur le web social.

Il va de soi qu’une association comme media aces, profondément engagée dans la défense de la transparence sur le web social, dans la lignée de ce qui a été impulsé par le SMBC aux États-unis, se porte volontaire pour signer et faire connaître cette charte et la promouvoir.

Voici donc ce précieux document (ci-dessous, cliquer sur l’image ou sur ce lien pour le télécharger) que nous recommandons et vantons auprès de nos membres et de toutes les sociétés qui portent un intérêt pour les médias sociaux professionnels.

la charte de l'Adetem et du GFII

Enfin, cette charte montre encore une fois le remarquable dynamisme de l’adetem dont les membres se démènent sans relâche pour innover, animer, et faire bouger les lignes d’un marketing qui doit se rénover.

Je voudrais ainsi adresser un sincère merci à Estelle Burget, Dominique Servant et François pour ce travail extraordinaire et fondateur.

Marketeurs de tous les pays … à vos stylos!

L’adetem et le GFII élèvent le débat éthique autour des études sur le Web Social was last modified: janvier 27th, 2011 by Yann Gourvennec