[Fr] passage de l’émission sur http://amonboss.com sur 80 webtv dont tvagri.com dans quelques min. #mediasociaux @mediaaces

[Fr] passage de l’émission sur http://amonboss.com sur 80 webtv dont tvagri.com dans quelques min. #mediasociaux @mediaaces was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

location de jeux vidéo : gros potentiel et jolis défis en perspective

A la suite de notre entretien avec le fondateur de Gamoniac, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Julien Colomb (à gauche, un garçon fort discret sur les Médias Sociaux), fondateur d’Okajeux.fr, une société marseillaise dédiée à la location de jeux vidéo en ligne.

La loi française est très contraignante. Comme nous l’avons déjà expliqué, la licence de droit locatif est distincte de la licence de vente … du moins pour les films en DVD, car pour les jeux, la licence locative n’existe pas. Les éditeurs de jeux ne sont pas en général favorables à la location, nous l’avons déjà expliqué précédemment. Il y a moins de contraintes aux États-Unis, mais ceci ne veut pas dire que les éditeurs américains sont favorable allocation non plus. Comment font donc les joueurs compulsifs (« hardcore gamers » en bon Français, terme à opposer à « casual gamer ») pour satisfaire leur addiction ?

Soit ils vont dans leur magasin pour échanger leurs anciens jeux et en acheter de nouveaux, dans une proportion de 2 sur 3 ; dans ce cas “c’est cher et les choix sont limités ». Soit ils vont sur Internet !

image

la naissance d’une idée

C’est le constat qu’a fait Julien Colomb dès 2002 lorsqu’il a découvert Gamefly, un site américain qui permettait d’échanger des jeux vidéo. Et c’est ainsi qu’il a créé sur le même modèle, mais en adaptant la législation locale, le site Okajeux.fr. Après 5 ans d’exercice, le site est fort de 4000 abonnés actifs qui allouent un minimum de €9.90 par mois à leur passion. Pour cette somme, le gamer pourra choisir un jeu par mois parmi une liste de priorités, mais il lui faudra débourser 40 à €50 par mois pour plusieurs jeux et un nombre illimité d’échanges. L’offre Premium – réservée aux addicts et/ou aux fortunés – permet à l’internaute joueur de fixer lui-même ses desiderata, Okajeux achetant à la carte les jeux désirés par ces « VIP ».

Le site de l’e-commerce a passé le point mort dès la troisième année et emploie désormais 5 personnes qui se chargent non seulement de faire vivre le site, mais aussi de la logistique car cette dernière constitue un point important et une lourde charge de travail, selon Julien Colomb.

une belle marge de progrès

4000 abonnés actifs payants c’est bien, mais en même temps, un bref regard sur les chiffres fait apparaître un pool de joueurs de 25 millions en France entre (un chiffre encore modeste en regard des presque 32 millions Royaume-Uni, le plus joueur des pays européens).

« Ce type de service ne concerne que 11% des joueurs, ce sont les « power gamers » ajoute Julien Colomb (voir les chiffres exacts ici). Reste donc un marché potentiel de près de 3 millions d’individus, dont la moyenne d’âge est de 30 à 35 ans et qui ont donc de l’argent. Ce qui nous ramène à un taux de pénétration du marché de 0.15%, et qui laisse entrevoir des possibilités de développement pour la location. Conquérir les 99.85 % restants de ce marché n’est pas aisé cependant. La publicité et l’affiliation peuvent aider, certes, des fonds à lever également, mais il faudra surtout lever les freins de ces joueurs qui font la queue à la porte des magasins, toujours à l’affût de la dernière nouveauté : « les joueurs intensifs aiment acheter les jeux le jour de leur sortie » précise Julien Colomb. À l’opposé il y a aussi les joueurs de sport (Fifa par exemple, qui sort une nouvelle version quasiment chaque année, ou les jeux de voiture de course ou de rallye), « qui sont spécialisés dans un jeu particulier et n’en change pas ». On le voit, la chose est plus compliquée qu’il y paraît, mais on imagine quand même un potentiel de développement pour la location sur ce marché.

Lire la suite

location de jeux vidéo : gros potentiel et jolis défis en perspective was last modified: février 16th, 2011 by Yann Gourvennec

Mailinside réinvente l’enveloppe grâce à la publicité (start-up du mois)

AAEAAQAAAAAAAAgPAAAAJDlhNTBlMjdkLWM3ZWEtNGE4Zi04MDM2LTM5OTlmMWRjNjhkMwDécidément, le papier et le courrier sont à l’honneur chez les innovateurs. Alors qu’il y a peu nous présentions la rétro innovation du service de cartes Atelier81, voici que la start-up du mois est encore le fruit d’une rétro innovation ! Cette fois-ci, on se désintéresse du contenu et on se focalise sur le contenant : l’enveloppe, un support de publicité ignorée. Explication de texte avec Éric Dhaussy (photo à gauche), président de la start-up Mailinside, et « autodidacte diplômé » selon ses propres dires.

note : le sondage habituel sur la startup du mois est en page 2

le courrier : un service public ? Pas si sûr…

L’enveloppe, tout le monde connaît. Enfin, pas tant pour envoyer des lettres personnelles, mais surtout pour recevoir du courrier en provenance des entreprises. Car le marché est très différent de l’imaginaire collectif. Si ce dernier est empreint de la nostalgie du facteur à vélo et des bureaux de poste des campagnes (un vieux souvenir quand je vois l’état des lieux autour de chez nous en Ariège), la réalité est moins poétique et plus économique. Voici la répartition du marché en grandes masses selon Éric Dhaussy :

  • courrier de particulier à particulier environ 3 %
  • courrier des entreprises aux particuliers environ 94 %
  • courrier des particuliers aux entreprises environ 3 %

C’est donc dans le courrier des entreprises au particulier, il n’y a pas appel, qu’on retrouve l’énorme masse des enveloppes utilisées. Et le nombre n’est pas négligeable : si 10 milliards de courriers sont échangés chaque année en France, c’est le double de ce chiffre, 20 milliards, qui constitue le marché de l’enveloppe hexagonal. Un marché somme toute assez modeste en comparaison des 170 milliards d’enveloppes américaines (soit environ 8 fois plus pour une population 5 fois plus grande) écoulées chaque année. 20 milliards d’enveloppes donc, dont 10 milliards dans nos tiroirs ou sur les étagères des entreprises, reste donc 10 milliards de ces enveloppes, rectangles bifaces de format A5 ou plus petits (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Enveloppe_(papeterie) pour les formats précis C5 ou C6) inutilisés et donc non rentabilisés.

C’est cette idée qu’Éric Dhaussy et ses associés ont mise en application, afin de créer un système breveté de publicité sur les enveloppes destiné d’une part à permettre à des annonceurs d’utiliser ces espaces pour promouvoir leurs services, et d’autre part à des diffuseurs de rentabiliser, ou en tout cas diminuer, leurs coûts liés au courrier.

un système breveté et deux ans de travail !

Et pour breveter ce système, il ne suffisait pas d’avoir l’idée. Éric Dhaussy et ses partenaires ont mis plus de deux ans à se structurer, puis à créer Mailinside (voir l’exemple Digiposte ci-contre et la présentation en fin d’article), autour de ce brevet déposé en France, en Europe et aux États-Unis. « Il fallait trouver un fabricant d’enveloppes qui voulait jouer le jeu » explique M. Dhaussy, qui s’est associé à un ingénieur qui a pris le leadership autour de la création de ce futur support de communication. Car il fallait également changer le format de l’enveloppe et proposer non seulement un espace de publicité et une impression, mais également un nouveau système d’ouverture de celle-ci. En fin de compte, un fabricant d’enveloppes a joué le jeu mais il n’avait pas le pouvoir de commercialiser en direct ces services, et la société Mailinside s’est créée afin de remplir ce vide commercial. Une levée de fonds a été réalisée pour le lancement commercial en France (xAnge, 800k€), les objectifs futurs s’orientant vers quelques pays d’Europe et les États-Unis.

un marché conséquent

Contrairement aux poncifs, le courrier ce n’est pas ringard ; même sur une technologie qui peut être aujourd’hui considérée comme « low tech » on peut encore apporter de l’innovation. Éric Dhaussy nous explique ainsi que « l’innovation est [son] métier de toujours, c’est-à-dire apporter de la valeur ajoutée en termes d’usage ». Mais c’est aussi de la valeur ajoutée en termes économiques, car les potentialités pécuniaires sont énormes. À condition de faire l’effort de contextualisation de la publicité, une condition obligatoire pour que cela fonctionne, aussi bien en termes d’intérêt pour les annonceurs, les diffuseurs mais aussi les récepteurs, on peut se livrer ainsi à un exercice de projection du chiffre d’affaires potentiel :

Lire la suite

Mailinside réinvente l’enveloppe grâce à la publicité (start-up du mois) was last modified: juillet 22nd, 2016 by Yann Gourvennec

Media Aces et les médias sociaux sur ECONOTIQUE, webradio de Philippe Nieuwbourg

Une interview réalisée par notre confrère et ami Philippe Nieuwbourg

Les médias sociaux expliqués à mon boss… qui n’est pas un nul…

Entretien avec Yann GOURVENNEC, responsable de la stratégie digitale chez Orange Business Services, co-fondateur de l’assocation Media Aces, auteur de ce dernier livre sur les médias sociaux, et encore…

la suite sur le site ECONOTIQUE

Media Aces et les médias sociaux sur ECONOTIQUE, webradio de Philippe Nieuwbourg was last modified: février 9th, 2011 by Yann Gourvennec

Media Aces et Likeminds : Paris capitale culturelle de l’Europe numérique le 28 juin 2011

Hier, nous avons fait salle pleine à Media Aces qui s’est réuni pour sa 5ème réunion, au Pôle ESG, avenue Philippe Auguste à Paris. 230 passionnés des nouveaux médias sont venus assister aux présentations des entreprises pionnières des médias sociaux, débattre et ferrailler en direct et aussi – c’est une nouveauté – en ligne (grâce à TechtocTV et Streamlike). Un grand merci à tous nos sponsors, Webleads Tracker, Synthesio, Evenium, mbaESG, Frenchweb.fr.

Une page se tourne, passons la suivante : je vous livre ainsi cette interview de Drew Ellis, co-fondateur de Likeminds, interviewé devant la gare du Nord hier soir, après la réunion.

Media Aces et Likeminds : Paris capitale culturelle de l’Europe numérique le 28 juin 2011 was last modified: février 9th, 2011 by Yann Gourvennec