10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 9ème partie

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au neuvième conseil.

conseil N° 9 : industrialiser son community management.

Le community management fait partie des choses qui seront en haut de l’agenda également, même si je suis persuadé que la plupart des agences et des clients en une image erronée. Le community management est à mes yeux très proche de ce qu’on appelait dans le temps la coordination d’application, et très loin de l’embauche en masse de pseudo responsables de commentaires basés en Offshore qui ne connaissent rien votre entreprise. Débiter des réponses robotisées via des commentaires n’a aucun sens. En fait, Tara Hunt est encore plus radicale car elle déclare être partagée sur la question de la nécessité de nommer un community manager. Une grosse partie du commity management doit être développée en interne de façon à le rendre vrai. Les médias sociaux sont justement l’inverse de cela, une affaire de vrais gens répondant vraiment à de vraies questions sur le terrain. Les équipes dédiées aux médias sociaux et aussi tous les gens qui travaillent avec eux de façon transverse devront apprendre sur le tas et se professionnaliser car cette fonction sera une pierre angulaire des activités de médias sociaux.

10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 9ème partie was last modified: février 9th, 2010 by Yann Gourvennec

Epsilon siffle la fin de la récré pour l’e-mailing de masse

coup d'arrêt au marketing de masseOn n’en finit plus d’annoncer la fin du marketing de masse et il faut avouer qu’il a la peau dure. Certes, le Néo-marketing n’est pas applicable à tous ; certes les démarches de masse ne sont pas toutes – loin de là –  inadaptées (relire meatball sundae de Seth Godin2009). Mais il y a des signes qui ne trompent pas.

Les mauvaises pratiques ont la vie dure

Sans surprise, c’est sur Internet que les choses bougent le plus, ceci malgré la massification de ce support (environ 65 % de taux d’accès en France selon la Bible Internet Marketing 2010 de l’EBG). Pourtant, Seth Godin – toujours lui – nous avait prévenu avec Permission Marketing qu’il fallait bien demander l’autorisation pour faire de l’e-mailing. Les mauvaises pratiques ont cependant que la vie dure.

Un modèle qu’on voit s’effriter depuis longtemps

Depuis quelques années, on voyait cependant le modèle s’effriter de lui-même. Et Epsilon, déjà, avait relevé que le critère de pertinence était fondamental pour ce qui est de toucher ces cibles sur le Web via l’e-mail. Désormais, l’équipe de Didier Gaultier va un cran plus loin avec cette nouvelle étude déclarant que « les intervenants européens et américains n’aiment pas, en très grande majorité, recevoir d’offres venant de partenaires qu’ils ne connaissent pas ». Voici qui va rendre les collectes d’adresses e-mail plus délicates. Mais cela ne s’arrête pas là : e-mails jugés trop racoleurs, trop offensifs, non souscrits, émanant d’un expéditeur inconnu, trop fréquents etc. autant de critères qui provoquent la désinscription voire carrément la déclaration du message en « spam ». Voilà qui devient encore plus problématique, même si les Asiatiques ont plus tendance que les autres à abuser de cette pratique ;  en tant qu’Européens, nous avons donc ici un petit répit.

Un internaute plus mature

En quelque sorte, le consommateur, plus mature, plus rusé aussi ne s’en laisse plus conter et déjoue les manipulations du Marketing de masse. Il était temps !

Il est (grand) temps de s’adapter

Alors oui, après tout il serait peut-être temps d’écouter les conseils des professionnels du Web de la fin des années 90 et de se décider enfin à respecter l’internaute… Sous peine de voir ses campagnes partir dans la nature et ses taux de réponse s’effondrer, si ce n’est déjà fait.

Voir ci-après et télécharger l’étude de Epsilon :

Epsilon siffle la fin de la récré pour l’e-mailing de masse was last modified: février 8th, 2010 by Yann Gourvennec

Madmagz réinvente le magazine d’entreprise

Youssef RahouiYoussef Rahoui, créateur de Madmagz décrit la logique marketing qui sous-tend l’invention de son journal d’entreprise hybride – Internet & papier – un peu le lulu.com du journal corporate en quelque sorte. La réflexion est intéressante et le marché me semble prometteur. C’est pour cela que j’ai demandé à Youssef d’intervenir sur le blog de Visionarymarketing et d’expliquer sa vision. Dites-nous et dites à Youssef (ou écrivez-lui) ce que vous en pensez au travers des commentaires.

Le chemin de croix du magazine d’entreprise

Mme Pink est directrice générale d’un des leaders du self stockage. C’est elle qui crée quatre fois par an le magazine de sa société. Elle le réalise sur Word©, le fait photocopier puis envoyer à ses cent cinquante salariés et franchisés.

M. Green est directeur de la communication d’une business unit d’Areva. Il a confié à une agence de communication la réalisation de son journal interne, à l’exception de sa rédaction. C’est un trimestriel envoyé à 1.500 personnes. Chaque magazine l’accapare un total de quinze jours. La facture annuelle est de 50.000 €.

Dans ces deux cas, réels mais rendus anonymes, ont été soulignés la longueur et la complexité du processus. Il faut juger de la mise en page, du graphisme, de l’iconographie, etc.

Pourquoi donc ces cadres dirigeants persévèrent-ils ? Pourquoi ne créent-ils pas un blog, par exemple ? Cela rendrait le journal certainement plus populaire ?!

Plus de 90% des journaux d’entreprise sont en papier

Sur ce dernier point, assurément non. Le magazine est le média le plus populaire dans les entreprises. Ainsi, selon la dernière étude sectorielle, que tend à confirmer une récente enquête, plus de 90% des entreprises de plus de 500 personnes publient au moins un journal interne. Dans plus de 90% des cas, ce journal est en papier. Populaire, il l’est également au plan affectif. Les salariés apprécient sa convivialité, sa lisibilité et la mise en scène des contenus. Les décideurs en apprécient l’efficacité.

Le papier, encore plus d’efficacité pour plus de plaisir

La notion d’efficacité peut surprendre, mais c’est elle qui explique que Mme Pink et M. Green utilisent ce média, en dépit du lourd investissement temps et argent qu’il impose. En effet, aucun média écrit ne met en valeur avec cette richesse et cette pertinence textes et images. On lit un magazine avec plaisir : qui lit avec plaisir sur Internet ? De plus, le papier permet d’atteindre 100% de son public. De nombreux salariés ne disposent pas d’un ordinateur individuel relié à Internet. Enfin, le magazine n’oppose pas de barrière culturelle. Chacun sait ce que c’est qu’un magazine et comment cela s’utilise. Il en va autrement d’un blog, d’un wiki, etc. Ils requièrent apprentissage, et font donc courir le risque de faire échouer la communication.

Les méthodes actuelles

Examinons maintenant les procédés employés par les entreprises pour créer leur magazine. Celui de Mme Pink est le lot de la majorité des PME. Celles-ci réalisent leur magazine sur Word© ou Powerpoint© pour l’imprimer sur un photocopieur ou bien chez un petit imprimeur. L’opération est longue et complexe, pour un résultat souvent médiocre. Le seul avantage est l’économie.

Celui de M. Green est le lot des grandes entreprises et PME. Parfois, tout ou partie des différents métiers que fédère l’agence de communication (les acteurs sont ici Textuel, Publicorp…) sont intégrés à l’entreprise : graphisme, impression, etc. Parfois aussi, des progiciels (Wedia, Publiatis…) sont employés pour gérer une partie du processus. Si le résultat est de qualité, le processus demeure long, complexe et coûteux.

C’est pour relever ce triple défi que j’ai lancé Madmagz à Noël dernier. Il s’agit d’un site Web qui permet de créer des magazines, puis de les publier au format Flash (exemple) et/ou papier. Service intégré et simple à utiliser (la démonstration est éloquente), il affranchi ses utilisateurs de toute contrainte pour les laisser se consacrer à leur métier : la communication. Ils gagnent ainsi du temps. De plus, parce qu’une maquette est créée pour être réutilisée, les coûts sont sensiblement réduits. En revanche, la limite est celle-même de l’industrilaisation : si l’on peut commander des gabarits sur mesure, leur mise en page et les styles sont figés, et il faut y adapter ses contenus.

Une solution alternative

En conclusion, si la popularité et l’efficacité du média magazine en entreprise sont démonrés, les décideurs ont désormais trois solutions pour le réaliser : l’amateurisme avec des solutions de fortune, le sur-mesure avec les agences de communication et le prêt à porter avec Madmagz.

Madmagz réinvente le magazine d’entreprise was last modified: février 8th, 2010 by Yann Gourvennec

Retrouvez la conférence Media Aces 2009 sur TechTocTv

Je relaie ce message de l’association Media Aces, dont je suis co-fondateur, afin que ceux de mes lecteurs ayant loupé la séance du 14 décembre à la grande Arche, puissent voir les débats et les présentations. La vidéo a été tournée et hébergée par nos confrères et partenaires de Techtoc.TV

Alors que la première conférence 2010 approche – notez bien la date, le 16 mars prochain à la Grande Arche de la Défense – voici l’enregistrement de la dernière conférence en décembre 2009 à la Grande Arche. Deux heures de vidéo qui valent largement le coup, avec les témoignages de Frnack La Pinta (Société Générale), Olivier Cimelière (Ericsson France) et Philippe Nieuwbourg (Musée de l’Informatique).

enregistrement intégral de l'AG de Media Aces du 14/12/2010

enregistrement intégral de la conférence Media-Aces
du 14 décembre 2010

Techtoc.TV
Retrouvez la conférence Media Aces 2009 sur TechTocTv was last modified: février 5th, 2010 by Yann Gourvennec

10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 8ème partie

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au huitième conseil.

conseil N° 8 : revenons à la question du ROI/ROE

C’est un sujet dont nous avons déjà bien des fois débattu (ici et encore ici par exemple), c’est-à-dire celui des tableaux de bord du retour sur investissement (ROI) ou retour sur engagement (ROE ; je préfère de loin ce terme ROE car il met l’emphase sur ce qui n’était pas possible de faire avant) devront être créés ou améliorés de façon à démontrer un bénéfice. En dehors des outils quantitatifs traditionnels qui permettent de mesurer le nombre de visiteurs et sa popularité, il serait bon que les managers des médias sociaux soulignent les montants économisés grâce à la production de contenu généré par l’utilisateur (UGC). En ce qui me concerne, mon hypothèse est que le l’UGC a permis à Orange Business Services de d’économiser au minimum 200.000 € sur ses contenus en 2009. Jamais je n’aurais été capable de monter autant de contenus de qualité sans les médias sociaux et sans une approche UGC. C’est ce que j’appelle le ROE.

10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010 – 8ème partie was last modified: février 4th, 2010 by Yann Gourvennec