Zevillage veut cartographier télécentres et centres de travail collaboratifs (coworking)

Zevillage, réseau social du télétravail, a commencé à répertorier les centres de télétravail et de travail collaboratif en France. Il s’agit d’un début seulement mais l’annuaire de tels centres fait défaut, surtout sous forme cartographique.

Les initiatives sont légion en effet et tout cela part – comme nous l’avions indiqué dans un article précédent – dans tous les sens. Le site http://www.centres-affaires.net par exemple recense déjà des dizaines et des dizaines de ces centres de travail d’un nouveau genre. Rien qu’à Paris ils en recensent 55, près du double en incluant la banlieue parisienne ! En fait, chacun y va de sa définition, plus ou moins exclusive de celle du voisin, alors qu’en fait beaucoup de ces concepts ont pour ambition de répondre plus ou moins à la même problématique. Certains sont plus ruraux que d’autres, certains plus orientés vers la domiciliation et les professions indépendantes du bâtiment, d’autres sur les pépinières d’entreprise, d’autres encore sur les populations de « geek », etc. etc. Je passe sur le branding plus ou moins créatif.

D’autres projets sont eux en cours de développement, comme le fameux Actipole21 de la ville d’Antony, dans lequel Steelcase est partie prenante de façon visible, et Atos Origin de façon plus discrète sauf dans cette présentation PowerPoint en ligne.

Encore faudrait-il y ajouter les centres gérés par les mairies et notamment la mairie de Paris, les 2 centres les plus « connus » (les guillemets sont de rigueur, peut-être devrais-je ajouter « connus de nous ») étant le « cybervillage » de la rue de Crimée dans le 19ème arrondissement de Paris et celui intitulé « Paris Innovation-Losserand » situé en face de l’hôpital Saint Joseph, rue Raymond Losserand (en voici une liste sous forme d’annuaire) ; ce dernier va même plus loin avec bâtiment HQE et tutti quanti. Nous y reviendrons bientôt car une intéressante bataille juridique fait rage dans les coulisses de ces pôles entreprises subventionnés par les pouvoirs publics, devenus la cible des centres d’affaire sus-cités et regroupés dans un syndicat professionnel (à suivre).

Il est temps donc de recenser toutes les initiatives afin qu’on y voie plus clair, il est fort à parier que Zevillage soit en bonne position pour le faire – si tant est que la cartographie soit un peu plus conviviale et reliée à un véritable annuaire comprenant adresses et évaluations, photos etc. Et qui sait … peut être même une évaluation par les clients façon « allociné« .

Zevillage veut cartographier télécentres et centres de travail collaboratifs (coworking) was last modified: septembre 9th, 2010 by Yann Gourvennec

le samedi 18 septembre : découvrez le télécentre de Zevillage à Boitron (61) lors d’un pique nique champêtre

Pour ceux d’entre vous qui étaient encore en congés et qui ont raté l’article Zevillage : un pionnier des télécentres ruraux fait sortir les Parisiens du périphéque une session de rattrapage à l’initiative de l’association elle-même a été organisée pour le Samedi 18 Septembre. Les personnes intéressées par l’expérience de Xavier de Mazenod pourront constater de visu ce qui y est décrit dans l’article. Le rendez-vous sera aussi l’occasion de partager un pique nique avec des gens sympathiques (note: je suppose qu’il faut amener son manger et son boire, ce n’est pas précisé).

Allez un petit effort …  l’Orne ce n’est pas si loin !

(note: message et image ci-dessous : Zevillage)

Venez fêter avec nous le télétravail lors d’un pique-nique (repas tiré du sac),

samedi 18 septembre 2010 à Boitron à partir de 12h00

Nous profiterons de cette réunion informelle pour découvrir le télécentre de Boitron, pour échanger sur nos pratiques du télétravail et du coworking, pour échanger à propos du Très haut débit rural, pour faire de nouvelles rencontres… et pour se détendre.

http://visionary.wordpress.com/2010/07/20/zevillage-un-pionnier-des-telecentres-ruraux-fait-sortir-les-parisiens-hors-du-peripherique/
le samedi 18 septembre : découvrez le télécentre de Zevillage à Boitron (61) lors d’un pique nique champêtre was last modified: septembre 8th, 2010 by Yann Gourvennec

un label pro pour l’Internet b2b

Dans le cadre de mes activités professionnelles chez Orange Business Services, j’ai lancé le label b2b (http://tinyurl.com/b2blabel) qui permet le regroupement des sites des passionnés du b2b et de tous ceux qui offrent des informations, des services et des conseils utiles aux professionnels. Alors, pourquoi un label sur le b2b ?

Je me souviens avoir participé à une réunion de Marketing à Istamboul en 2002 qui regroupait près d’un millier de participants. J’y eu le malheur de poser la question : « qui est impliqué dans/intéressé par le marketing b2b ? » la réponse fut terrible. Quleques doigts se sont levés et … un silence de mort. Cette réaction vis à vis du marketing en b2b est à mon avis injustifiée. La vulgate qui voudrait que Nespresso est intéressant, mais pas le b2b me paraît inadaptée à la réalité. Le marketing en b2b est plus varié, plus complexe, demande plus de travail, nous force souvent à travailler dans l’inconnu et à faire des hypothèses, est moins prévisible, ne peut recourir à des budgets somptuaires et demande donc plus de créativité … donc de marketing.

C’est cela que j’ai voulu promouvoir, et tous les professionnels qui comme nous sont passionnés par cette discipline du b2b, pas seulement en marketing, mais aussi dans les autres domaines.  Voici ci-après le texte explicatif de ce label qui désormais regroupe plus de 150 sites web et blogs de la sphère francophone. Si vous désirez vous inscrire, ouvrez ce lien qui vous expliquera comment obtenir le label pour votre site.

star

pourquoi créer un espace dédié aux sites web professionnels ?

Beaucoup de classement de sites et de blogs existent, et notamment le fameux classement de Wikio, qui fait référence, et dont nos blogs font déjà partie (voir le blog d’experts dédié à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information et celui dédié aux impacts des TIC sur les métiers). Toutefois, nous avons estimé qu’il y avait de la place pour un nouveau classement qui inclue non seulement les blogs mais aussi les sites web et qui permette de se focaliser uniquement sur les ressources dédiées aux professionnels, et pas seulement les sites de high-tech. Ce label, nous l’avons voulu axé sur la qualité et non la quantité des visites ou des contenus, ni autre critère quantitatif de classement.

Ce label volontairement subjectif, est basé sur la qualité des sites sélectionnés et de la pertinence des contenus qu’ils proposent (voir la liste des critères ci-dessous). Notre propos n’est pas de donner une bonne note à quiconque, mais d’orienter le professionnel en quête d’informations pertinentes sur Internet vers les bonnes sources qui lui permettront d’améliorer ses connaissances, voire de perfectionner sa pratique professionnelle. La vocation du label Orange b2b (b2b pour business to business, c’est-à-dire les entreprises qui vendent aux entreprises) est également de poser les bases d’une communauté de membres partageant leurs expériences et leurs points de vue au sein d’un réseau professionnel étendu.

Maintenant que nous avons expliqué la création du label Orange b2b, détaillons le fonctionnement de ce label.

comment obtenir le label Orange b2b

Les sites dont nous avons repéré l’intérêt pour notre label seront contactés directement par un représentant d’Orange Business Services. Cependant, n’attendez pas d’être appelé pour faire partie de notre club. En effet, si vous animez un site, un blog, un forum ou une communauté professionnelle et que vous désirez obtenir un de nos 2 labels (voir ci-dessous),  cliquez ici pour savoir comment obtenir le label pour votre site.

notepad

les critères pour faire partie de notre label sont simples

  • le sujet principal du blog/site doit se situer dans le domaine professionnel ;
  • le sujet du blog/site professionnel peut être soit un site dédié à la high-tech ou un site dédié à la communauté des professionnels. Tous les sujets pertinents des entreprises et des professionnels sont susceptibles d’être retenus par notre label (dans des catégories distinctes et qui seront détaillés dans notre annuaire) ;
  • le contenu se doit d’être original et de qualité, et exprimer des avis ou fournir des informations/actualités utiles aux professionnels ;
  • le critère de choix n’est pas basé sur la quantité de visites mais sur la qualité du contenu et sur le fait qu’il soit jugé par nous comme étant utile aux professionnels (voir ci-dessus) ;
  • les liens réciproques vers Orange Business Services ne sont pas obligatoires (les sites voulant lier ou reprendre des informations en provenance d’Orange Business Services sont considérés comme des sites partenaires et tombent ainsi dans la catégorie n°2 – voir ci-dessous).

par contre, il est utile de noter les cas suivants qui disqualifient certains sites/blogs

  • les copier/coller de sites de vidéos – ou autres – sans commentaires et n’apportant pas de valeur ajoutée ne seront pas retenus ;
  • les blogs de marque et de produits n’apportant pas de valeur ajoutée aux professionnels sont rigoureusement exclus de notre sélection ;
  • les flogs (faux blogs) ou toute autre tentative de détournement des médias sociaux ne peuvent faire lobjet d’un label Orange b2b ;
  • Orange Business Services se réserve à tout moment le droit de retirer le label à un site ou blog dont la ligne éditoriale dévierait par rapport aux règles édictées dans cette page.

Si vous souhaitez nous accompagner dans notre démarche nous vous proposerons d’y participer de 2 façons :

1. le label Orange b2b des sites web recommandés

Label Orange b2b site web recommandé

Il s’agit des sites qu’Orange Business Services désire remarquer du fait de la qualité de leur contenu, de leurs sujets, et en raison de leur pertinence vis à vis du monde de l’entreprise. Il peut s’agir d’un site dédié à la technologie, mais aussi aux autres disciplines concernant l’entreprise (marketing, finance, gestion, management, RH etc.)

Ces sites et blogs de qualité seront contactés afin de leurs communiquer notre intention de les labéliser. Du côté des Web acteurs concernés, l’acceptation de ce label se fera par l’insertion d’une des bannières label Orange b2b site web recommandé sur au moins 1 de leurs pages (voir un exmple à gauche). Une fois le logo en place, le site/blog labélisé figurera dans l’annuaire des sites b2b recommandés par Orange Business Services.

Label Orange b2b site web partenaire :

Label Orange b2b site web partenaire

Les sites recommandés par Orange Business Services qui souhaitent davantage s’impliquer dans cette initiative de partage et d’échange autour du Web pourront opter pour le label Orange b2b site web partenaire. Ils se verront offrir, outre celles du label Orange b2b site web recommandé, les possibilités suivantes :

  • Intervenir sur Orange-Business.tv sous forme d’interview et de tribunes libres. Participer en tant qu’intervenant lors des évènements Orange Business Services. Inscription dans l’annuaire de sites partenaires avec une page dédiée à leur site et accompagnée d’une description, le logo et flux RSS du site.

pour toute information complémentaire, voir le lien http://tinyurl.com/b2blabel

Gib mir endlich mein Froyo!!
un label pro pour l’Internet b2b was last modified: septembre 8th, 2010 by Yann Gourvennec

Emmanuel Fraysse dresse le portrait robot du web social pour les entreprises

emmanuel-fraysse Les vacances sont terminées et nous voici de nouveau en selle pour le travail. Il y a à peine quelques minutes j’entendais dire mon management “ce que vous décriviez il y a quelques années – i.e. l’avènement des médias sociaux en entreprise – était un joli gadget, mais maintenant il y a un consensus pour reconnaître que c’est devenu un mode majeur de communication”. Et pour cause, il y a quelques jours, un de nos clients les plus prestigieux décrivait nos blogs et notre WebTV comme étant “sa meilleure source d’information sur les TIC”. C’est dire que le livre d’Emmanuel Fraysse (Facebook, Twitter et le Web Social, nouvelles opportunités de business) que je vais vous présenter est important pour vous et qu’il arrive à une période particulièrement propice (photo de l’auteur sur la droite).

emmanuel-Fraysse-websocial-opportunitesdebusiness C’est une énorme somme de l’état de l’art des médias sociaux et de leur potentiel pour les affaires que nous a fournie Emmanuel Fraysse cet été (Facebook, Twitter et le web social, les nouvelles opportunités de business aux éditions Kawa [*]). Jeune vétéran du Web, qu’il a découvert en même temps que moi il y a 15 ans, ex de Spray, Emmanuel Fraysse a été professeur de marketing et à travaillé pour Microsoft ; il s’apprête aujourd’hui à rejoindre un éditeur de presse professionnelle afin d’en dynamiser les sites Web. Il est aussi l’inventeur de marketingrama, un digg-like dédié au marketing qui a été pour beaucoup dans la promotion des articles des blogs marketing français il y a quelques années (ce site de notation est hélas arrêté). Cet ouvrage « les nouvelles opportunités de business » est une bible de 350 pages écrites à la vitesse de l’éclair, en à peine 3 mois. Ceci donne une idée de l’étendue des connaissances de l’auteur qui n’a eu qu’à puiser dans sa mémoire, pour écrire cet ouvrage très complet qui couvre l’ensemble des possibilités du Web social.

[*] la collection du célèbre Henri Kaufman, intitulée les fondamentaux du web

Le Web Social a toujours été là !

Les deux premiers chapitres du livre sont dédiés à un retour sur l’historique du Web particulièrement bien fait, ce qui permet de remettre en perspective les prétendues nouveautés du Web social. J’aime notamment (page 27) la phrase suivante : « Quand le Web social est-il né ? Il a toujours été là, il est né avec Internet sachant qu’Internet est intrinsèquement reliant et social ». On dirait une phrase sortie de mon cours de l’ESG (disponible dans sa version 2007 ici), cela me paraît très bien vu. À la page 36, Emmanuel propose une analyse particulièrement intéressante également en superposant de façon originale les deux courbes de crossing the chasm de Geoffrey Moore et du Hype Cycle de Gartner. La superposition de ces deux courbes (voir ci-dessous)permet à l’auteur d’en déduire le caractère pérenne du Web social.

image

les standards du Web Social

Un peu comme dans un bon disque de Jazz, on trouvera également dans le livre une revue des standards et des concepts qui soutendent le web social : Granoveter (les liens faibles), Milgram (6 degrés de séparation), Gladwell (the tipping point), sans oublier notre Joël de Rosnay national etc. Tous les auteurs qui ont marqué et jalonné l’avènement du Web social y sont décrits et analysés.

On notera également à la page 54, une étonnante critique des médias sociaux (c’est l’intérêt du livre qui fournit un regard critique et avisé, venant d’un véritable expert qui connaît le domaine de longue date) et de la fameuse génération Y : “La génération Y a une fâcheuse tendance à se cacher derrière son ordinateur pour exprimer ses sentiments et dialoguer” et de préciser que cette fameuse génération – sujette de tant d’études et d’attentions, objet de tant de préjugés et de mythes – ne se sent « pas forcément à l’aise ni pour écrire ni pour exprimer en public ». Des conclusions assez proches d’un article d’Alexis Mons sur ce sujet et sur lequel nous reviendrons bientôt sur ce blog.

Entrer dans la réalité du phénomène

On notera également à la page 56, une étude du Web social au travail, basée sur un travail de Microsoft, qui fournit une représentation graphique des différents profils des usages des TIC au travail particulièrement intéressante. Ou encore en page 59, ce passage sur les conséquences importantes du Web social en termes d’organisation du travail : moins de hiérarchie, interaction moins formelle, moins d’études de marché, plus de crowdsourcing.

Dans ce livre, on sort de la simple contemplation du phénomène Facebook, pour entrer dans la réalité du phénomène du Web Social dans son ensemble et de ce qu’il peut représenter pour les entreprises.

Et ce développement des médias sociaux dans les entreprises, n’est pas une sinécure : les entreprises sont « crispées par le fait que les idées puissent venir de l’extérieur » ajoute l’auteur, insistant ainsi sur les défis bien réels des innovateurs chargés de mettre en place les médias sociaux en entreprises. Et une étude menée par Microsoft et l’IFOP, vient confirmer ce sentiment de difficulté de mise en œuvre : selon l’auteur, c’est seulement 18 % des personnes interrogées qui travailleraient dans des entreprises organisées en mode horizontal (c’est-à-dire où l’interaction entre les individus prennent le pas sur les fonctionnements hiérarchies) et sont à la pointe des technologies. On imagine donc le temps qu’il va falloir afin que ces innovations puissent se répandre jusque dans les moindres méandres de l’économie.

Le livre balaye ensuite les profils types du Web social, les façons de gagner de l’argent avec lui. Quatre chapitres entiers y sont dédiés aux réseaux d’influence, comment identifier les bassins de cette influence et surtout comment assurer celle ci, pour le bénéfice de votre marque.

image Un ouvrage complet et bien conçu … et un travail de titan

À la fois contextuel, explicatif et aussi livre mode d’emploi, cet ouvrage fort bien conçu permet aux professionnels soucieux de prendre pied dans les médias sociaux, de comprendre la plupart des concepts principaux, de faire la liste des outils utiles pour votre business, et vous donnera également quelques recettes à mettre en place concrètement sur le terrain.

Des livres sortis ces derniers mois, celui-ci est certainement un des plus intéressants et je recommande vivement son achat, même si le prix en est assez élevé (36.90€ TTC en prix public). Disons qu’il s’agit d’un investissement utile.

Enfin, la présence de quelques témoignages comme celui de Bernard Benhamou coordinateur de la conférence ministérielle de la présidence française de l’union européenne sur l’Internet du futur, de Damien Vincent, directeur commercial de Facebook France, et de Raphaël Frémont, un des pionniers du Search marketing en France, directeur associé du pôle acquisition de Publicis modem viennent ajouter une touche supplémentaire à ce travail de titan réalisé en un temps record. Ajoutons pour conclure que j’ai également contribué avec une interview sur la le Web social en B2B, et une explication autour de l’association média aces que j’ai co-fondée avec Hervé Kabla, et que c’est un réel plaisir que d’avoir participé à cet excellent ouvrage dédié à un domaine qui – comme je l’ai expliqué dans mon introduction ci-dessus – devient rapidement stratégique dans nos entreprises.

Emmanuel Fraysse dresse le portrait robot du web social pour les entreprises was last modified: septembre 7th, 2010 by Yann Gourvennec

université du MEDEF 2010 : les événementiels passent (un peu) au virtuel

La version 2010 de l’université du Medef qui s’est ouverte hier sur le campus d’HEC à Jouy en Josas a débuté par une innovation intéressante basée sur la téléprésence. L’université d’été intitulée cette année « l’étrangeté du monde » se devait donc de commencer par « l’étranger » (un mot de notre vocabulaire dont l’étymologie a sans doute vieilli), d’où l’innovation en question.

Après les présentations d’usage, Laurence Parisot a ensuite passé la parole à plusieurs intervenants répartis dans le monde (voir la transcription ci-après), depuis une « salle de téléprésence Cisco » improvisée sur la scène.

Ainsi se sont succédé plusieurs personnalités, en commençant par John Chambers lui-même, le médiatique patron de Cisco installé confortablement dans sa salle de téléprésence de San Jose, en Californie, où se trouve le siège du géant des réseaux (70.000 personnes dans le monde à ce jour). Cette nouvelle forme d’événementiels mêlant le virtuel et le présentiel n’est en soi pas vraiment nouvelle ; même si la technique et la qualité se sont améliorés, je me souviens avoir organisé ce genre d’événements pour le compte de l’entité téléconférence de ce qui n’était pas encore Orange Business Services il y a maintenant 10 ans, en mixant la visio-conférence et la Web conférence, afin de rendre possible l’interaction et l’accès à distance d’une réunion physique.

Mais il y a des signes qui ne trompent pas. Lors de la conférence clients annuelle Orange Business Live qui s’est tenue à Amsterdam à la mi Juin 2010 et que nous avons couverte en direct sur notre blog événementiel Posterous, l’innovation était-elle passée au cran supérieur avec l’intervention en direct d’une représentante d’Orange en 3D, sur scène (voir la photo de droite), de façon entièrement virtuelle. A quand les événementiels entièrement organisés sur Internet et suivis directement depuis votre poste de travail ?

En fait cela existe déjà et vous pouvez même en voir un exemple sur notre chaîne Youtube, avec cet extrait du Virtual Sustainability Summit sur le sujet de l’informatique responsable (Green IT/Smart ICT).

Ceci étant, une grande partie du plaisir – et de la raison pour laquelle les participants à un événement tel que l’université du Medef s’inscrivent et se déplacent – est-il lié à la possibilité de rencontrer des prospects, des clients et des partenaires, et pas seulement d’assister à des présentations, fût-ce en téléprésence et sur grand écran. Gageons donc que le temps où tous les participants d’un événementiel resteront derrière leur écran n’est pas pour demain, même si le virtuel permet – comme dans le cas de cette plénière de l’université du Medef hier – de pimenter la réunion, et aussi dans d’autres cas (voir le petit déjeuner du Web avec Rafi Haladjian que nous avons organisé en début d’année ici et qui était retransmis en direct par Internet avec notre partenaire TechtocTV) de permettre à ceux n’ayant pu se déplacer d’assister néanmoins à la réunion, et même d’interagir et de poser leurs questions via Twitter par exemple.

Les événementiels comme l’université du MEDEF ont certainement de beaux jours devant eux, et les moyens de téléconférence et de téléprésence – ainsi que le web social associé à ces événements – sont certainement plus à regarder comme autant de moyens de pimenter un événement réel et d’en multiplier les possibilités, que comme la volonté – illusoire – de remplacer le réel par le virtuel.

retranscription (en Anglais) des interventions des différents participants

John Chambers : recovery around the corner?

  • Jan 2009, Cisco was one of the 2 optimists at the World economic forum (Cisco had been the one of the 1st to feel the recession)
  • the trends are good if you look at the numbers but businesses are spending on capital, not on jobs
  • As business leaders we have to find new forms of revenue and adjust to bumps along the way: speed & flexibility
  • Social Business Networking is getting very important, this is one of the major trends
    • we train our leaders to move from business to business
    • 70,000 people at Cisco worldwide
    • our key thoughts are market transitions, differentiators (both long view and short term execution)
  • JC is optimistic about the resilience of the economy on a global basis. Also optimistic about technology & the Internet allowing job creation, changing the way we teach our kids, and the way we work. (Cisco delivered a 25% cut in CO2 emissions by using technology). JC thinks that technology will transform everything. Governments and businesses around the world must also work together to tackle the economic challenges that the world is going through.

Jürgen R Thumann (President, Business Europe) : « the credit crunch doesn’t exist anymore »

  • financial situation is getting better, we have theworst behind us, but it doesn’t mean the economy cannot dip once more.
  • But JT thinks that the credit crunch doesn’t exist anymore
  • we have now possibilities to move forward and finance our investments
  • JT is optimistic and thinks we have no risk of getting into a « double dip » recession
  • Germany expects 3-3 ½ % growth this year which is a very good number for Germany.

Lire la suite

université du MEDEF 2010 : les événementiels passent (un peu) au virtuel was last modified: septembre 2nd, 2010 by Yann Gourvennec