sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 2/4

CARDSOFF ANNONCE UNE REVOLUTION DU E-COMMERCE PAR LE WEB SOCIAL

La 2ème partie de ce compte rendu de la matinée dédié aux moyens de paiement en ligne au salon ecommerce 2010 est dédié à la solution Cardsoff, une solution créée en 2005 et récente intitulée Social commerce et e-paiement.

Philippe Mendil,PDG de la société Cardsoff http://cardsoff.com

Cardsoff est un des 1ers établissements de paiement agréé par l’ACP (dépend de la Banque de France). 1ère solution de paiement en ligne sans carte. Sont positionnés sur la sécurisation de la transaction de bout en bout (y-compris la preuve de la livraison) afin de répondre aux besoins des consommateurs.

C’est ni plus ni moins que le futur du e-commerce que nous a annoncé Philippe Mandil, patron de la société Cardsoff. Inutile de dire que les paiements en ligne sont impactés par ces changements. Et encore une fois, c’est le Web Social qui change la donne, à la faveur de la reprise aux Etats-Unis et des investissements dans les start-ups de la Silicon Valley (voir nos reportages sur ce sujet en Juin 2010).

On observe 3 temps dans la relation ambiguë entre e-commerce et web social :

  • 1. le web social permet aux consommateurs de contourner les publicités et d’échanger directement sur les marques
  • 2. les marques contournent aussi le problème en investissant dans les faux commentaires et les manipulations en ligne en tout genre (fortement combattues par Media Aces)
  • 3. les consommateurs reprennent le pouvoir et investissent les plate-formes qui mêlent Web Social et e-commerce et les solutions de paiement s’adaptent – malgré les contraintes réglementaire – à ces nouvelles exigences
  • ces termes ne sont pas antinomiques, une tendance de fond est née aux US, il va falloir s’adapter. Très peu d’exemples probants en Europe et en Asie, les exemples

Voici le détail de cette transcription de la présentation de M. Mendil :

  • 1. définiton du Social Commerce:
    • déjà le paiement en ligne ce n’est pas simple, quand on y ajoute le Web Social, cela est encore plus complexe
    • Ifop 2008 : 70% des internautes ne croient plus les marques
    • => les marques essaient de reprendre langue avec les consommateurs via les médias sociaux. Mais le bouche à oreille est beaucoup plus cru que les marques et c’est pour cela que les marques ont commencé à payer des gens pour biaiser le bouche à oreille. Les consommateurs en sont conscients et cherchent à se protéger
    • Le social commerce/shopping : combinaison du social media et du ecommerce => partager avec des amis des avis pour améliorer la façon de faire son shopping. Le but est que les consommateurs soient plus satisfaits
    • 1. les sites de e-commerce comprennent l’importance du social commerce et intègrent le social media dans leurs plate-formes
    • 2. les sites de réseaux sociaux évoluent vers le e-commerce
    • la fusion de ces 2 environnements crée les conditions pour un nouvel e-commerce
    • exemples de nouveaux sites créés aux US sur ces concepts :
      • Ex1: kaboodle.com plateforme d’achat 2.0 sur le modèle Facebook. Déclencher des achats en fonction des avis recueillis autour de vous. si on veut partager des coups de coeur et les amis vont pouvoir déclencher les achats
      • Ex2: Woot : la bonne affaire du jour. la promotion du jour, le Woot off. Vente du stock en quelques heures en fonction des avis des consommateurs
      • Ex3 : Thisnext.com : meilleures recommandations de produits
      • Ex4 : Shopstyle : effet “blog” où les consommateurs recommandent les achats
      • Ex5 : myITthings : pur réseau de blogueurs qui partage des avis qui permet de déclencher des achats – focus information, pas produits
      • Ex6 : Iliketotallyloveit : partage de coups de coeur et shopping
      • Ex7 : Macy’s sur Facebook : 380.000 fans) : proposent un kit sur Facebook avec des promotions, un concours où les consommatrices donnent leurs avis et en fonction de ces avis et des ventes qu’ils déclenchent, jusque 500$ viennent récompenser la consommatrice
      • Ex8 : Productwiki : initiative où les consommateurs échangent de l’information et identifient les blogueurs pollués par les marques et se donnent des tuyaux pour éviter les pièges des marques qui viennent polluer les médias sociaux
    • En synthèse : utiliser le partage de l’information pour déclencher des achats et d’autre part, arrivée des médias sociaux (et notamment un facebook ou un Amazon) qui vont essayer de préempter cet espace alors que le consommateur essaie lui de se protéger.
    • Enseignements à tirer de cette tendance lourde (aux US et au UK, pas encore chez nous)
      • on repense la vision du e-commerce où la publicité des marques va perdre du pouvoir, et où les consommateurs reprennnent le pouvoir
      • Déjà en France il y a une volonté des clients de remettre de l’humain dans le e-commerce, de se réapproprier le Net et d’engager directement le dialogue avec les e-commerçants et de retrouver de l’humain. On trouve cette tendance dans tous les pays
      • le cyber consommateur devient un cyber acteur
    • au final, il n’y a plus d’évidences. les modèles deviennent vite obsolètes et il faut s’adapter en permanence, ce qui pose un défi en termes de e-payments
      • Or, les infrastructures de paiement doivent devenir plus agiles alors que les réglementations – notamment sur le blanchiment d’argent – sont de plus en plus strictes
      • Entrée dans l’ère du “darwinisme digital”
    • 2. impacts sur le e-payment ?
      • mise en place de la marque shopperunion.com par Cardsoff
        • proposant aux consommateurs de partager avec ses “amis” ses expériences d’achat
        • galerie marchande proposée aux marchands
        • service de guide proposé aux consommateurs, qui vont pouvoir partager avec les consommateurs leurs propres expériences d’achat
        • le paiement viendra comme une étape ultérieure
      • L’objectif pour Cardsoff est d’intervenir le plus en amont possible
        • “laboratoire” / communauté d’achateurs proposés aux marchands pour tester les produits
        • les consommateurs partcipant seront récompensés
        • dispositif testé pendant la coupe du monde de football. Avec Pierre Ménès – célèbre journaliste de foot en France – création d’une première base de 5000 abonnés. Dans un second temps, coaching des guides utilisateurs par l’ambassadeur de la marque Cardsoff (Laurent Blanc, sous contrat pour plusieurs années)

Q/R 3 niveaux de consommateurs et de rapports avec les paiements en ligne

  • 1. les insouciants qui paient quoi qu’il arrive (marqués néanmoins par les mauvaises expériences)
  • 2. ceux qui pensent qu’il y a un problème de fiabilité sur les paiements et qui sont prudents (SSL + gros sites)
  • 3. (en augmentation) les consommateurs qui sont parfaitement conscients des failles du système et qui adoptent des comportement qui s’approchent de la ligne rouge (déclaration frauduleuse de non réception du colis par exemple). Il y a des blogs qui partagent les “meilleures” pratiques
  • Les systèmes comme 3D Secure ont un effet pervers avec un effet de drop out qui font que certains marchands débranchent le système 3D Secure afin de clore les ventes
  • Q (BDF) : quelles sont les raisons de ce drop out 3D Secure
  • R: nous trouvons que le 3D Secure n’est pas assez sécurisé et engendre des drop outs. il y a une aversion à l’utilisation de la solution 3D Secure par les cyber commerçants. La 1ère explication est qu’un code statique comme la “date de naissance” est un mauvais sytème (facile à trouver sur les médias sociaux par exemple). Si on met un code dynamique, “madame Michu” va faire des abandons, donc c’est trop dur. Aux US on voit une réduction des achats des gens qui achetaient beaucoup avant. Cela est dû à la pléthore de sites web qui se créent et trop petits qui ne rassurent pas les utilisateurs.
sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 2/4 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec
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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing, en association avec Effiliation. Il est directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management depuis 2015
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