Concevez votre campagne de crowdfunding avec un MOOC

Les principes du crowdfunding datent de plusieurs siècles, au travers de projets d’envergure (comme la Statue de la Liberté par exemple) qui ont nécessité la participation de nombreux acteurs et notamment du grand public. Aujourd’hui, c’est une activité en forte croissance, qui s’est bien développée dans les pays anglo-saxons et qui connait un développement important en France depuis sa réglementation, en 2014. Cette régulation a permis de structurer le secteur tout en mettant fin progressivement au monopole bancaire.

 

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

campagne de crowdfunding

Le crowdfunding, ou le financement participatif est un mode de financement collaboratif des projets, qui plait autant aux investisseurs qu’au grand public. Les soutiens financiers peuvent provenir de particuliers, d’associations ou d’entreprises. Ils s’adressent aussi bien aux porteurs de projets innovants ou créatifs qu’aux entrepreneurs désireux de faire des levés de fonds pour leur start-up en développement. Dans le cadre du crowdfunding, les fonds apportés peuvent être alloués sous quatre formes différentes :

  1. Le crowdfunding en don ou crowdgiving, vous donnez à des projets humanitaires, sociaux, créatifs et vous aidez des projets à germer de façon altruiste ;
  2. Le crowdfunding avec récompense ou reward based crowdfunding, vous contribuez à de talentueux créatifs et entrepreneurs et vous êtes récompensé grâce à des pré-ventes ou goodies ;
  3. L’equity crowdfunding ou investissement participatif, vous investissez au capital de startups à fort potentiel et vous participez à leur aventure entrepreneuriale ;
  4. Le crowdfunding en prêt ou crowdlending, vous prêtez à des particuliers, ou des TPE et PME qui se développent et vous devenez un acteur du financement de l’économie réelle.

Lire la suite

Innover ou disparaître, telle est la question

Innover ou disparaître (« innovate or die »), voilà une devise que n’aurait pas renié Champi ou Drucker. Pour des innovateurs nés comme Olivier Laborde ou mon ami Hervé Kabla la question ne se pose pas. Si dans bien des cas, en tout cas par le passé, ce sont souvent les intrapreneurs qui ont eu tendance à souffrir (Berkun écrivait même que « les gens détestent l’innovation ») car ils remettaient les ordres établis en question et de ce fait en dérangeaient ses détenteurs, il semblerait que la tendance s’inverse à mesure que le mur se rapproche. C’est pourquoi, j’ai interviewé Olivier Laborde, auteur de l’ouvrage “Innover ou disparaître” publiée aux éditions Dunod.

De la transformation digitale à l’innovation dans la peau

Les années de la « transformation digitale », sont sans doute sur le départ. Les modes passent, les CDO trépassent, mais ces buzzwords n’ont aucune importance.

Le Web et ses innovations ont profondément changé le monde et nos vies. Les entreprises sont bousculées de fond en comble aussi bien sur le plan des RH, des méthodes, des marchés, des business models, de la conception des produits, de la distribution et de la logistique.

Innover ou disparaître, telle est la question : interview d’Olivier Laborde

Ne cherchez pas, nul ne peut échapper à l’évolution du monde. Pas même le petit commerçant du coin ni le docteur de quartier qui, s’il n’est pas sur Google my Business ou Doctolib, n’aura bientôt plus de clients / patients.

Lire la suite

Branded Content, Brand Content et Content Marketing [Brève du lundi] 

Branded content, content marketing et Brand content

Branded content, content marketing et Brand content sont-ils une et une seule chose ? La question pourrait paraître futile, voire superflue, mais elle ne l’est pas. En réfléchissant à une brève à partager avec vous ce matin, je me suis penché sur l’excellent blog d’Hervé Monier, Brandnewsblog.com entièrement dédié à la marque.

C’est en cherchant des informations sur Douglas Holt, dans le cadre d’un article que j’écrivais sur le nouveau livre de Bernard Cova et qui paraîtra la semaine prochaine, que je suis tombé sur cet article qui m’avait échappé à la fin de l’année dernière.

Le … est-il mort ?

Branded Content

Dans la grande série «… est-il mort ? » J’ai nommé aujourd’hui : le Brand Content. néologisme franglais, œuvre — excellent au demeurant — de notre ami Daniel Bô qui le reconnaissait lui-même d’ailleurs dans une vidéo qu’on trouve encore en ligne et dont vous pardonnerez la qualité, le “Brand content”, en fait, n’existe pas.

Il s’agit de l’adaptation en franglais du “Branded Content“, ou “contenu de marque” en français, que d’aucuns, comme Nicolas Bordas, assimilent à la publicité. Daniel répond par  commentaire interposé au blog d’Hervé, en rappelant que :

« il y a certaines pratiques de Branded Content opportunistes qui sont contre-productives. Néanmoins, si on considère le contenu comme l’expression éditoriale de la “Brand Culture” ou comme un moyen d’éclairer l’arrière-plan culturel des marques, il reste une des façons majeures de donner un sens aux marques ».

Précisons que dans les exemples cités, on ne parle quasiment jamais de business-to-business. Dans ce cas, je ne parlerais pas de “branded content”. Celui-ci n’est pas, la plupart du temps, à la hauteur des bourses des entreprises du business-to-business qui ne peuvent se permettre de dépenser des millions d’euros dans une série vidéo. La question donc de savoir si un tel investissement en vaut la peine est surréaliste dans nos métiers. Lire la suite

Soldes et e-commerce : 6 points essentiels à retenir 

Soldes et e-commerce font-ils bon ménage ? Tous les ans Webloyalty conduit un panel (le webloyalty panel) sur 37 e-commerçants dont ils mesurent les activités en ligne. Ce qu’ils mesurent précisément c’est le dynamisme de leur volume des commandes qui sont traités chaque jour sur leurs sites. Ceci permet d’obtenir des découpages fins sur les périodes significatives du e-commerce : par mois, par jour, par semaine, par device voire heure par heure. Ici nous allons nous pencher sur les périodes charnières de l’année qui rythment le commerce en ligne et notamment les soldes. Pour jeter un éclairage sur ce sujet, j’ai interviewé en Septembre 2017 Rodolphe Oulmi, DG France de Webloyalty.

Soldes et e-commerce : un duo gagnant

Nous avons eu la confirmation que le e-commerce est divisé en trois périodes clés qui sont les soldes d’hiver, les soldes d’été puis la préparation des achats de noël.

Soldes et e-commerce

En effet, en 2016, les soldes d’hiver et d’été ont pesé respectivement 13% de l’ensemble des transactions annuelles et la période des préparatifs des achats de noël 12%. Donc 38% des transactions annuels des e-commerçants se jouent sur une période réduite.

Cinq enseignements sur soldes et e-commerce

Le premier enseignement …

Tout d’abord, malgré l’impression que nous avons des soldes permanents et notamment des ventes privées, les soldes continuent finalement d’avoir de l’importance.

Le web est toujours un endroit pour trouver des bons plans et ça l’est encore plus sur les périodes de soldes. Les acheteurs en ligne ne s’y trompent pas et sont systématiquement au rendez vous. On a encore vu cette année sur les soldes d’été qu’il y avait 10 % de transactions supplémentaires par rapport à la même période de l’an passé.

Le deuxième enseignement …

Le deuxième point, c’est que les soldes ont changé mais que cela n’a pas eu d’impact. La loi les a fait passer à six semaines, mais cela n’a changé tout au plus que le mode d’application.

Celui-ci était flottant et il ne l’est plus. Quel a été l’impact de la sixième semaine ? Cela fait deux ans qu’on le mesure puisqu’elle a été mise en place en 2016. Notre constat c’est qu’elle est nulle, c’est à dire qu’aujourd’hui la sixième semaine est devenue finalement une semaine comme les autres.

On ne mesure pas de pic particulier d’activité comme on peut le voir sur sur les trois premières semaines qui sont en général les semaines les plus importantes et les plus dynamiques pour le e-commerce.

Les 6 enseignements des soldes en e-commerce avec Webloyalty

Lire la suite

[la question du mercredi] Peut-on voir le commerce français en temps réel ?

Ce matin, je me posais cette question : “quelles sont les habitudes de consommation des Français ?”. Pour y répondre, j’ai découvert une infographie dynamique développée par Bonial. Cette entreprise spécialisée dans les prospectus au format digital est une application disponible sur l’AppStore et sur Google Play, a eu la bonne idée de créer une animation en temps réel présentant les achats quotidiens des Français.

 

consommation

Grâce à cette infographie qui s’actualise seconde après seconde, on remarque qu’en l’espace de 60 secondes en France, 1 664 904€ sont dépensés dans le commerce traditionnel contre 96 898€ dans le e-commerce et 4 931€ dans le m-commerce. Bien que la progression du e-commerce soit impressionnante durant ces 15 dernières années avec une évolution de 14% en 2015, il reste néanmoins derrière le commerce traditionnel.

D’autres secteurs d’activités sont étudiés dans cette animation comme la vente d’e-books et de livres, les paiements par chèque et par carte bancaire, ou le nombre de kilos de fromage consommés et de litres de vin.

Lire la suite