Baromètre du numérique 2017 : essor incontesté des pratiques mobiles

42% des Français utilisent le plus souvent le mobile pour se connecter à Internet, contre 38% pour l’ordinateur. Au total, 64% des Français utilisent leur smartphone pour surfer sur le Web. En somme, on observe qu’Internet est chaque jour plus présent dans la vie des Français avec un essor fulgurant des pratiques mobiles, mais est-ce le cas pour tous les Français ? Quelles sont les tendances du numérique en 2017 ? Comment les Français utilisent-ils le numérique dans leur vie personnelle et professionnelle ? En 2017, quels sont les progrès et les difficultés auxquels le numérique est confronté ? C’est pour répondre à toutes ces interrogations que l’Arcep, le CGE (Conseil Général de l’Economie) et l’Agence du Numérique ont piloté leur enquête annuelle sur les tendances du digital. Menée par le CREDOC, cette étude a été réalisée en face-à-face selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon représentatif de 2209 personnes de 12 ans et plus. Je vous laisse découvrir les points essentiels à retenir de ce baromètre du numérique 2017.

 baromètre du numérique 2017

Le smartphone préféré à l’ordinateur pour accéder à Internet…

Le smartphone est devenu est un objet incontournable ; 73% de la population française en est équipé. En 2017, les Français privilégient leur mobile pour se connecter à Internet (47%), devançant ainsi l’ordinateur (38%) et la tablette (7%).

A la maison, comme en dehors, l’usage du mobile est en forte augmentation en France. A leur domicile, 51% des Français préfèrent naviguer sur le Web avec leur smartphone, soit une évolution de 9 points par rapport à 2016.

 

baromètre du numérique 2017

Le smartphone est également synonyme de mobilité, la population française accède désormais à Internet à n’importe quel endroit où elle se trouve (à condition d’avoir de la 4G), ce qui facilite les échanges ; 43% des Français utilisent la messagerie instantanée présente sur leur mobile pour communiquer avec leur entourage, contre 32% l’année dernière.

D’autres usages numériques sont en hausse sur mobile : 60% des Français consultent leurs mails via leur smartphone, 55% d’entre-eux téléchargent des applications mobiles, 44% regardent des vidéos, 31% utilisent les messageries instantanées pour passer des appels.

Lire la suite

Télétravail et visioconférence, deux tendances complémentaires

Le télétravail représente aujourd’hui un phénomène non négligeable. D’ailleurs, selon la loi, il fait désormais partie des droits du salarié. Le cabinet Kronos a mené une étude sur ce sujet et déclare que 16,7 % des Français télétravaillent plus d’une journée par semaine. Cette nouvelle méthode de travail permet aux salariés de mieux gérer l’équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Le travail à distance est au coeur de nombreux débats ; certains cadres sont d’accord avec mon dernier propos, et d’autres sont plus sceptiques. La confiance, la productivité et l’efficacité sont des facteurs qui pèsent lourdement sur l’avis des cadres. Les outils de collaboration trouvent aussi leur place, qui est cruciale, dans ce débat

 

Source : DR Kronos, http://www.cget.gouv.fr/chiffres-teletravail-2016

Le télétravail, une tendance croissante

Les débuts du télétravail sont compliqués : les chefs d’entreprises et les managers étaient plutôt frileux à l’idée de ne pas avoir leurs salariés à proximité. Heureusement, cette perception a rapidement changé. D’après une étude menée par Randstad en 2016, 48% des entreprises du CAC 40 ont recours à cette pratique de travail à distance.

télétravail et collaboration

Aujourd’hui, d’autres tendances émergent grâce au télétravail, comme les “digital nomads” ou les espaces de “coworking” qui se multiplie à une vitesse incroyable. En Ile-de-France, le nombre d’espaces de coworking augmente de 785% en 5 ans. Selon le cabinet d’immobilier Arthur Lloyd, l’équivalent de 10 terrains de foot sera ouvert en 2017.

Les outils de collaboration, clé de réussite du télétravail

D’après la définition de Boursorama, “le télétravail est un mode de travail qui permet de réaliser des tâches pour un employeur ou un client sans se rendre dans ses locaux, grâce aux moyens de communication modernes.”

Lire la suite

IA & Data prédictive : comment évolue la tendance chez les marketeurs ?

L’IA est souvent mise en avant comme une technologie dont le but est de remplacer les humains par des robots. Mais est-ce la vérité ? Quelle est la réalité de l’IA ? Comment promouvoir une vue positive et raisonnée de l’IA ? Pour répondre à toutes ces interrogations sur ce sujet, Data Festival a invité Yann Gourvennec à animer une table ronde le 28 novembre 2017. Quatre participants ont échangé sur ce thème : Bertrand Fredenucci, Co-Fondateur d’Alphalyr, Jean-Christophe Bouramoué, CEO/CTO chez Tale of Data, Matthias Oehler, Chief Data Officer chez FDJ et Jean-René Boidron, CEO chez Kameleoon. Le but de cet échange était de répondre à cette problématique : IA & Data prédictive : quel véritable apport pour les directions marketing ?

IA

Les avancées de l’IA et du Data Marketing

Comme le dit Jean-René Boidron, il est important de se rappeler que “les technologies ne sont pas nouvelles en soi ; c’est l’émergence du digital qui a changé la donne”, les données sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.

Bertrand Fredenucci explique que pour comprendre l’IA, “il faut d’abord définir le périmètre que recouvre ce terme. Selon lui, cela recouvre quatre niveaux complémentaires :

  • D’abord la constitution d’un socle de données fiables. Sans cela c’est le ‘shit in, shit out’.
  • Ensuite, un ensemble de code source qu’il qualifierait de ‘classique’. Il va permettre de collecter, structurer, interagir avec les interfaces vers les hommes (UX) et les machines (IO)
  • Puis vient de l’algorithmie statistique plus ou moins sophistiquée. C’est déjà de l’IA. 
  • Enfin, on peut y intégrer du machine learning ou du deep learning si l’on veut aller plus loin. Là, le code n’est plus explicite. Après apprentissage, vous vous contentez de constater le taux de succès de la machine.

Selon Bertrand, le seul juge est l’efficacité. Il est interdit de sauter une étape, c’est l’échec garantit.

Lire la suite

La tendance Fab Lab, vers une innovation d’ouverture

De nouvelles méthodes de travail émergent aujourd’hui. D’ailleurs, il y a de fortes chances que vous aillez déjà entendu des termes comme Makers, Fablabs, hackathon, ou encore DIY. La collaboration, l’échange, ainsi que la co-création sont au centre de ces nouvelles pratiques, qui se font en interne avec les collaborateurs comme en externe avec les clients. CCM Benchmark a invité Yann Gourvennec à animer la table ronde du 14 novembre 2017 sur ce thème très intéressant : “La Génération fablabs & digital makers”. Trois participants ont échangé sur ce sujet : Stéphanie Hajjar, directrice innovation et entreprenariat chez Leroy merlin, Hortense Sauvard, Co-fondatrice de Oui Are Makers et Eric Plantive, chef du département innovation chez EDF. La problématique principale de cet échange est la suivante : Comment la pratique du collaboratif permet-elle la génération de nouvelles idées et d’une expérience inédite? 

Fab Lab : qu’est-ce que ce concept “made in Boston” ?

Niel Gershenfeld
Niel Gershenfeld

Nous pouvons commencer par remercier Niel Gershenfeld, professeur à MIT, grâce à qui les Fab Labs ont été créés, lors d’un cours intitulé How to make (almost) everything (ou “Comment créer (presque) tout?”). Il a équipé sa salle de classe de machines assez sophistiquées pour donner la chance à ses élèves de pouvoir réaliser leur projet de A à Z. Il a aussi profité de cette initiative pour observer les différentes utilisations possibles des machines qui venaient à l’esprit de ses élèves, en dehors du contexte académique qui est plutôt contraignant.

Lire la suite

Seulement 52% des réunions sont productives @openrainbow

En moyenne, un cadre français passe chaque année entre 3 à 4 semaines en réunion. Ce temps passé en réunion est considéré comme inutile, synonyme de perte de temps. En effet, ces réunions nombreuses sont loin d’être productives : 48% des réunions sont considérées comme non-productives. Face à ce ressenti, Yann Gourvennec a pris la parole dans l’article « La conférence téléphonique contre-attaque » où il nous livre 3 conseils pour réaliser une réunion productive. En effet, selon lui, ce n’est pas la réunion qu’il faut remettre en cause, mais simplement la manière dont elle est menée. Venez découvrir les 3 conditions pour une réunion réussie dans cet article.

réunion

Conférence téléphonique : 3 étapes clé pour passer de l’enfer au paradis des communications

La conférence téléphonique fait sans aucun doute partie des outils les plus critiqués. C’est que derrière elle se cache un serpent de mer du management : la réunion et son corolaire pathologique : la réunionite. Mais est-ce à juste titre ? En effet, que n’a-t-on en effet entendu au sujet des réunions et des réunions téléphoniques en particulier ? Elles seraient responsables de pertes de temps, de problèmes techniques, de report de prises de décision, voire même de narcolepsie à en croire l’Ifop. Bref, on l’affuble de tous les maux, ce qui évite de mettre l’accent sur le véritable responsable : l’utilisateur qui doit apprendre à maîtriser cet outil de management pour bien en tirer tous les bénéfices. Et il en va de la conférence téléphonique comme des autres outils du digital (voir à ce sujet mon article sur l’usage digital des PME et mon analyse des causes de l’usage et du non usage des outils).

Peut-on donc accuser un pont téléphonique d’être responsable du délai mises sur les prises de décision ? La question est rhétorique, j’en conviens, mais je ne manque pas d’arguments. Voyons ici les reproches attribués à la conférence téléphonique, analysons les causes profondes du mal-être, et posons-nous la bonne question : que faire pour que le ROI de la conférence téléphonique soit positif ? Et ce faisant, passons de l’enfer au paradis, d’un simple battement d’aile d’ange.

réunion

Le cadre français – mais il n’est pas seul – passe sa vie en réunion

Un cadre français passe en moyenne l’équivalent de 3 à 4 semaines par an en réunion. Voilà le coupable, la réunion. Un poncif des débats de management. La réunion serait inutile, elle ferait perdre du temps, voire même permettrait de faire croire qu’on travaille en faisant autre chose. Ou encore, de rattraper le sommeil de la nuit précédente. Il est certain que, du côté de l’enfer, abuser des réunions est une bien mauvaise idée.

Dans ce domaine d’ailleurs, on aurait tort de croire que c’est de ce côté-ci de l’Atlantique, et même de la Manche, que l’on passerait le plus de temps en réunions. J’ai ainsi des souvenirs assez douloureux de nombreuses sessions s’étirant sur des semaines entières, pour spécifier des systèmes d’information, certes très chers, mais quand-même… Rester une semaine enfermés dans une salle sans fenêtre, je n’ai jamais vu cela en France. Inutile de vous faire un dessin sur le résultat de telles réunions : à trop parler, on finit par ne plus rien dire.

Changez de point de vue : ce n’est pas la réunion qui est nocive, mais la façon dont vous la menez.

Mais repassons plutôt au Paradis, car la réunion en elle-même n’est pas un problème. Au contraire. Bien calibrée et bornée, avec un bon ordre du jour, des minutes rigoureuses et des points d’action (si j’essaie de traduire « action items ») clairs et précis, la réunion est non seulement utile, elle est indispensable.

La réunion téléphonique l’est encore bien davantage, car elle permet des choses complètement impossibles autrement : allez donc réunir des gens sur plusieurs fuseaux horaires au même moment, sans dépenser un sou pour des billets d’avion ?

En fait, je vais vous faire une confession qui, j’espère, ne vous paraîtra pas surannée : je suis un grand fan des conférences téléphoniques. Je ne cherche d’ailleurs pas à opposer cet outil à Internet – cela n’a aucun sens, les conférences pilotées sont, depuis 15 ans au moins, un subtil mélange d’interfaces Web, de pilotage en ligne et de téléphonie – mais au contraire à en souligner la complémentarité.

Si je suis littéralement amoureux de la Web conférence et des webinaires, dont j’ai été un des utilisateurs pionniers il y a plus de 15 ans, je n’ai jamais abandonné la conférence téléphonique qu’au contraire, j’utilise quasi quotidiennement.

D’ailleurs, en lisant cette étude publiée par l’analyste SMB Group lors d’un webinaire en février 2017, je me suis rendu compte que les petites entreprises américaines non plus n’ont pas l’intention d’arrêter l’audio conférence, et le développement des nouveaux modes de conférence ne se fera pas à son détriment. 

réunion
C’est comment la téléconférence dans la vraie vie ? la vidéo satirique de Tripp & Tyler souligne bien, avec malice et intelligence, les travers des conférences téléphoniques – et en positif, on y lira aussi les bonnes pratiques

Conférence téléphonique : 3 étapes clé pour passer de l’enfer au paradis des communications

Partant de ce constat, je voudrais vous donner quelques conseils simples. Si vous les suivez, alors vous ne direz plus jamais : « les réunions (et encore moins les réunions téléphoniques), ça ne sert à rien ! »

Etape 1 : avant la réunion : une préparation de fer

Paradoxalement, pour gagner du temps, il faut se préparer à l’avance et donc accepter de perdre du temps. Plus vous perdez de temps au départ, plus vous en gagnez à l’arrivée (sur ce sujet, voir mon autre article sur l’usage du digital en entreprise sur ce blog).

Il faut donc arriver avec des documents préparés qui vont permettre aux différents interlocuteurs d’avancer en même temps, et au même niveau de discussion. Et éviter à tout prix ce que j’ai vécu, dans mon exemple de la réunion qui durait une semaine, de discuter à bâtons rompus sur divers sujets. Cela n’est pas recommandé pour une réunion physique. Dans le domaine virtuel de la conférence audio, c’est pire encore, il devient absolument obligatoire d’instaurer une forte discipline.

>> Lire la suite de l’article sur le blog Alcatel Lucent Enterprise