Réseaux sociaux d’entreprise : le vrai-faux des idées reçues

Cela fait maintenant quelques années que le marché des réseaux sociaux d’entreprise a pris de l’ampleur, et nous avons d’ailleurs pu constater, à l’occasion de la présentation du dernier rapport Lecko, que la plupart des grandes entreprises en sont désormais équipées. Pourtant, certaines idées reçues et approximations sur le sujet persistent, et donnent une vision des réseaux sociaux d’entreprise qui ne correspond pas forcément avec la réalité du terrain.  Nous tenions donc à présenter le point de vue d’un expert des réseaux sociaux, et pour cela, qui de mieux qu’Alain Garnier, co-fondateur et patron de Jamespot ? Alain Garnier s’est donc prêté au jeu du vrai/faux avec son habituel franc-parler, donnant son point de vue sur différents aspects des RSE.

  • Un réseau social d’entreprise sert à s’envoyer des lol cats entre collègues

FAUX – « Les réseaux sociaux d’entreprise proviennent des réseaux sociaux grand publique, où l’on s’échange des contenus souvent légers (lol, trash, cute). Dans le monde de l’entreprise on va plutôt échanger des documents, des agendas, des quizz, des enquêtes… On est dans le sérieux, on est dans le métier. »

  • Un RSE apporte de la transversalité dans l’entreprise

VRAI – « On le constate avec tous les projets que l’on a mis en place : dans le réseau social de l’entreprise, on va mettre en relation par exemple des personnes travaillant dans le département R&D avec des commerciaux pour qu’ils échangent autour du produit qu’ils commercialisent. Grâce à cela, on casse les silos, on ouvre des fenêtres entre ces services qui des fois ne se connaissaient même pas. Cela s’explique par le fait qu’ils vont pouvoir échanger en temps réel des éléments de leur métier de manière transversale. »

  • Le réseau social d’entreprise va tuer le mail

VRAUF – « C’est vrai et faux. Certaines personnes disent que les réseaux sociaux d’entreprise vont supprimer le mail, mais il se trouve que ce n’est toujours pas le cas.  Cela devient par contre un compagnon du mail : il permet de diminuer les mails inutiles. Le mail d’un réseau social d’entreprise est un mail d’action : on peut directement participer à une conversation en un clic, et comme ce mail est toujours conservé dans le RSE, on n’a pas besoin de le conserver dans sa boite mail. »

 

dessin RSE

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études médias sociaux : du bruit au signal ? – Webinaire

études médias sociaux : du bruit au signal

Deuxième webinaire sur ce sujet ce mois-ci, en amont de l’annonce imminent de notre futur livre blanc appelant à une refondation des études médias sociaux, nous vous invitons à vous inscrire à ce webinaire exclusif, en partenariat avec Webikeo, où Rozenn et moi-même vous présenterons les prémices de notre étude. Réalisé en commun avec Rozenn Nardin, et avec la participation de nombreux experts des études sur les médias sociaux, ce nouveau livre blanc Visionary Marketing appelle à une nouvelle approche du domaine.

études médias sociaux - social media listening

Les entreprises, encouragées en cela par les instituts de sondage spécialisés et la désertion du sujet par les instituts classiques, se sont lancées dans une course à la technologie et aux mesures quantitatives sur les médias sociaux. Absorbées par cette course, elles sont passées à côté du formidable potentiel permis par ces types d’études pour dialoguer avec leurs clients et prospects, innover, réinventer leurs produits, et être en prise sur les indispensables signaux faibles qui permettent aux marques de progresser.

Bruit : nm, de Bruire (Acoustique)
Vibration des particules d’un milieu présentant un caractère erratique, statistiquement aléatoire. (À la différence des sons musicaux, les bruits peuvent être considérés comme résultant de la superposition de nombreuses vibrations à des fréquences diverses, non harmoniques les unes des autres.)

Larousse

Pour bien comprendre les potentialités énormes offertes par les études de marché sur les médias sociaux, il faut d’abord en comprendre les limites, les réelles promesses, et la bonne manière de s’en servir. Ensuite, nous donnerons les méthodes pour tirer le meilleur parti du social media listening, au travers d’une refondation des études sur les médias sociaux que nous appelons au travers de ce livre blanc. Dans la vidéo suivante, Rozenn explique les fondamentaux qui nous ont poussé à écrire ce livre blanc.

études médias sociaux - social media listening

Quand le bruit a brouillé le signal

Les limites des stratégies d’écoute des internautes sur les médias sociaux

Les médias et les réseaux sociaux constituent l’un des terrains d’études le plus prisé de ces dernières années. On n’en finit plus de vanter les opportunités qu’ils apportent : il s’agit d’une plongée au cœur de la réalité du consommateur qui permet d’identifier par exemple de nouveaux axes d’innovation, de renouveler l’approche client, de trouver de nouveaux ambassadeurs, ou d’améliorer la qualité de ses produits et de ses services.

Si effectivement, cette détection d’opportunités est largement possible, il y a aujourd’hui une réelle opacité sur les méthodologies utilisées à la fois au niveau du recueil qu’au niveau de l’analyse des données. Or, il suffit de peu de choses pour introduire des biais qui peuvent remettre en cause la fiabilité des résultats. Et ceci commence bien souvent dès la phase de recueil des données.

Par ailleurs ces écueils méthodologiques se combinent régulièrement avec la platitude des résultats, extraits d’indicateurs et de métriques multiples dont on a oublié d’évaluer la capacité à répondre à la question du client et surtout dont on ne sait pas vraiment quoi en dire pour en donner une portée opérationnelle.

Ce constat reste tacite, et si cette prudence méthodologique est prononcée, elle l’est le plus souvent dans le cadre d’un discours commercial, d’un exercice de communication, en restant à distance des pratiques professionnelles réelles.

[ … à suivre ]

Source : Social media listening : du bruit au signal ? | Webikeo

La voiture connectée roulera au Big Data

Le mot « voiture connectée » n’est pas sans susciter une méfiance voire une certaine angoisse lorsqu’on le prononce. En effet, l’intelligence artificielle embarquée dans les véhicules a toujours été traitée de façon peu optimiste dans les films de science fiction… Une vision du futur un peu sombre bien éloignée des petites Google Car roulant tranquillement sur les routes californiennes. Pourtant, une voiture connectée n’est pas une voiture autonome, bien que l’amalgame soit régulièrement fait. Le principe d’une voiture connectée est simplement de collecter l’information et la traiter pour guider, aider, et apporter plus de sécurité au conducteur. La donnée occupe donc une importance centrale dans ce système : nous avons voulu en savoir plus sur son rôle lors d’une table ronde organisée par CCM Benchmark, réunissant trois experts du secteur, Patrice Slupowski (VP de l’innovation chez Orange), Michael Fernandez (CEO de Drust) et Guillaume Crunelle (Senior Manager chez Deloitte).

Voiture connectée : à quoi sert la donnée ?

Avant de se soucier des problématiques de collecte, de stockage, d’analyse et de traitement de la donnée, il est nécessaire de réfléchir au but de cette donnée, fait remarquer Patrice Slupowski. « L’objet et la connexion prennent toute la place, et on ne pense pas au service rendu au client. L’utilisation des données doit servir à offrir un service à des utilisateurs » avance t-il. Il est nécessaire de penser service, c’est à dire utiliser la donnée dans le but d’apporter une valeur ajoutée. La voiture connectée est donc utile si elle permet d’offrir de nouveaux services, des économies et des améliorations de process. Sinon il ne s’agit que d’un gadget.

Afin de fournir des services, l’information doit remonter à des Cloud. Mais si le système assiste un freinage d’urgence, l’information doit être analysée dans l’immédiat et ne peut remonter au cloud : la voiture doit ainsi traiter elle-même l’information. Voilà pourquoi les services s’articulent autour de deux types de donnée collectées :

  • Le Small Data, qui regroupe les données à l’échelle du conducteur et de sa voiture, et exploitées immédiatement. Cela concerne par exemple sa conduite (écoconduite), le calcul du régime moteur, la masse du véhicule… Le but est de donner des conseils en temps réel, afin de jouer sur le comportement du consommateur pour économiser du carburant, améliorer sa sécurité, etc.
  • Le Big Data, qui concerne l’exploitation statistique de la donnée anonymisée. L’objectif est d’analyser par exemple la consommation globale des véhicules, leur longévité, les flux migratoires de personnes en congés, les préférences des consommations, l’état des voiries grâce à l’analyse de la répartition des freinages, etc.
La voiture connectée roulera au Big Data - Modes de collecte et de traitement des informations d'une voiture connectée
Modes de collecte et de traitement des informations d’une voiture connectée

Et les services délivrés par la collecte et le traitement de ces Small et Big Data devraient être de plus en plus importants selon Guillaume Crunelle. « On va peu à peu évoluer vers un modèle non propriétaire du véhicule, c’est-à-dire que demain, on aura potentiellement le choix entre avoir une voiture et partager un véhicule », explique-t-il, « on passe ainsi du modèle propriétaire au modèle serviciel : et qui dit service dit données ».

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Blogs et journalistes sont plus complémentaires qu’il paraît

L’opposition entre blogs et journalistes

est un grand classique des nouvelles RP de ces dernières années, abréviation qui au passage a changé de signification (de relations presse et publique à relations publics,  la nuance est plus importante que ce qu’il paraît). J’en ai encore eu la confirmation hier soir lors d’un dîner de blogueurs dans une grande société. Au milieu d’autres confrères influenceurs se trouvait une consœur journaliste à qui j’ai eu le malheur de dire que nous faisions à peu près « le même travail ». Je l’ai vu immédiatement  sauter sur ses ergots  et me faire comprendre avec une moue significative et en public – c’est plus élégant – que nous n’étions pas du même monde. Il y a d’un côté les Seigneurs et de l’autre côté les chiffonniers du digital. Pourquoi pas. Après tout, les blogs ne sont utilisés que par les voyous et les journaux seulement lus par les aristocrates, c’est bien connu.

Au-delà de ce type de comportement, fortement marqué par les guerres d’opposition et les privilèges d’un autre âge, force est de constater que les deux mondes se sont pourtant énormément rapprochés ces dernières années. Hormis ce regrettable incident, je remarque que ce type de réaction datée et ridicule se produit de moins en moins. Certes, on trouve encore quelques journalistes arc-boutés sur leurs prérogatives à croire qu’ils sont supérieurs à la moyenne, mais la plupart d’entre eux sont des confrères et des consœurs compétents et agréables avec qui nous avons plaisir à échanger et aussi à travailler sans nous opposer, en étant bien conscients de la différence de nos métiers mais aussi de leur similitude. De cette différence naît la richesse des contacts et l’apprentissage mutuel, dans le respect et le professionnalisme (car n’oublions pas, la plupart d’entre nous sommes des professionnels avant d’être des blogueurs, et c’est justement ce qui fait notre originalité).

Sans vouloir singer leurs aînés, les blogueurs consciencieux qui ont à cœur la qualité de leur travail savent faire la part du feu et s’ouvrir aux autres et vice versa. La vieille  opposition blogueurs et journalistes n’a à mon avis plus pour longtemps à vivre, et les marques se doivent d’en tenir compte dans leurs relations publics.  pour cela, j’ai rédigé un nouveau billet sur le blog de l’agence de RP Lewis sur le thème de « la guerre des blogs n’aura pas lieu ».

La guerre des blogs n’aura pas lieu

Je vous dois une confession : je blogue, et même de façon compulsive, depuis 11 ans (et c’est sans compter sur le temps mis à écrire sur Internet avant l’essor des blogs). Écrire est un tel plaisir que je pense ne jamais pouvoir m’en lasser. C’est même devenu mon métier.Tous les matins, à l’heure où la plupart des gens dort encore à poings fermés, je suis installé devant mon clavier, voire même plus souvent devant mon carnet, car je suis un adepte de la reconnaissance vocale et que j’aime écrire avec un stylo (vieille technologie mais fiable). Mais voilà : être blogueur est un drôle d’état : d’une part, cela vous vaut une reconnaissance difficilement compréhensible (prestige de la « nouveauté » je suppose si tant est qu’une invention de plusieurs décennies puisse être encore considérée comme nouvelle). D’autre part, un blogueur a toujours ce sentiment d’infériorité par rapport à son grand frère le journaliste.

Blogs comment orchestrer sa communication
Blogs et RP : comment orchestrer sa communication sans jouer un instrument contre un autre

lirelasuite

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Comment planter à coup sûr sa campagne de lead generation ?

Comment planter à coup sûr son projet de Lead Generation ?

Série d’articles sur le sujet des Big Data et du marketing automation sur le blog de notre client Sparklane se poursuit. Cette fois-ci, j’ai voulu aller plus loin. Au lieu de distiller mes conseils sur ce qu’il faut faire pour réussir son projet, j’ai pris le contre-pied de la démarche habituelle, en fournissant les cinq raisons infaillibles pour planter son projet de Big datas commerciales. Qu’il est difficile de suivre les conseils, je vis tous les jours. La réponse à l’injonction n’est pas évidente, même si, pour celui qui prodigue ces conseils, la logique est implacable. Ceci s’explique assez aisément et correspond à une configuration maintes fois rencontrée par tout enseignant.

Comment planter sa campagne de lead generation

Pour celui-ci, qui a fait l’effort de simplifier les choses pour les rendre faciles à expliquer, tout semble couler de source. Fort de sa technique, il réduit la démarche, au risque de la schématiser, sous forme de listes de points à suivre, séquentiellement. Pour l’apprenant, l’importance du contexte, du vécu et de la mise en perspective, et enfin interprétation son fondamentaux. Le risque existe en effet quand que bien qu’ayant assimilé toutes les étapes décrites par l’expert ci-dessus, en apprenant soit bien embarrassé pour se reproduire la démarche suscitée. Ceci est d’autant plus vrai dans le cas ou une adaptation à cette démarche un contexte particulier et nécessaire.

C’est pour cela que j’aime bien alterner cette démarche, résolument positive, mais moins accessible qu’il y paraît à première vue, avec une autre démarche, prescriptive de ce qu’il ne faut pas faire. Il est facile et concret de rappeler les erreurs à ne pas commettre, et cela est souvent plus facile à retenir également et aussi plus ludique. Lire la suite « Comment planter à coup sûr sa campagne de lead generation ? »