Le marketing de contenu à l’heure de l’intelligence artificielle

Le web marketing, et notamment le marketing de contenu, s’adresse aux clients à partir de « douleurs clients ». C’est en découvrant ces « douleurs » et en proposant des services et des produits qui les résolvent que les entreprises pourront les satisfaire. Autre tendance du web marketing, l’expérience client. Elle consiste à faire vivre à son client une expérience et permet de le fidéliser. Amazon excelle dans cette méthode, à la différence des distributeurs classiques. L’informatique et l’intelligence artificielle donnent au marketing de nombreux outils et logiciels. Ces derniers ne sont valables que s’ils aident les marketeurs à créer des contenus originaux, créatifs et de qualité. C’est là que se trouve la valeur ajoutée du contenu. Des outils utiles seraient des outils qui permettraient de trouver des informations pertinentes dans la masse de données, de la synthétiser, de la recouper. Il est plus facile de mettre en place un service de marketing de contenu dans une entreprise de plus de 10 salariés. Des experts d’un domaine, qui ont des talents de communicants ou sont aidés, peuvent remplir la fonction de créateurs de contenus.

Qui dit marketing dit client. Quelles sont les préoccupations du client et comment le toucher ? Comment décèle-t-on ses besoins ?

marketing de contenu et IA
La fameuse pyramide de Bosworth

En marketing de contenu, et pour le secteur B2B particulièrement, on raisonne très peu autour du besoin, mais en fonction des pain points, les douleurs clients. Cette notion vient du livre Solution Selling de Michael  Bosworth. Ce dernier s’intéresse à la vente par la solution. Il explique qu’il y a plusieurs niveaux de douleurs clients : au sommet de la pyramide, il y a les douleurs dont les clients sont conscients et pour lesquelles ils ont une idée de la solution : ils savent qu’ils ont un problème et qui peut le résoudre. Ce que dit Bosworth, c’est que si le client en est là, c’est que vous avez déjà perdu la partie. Ce n’est donc pas ce segment-là qui est intéressant.

Au second niveau de la pyramide, le client est conscient du problème mais il n’a pas d’idée de solution. Ce cas est relativement facile, car quand on arrive avec la solution, le client va immédiatement associer la solution au problème. Quand un commercial dit vous avez un problème là, et j’ai la solution, il repart avec une commande, car il résout un problème.

A la base de la pyramide, c’est le cas le plus difficile, dans le domaine technologique c’est le plus courant : le client a un problème mais il n’en est pas conscient. Il faut donc d’abord faire émerger le problème, et pour le faire émerger, il existe différentes méthodes, comme les méthodes consultatives, où on fait un audit pour montrer que le client a un problème. S’il prend la solution, on lui offre l’audit

Sur le sujet du besoin, ce que le fournisseur doit fournir à son client, quel que soit le mode de relation, c’est de plus en plus de service à valeur ajoutée. Les besoins ou les désirs sont autour de nouveaux services apportant quelque chose de différencié par rapport à un concurrent.

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Les 7 étapes clés d’un éditeur pour réussir sur internet

accueil site éditeur Ebner
Page d’accueil du site internet du groupe Ebner

L’une des transformations numériques les plus réussies est celle du célèbre éditeur allemand Ebner Verlag qui a connu un succès remarquable au cours des dernières années. Afin d’en savoir plus sur la transformation digitale de l’entreprise et d’en avoir un aperçu, j’ai interrogé Dominik Grau, Chief Innovation Officer du groupe Ebner Verlag GmbH & Co.

Ebner Verlag GmbH & Co. est un groupe familial de médias opérant dans 11 pays depuis plus de 200 ans. Basé à Ulm, en Allemagne, la société est spécialisée dans l’édition de magazines liés aux pompiers, la mode, la musique, l’informatique, etc. Le groupe a plus de 80 magazines et 60 sites Web à son nom. Dominik Grau, qui a plus de 15 ans d’expérience dans l’industrie des médias, a travaillé comme directeur général du bureau d’Ebner à New York avant de rejoindre le bureau allemand en tant que Chief Information Officer (CIO).

Quel a été le principal point de friction pour un éditeur comme Ebner à l’ère d’internet ?

En 2011, Ebner a constaté que les activités d’impression et d’édition traditionnelle diminuaient à mesure que l’intérêt des gens passait de l’imprimé au numérique. Les audiences utilisaient maintenant des plateformes de médias sociaux, des applications et d’autres services en ligne. Cette évolution ne s’est pas bien passée pour les entreprises de presse écrite puisque leur nombre d’audience et leurs revenus ont drastiquement diminué. Lire la suite

[Livre blanc] Les outils de communication : Enfer ou Paradis ? @openrainbow

livre blanc
Paradis et enfer des outils de communication et de collaboration

Les outils de communication sont devenus incontournables en entreprise.

Autant dans les petites structures que les grandes, les outils de communication n’ont pas encore remplacé les réunions mais ils permettent de réduire leur fréquence en facilitant les échanges. En effet, 81% de notre panel affirme que ces outils permettent un gain de temps et de productivité.

Nous traitons de ces bénéfices dans le livre blanc réalisé pour le compte de notre client Alcatel-Lucent Enterprise intitulé « Le paradis des outils de communication ». Nous abordons également les perspectives et quelques conseils d’experts pour mieux les comprendre.

Ces outils ont également un coté obscur…

48% de notre panel reproche en effet à cette technologie de réduire les contacts humains en entreprise et ils sont 76% à mettre en garde contre l’hyper connexion et l’infobésité.
Ces dérives sont traitées dans notre livre blanc « L’enfer des outils de communication ».

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Marketing d’influence : le revers de la médaille

Fourberie, comptes falsifiés et manque de professionnalisme font partie de la face cachée de tous les instagramers, youtubers et autres influenceurs.

Une des stratégies les plus tendance auprès des entreprises et des marques est le marketing d’influence. Cette nouvelle manière de procéder a révolutionné la façon de promouvoir l’image et la notoriété d’une marque, d’un produit ou d’un service auprès des consommateurs potentiels.

Cependant, bien que les entreprises ayant choisi le marketing d’influence en soient satisfaites et récupèrent des bénéficies, nombreuses sont celles qui dénoncent le comportement et les pratiques de certains influenceurs…

Sur Twitter on peut trouver de nombreux chefs d’entreprises et gérants d’organisations spécialisées dans les campagnes de Marketing d’influence qui dénoncent le revers de la médaille.

N’accepter que les paiements au noir via Paypal, ne pas signer de contrat, mineurs sans l’accord de leurs parents, demandes exorbitantes, non respect de l’accord, ou encore manque d’investissement dans la campagne : toutes ces situations font partie de la zone d’ombre des collaborations des marques avec les influenceurs.

marketing d’influence

Le poids des influenceurs parasites

Au lendemain du sacre du marketing d’influence, nombreux sont les individus qui ont voulu tenter leur chance en devenant influenceurs. Plus les marques et les entreprises montraient leurs intérêt pour ce format de communication, plus on a vu apparaître des influenceurs amateurs voulant profiter de ce Boom. Faire des vidéos dans sa chambre comme EnjoyPhoenix en France ou, publier régulièrement sur un blog à l’image de Maria Pombo en Espagne, semble au premier abord facilement reproduisible.

Le point négatif de tous ces influencers “amateurs” qui ont voulu suivre la tendance est l’apparition d’une position alternative : celle de ceux qui utilisent leur pouvoir et leur influence pour obtenir un maximum de bénéfices gratuitement. Ce genre de pratiques sont courantes chez ceux que nous appelons les “influenceurs parasites” qui sont déjà les protagonistes de quelques cas divers.

De nombreux parasites se sont fait prendre à réclamer une nuit d’hôtel ou encore un dîner dans un restaurant huppé sous prétexte d’être “influenceur” : des comportements qui déforment le marché et entachent l’image des vrais professionnels influents.

Déprofessionnalisation du métier et saturation du marché

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Intelligence artificielle : définition, impact, mythes et réalité

L’intelligence artificielle (IA) est sur toutes les lèvres, sauf que peu d’entre nous savent de quoi il en retourne. Dans cette interview réalisée pour la station de radio fréquence protestante aux côtés de mon amie Mireille Garolla, je me suis efforcé de circonscrire ce qu’est l’intelligence artificielle en ses différents niveaux et d’ouvrir quelques perspectives, notamment à la faveur de la lecture d’un livre génial que je recommande à tous ceux qui s’intéresse à ce sujet : « le mythe de la singularité, faut-il craindre l’intelligence artificielle » de Jean Gabriel Ganascia, un scientifique et philosophe de haute vollée qui, malgré son extrême érudition, n’essaie jamais de noyer le lecteur dans un jargon abscons. A noter que l’interview est podcastable en tête de ce billet.

Interview sur l’IA sur Fréquence Protestante (janvier 2018)

J’ai vraiment beaucoup de mal à définir ce qu’est l’intelligence artificielle aujourd’hui et ce qu’on entend par ce terme quand on en parle

C’est une bonne question c’est même par elle que tout devrait commencer. On a aujourd’hui un peu tendance à rencontrer des spécialistes de la technologie qui, dès qu’ils ont construit deux lignes de code, vous vendent de l’intelligence artificielle parce que c’est à la mode et que « ça fait start-up ». Si on ne dit pas que le logiciel en question est basé sur l’intelligence artificielle, cela veut donc dire qu’on est dépassé. En fait, l’intelligence artificielle est un sujet qui est finalement assez ancien. Tout le monde connaît Alan Turing, grâce au fameux film qui a été tourné quelques années avec Benedict Cumberbatch : « The Imitation Game ».

IA image Wikimedia Commons
La machine Enigma, version allemande, modèle 1940 – Image par Gind2005 [CC BY-SA 3.0], Wikimedia Commons
On y racontait l’histoire de de Turing à Bletchley Park, l’endroit où il a justement réalisé le décryptage de la machine « enigma », la machine allemande qui encryptait tous les messages de la Wehrmacht. C’est ce qui a permis d’ailleurs, entre autres choses, d’aider le débarquement en Normandie. L’IA est en fait l’héritier de ce travail de Turing, e aussi de ce que faisaient déjà les polonais dans les années 30 puisque ce sont eux qui avait commencé à créer ces machines qu’on des « bombes ». Cette discipline de l’intelligence artificielle est donc quasiment aussi vieille que que l’informatique elle-même et les débuts des machines mécanographiques.

Dans les années 50, Minsky a réalisé une des premières expériences sur des simulations de rats dans des labyrinthes et c’est en 1951 que, toujours Alan Turing, a inventé le fameux test éponyme pour savoir si une machine était « intelligente » ou non. Puisque notre sujet est justement l’intelligence artificielle, nous devrions pouvoir dire qu’il s’agit de reproduire artificiellement l’intelligence naturelle, si tant est que nous sachions ce qu’est l’intelligence. Or justement, nous ne le savons pas.

C’est un véritable sujet de philosophie. Alors quand on dit que l’intelligence artificielle va remplacer l’homme, j’aimerais renvoyer une autre question : « Qu’est-ce que l’intelligence ? » Une brève recherche sur le suet vous apprendra que finalement, les premières définitions de l’intelligence sont très récentes. Il y a le fameux « QI » de Binet en 1905, mais celui-ci ne donne qu’une toute petite partie de l’intelligence rationnelle. Il fait abstraction de l’intelligence émotionnelle, fort à la mode — à juste titre — ces dernières années. Si on revient sur le test de Turing, il s’agissait justement de savoir si la machine, pour reprendre son papier, « pensait ». Quand il a écrit ce mot sur le papier, il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas écrire cela. Il a donc changé la phrase en se posant la question de savoir si la machine était capable d’imiter l’homme, de jouer un « jeu d’imitation » ou « imitation game » en anglais (d’où le titre du film). Lire la suite